Rencontres avec Jésus – Paul

Illustration librement inspirée d’une icône traditionnelle

Une nouvelle invitation à rencontrer Jésus, au travers de la conversion de Paul

Sur la route, Paul rencontre le Ressuscité : Actes 9, 1-19

Évangile de Jésus-Christ – Actes 9, 1-19

01 Saul était toujours animé d’une rage meurtrière contre les disciples du Seigneur. Il alla trouver le grand prêtre

02 et lui demanda des lettres pour les synagogues de Damas, afin que, s’il trouvait des hommes et des femmes qui suivaient le Chemin du Seigneur, il les amène enchaînés à Jérusalem.

03 Comme il était en route et approchait de Damas, soudain une lumière venant du ciel l’enveloppa de sa clarté.

04 Il fut précipité à terre ; il entendit une voix qui lui disait : « Saul, Saul, pourquoi me persécuter ? »

05 Il demanda : « Qui es-tu, Seigneur ? » La voix répondit : « Je suis Jésus, celui que tu persécutes.

06 Relève-toi et entre dans la ville : on te dira ce que tu dois faire. »

07 Ses compagnons de route s’étaient arrêtés, muets de stupeur : ils entendaient la voix, mais ils ne voyaient personne.

08 Saul se releva de terre et, bien qu’il eût les yeux ouverts, il ne voyait rien. Ils le prirent par la main pour le faire entrer à Damas.

09 Pendant trois jours, il fut privé de la vue et il resta sans manger ni boire.

10 Or, il y avait à Damas un disciple nommé Ananie. Dans une vision, le Seigneur lui dit : « Ananie ! » Il répondit : « Me voici, Seigneur. »

11 Le Seigneur reprit : « Lève-toi, va dans la rue appelée rue Droite, chez Jude : tu demanderas un homme de Tarse nommé Saul. Il est en prière,

12 et il a eu cette vision : un homme, du nom d’Ananie, entrait et lui imposait les mains pour lui rendre la vue. »

13 Ananie répondit : « Seigneur, j’ai beaucoup entendu parler de cet homme, et de tout le mal qu’il a fait subir à tes fidèles à Jérusalem.

14 Il est ici, après avoir reçu de la part des grands prêtres le pouvoir d’enchaîner tous ceux qui invoquent ton nom. »

15 Mais le Seigneur lui dit : « Va ! car cet homme est l’instrument que j’ai choisi pour faire parvenir mon nom auprès des nations, des rois et des fils d’Israël.

16 Et moi, je lui montrerai tout ce qu’il lui faudra souffrir pour mon nom. »

17 Ananie partit donc et entra dans la maison. Il imposa les mains à Saul, en disant : « Saul, mon frère, celui qui m’a envoyé, c’est le Seigneur, c’est Jésus qui t’est apparu sur le chemin par lequel tu venais. Ainsi, tu vas retrouver la vue, et tu seras rempli d’Esprit Saint. »

18 Aussitôt tombèrent de ses yeux comme des écailles, et il retrouva la vue. Il se leva, puis il fut baptisé.

19 Alors il prit de la nourriture et les forces lui revinrent. Il passa quelques jours à Damas avec les disciples

Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible – © AELF, Paris


Commentaire de l’Évangile

Par Daniel Cadrin, o.p.

La rencontre de Paul de Tarse avec le Christ ressuscité sur la route de Jérusalem à Damas est très connue et commentée. Elle est importante pour Luc car elle revient trois fois dans les Actes des Apôtres : comme récit fait par le narrateur, en Ac 9, 1-19; comme discours de Paul au peuple à Jérusalem, en Ac 22, 1-16; comme discours de Paul au roi Agrippa à Césarée, en Ac 26, 9-18. Entre ces trois histoires de rencontre, dans le même livre, il y a des points communs et des différences, qui ont été étudiés. Mais nous allons plutôt nous concentrer sur l’expérience de Paul.

Paul est un jeune juif de Tarse, formé dans les Écritures et la Loi, instruit dans la culture grecque, et exerçant un métier manuel. Pieux et fervent, il est membre du mouvement pharisien et opposé au nouveau mouvement qui affirme que Jésus de Nazareth est le Messie (le Christ). C’est une position qui se tient : ce Jésus est mort en croix, il est impensable qu’il soit l’Envoyé de Dieu. Paul est activement engagé dans la persécution de ces disciples de Jésus. Il connait leur histoire, il n’y croit pas et il la considère nocive pour son peuple. Mais sur la route, il fait l’expérience d’une rencontre : une lumière l’enveloppe, il tombe par terre et une voix l’interpelle, celle de Jésus le vivant. Ses compagnons sont pris de stupeur. Paul se relève, il ne voit plus. Il est conduit par la main à Damas où intervient Ananie.

Qu’est-ce que cette expérience change chez Paul? Déjà il croit au Dieu créateur et libérateur et il espère la résurrection à venir. S’il rencontre Jésus, qui est mort crucifié, cela signifie alors qu’il est vivant, que Dieu l’a ressuscité. Pour Paul, cela a un sens simple et clair, qui est pour lui une révélation. Jésus est le Messie, le Christ! Cela signifie aussi que les derniers temps sont arrivés. Et alors, tout va basculer peu à peu dans sa vision du monde, de Dieu, de l’histoire, et de sa propre vie. Le rôle joué par Ananie, qui baptise Paul, souligne l’importance de la communauté, qui accueille ce nouveau disciple.

C’est un point tournant, mais ce n’est qu’un début pour Paul. Il faudra des années de maturation et d’apprentissage avant qu’il ne devienne d’abord collaborateur de Barnabé comme formateur (Ac 11, 25-26), puis comme missionnaire (Ac 13,2-4) et finalement un leader (Ac 15, 36-40), avec son équipe. Déjà, dans son expérience sur la route, comme une semence qui va grandir, se trouve affirmé le lien primordial entre Jésus et ses disciples : en les persécutant, Paul persécute Jésus (9, 4-5). Plus tard, cela donnera la communauté comme corps du Christ (1 Co 13,27).

Ce récit des Actes, écrit par Luc, est une source importante et inspirante pour connaître l’expérience de Paul. Mais nous avons accès à d’autres sources plus directes, venant de Paul lui-même : ses Lettres! Dans celles-ci, Paul en parle non de façon narrative mais plus existentielle et personnelle. Dans Ga 1, 11-17, son vocabulaire est celui des prophètes dans leur récit de vocation : Paul parle d’appel, de révélation, de mission confiée. Dans Ph 3, 12-14, il emploie le langage sportif de la course et parle du Christ qui l’a saisi en chemin. Dans 1 Co 15,8, c’est une apparition du Ressuscité, faisant suite à celles aux Douze et à d’autres disciples. En chaque cas, il s’agit d’une expérience intime et profonde de la grâce de Dieu. Il y a un avant et un après.

Au cours de l’histoire, plusieurs personnes ont vécu des rencontres du Ressuscité qui ont transformé leur vie, de saint Augustin à Simone Weil. Ces expériences fortes varient selon leur intensité, le contexte, et la façon de les comprendre. Mais elles ne sont pas réservées à quelques uns. Nous aussi, sur nos chemins, des lumières sont venues nous toucher et éblouir, des appels se font fait entendre. Des visages du Christ se sont révélés et des missions nous ont été confiées. Quelles sont ces expériences, brèves ou progressives, qui ont marqué mon parcours, même si elles sont moins fulgurantes que celle de Paul? En quel lieu et en quel temps de ma vie ai-je été saisie-e? Quelles en furent les sources et les racines, les fruits et les fleurs? Et pour ces rencontres transformantes, ces visitations, nous pouvons rendre grâce au Dieu vivant, par celui que Paul nommait Notre Seigneur Jésus Christ (1 Co 1,2).

Images

Dès la période antique, on trouve des images de Paul de Tarse dans des fresques, mosaïques et autres oeuvres. Celles de sa rencontre transformante sur le chemin de Damas apparaissent à la fin de cette période, se développent au Moyen Âge et prolifèrent aux 15e-17e siècles.

Mais au 12e siècle, advient un point tournant. Un nouveau personnage apparaît, qui n’était jamais présent auparavant dans les oeuvres d’art et les écrits spirituels : le cheval! Il n’est pas dans le texte biblique, ce que tous les siècles précédents avaient bien compris. Alors pourquoi l’introduire? Cela se comprend dans le cadre médiéval de la chevalerie. Être un chevalier est prestigieux. Faire tomber Paul de son cheval accentue l’expérience de transformation qu’il vit. Il tombe de haut, socialement et religieusement. Les ordres mendiants refusaient d’utiliser le cheval pour voyager. Voilà donc une option spirituelle qui se comprend dans un contexte particulier. Sauf que le cheval, une fois arrivé, va s’installer pour de bon dans l’image! Indépendamment du sens premier de son apparition et prenant parfois plus de place que Paul. Et pour les artistes, peindre un cheval est intéressant, avec l’attention à l’anatomie, aux mouvements, etc. Avec le temps, les artistes qui suivent vont mettre un cheval parce que cela va de soi, comme par automatisme.

Avec le temps aussi, ces images vont influencer la lecture même du texte biblique, où les gens projetteront un cheval dans le récit et présumeront que Paul en tombe. Cela dit la force des images. Tout un jeu de liens et d’interprétation entre le sujet lecteur, les images déjà-là et le texte biblique. Toutefois, certains artistes plus familiers avec la Bible, du Moyen Âge à aujourd’hui, éviteront de se conformer à ce stéréotype pictural.

Dans le récit, Paul tombe, d’un cheval ou non. Voici des éléments visuels auxquels porter attention : sa posture physique, son âge, ses vêtements, ses attributs (qui se retrouvent dans ses diverses images : livre de la Parole, épée de son martyr, bâton du pèlerin); les réactions de ses compagnons; l’environnement de l’événement (route, villes, nature). Et comment le Christ qui se révèle à Paul est-il montré, ou non: par un signe (rayon, main), des paroles, par un visage et un corps. Le défi plus grand, c’est de faire pressentir ou plutôt entrevoir, car c’est visuel, l’expérience profonde au cœur de cette rencontre qui va changer la vie de Paul.

Voici des œuvres qui jouent avec tous ces éléments, avec ou sans cheval, cherchant à exprimer le renversement de Paul.

  1. Cosmas Indicopleustès, miniature, 9e siècle, Topographie chrétienne, Ms gr. 699, fol. 83v, Biblioteca Apostolica, Vatican. Cet ouvrage, qui porte sur la géographie et la Bible, a été rédigé au 6e siècle par un marchand grec d’Antioche, vivant à Alexandrie, un négociant chrétien qui a beaucoup voyagé. Cette miniature fait partie d’une copie (appelée Vaticanus) faite à Constantinople au 9e siècle, qui comprend dix tomes. Elle s’inspire d’une illustration de l’ouvrage du 6e siècle. On y voit la séquence, avec quatre figures de Paul : à gauche, les deux rayons venant du ciel vers Paul et ses compagnons, puis Paul prosterné à terre dans une attitude religieuse; à droite, Ananie (nimbé) s’occupant de Paul; au centre, hors-récit, un portrait de Paul, avec le livre de la Parole. En haut, les deux villes : à gauche, Jérusalem; à droite, Damas.
  1. Miniature, 845-846, Bible de Vivien, Ms lat. 1, fol. 386v, Bibliothèque Nationale de France, Paris, France. Ce manuscrit a été réalisé à l’Abbaye Saint-Martin de Tours, sous la direction du comte Vivien de Tours, pour l’empereur Charles le Chauve. Le texte (en latin) est celui de la Vulgate. Il comprend huit miniatures en pleine page dont celle-ci. La séquence est développée : Paul touché par les rayons de lumière venant de la main du ciel; Paul renversé à terre et levant quant même sa main; Paul aveugle amené par la main à Damas; Ananie éveillé et touché par les rayons de lumière venant de la main du ciel; Ananie imposant la main à Paul pour lui rendre la vue. En bas de la page, non-inclus dans cette image, Paul prêchant (Ac 9, 20-22).
  1. Miniature, c. 850, Epistulae Pauli, Clm 14345, fol. 7r, Bayerische Staatsbibliothek, Munich, Allemagne. Ce manuscrit, en latin, des Lettres de Paul provenait du monastère bénédictin de Ratisbonne. Il aurait été réalisé en Rhénanie. En bas, Paul est prosterné, yeux ouverts, vivant sa rencontre avec le Christ, non-visible. Au centre, Paul aveugle est conduit vers Damas par un compagnon lui tenant la main. Plantes et fleurs agrémentent ces scènes.
  1. Miniature, c. 1140-1150, Bible d’Admont, Cod. ser. nov. 2701, Österreichische Nationalbibliothek, Vienne, Autriche. Les miniatures de ce manuscrit, fait à Salzburg, sont influencées par l’art byzantin et l’art roman. Er surtout, des nouveautés y apparaissent, qui se retrouvent en d’autres œuvres de cette époque. Paul tombe, mais de son cheval! Ses compagnons en sont témoins. Le rayon de lumière vient vers Paul non seulement d’une main, mais de celle du Christ, bien visible, dans l’espace d’un soleil. Ces innovations vont marquer la suite de l’iconographie de Paul.
  1. Luca di Tommé, c.1380-1389, Seattle Art Museum, États-Unis. Cet artiste de Sienne s’inscrit dans la lignée des siennois Duccio et Martini. Il a fait plusieurs retables. Nous avons ici une partie de la prédelle d’un retable. Paul, un jeune homme blond, épée à la main, tombe sur la route. Une lumière et une parole viennent à lui, provenant du Christ, dont on voit le visage et la main tendue vers Paul. Plusieurs soldats sont témoins de l’événement.
  1. Giovanni da Fiesole (Fra Angelico), miniature, c.1430, Missel 558, fol. 21v, Musée San Marco, Florence, Italie. Ce religieux dominicain connait la Bible. Évidemment, il n’y a pas de cheval! Paul est renversé sur la route. Aspect intéressant, son visage est celui qu’on trouve dans les images anciennes des premiers siècles. Et c’est le Christ ressuscité qui se manifeste, lui qui est l’alpha et l’omega (Ap 21, 6), les deux lettres écrites sur le livre qu’il tient. Il enveloppe Paul de sa lumière. Les deux compagnons sont stupéfaits.
  1. Lucas van Leyden, gravure, 1509, Metropolitan Museum of Art, New York, États-Unis. Ce peintre néerlandais est considéré comme une figure majeure dans l’art de la gravure. Il a fait plusieurs scènes de genre, attentif aux détails. Cette gravure a été faite alors qu’il n’avait pas 20 ans. Elle est remarquable par sa technique mais aussi son contenu. À gauche, Paul sur son cheval reçoit une lumière venant du ciel; il est accompagné de toute une suite en armes. Puis, à l’avant-scène, voici Paul, aveugle et tête baissée, qui marche vers Damas, escorté et guidé. Toute une foule l’entoure, discutant de l’événement, et avance comme en procession. L’environnement est développé : forêts, château, falaises.
  1. Michelangelo Buonarroti, fresque, c.1542-1545, Chapelle Paolina, Vatican. Cette grande fresque a été faite pour la chapelle du pape Paul III. Michel-Ange vit alors une période tourmentée. L’œuvre est dramatique. Elle comprend beaucoup de monde, au ciel et sur la terre. Le Christ, en mouvement, est entouré de saints et d’anges; Paul par terre, de soldats et serviteurs qui vont dans tous les sens. C’est le chaos. Mais une lumière unit le Christ et Paul, qui en est ébloui. Un cheval, possiblement le sien, s’en va au galop. Paul ici a un visage précis : non celui d’un jeune homme mais d’un homme âgé, l’artiste lui-même (né en 1475)! Il s’est mis à la place de Paul, même si ce n’est pas vraisemblable. Mais cela donne une note très émouvante à cette œuvre, dans laquelle Michel-Ange a exprimé son propre univers et sa quête. Par ailleurs, Paul est soutenu par un compagnon.
  1. Michelangelo da Caravaggio, c.1600-1601, Chapelle Cerasi, Église Santa Maria del Popolo, Rome, Italie. Le Caravage a fait cette peinture à 30 ans. Il y a peu de monde : Paul, un cheval et un palefrenier âgé, qu’on retrouve en d’autres oeuvres. Le contexte n’est pas développé. Paul, un jeune homme vigoureux, vêtu de rouge, est étendu par terre, comme en transe, les yeux fermés, les bras étendus, son épée à son côté. Le Christ n’est pas montré : il est présent par la lumière qui entoure la scène. Le cheval prend de la place, mais l’accent est mis sur l’expérience intérieure de Paul.
  1. William Congdon, 1961, Smithsonian American Art Museum, Washington, États-Unis. Originaire de Providence, ce peintre a vécu à New York puis à Venise et dans la région de Milan. Il se rattachait au courant américain de l’expressionisme abstrait et il fut très célèbre. Mais en 1959, à 47 ans, il se convertit au catholicisme, suite à des séjours à Assise. Il disparait de la scène artistique mais continue son œuvre. Cette peinture a été faite après sa conversion et porte sur la conversion. Vers la fin de sa vie, il s’en est distancié : « C’était une trahison, comme si elle avait été peinte sur commande”. Mais l’œuvre demeure, sans être évidente. Elle suggère une route, une lumière venant du ciel, Paul à terre les mains levées, des témoins en bleu, et / ou d’autres éléments. L’interprétation est ouverte.
  1. Charles Ndege, c.2000, AFrican Proverbs Calendar : January 2002, Afriprov.org. Cet artiste de Tanzanie a réalisé le Chemin de croix de l’Église St-Joseph Mukasa à Mwanza. Il a inculturé les scènes évangéliques dans la vie du groupe ethnique Sukuma, vivant sur les rives du Lac Victoria. Ici, nous voyons un jeune Paul sur la route, renversé par terre et ébloui, touché par la lumière du soleil, des compagnons et un âne près de lui, dans un environnement rural. L’œuvre est simple et parlante. Dans l’année liturgique, la fête de la conversion de saint Paul est célébrée le 25 janvier.
  1. Julie Lonneman, 21e, site julielonneman.com, États-Unis. Cette artiste de Cincinatti travaille en conception graphique, illustration et gravure. Chrétienne, elle se rattache à la spiritualité franciscaine. Elle a écrit : « L’incarnation est une caractéristique de la foi chrétienne, et l’art est l’un des moyens par lesquels la présence de Dieu s’incarne. … Avec une profonde humilité, je reconnais que l’humain et le divin se rejoignent lorsque je fais de l’art« . Dans cette œuvre, faite avec des crayons de couleur, on ne voit que Paul, habité par une lumière, les mains levées en prière. Il pourrait avoir le visage de chacun-e de nous …

Daniel Cadrin, o.p.


Dessin à tracer et à colorier

Ci-dessous un dessin simplifié à tracer et à colorier, librement inspiré d’une icône traditionnelle.

Cliquer sur l’image pour l’agrandir et la sauvegarder!


Vivre les Évangiles de l’intérieur – Marie de Béthanie


Une illustration inspirée d’une photo d’une participante dans le rôle de Marie de Béthanie avec en arrière-plan un image tirée d’une représentation traditionnelle.

Cette fois-ci c’est une nouvelle participante, Léonie , qui a choisi de se mettre dans la peau d’un autre personnage des Évangiles : Marie de Béthanie.

Léonie a vécu de l’intérieur l’élan profond de Marie de Béthanie envers Jésus lorsqu’elle versa un parfum de très grande valeur sur ses pieds. Léonie témoigne à propos de cette expérience :

Calculer le coût de s’abandonner à Lui,

Plénitude Précieuse de grâce et de vérité, cœur doux et humble,

eux qui me culpabilise,

Lui en ses yeux je peux et je choisis de plonger mon regard

avec confiance, malgré l’incompréhension,

car Il me voit, me connaît, partage ce regard et a désiré me racheter.

Léonie Giroux Lapointe

Merci à Clarisse qui a animé la rencontre!

Choisissez un personnage rencontré par Jésus dans les Évangiles, et prenez un temps pour le vivre de l’intérieur en mimant son attitude vis à vis de Jésus. Demandez à une personne de prendre quelques photos.

Faites-nous parvenir vos photos accompagnées de votre témoignage à propos de ce que vous avez vécu intérieurement lorsque vous vous êtes mis dans la peau du personnage.

Pour en savoir plus sur l’activité pour « vivre les Évangiles de l’intérieur »! :

Pour lire l’article à propos de la rencontre entre Jésus et Marie de Béthanie :


Rencontres avec Jésus – La foule


Illustration librement inspirée d’une icône traditionnelle

Une nouvelle invitation à rencontrer Jésus, au travers de la scène de la multiplication des pains

SUR L’HERBE, DE LA FOULE À LA COMMUNAUTÉ : Marc 6, 32-44

Évangile de Jésus-Christ selon saint Marc – Chapitre 6, 32-44

32 Alors, ils partirent en barque pour un endroit désert, à l’écart.

33 Les gens les virent s’éloigner, et beaucoup comprirent leur intention. Alors, à pied, de toutes les villes, ils coururent là-bas et arrivèrent avant eux.

34 En débarquant, Jésus vit une grande foule. Il fut saisi de compassion envers eux, parce qu’ils étaient comme des brebis sans berger. Alors, il se mit à les enseigner longuement.

35 Déjà l’heure était avancée ; s’étant approchés de lui, ses disciples disaient : « L’endroit est désert et déjà l’heure est tardive.

36 Renvoie-les : qu’ils aillent dans les campagnes et les villages des environs s’acheter de quoi manger. »

37 Il leur répondit : « Donnez-leur vous-mêmes à manger. » Ils répliquent : « Irons-nous dépenser le salaire de deux cents journées pour acheter des pains et leur donner à manger ? »

38 Jésus leur demande : « Combien de pains avez-vous ? Allez voir. » S’étant informés, ils lui disent : « Cinq, et deux poissons. »

39 Il leur ordonna de les faire tous asseoir par groupes sur l’herbe verte.

40 Ils se disposèrent par carrés de cent et de cinquante.

41 Jésus prit les cinq pains et les deux poissons, et, levant les yeux au ciel, il prononça la bénédiction et rompit les pains ; il les donnait aux disciples pour qu’ils les distribuent à la foule. Il partagea aussi les deux poissons entre eux tous.

42 Ils mangèrent tous et ils furent rassasiés.

43 Et l’on ramassa les morceaux de pain qui restaient, de quoi remplir douze paniers, ainsi que les restes des poissons.

44 Ceux qui avaient mangé les pains étaient au nombre de cinq mille hommes.

Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible – © AELF, Paris



Commentaire de l’Évangile

Par Daniel Cadrin, o.p.

Le récit de la multiplication des pains se trouve dans les quatre évangiles (Mc 6, 32-44; Mt 14, 13-21; Lc 9, 10-17; Jn 6, 1-15). Chacun met en lumière certains traits particuliers. Mais ils ont beaucoup en commun : Jésus nourrit une foule avec cinq pains et deux poissons; la foule est nombreuse (5,000), installée sur l’herbe, et constituée en groupes plus petits; il reste à la fin douze paniers. Après le miracle, Jésus se retire avec ses disciples, seul, loin de la foule. Les évangiles synoptiques (Marc, Matthieu, Luc), avec les formules employées, font ressortir la dimension eucharistique du repas; en Jean, ce récit est suivi par le long discours sur Jésus, pain de vie (Jn 6, 26-59).

Dans les synoptiques, la scène se passe le soir. Et les disciples, ou les Douze (apôtres), ont un rôle actif dans l’organisation de la foule et la distribution de la nourriture. En Jean, ce rôle est mentionné plutôt pour la cueillette des restes à la fin (6, 12-13). Marc (6,34) et Matthieu (14,14) soulignent la compassion de Jésus. En Luc (9,14) et Marc (6,40), la foule est partagée en groupes d’une cinquantaine, formant chacun une tablée. Les synoptiques portent attention au contraste entre deux dynamiques, celle de l’achat et celle du don, ce qui est finalement le cœur de ce récit. Jean (6,9) inclut un élément qui est riche de sens : les pains et poissons viennent d’un garçon; ainsi, c’est d’un jeune que provient le don qui va nourrir la foule. Marc (6,39) mentionne que l’herbe est verte, ce qui ajoute une note plus festive et vivante à ce pique-nique convivial.

On trouve aussi en Marc (8, 1-10) et Matthieu (15, 32-39) un deuxième récit des pains multipliés. Il a des points communs avec le premier (compassion, foule en groupes, rôle des disciples) et des différences (4,000 hommes, sept pains et sept paniers). La fonction de ce doublet, dans chaque évangile avec sa propre démarche catéchétique, est sûrement précise mais elle n’est pas évidente.

Le récit des pains multipliés nous présente plusieurs visages de Jésus. Nous le voyons d’abord se retirant dans la solitude. Puis, rejoint par la foule, il entre en relation avec les gens et il enseigne ou accomplit des guérisons. Ensuite, il entre en dialogue avec ses disciples sur des questions de nourriture et d’argent, et plus encore de don. Le tout culmine dans une interaction avec la foule et avec ses disciples : le pain est rompu et partagé. La clé de ces diverses actions de Jésus est donnée au début: il est saisi de compassion envers la foule. Cette attitude profonde, qui vient des entrailles, est précédée d’un regard. Jésus a les yeux bien ouverts, il voit les besoins de ces gens. Et sa compassion ne reste pas en l’air : elle se fait active, elle prend soin des personnes dans le besoin. Voir, compatir, agir : voilà son approche, qui peut inspirer la nôtre. De plus, Jésus nourrissant la foule évoque le Dieu de Moïse qui nourrit le peuple au désert, durant l’exode, avec la manne; la bienveillance compatissante du Dieu vivant est rendue proche.

L’Église aussi est présente: la nourriture ne va pas de Jésus à la foule mais passe par les disciples, qui ont un rôle de médiateurs, comme s’ils étaient les bras de Jésus, son corps en action prenant soin des gens. À noter : le travail de constitution de cellules ecclésiales. La foule ne reste pas un ensemble anonyme mais elle devient un réseau de groupes à taille humaine, de maisonnées, partageant le même don des pains. À la fin, les douze paniers qui restent suggèrent un peuple à venir qui pourra s’en nourrir, i.e. nous. L’assemblée n’est pas fermée sur elle-même de façon définitive; d’autres se joindront au peuple de Dieu, la bonne nouvelle va continuer de se transmettre. Et le repas est chargé de connotations eucharistiques, avec la bénédiction, le pain rompu et distribué. Ainsi, pour la vie ecclésiale et communautaire, les pistes ne manquent pas!

L’échange avec les disciples met en relief une dimension très intéressante. Deux logiques y sont présentes: celle de l’achat et celle du don. Les disciples pensent que la foule doit se débrouiller toute seule et aller s’acheter de la nourriture. Jésus propose que les disciples donnent le peu qui est déjà là, les cinq pains et deux poissons. C’est ce qui advient: le peu est donné, partagé. Paradoxalement, il devient source d’abondance. Comme si le don était créateur, comme si le partage construisait une communauté humaine et sacramentelle.

Cela va à l’encontre de nos réflexes dans une société où chacun doit se débrouiller seul, où le don est considéré inefficace ou signe de faiblesse, et où le peu est déconsidéré, n’étant pas assez prestigieux. Le don peut s’y produire à des moments particuliers, mais il n’est pas structurant dans notre logique sociale, comme il le fut et l’est encore dans certaines cultures autochtones. Jésus nous invite à ne pas demeurer prisonnier de notre culture actuelle et à entrer dans une autre approche: quand nous prenons le risque de partager, même le peu, une abondance est possible. Car le partage peut combler les humains, rassasier leurs faims et briser leurs murs isolants. Comment entrer davantage dans une dynamique de la gratuité et du don? Dans son dernier message du 1er mai, Donnez-leur vous-mêmes à manger, l’AECQ (Assemblée des évêques catholiques du Québec) reprend plusieurs éléments du récit des pains et poissons partagés.

Images

Les images de ce récit sont présentes à chaque époque de l’art chrétien. C’est un récit très visuel, avec ses figures et actions, son lieu, ses aliments et objets. On y voit plusieurs figures : Jésus, les disciples, la foule. Jésus peut être montré, assis ou debout, avec les pains en mains ou les mains ouvertes, présidant le rassemblement et bénissant, ou agissant auprès des disciples. La foule peut être considérable; ou on peut n’en montrer qu’une partie, de plus près, avec des visages de divers âges. Les disciples sont en ministère, organisant les tablées et distribuant les pains et poissons.

Le lieu, près du lac, requiert un espace assez vaste pour accueillir cette foule. Il peut être suggéré, évité, ou présenté de façon détaillée, en faisant ressortir cette herbe mentionnée dans les évangiles. Il y a aussi des aliments et objets à montrer : les cinq pains et deux poissons à la source, les pains et poissons multipliés, les douze paniers à la fin.

Les œuvres qui suivent sont réalisées dans une diversité de matériaux et d’arts, de la mosaïque à l’enluminure, de l’ivoire à l’émail, sans oublier l’assiette en faïence et la sculpture sur bois, et évidemment la peinture.

  1. Mosaïque, 6e siècle, Basilique Saint-Apollinaire-le-Neuf, Ravenne, Italie. Dans cette église ancienne, les nombreuses mosaïques, un art majeur de l’Antiquité, présentent des scènes bibliques. Jésus, jeune homme royal, au nimbe cruciforme et au vêtement pourpre, est entouré de quatre disciples en blanc. Tous portent de fines sandales sur un sol aux mosaïques vertes. Les bras de Jésus sont en croix. Il tient en mains deux poissons et quatre pains. Serait-il lui-même le cinquième pain?
  1. Plaque d’ivoire, c.968, Musée du Louvre, Paris, France. Cette oeuvre vient de l’Atelier du groupe de Magdebourg. Elle a été offerte par l’empereur Otton 1er au monastère Saint-Maurice de Magdebourg. Elle est un antependium (devant d’autel), de petite dimension : 12,2 cm de hauteur, 12 cm de largeur, 0,5-0,8 cm d’épaisseur. Elle faisait partie d’un ensemble dont 16 plaques subsistent. Au centre, Jésus assis et nimbé, mains levées, est en train de bénir. En bas, des disciples s’occupent de la distribution. Autour du Christ, des gens qui mangent, proches les uns des autres. Le tout est vivant et entraînant.
  1. Miniature, c.1411-1416, Les Très Riches Heures du duc de Berry, Ms 65, folio 168v, Musée Condé, Chantilly, France. Le manuscrit comprend 66 grandes miniatures et 65 petites. Les plus anciennes ont été faites par les frères de Limbourg (Paul, Jean, Herman). Ces artistes, originaires de Nimègue, utilisent une grande variété de couleurs; le bleu est très présent. Les paysages s’inspirent de lieux français. Cette grande miniature, attribuée à Herman, fait partie des Heures de l’année liturgique. On y voit le garçon avec les deux poissons et l’apôtre André avec les cinq pains. La foule est assise sur l’herbe verte. Élément plus rare, toute la Trinité est présente : le Père au ciel sur des nuées, l’Esprit comme une colombe, et le Fils, debout et bénissant.
  1. Miniature, 1433, Evangile de Daniel d’Uranc, n° 1963, folio 2v, Matenadaran (Institut Mesrop Machtots sur les Manuscrits Anciens), Erevan, Arménie. Dans cet Institut, se retrouvent des milliers de manuscrits arméniens. Celui-ci, du 15e siècle, comprend plusieurs miniatures de scènes évangéliques. Ici, Jésus, debout au centre, les yeux levés au ciel, tient deux pains en mains. Les trois autres sont dans le panier à droite; les deux poissons dans celui de gauche. Six disciples, dont Jean, Pierre et Jacques, à droite, sont aux côtés de Jésus. Ils s’apprêtent à distribuer la nourriture à la foule : chacun a en main un pain.
  1. Lambert Lombard, c.1540-1550, Maison Snijders & Rockox, Anvers, Belgique. Ce peintre et architecte, de Liège, a été marqué par la Renaissance italienne. L’environnement est développé : au bord du lac, des champs, collines et rochers. La foule, nombreuse, est regroupée en tablées. On y voit plusieurs mères avec des enfants; certaines semblent sorties d’un palais de Florence ou d’une peinture de Botticelli. Les disciples font le service aux tables. Jésus, debout au centre, mains ouvertes, regarde vers le ciel. À sa droite, Pierre semble s’interroger.
  1. Colin Nouailher, plaque d’émail, c.1560-1570, Musée du Louvre, Paris, France. Cet émail (hauteur de 25,8 cm et largeur de 23,9 cm), fabriqué par un des grands experts de Limoges, était présent dans la chronique sur l’apôtre André. On voit celui-ci qui sert d’intermédiaire entre le garçon, doré et auréolé, avec ses cinq pains et deux poissons, et Jésus, rayonnant. L’enfant les remet à André qui les remet à Jésus. La suite est aussi présentée : la distribution des pains et poissons, par des disciples auréolés, aux gens répartis en groupes, dont un pèlerin de Compostelle (coquille au chapeau), vers l’avant à droite. L’herbe est bien verte. En bas, des armoiries devant les corbeilles qui restent. Dans certaines légendes, l’enfant est identifié à saint Martial de Limoges.
  1. Assiette de faïence, 1565-1570, Musée du Louvre, Paris, France. Cette assiette provient de l’atelier de céramique de Domenego da Venezia, à Venise. Il s’agit d’une majolique (faïence italienne). La scène en Jean est reprise : André et le garçon avec les cinq pains et deux poissons se tiennent devant Jésus, debout et bénissant, Pierre à son côté. Le cadre est rural. Au fond, les disciples commencent à organiser la foule. On imagine très bien un pain et un poisson dans cette assiette.
  1. Giovanni Lanfranco, c.1624-1625, National Gallery of Ireland, Dublin, Irlande. Ce peintre et graveur de Parme, formé à Rome chez Carraci, s’est inscrit dans le courant baroque, avec son mouvement et ses contrastes. Il fut très actif, avec succès, dans les églises et palais, particulièrement dans les coupoles. Jésus, debout au centre, portant le pain et bénissant, est entouré d’une foule serrée et affamée, comprenant des mères avec enfants et des gens âgés. Des disciples à l’arrière distribuent la nourriture. À droite, deux hommes debout sont en discussion, l’un indiquant le ciel de sa main. La scène est très animée.
  1. Heinrich van Waterschoot, c.1730-1745, site wikipedia.org. L’emplacement de cette œuvre n’est pas identifié. Son auteur, un peintre flamand, est peu connu; il est mort en 1748, à Munich en Allemagne. L’art du 18e siècle s’est intéressé à la nature, comme environnement des activités humaines mais aussi pour elle-même. Ici, il y a enfin assez d’espace pour une foule de quelques milliers de personnes. La journée est belle, le vert prédomine. On voit au loin la ville et les collines. André et le garçon sont près de Jésus, avec pains et poissons. Jésus debout est en prière, les mains étendues. La foule est regroupée en tablées et les disciples commencent la distribution. Ce souper sur l’herbe sera mémorable.
  1. James Tissot, c.1886-1894, Brooklyn Museum, États-Unis. Comme il arrive souvent, cet artiste français familier de la Terre Sainte et de cette chronique a un point de vue original. Dans cette région montagneuse, toute une colline est utilisée pour y répartir la foule nombreuse en groupes plus restreints, assis sur l’herbe verte. C’est très bien organisé, avec toute une équipe au travail qui assure le transport et la distribution des pains et poissons. Parmi les apôtres, il y avait des gestionnaires pratiques, des intendants avisés! Jésus est vers le haut à droite, avec son châle blanc, fréquent chez Tissot, assis devant un rocher, rompant le pain.
  1. Balavendra Elias, sculpture sur bois, 21e siècle, St. George’s Church, Hangleton, East Sussex, Angleterre. Ce sculpteur, originaire des Indes, vit en Angleterre depuis ses dix-huit ans. Il réside à Brighton. La sculpture, en chêne et en if, se trouve dans une église catholique qui contient plusieurs œuvres d’art, dont une série de sculptures sur la vie du Christ. Au centre, on voit le garçon aux pieds de Jésus, lui présentant les pains et poissons que Jésus, assis, reçoit et bénit. Les disciples vont les distribuer à la foule, qui attend à l’arrière. Il y a tout un travail derrière cette œuvre expressive.
  1. Anne-Marie Forest, 2022, site racef.art, Canada. Cette artiste et catéchète, de Joliette, est membre et co-fondatrice du Racef (Réseau art chrétien et éducation de la foi). Cette œuvre fait partie de l’Exposition Mamo, Vivre le portage ensemble. Le garçon regarde Jésus avec grande attention et lui offre les deux poissons et cinq pains. Sa main touche le cœur de Jésus qui lui touche l’épaule. L’enfant est vêtu de bleu et jaune, aux couleurs de l’Ukraine, et ses traits sont ceux du peuple Atikamekw, auprès de qui l’artiste est engagée. Au second plan, un canot est prêt pour une randonnée sur le lac et on voit, près des paniers, des familles heureuses de se retrouver ensemble. Voici une oeuvre émouvante, qui donne le goût de se joindre à ce pique-nique au bord du lac, sur l’herbe verte, pour partager le pain et sa fraternité …

Daniel Cadrin, o.p.


Dessin à tracer et à colorier

Ci-dessous un dessin simplifié à tracer et à colorier, librement inspiré d’une icône traditionnelle.

Cliquer sur l’image pour l’agrandir et la sauvegarder!


Vivre les Évangiles de l’intérieur – Bartimée

Une illustration inspirée de photos d’une participante dans le rôle de l’aveugle Bartimée et d’un autre participant, Shane, qui encourage Bartimée, avec en arrière-plan un image tirée d’une représentation traditionnelle.

Cette fois-ci c’est nouvelle participante, de la région de Sherbrooke, qui a choisi de se mettre dans la peau d’un autre personnage des Évangiles : l’aveugle Bartimée. Elle a vécu de l’intérieur l’appel persistant de Bartimée envers Jésus. Elle témoigne à propos de cette expérience :

« En me mettant dans la peau de Bartimée, je ressens la pauvreté de l’humanité. Je suis rejetée par le monde, aveugle, pauvre, je n’ai rien. Mon seul espoir c’est Jésus. Je jette mon manteau, j’en ai plus besoin maintenant que j’ai Jésus. Maintenant je me demande ce que je peux laisser dans ma vie pour avoir plus de confiance en Jésus, mon seul espoir ».

Shane, qui de son côté incarne le personnage qui dit à Bartimée :  » Confiance, lève-toi; il t’appelle! », partage à son tour :

« Je suis émerveillé parce que je vais voir les miracles de Dieu en personne. Notre salut est là! »

Merci à Clarisse qui a animé la rencontre!

Choisissez un personnage rencontré par Jésus dans les Évangiles, et prenez un temps pour le vivre de l’intérieur en mimant son attitude vis à vis de Jésus. Demandez à une personne de prendre quelques photos. Faites-nous parvenir vos photos accompagnées de votre témoignage à propos de ce que vous avez vécu intérieurement lorsque vous vous êtes mis dans la peau du personnage.

Contact : alecoutedesevangiles@gmail.com

Pour en savoir plus sur l’activité pour « vivre les Évangiles de l’intérieur »! :
https://alecoutedesevangiles.art/2023/10/14/une-nouvelle-activite-pour-vivre-les-evangiles-de-linterieur/

Pour lire l’article à propos de la rencontre entre Jésus et Bartimée :
https://alecoutedesevangiles.art/2022/07/10/rencontres-avec-jesus-laveugle-bartimee/