Le Christ invite ses disciples à le suivre en prenant à leur tour leur Croix. En le suivant, ils acquièrent un nouveau regard sur la maladie et sur les malades. Jésus les associe à sa vie pauvre et servante. Il les fait participer à son ministère de compassion et de guérison: « Ils s’en allèrent prêcher qu’on se repentît; et ils chassaient beaucoup de démons et faisaient des onctions d’huile à de nombreux malades et les guérissaient. »
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Sous toutes ses formes : dénuement matériel, oppression injuste, infirmités physiques et psychiques, et enfin la mort, la misère humaine est le signe manifeste de la condition native de faiblesse où l’homme se trouve depuis le premier péché et du besoin de salut. C’est pourquoi elle a attiré la compassion de ses frères. C’est pourquoi ceux qu’elle accable sont l’objet d‘un amour de préférence de la part de l’Église qui, depuis les origines, en dépit des défaillances de beaucoup de ses membres, n’a cessé de travailler à les soulager, à les défendre et à les libérer.
Catéchisme catholique

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Le concept d’attention (chez Simone Veil, dans L’Attente de Dieu) permet de reconnaître la place de la vulnérabilité dans sa pensée. En effet, toutes ses œuvres, et sa vie, peuvent se comprendre comme un effort pour prêter attention au malheur. Le malheur produit de l’invisibilité. Il faut alors toute l’attention possible pour arriver à le voir. C’est en particulier, ce qui rend la compassion difficile : le malheur rend les malheureux invisibles. Donc il faut faire un effort extrême d’attention pour le voir. Le concept d’attention est absolument premier chez elle et on est en droit de se demander s’il serait quelque chose comme un soin, un souci de l’autre semblable à celui mis en avant par les théories du care. Le terme d’attention est omniprésent, en particulier dans L’attente de Dieu.
Martin Dumont, « La compassion chez Simone Veil, une réalité surnaturelle »
Compassion, justice et amour : dans Cardinal Roger Etchegaray, J’ai senti battre le cœur du monde.
Conversations avec Bernard Lecompte
La charité demeure toujours au cœur des combats pour la justice car, dépassant le froid équilibre des droits, elle puise dans l’amour de Dieu des forces créatrices illimitées pour aimer les autres au-delà de toute justice. Partager par amour conduit plus loin dans le partage que partager par justice. Le lépreux a « droit » que la société le soigne, il n’a pas « droit » au baiser de François d’Assise – mais il en a besoin pour être comblé de joie.
Cardinal Etchegaray
Il n’y a sans doute aucune recette, aucun plan social pour vivre la solidarité. Mais l’Église nous offre une clé qui, paradoxalement, nous introduit à la solidarité universelle à travers une solidarité particulière, la plus surprenante, la plus prenante aussi : la solidarité avec les pauvres. Le Christ en fait la clef d’or de l’Évangile dans sa prédication inaugurale à la synagogue de Nazareth :
« Le Seigneur m’a oint pour annoncer la bonne nouvelle aux pauvres ».
Cardinal Etchegaray








































