Mis en avant

Nouvelle activité : À la rencontre de Jésus par la Parole et l’image!

Des outils pour animer un atelier
en groupe ou en famille!

En deux mots c’est une invitation, deux fois par mois, à vivre et à témoigner de la rencontre entre Jésus et l’une des personnes ayant croisé son chemin. Et ce en s’inspirant à la fois de la Parole et d’images de l’héritage pictural chrétien.

C’est simple, à toutes les deux semaines, nous publierons des reproductions d’images chrétiennes, des modèles simplifiés à tracer ou colorier ainsi que des extraits des Évangiles relatant une de ces rencontres avec Jésus.

Nous sommes conviés à vivre de l’intérieur cette rencontre au moyen de la parole et de l’image, en s’appuyant simultanément sur les textes bibliques et les représentations de l’art traditionnel chrétien.

Ensuite, chaque personne est libre de témoigner en envoyant par courriel quelques mots et une image, qu’il s’agisse d’un tracé, d’un coloriage, d’un croquis ou de toute autre création. Un groupe Facebook ainsi qu’un espace web de partage seront dédiés aux partages de cette communauté en ligne.

L’invitation s’adresse à toutes et tous, peu importe l’âge et la culture, que l’on soit pratiquant ou non.

Pour vivre pleinement le processus de création et d’appropriation des extraits des évangiles, les participants sont invités à se réunir en ligne en petits groupes. Nous offrons un soutien à la création de groupes au moyen de rencontres Zoom.

Pour participer, il suffit de s’abonner au bas de la page sur notre site:
https://alecoutedesevangiles.art/

Ou de faire une demande d’adhésion à notre nouveau groupe Facebook de « Rencontres avec Jésus-Christ »:
https://www.facebook.com/groups/1330277570759795

ou encore de consulter régulièrement notre site web et notre page Facebook pour être informés:
https://www.facebook.com/alecoutedesevangiles/

Pour tout renseignement additionnel ou pour les groupes qui voudraient recevoir plus d’appui au démarrage, nous écrire à :
alecoutedesevangiles@gmail.com

Rencontres avec Jésus – Les rois mages

Illustration de la prosternation des rois mages inspirée d’une oeuvre de Fra Angelico

Nous sommes à nouveau toutes et tous invités à une nouvelle rencontre avec Jésus, en nous identifiant cette fois-ci aux rois mages, lesquels ont été parmi les premiers à s’incliner devant l’enfant Jésus. En s’inspirant des textes et images de cet article, imaginons ce que nous aurions vécu si nous avions été à la place des rois mages et témoignons-en sous forme d’écrits et d’images!

DES MAGES EN MARCHE : MATTHIEU 2, 1-12

Extrait de l’évangile selon Saint Matthieu

01 Jésus était né à Bethléem en Judée, au temps du roi Hérode le Grand. Or, voici que des mages venus d’Orient arrivèrent à Jérusalem

02 et demandèrent : « Où est le roi des Juifs qui vient de naître ? Nous avons vu son étoile à l’orient et nous sommes venus nous prosterner devant lui. »

03 En apprenant cela, le roi Hérode fut bouleversé, et tout Jérusalem avec lui.

04 Il réunit tous les grands prêtres et les scribes du peuple, pour leur demander où devait naître le Christ.

05 Ils lui répondirent : « À Bethléem en Judée, car voici ce qui est écrit par le prophète :

06 Et toi, Bethléem, terre de Juda, tu n’es certes pas le dernier parmi les chefs-lieux de Juda, car de toi sortira un chef, qui sera le berger de mon peuple Israël. »

07 Alors Hérode convoqua les mages en secret pour leur faire préciser à quelle date l’étoile était apparue ;

08 puis il les envoya à Bethléem, en leur disant : « Allez vous renseigner avec précision sur l’enfant. Et quand vous l’aurez trouvé, venez me l’annoncer pour que j’aille, moi aussi, me prosterner devant lui. »

09 Après avoir entendu le roi, ils partirent. Et voici que l’étoile qu’ils avaient vue à l’orient les précédait, jusqu’à ce qu’elle vienne s’arrêter au-dessus de l’endroit où se trouvait l’enfant.

10 Quand ils virent l’étoile, ils se réjouirent d’une très grande joie.

11 Ils entrèrent dans la maison, ils virent l’enfant avec Marie sa mère ; et, tombant à ses pieds, ils se prosternèrent devant lui. Ils ouvrirent leurs coffrets, et lui offrirent leurs présents : de l’or, de l’encens et de la myrrhe.

12 Mais, avertis en songe de ne pas retourner chez Hérode, ils regagnèrent leur pays par un autre chemin.

Commentaire de l’Évangile

Par Daniel Cadrin, o.p.

Le récit des mages demeure fascinant, à la fois étrange et suggestif. Depuis des siècles, il fait appel à l’imagination des chrétiens : il évoque des souvenirs d’enfance; il a suscité tant d’œuvres d’art, montrant les visages multiples, souvent somptueux, de ces personnages; il a provoqué des recherches de toutes sortes autour d’une étoile mystérieuse, qui est finalement plutôt l’étoile du Messie et de la rédemption. Il porte aussi la mémoire de l’Église, car l’Épiphanie, bien avant et bien plus que Noël, fut une grande fête chrétienne, célébration de la lumière et de la joie.

En même temps, c’est un texte très biblique, chargé de références directes et indirectes aux Écritures de la première Alliance : Isaïe, les Psaumes, l’Exode, Samuel, Michée, tous sont convoqués autour de la venue de ces mages et de leur prosternation devant Jésus, l’enfant Messie, le fils de David de Bethléem, le nouveau Moïse menacé. Oui, dit ainsi Matthieu, Jésus accomplit les Écritures, il ne se comprend qu’à la lumière de l’Ancien Testament.

Et tout converge, tout est mis en place, pour annoncer un message bien clair : l’universalité du salut offert en Jésus. Le Messie juif est reconnu par des étrangers, les mages, symboles de toutes les nations qui vont croire en lui (Mt 28,19). Les mages sont des savants, à la fois astrologues, médecins, devins, venus d’Orient, i.e. probablement de Perse ou de Babylone, aujourd’hui de l’Iran ou l’Irak, pays de vielles civilisations. On en a fait des rois à cause des références mentionnées, qui parlent de rois étrangers. Cette universalité est la pointe du récit, ce que les artistes ont bien compris, comme nous le verrons plus loin.

Mais un récit biblique, riche et dense comme celui des mages, offre plus d’une piste pour entrer dans le mystère du Christ. Je souligne un autre aspect de cet évangile : la démarche des mages, avec ses étapes. On peut y lire un itinéraire, un parcours spirituel, qui demeure très actuel et parlant pour nous. On peut y lire le récit d’une quête.

La première étape du parcours des mages est leur déplacement de chez eux, l’Orient, à Jérusalem, en quête d’un roi. Et cela, à cause d’un signe, un astre, un signe perçu dans leur propre univers de mages, d’astrologues, à l’intérieur de leur monde à eux; un signe offrant une lumière qui les guide jusqu’à Jérusalem.

Un signe, une étoile, est offert dans notre monde à nous, celui de nos relations, de nos travaux et nos jours : une découverte, un amour, une perte, une parole de quelqu’un, un visage, une souffrance, un pardon donné ou reçu, un signe qui nous met en quête, une lumière qui provoque un déplacement.

L’étoile guide les mages jusqu’à Jérusalem, où sont lues les Écritures. Car le signe ne suffit pas en lui-même : comment l’interpréter, que signifie-t-il? La clé est dans la Parole de Dieu, le signe conduit aux Écritures qui éclairent et envoient à Bethléem vers Jésus.

Ainsi notre quête, si elle est poursuivie avec ténacité, nous conduit jusqu’à la Parole de Dieu, à fouiller, lire, partager, prier, sans toujours savoir où elle nous mène. Elle va nous pointer du doigt un visage de Dieu sans puissance, à chercher dans nos Bethléems, hors des lieux de prestige, en des endroits méconnus de nos vies, de nous-mêmes, de l’univers.

Mais les Écritures ne suffisent pas à tout dire et mettre en œuvre, car encore faut-il aller à Bethléem, s’engager personnellement. Les mages le font mais Hérode et les scribes, qui connaissent les Écritures, ne bougent pas. La connaissance ne suffit pas. Les mages se mettent en route et l’astre revient, pas tout-à-fait le même car il est éclairé maintenant du dedans par la lumière de la Parole. Astre et Écritures, tous les deux maintenant ensemble conduisent à Jésus lui-même.

Si nous acceptons de nous déplacer encore, non seulement d’entendre la Parole mais d’aller là où elle nous invite, alors nous aurons la grâce de vivre, comme les mages, une rencontre, celle de la foi.

Puis les mages se prosternent et offrent des cadeaux en hommage au Messie universel, cadeaux d’ailleurs prévus par les Écritures (Is 60,6) et évoquant la royauté (or), la divinité (encens) et l’humanité (myrrhe) de Jésus. Ainsi ils deviennent croyants. Et enfin, ils ne retournent pas à Jérusalem, l’étape précédente, et ils ne restent pas sur place, au lieu de la rencontre. Ils retournent chez eux, dans leur monde à eux, là où tout a commencé, guidés cette fois-ci par une autre révélation, celle du songe.

Ainsi pour nous, la rencontre du Christ a lieu, qui change une vie, et nous y apportons nos pauvres trésors. Mais elle ne nous arrache pas à notre univers, elle nous renvoie chez nous. Non sur des chemins bizarres, ni pour nous installer sur place. Par des intuitions profondes (le songe), elle nous renvoie à nous-mêmes, à nos mondes où le premier signe fut donné, pour témoigner de cette rencontre, en vivre.

Un parcours comprenant un signe, une Parole, un enfant, un songe, qui part de l’Orient et y retourne, en passant par Jérusalem et les Écritures, puis par Bethléem et Jésus, la Parole faite chair. Ce récit n’est pas si lointain de nous, si loin de nous, étrange ou exotique. Il parle de nos propres cheminements de foi. Voilà la quête, le chemin de vie, auquel nous invite encore ce vieux récit fascinant.

Illustration de la prosternation des rois mages inspirée d’une oeuvre d’Andrea Mantegna

Images des mages

Ce récit est un des plus présents dans l’iconographie chrétienne, dès l’Antiquité. Dans ce domaine, c’est vraiment une star! À cause de l’importance de la fête de l’Épiphanie et aussi du récit lui-même, avec ses personnages, ses déplacements, et son message.

Une première remarque, bien pratique, qui permet de souligner le rôle et l’influence des arts visuels dans notre lecture des Écritures. En Matthieu, combien y a-t-il de mages? Aucune indication n’est donnée; et dans les textes anciens, on va parler de quatre, sept, douze, etc. Mais si vous avez à montrer cette scène concrètement dans une fresque ou une mosaïque, combien de mages inclure? Les artistes ont trouvé la solution : trois car il y a trois cadeaux. Et on ne peut mettre trois mages avec un cadeau et d’autres les mains vides!

Le message central est l’universalité du salut. Celle-ci est exprimée de plusieurs manières, pouvant se combiner : des personnages qui sont clairement des étrangers; qui sont d’âge différent (aîné, âge moyen, jeune); dont les origines culturelles sont diverses (européen, arabe, perse, ou asiatique, africain). La prochaine étape serait d’inclure des femmes.

Les mages peuvent avoir des postures semblables ou distinctes : l’un à genoux, l’autre incliné et l’autre debout. Ce qui est étonnant, c’est que l’aîné est prosterné et le plus jeune se tient bien droit, ce qui respecte peu les usages et les possibilités corporelles. Il serait plus facile pour le jeune de se pencher et de pouvoir se relever! Mais cela dit que l’aîné, par son expérience et sa sagesse, est plus prêt à adorer. Les mages sont fréquemment couronnés : ils passent de mages à rois, à cause des références des Écritures (Is 60,3; Ps 71,10-11).

On trouve aussi d’autres scènes, montrant les mages voyageant, en bateau ou en chameau, dormant et recevant le message d’un ange, ou rencontrant les gens de Jérusalem. Dans l’adoration comme telle, des chameaux sont parfois présents, indiquant l’origine orientale des voyageurs. Mais à l’évidence, certains peintres médiévaux n’en avaient jamais vus! On peut trouver aussi, comme pour la Nativité, le bœuf et l’âne, en lien à Isaïe 1,3.

Pour recevoir les hommages, la Vierge et l’enfant Jésus sont habituellement installés sur un trône, dans un style plus hiératique, ou simplement assis et accueillant les visiteurs. L’enfant se penche vers eux, les bénit, ou les touche. Joseph se tient à l’écart, méditatif, ou est absent. Les lieux de la rencontre varient : une étable, une ruine, une maison.

Si l’on veut faire aujourd’hui une crèche s’inspirant du récit de Matthieu, il s’agit de mettre des personnages de tous les âges et de tous les peuples, avec toutes sortes d’habits, pour dire l’universalité de la Bonne Nouvelle de Jésus le Christ.

Voici quelques œuvres, d’époques et de cultures variées, nous présentant ces mages :

  1. Adoration des Mages, relief en bois (cyprès), c.430, porte de l’Église Santa Sabina, Rome. Cette porte antique comprend plusieurs scènes de l’Ancien et du Nouveau Testament. Les mages sont identiques, avec un bonnet phrygien (d’Asie-Mineure, aujourd’hui en Turquie), indiquant qu’ils viennent de loin. Ils présentent leurs dons à Marie, surélevée et hiératique, portant une enfant Jésus qui n’est plus un bébé.
  1. Mosaïque, 6e siècle, Basilique St-Apollinaire-le-Neuf, Ravenne, Italie. Les mages arrivent avec leurs présents vers Marie et l’enfant Jésus, entourés d’archanges, sur la mosaïque suivante. Ils portent des bonnets phrygiens et leurs âges sont différents. Leurs noms sont inscrits en haut et l’étoile est à droite. Plantes et fleurs, costumes et couleurs, font de cette mosaïque une splendeur visuelle.
  1. L’adoration des Rois Mages, Missel de Robert de Jumièges, c.1020, Bibliothèque municipale de Rouen. Cette miniature médiévale reprend des éléments des œuvres précédentes, mais Marie et l’enfant accueillent les mages à bras ouverts. En bas, l’ange avertit en songe les mages dans leur sommeil. Fait rare, cet ange semble moustachu!
  1. Adoration des Mages, Hans Memling, panneau central d’un tryptique, 1470,Musée du Prado, Madrid, Espagne. Ce peintre flamand de Bruges a fait une œuvre très solennelle, dans un espace qui permet de bien voir chaque personnage. Le mage âgé est aux pieds de l’enfant qui le bénit; celui d’âge moyen est agenouillé à gauche; le plus jeune à droite est debout. Les trois sont très richement vêtus et ont enlevé leur chapeau. Marie assise et Joseph debout se tiennent dignement en silence. Des curieux sont présents de chaque côté. Derrière la scène, on voit le bœuf et l’âne et un paysage urbain.
  1. L’adoration des Mages, Jérôme Bosch, panneau central d’un tryptique, 1495, Musée du Prado, Madrid. Cet artiste néerlandais a fait des œuvres fortes et étonnantes. Les mages sont différents par l’âge et l’origine; le plus jeune est très élégant. Mais la scène revêt un caractère très dramatique par plusieurs éléments : le sacrifice d’Isaac, cadeau aux pieds d’une Marie réservée; la figure grotesque moquant le Christ outragé à l’entrée de la maison; l’hostilité de forces malveillantes; des batailles à venir dans le paysage en haut; et bien d’autres détails symboliques.
  1. Adoration des Mages, Vasco Fernandez, 1501, Grao Vasco National Museum, Viseu, Portugal. Aux éléments habituels de cette scène, une nouveauté est apportée. Au lieu d’un Noir, nous avons un Amérindien du Brésil, avec des caractéristiques très spécifiques. Les Européens commencent à découvrir les Amériques. Le peintre ici a compris la dimension d’universalité de ce récit, en incluant une figure nouvelle.
  1. Les rois mages skieurs, Heinrich Danioth, 1921, Suisse. Ce peintre suisse allemand nous montre les trois mages, couronnés et diversifiés, dans un décor de montagne, descendant allégrement la côte en skis. Rien ne les arrête. Image très rafraîchissante!
  1. André Bourgault, 20e siècle (avant 1957), Canada. Ce membre d’une illustre famille de sculpteurs de St-Jean-Port-Joli met en scène un chef autochtone, un jésuite, un coureur des bois, ainsi qu’un orignal de l’Est canadien et un bison de l’Ouest. C’est à la fois très inculturé et universel.
  1. Wise Men from the East, Hossein Behzad, 1958, Iran. Ce peintre iranien, de réputation internationale, a gardé vivante la tradition de la miniature perse, qu’il a aussi combinée à l’art contemporain.
  1. Visite des Mages d’Orient, Arcabas, 2001, Église Notre-Dame-de-l’Assomption, La-Tour-du-Pin, Isère, France. Dans ce tryptique du grand peintre chrétien français, qui a le don des couleurs et des formes, ce n’est pas l’aîné qui est à genoux. Un agneau est aux pieds de Marie, aux tresses blondes, dont le modèle est la mère de l’artiste. Joseph et l’âne sont en retrait. La croix est présente, comme en plusieurs de ses œuvres.
  1. Adoration of the Kings, James Janknegt, 2002, États-Unis. Les oeuvres de cet artiste du Texas, converti au catholicisme, sont très expressives et modernes dans leur style et leur actualisation. Ici, l’enfant Jésus, emmailloté comme au tombeau, irradie de lumière, avec sa couronne et l’étoile au-dessus de lui. Les mages, différents par leur âge et leur origine, sont méditatifs, yeux fermés. Ils ont déposé leurs couronnes.
  1. L’adoration des mages, Dominique Jacqmain, 21e siècle, Belgique. Cette artiste de Bruxelles a peint plusieurs scènes bibliques dans des contextes contemporains. Ici, le point de vue est original : c’est celui de l’enfant Jésus, ce qu’il voit. Les mages, différents aussi par l’âge et l’origine, n’offrent que leurs mains ouvertes. Quatre animaux, cheval et chameau, âne et bœuf, ajoutent une note joyeuse.

Daniel Cadrin, o.p.


Dessins à tracer et à colorier

Nous sommes invités à vivre de l’intérieur la rencontre entre les rois mages et Jésus.

D’après notre expérience, une des meilleures façons de se plonger dans le vécu de cette rencontre, c’est de la dessiner. Peu importe la manière, quelques traits et un peu de couleur peuvent suffire. Que l’on copie, trace ou colorie un modèle, l’important est de prendre un temps d’intériorité pour se familiariser avec le sujet. Aucun besoin d’avoir de l’expérience, il n’est pas ici question de performance artistique ni d’habileté. C’est une activité de contemplation à laquelle le dessin nous convie.

Vous pouvez utiliser une des images publiées dans cet article comme source d’inspiration, ou consulter les nombreuses images disponibles sur Internet sur le thème « rois mages », ou encore imprimer les modèles simplifiés ci-dessous pour les tracer et les colorier.

Prosternation des rois mages inspirée d’une oeuvre de Fra Angelico, modèle simplifié à tracer et à colorier.
Cliquer sur l’image pour l’agrandir et la sauvegarder!
Prosternation des rois mages inspirée d’une oeuvre d’Andrea Mantegna, modèle simplifié à tracer et à colorier.
Cliquer sur l’image pour l’agrandir et la sauvegarder!


Pour vivre pleinement le processus de création et d’appropriation des extraits des évangiles, les participants sont invités à se réunir en ligne en petits groupes. Nous offrons au besoin un soutien à la création de groupes (au moyen de rencontres Zoom).

Partager

Nous sommes toutes et tous, quelque soit l’âge et la culture, invités à témoigner de la façon dont nous percevons notre rencontre avec Jésus en nous identifiant aux rois mages.

Nous sommes également conviés à librement partager nos images et témoignages directement sur le groupe Facebook « Rencontres avec Jésus »:
https://www.facebook.com/groups/1330277570759795

Nous écrire pour tout renseignement additionnel ou pour un appui au démarrage d’un groupe!
alecoutedesevangiles@gmail.com

N’oubliez pas de vous abonner tout en bas sur cette page pour rester informés de chaque nouvelle invitation à vivre les « Rencontres avec Jésus »!

Rencontres avec Jésus – Marie

Une vierge de tendresse d’après une icône traditionnelle

Nous sommes toutes et tous invités à une troisième rencontre avec Jésus, en nous identifiant cette fois-ci à Marie, sa mère, témoin privilégié de son enfance et de sa vie. En nous inspirant des textes et images de cet article, imaginons ce que nous aurions vécu si nous avions été à la place de Marie et témoignons-en sous forme d’écrits et d’images!

Les évangélistes ont été très discrets sur la relation entre Marie et Jésus dans son enfance. L’art sacré chrétien a par la suite abondamment représenté la tendresse partagée entre l’enfant et sa mère.

Marie, mère de Jésus

Par Daniel Cadrin, o.p.

La relation entre Marie et Jésus enfant a suscité une vaste iconographie, très variée. Les deux personnages sont présents ensemble dans plusieurs scènes des Évangiles : la nativité, les mages, la fuite en Égypte, la présentation au temple. Mais il s’est développé aussi une image de Marie avec son enfant qui ne relève pas comme telle d’une scène biblique. Elle exprime le lien privilégié entre la mère Marie et le fils Jésus. Cela touche une dimension universelle de la condition humaine : la relation de proximité entre une mère et son enfant, avec ce que cela évoque de tendresse, de soins, de fierté.

On voit aussi la relation entre la mère et le fils en d’autres récits des Évangiles : Marie avec Jésus adolescent, lors du voyage à Jérusalem et au Temple (Lc 2, 41-52); Marie avec Jésus adulte, à Cana (Jn 2, 1-12), en chemin (Mc 3, 31-35), et à la Croix (Jn 19, 25-27). Nous abordons ici seulement Marie et Jésus enfant.

Les oeuvres plus anciennes montrent Marie comme une figure royale, assise sur un trône, tenant sur elle le fils héritier et le montrant pour qu’il soit vénéré. Ce qu’on trouve dans l’adoration des mages.

Ces éléments vont persister mais une figure plus humaine de Marie va apparaître, moins hiératique, et portant attention à son fils bien-aimé. L’enfant garde un statut royal mais peut être enjoué, ou collé à sa mère. Quelquefois, Marie sera montrée en train de nourrir l’enfant.

Marie et Jésus d’après une représentation traditionnelle de l’art chrétien occidental.

En d’autres œuvres, à partir du 15e siècle, des personnages vont se joindre à la mère et à l’enfant, ce qu’on appelle les conversations sacrées. Ces saints et saintes sont en relation les uns avec les autres. Marie et l’enfant sont au centre, sur un trône ou une élévation.

Une figure plus rare est celle de Marie la mère éducatrice, apprenant à l’enfant Jésus à parler, à prier, à lire. Alors qu’on trouvait cela dans les images de Joseph avec Jésus dans l’atelier, apprenant le métier de son père.

Dans la tradition iconographique des Églises orientales, on trouve des icônes particulières de Marie et Jésus enfant, comme la Kyriothissa (la Mère de Dieu en majesté), L’Hodiguitria (la Conductrice, celle qui montre le chemin), et l’Éléousa (la tendresse maternelle).

Voici une dizaine d’œuvres montrant divers visages de Marie et son enfant Jésus. On peut les regarder en disant : « Tu es bénie entre toutes les femmes et Jésus le fruit de tes entrailles est béni. »

  1. La Vierge à l’enfant, mosaïque, 6e siècle, Basilique St-Apollinaire-le-Neuf, Ravenne, Italie. Cette œuvre, une Vierge Kyriothissa, s’inscrit dans l’art byzantin de Constantinople, avec sa cour impériale. Marie trône en majesté, avec l’enfant royal sur ses genoux. Ce n’est plus un nouveau-né et son nimbe est cruciforme. Le trône est garni de pierres précieuses et des fleurs jonchent le sol. Ils sont entourés d’une escorte de deux archanges de chaque côté. La main de Marie et celle de Jésus sont tournées vers la droite, vers la mosaïque précédente où les trois mages arrivent avec leurs présents.
  1. Notre-Dame de Sous-Terre, 11e siècle, crypte de la Cathédrale de Chartres, France. Cette statue en bois de noyer est une copie de l’originale, brûlée en 1793 lors de la Révolution française. Son nom vient de son lieu (la crypte). On voit une Marie très hiératique, assise sur un trône et couronnée; ses yeux sont fermés. Elle tient l’enfant de ses deux mains. Celui-ci se tient dignement comme un fils royal, avec un globe dans une main et l’autre qui bénit.
  1. Madone de l’humilité, Fra Giovanni di Fiesole (surnommé Angelico), 1430-1433, Galerie Nationale, Parme, Italie. Fra Giovanni a peint un très grand nombre de Madones, souvent entourées de saints ou d’anges musiciens. La mère et l’enfant sont toujours très proches, avec un contact physique et une relation de tendresse. Les décors et habits varient. Ici, des rideaux à l’arrière, Marie en bleu assise sur un coussin ou une pierre, l’enfant en rouge, et des séraphins au long de l’ovale. En bas, élément intéressant, la rencontre de saint Dominique et saint François, entourés de saint Jean-Baptiste et saint Paul. De quoi parlent-ils ?!
  1. Nostre Dame de Grasse, sculpture de calcaire, 15e siècle, Musée des Augustins, Toulouse, France. Voici une mère avec enfant très étonnante. Marie, jeune femme élégante et couronnée, détourne son regard de Jésus; elle se tient à distance, avec un air mélancolique. Nous sommes loin des figures habituelles! Et l’enfant semble vouloir s’en aller de son côté. Une explication serait que d’autres personnages faisaient partie de l’œuvre, comme les mages ou les donateurs, et que Marie et Jésus auraient été alors situés devant eux. Mais il demeure que Marie a l’air d’une jeune fille désemparée.
  1. Madonna del Prato, Giovanni Bellini, 1505, National Gallery, Londres, Angleterre. Bellini a peint plusieurs madones. Celle-ci, qu’on appelle aussi Madone de la prairie, fait partie des oeuvres de sa dernière étape. La mère et l’enfant sont dans un paysage de campagne, avec des animaux et oiseaux, des arbres et montagnes, et une forteresse au loin. Des dimensions symboliques sont présentes dans ces éléments. Le ciel est lumineux, avec quelques nuages. Marie porte l’enfant mais sans trône, humblement. L’enfant dort paisiblement. Il en émane une grande douceur et une invitation à la méditation.
  1. La Madone Sixtine, Raphaël Sanzio, 1513-1514, Gemäldegalerie, Dresde, Allemagne. Voici une Madone très célèbre et admirée. La mère et l’enfant sont sur des nuages; des rideaux ouverts les encadrent, comme s’ils descendaient du ciel. Ces deux figures, tendres et touchantes, nous regardent. Saint Sixte et sainte Barbara les entourent; deux angelots sont accoudés sur une balustrade, avec un air amusé. Ces éléments établissent un contact avec les regardants.
  1. La Madone des Pèlerins, Le Caravage, 1603-1605, Église St-Augustin, Rome, Italie. Cette œuvre a ému beaucoup de gens mais en a aussi scandalisé plusieurs! Voici Marie comme une solide femme du peuple, aux pieds nus, et non une délicate princesse. Elle est en plein quartier populaire, avec un enfant costaud dans les bras. Les deux pèlerins ont les pieds sales, des mains qui ont travaillé, et des visages rugueux. Ce sont des gens du peuple et l’enfant les bénit. La lumière baigne la mère et l’enfant, comme Le Caravage sait le faire.
  1. Christ et sa mère lisant les Écritures, Henry Ossawa Tanner, c.1909, Dallas Museum of Arts, Dallas, États-Unis. Tanner est le premier peintre afro-américain qui a connu une carrière internationale. Il a fait face au racisme en son pays et il a dû s’exiler en France. Fils de pasteur, il a réalisé plusieurs œuvres religieuses profondes et innovatrices. Ici, nous voyons une scène rare dans l’iconographie mariale : Marie apprend à lire à son fils, à partir des Écritures. La mère et le fils sont proches. Les modèles furent Jessie Olson, épouse de Tanner, et Jesse Ossawa, son fils.
  1. Mère de Dieu de Vladimir, début du 12e siècle, Galerie Tretiakov, Moscou, Russie. Cette icone est historiquement l’une des plus importantes de la Russie dont elle fut protectrice. A l’origine, elle était dans l’église de la ville de Vladimir. Dans cette Vierge de tendresse (Éléousa), les joues de Marie et de l’enfant se touchent, exprimant l’intimité et l’affection qui les unissent. Le regard de Marie est affligé, anticipant le sort douloureux de son fils. Celui de Jésus est grave et attentionné.
  1. Madone à l’enfant, Marianne Stokes, c.1907-1908, Wolverhampton Art Gallery, Wolverhampton, Angleterre. Cette femme peintre, d’origine autrichienne, a été influencée par le courant Pré-Raphaélite et le naturalisme. Elle a vécu en plusieurs pays d’Europe. Elle a peint aussi plusieurs œuvres religieuses. Cette Madone a été réalisée à Dubrovnik en Croatie, ce qui est évoqué par les vêtements de Marie. Les tiges d’épines à l’arrière annoncent la passion et le mystère pascal. La mère et l’enfant nous regardent.

Dessins à tracer et à colorier

Nous sommes invités à vivre de l’intérieur la relation de tendresse entre Marie et Jésus.

D’après notre expérience, une des meilleures façons de se plonger dans le vécu de cette rencontre, c’est de la dessiner. Peu importe la manière, quelques traits et un peu de couleur peuvent suffire. Que l’on copie, trace ou colorie un modèle, l’important est de prendre un temps d’intériorité pour se familiariser avec le sujet. Aucun besoin d’avoir de l’expérience, il n’est pas ici question de performance artistique ni d’habileté. C’est une activité de contemplation à laquelle le dessin nous convie.

Vous pouvez utiliser une des images publiées dans cet article comme source d’inspiration, ou consulter les nombreuses images disponibles sur Internet sur le thème « Marie et Jésus », ou encore imprimer les modèles simplifiés ci-dessous pour les tracer et les colorier.

Marie et Jésus d’après une représentation traditionnelle de l’art chrétien en occident, modèle simplifié à tracer et à colorier.
Cliquer sur l’image pour l’agrandir et la sauvegarder!
Une vierge de tendresse d’après une icône traditionnelle, modèle simplifié à tracer et à colorier.
Cliquer sur l’image pour l’agrandir et la sauvegarder!

Pour vivre pleinement le processus de création et d’appropriation des extraits des évangiles, les participants sont invités à se réunir en ligne en petits groupes. Nous offrons au besoin un soutien à la création de groupes (au moyen de rencontres Zoom).

Partager

Nous sommes toutes et tous, quelque soit l’âge et la culture, invités à témoigner de la façon dont nous percevons la relation entre Marie et son fils!
Nous sommes également conviés à librement partager nos images et témoignages directement sur le groupe Facebook « Rencontres avec Jésus-Christ »:
https://www.facebook.com/groups/1330277570759795

Nous écrire pour tout renseignement additionnel ou pour un appui au démarrage d’un groupe!
alecoutedesevangiles@gmail.com

N’oubliez pas de vous abonner tout en bas sur cette page pour rester informés de chaque nouvelle invitation à vivre les « Rencontres avec Jésus »!

Rencontres avec Jésus – Joseph

Marie remettant Jésus entre les bras de Joseph
« Marie remettant Jésus entre les bras de Joseph »
Une oeuvre de l’artiste-peintre québécois Pierre Lussier

Nous sommes invités à une deuxième rencontre avec Jésus, en s’identifiant à Joseph, témoin privilégié de son enfance et de sa vie. En s’inspirant des textes et images de cet article, imaginons ce que nous aurions vécu si nous avions été à la place de Joseph et témoignons-en sous forme d’écrits et d’images!

Plusieurs évangélistes ont parlé de Joseph :

Evangile de Jésus-Christ selon saint Matthieu – Chapitre 1

18 Or, voici comment fut engendré Jésus Christ : Marie, sa mère, avait été accordée en mariage à Joseph ; avant qu’ils aient habité ensemble, elle fut enceinte par l’action de l’Esprit Saint.

19 Joseph, son époux, qui était un homme juste, et ne voulait pas la dénoncer publiquement, décida de la renvoyer en secret.

20 Comme il avait formé ce projet, voici que l’ange du Seigneur lui apparut en songe et lui dit : « Joseph, fils de David, ne crains pas de prendre chez toi Marie, ton épouse, puisque l’enfant qui est engendré en elle vient de l’Esprit Saint ;

21 elle enfantera un fils, et tu lui donneras le nom de Jésus (c’est-à-dire : Le-Seigneur-sauve), car c’est lui qui sauvera son peuple de ses péchés. »

22 Tout cela est arrivé pour que soit accomplie la parole du Seigneur prononcée par le prophète :

23 Voici que la Vierge concevra, et elle enfantera un fils ; on lui donnera le nom d’Emmanuel, qui se traduit : « Dieu-avec-nous »

24 Quand Joseph se réveilla, il fit ce que l’ange du Seigneur lui avait prescrit : il prit chez lui son épouse,

25 mais il ne s’unit pas à elle, jusqu’à ce qu’elle enfante un fils, auquel il donna le nom de Jésus.

Joseph et l’enfant d’après Guido Reni

Evangile de Jésus-Christ selon saint Luc – Chapitre 2

01 En ces jours-là, parut un édit de l’empereur Auguste, ordonnant de recenser toute la terre –

02 ce premier recensement eut lieu lorsque Quirinius était gouverneur de Syrie. –

03 Et tous allaient se faire recenser, chacun dans sa ville d’origine.

04 Joseph, lui aussi, monta de Galilée, depuis la ville de Nazareth, vers la Judée, jusqu’à la ville de David appelée Bethléem. Il était en effet de la maison et de la lignée de David.

05 Il venait se faire recenser avec Marie, qui lui avait été accordée en mariage et qui était enceinte.

06 Or, pendant qu’ils étaient là, le temps où elle devait enfanter fut accompli.

Joseph et L’enfant Jésus d’après une sculpture traditionnelle de l’art chrétien

Evangile de Jésus-Christ selon saint Matthieu – Chapitre 2

(Après le départ des rois mages)

13 Après leur départ, voici que l’ange du Seigneur apparaît en songe à Joseph et lui dit : « Lève-toi ; prends l’enfant et sa mère, et fuis en Égypte. Reste là-bas jusqu’à ce que je t’avertisse, car Hérode va rechercher l’enfant pour le faire périr. »

14 Joseph se leva ; dans la nuit, il prit l’enfant et sa mère, et se retira en Égypte,

15 où il resta jusqu’à la mort d’Hérode, pour que soit accomplie la parole du Seigneur prononcée par le prophète : D’Égypte, j’ai appelé mon fils.

19 Après la mort d’Hérode, voici que l’ange du Seigneur apparaît en songe à Joseph en Égypte

20 et lui dit : « Lève-toi ; prends l’enfant et sa mère, et pars pour le pays d’Israël, car ils sont morts, ceux qui en voulaient à la vie de l’enfant. »

21 Joseph se leva, prit l’enfant et sa mère, et il entra dans le pays d’Israël.

22 Mais, apprenant qu’Arkélaüs régnait sur la Judée à la place de son père Hérode, il eut peur de s’y rendre. Averti en songe, il se retira dans la région de Galilée

23 et vint habiter dans une ville appelée Nazareth, pour que soit accomplie la parole dite par les prophètes : Il sera appelé Nazaréen.

Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible – © AELF, Paris

Joseph et L’enfant Jésus d’après une représentation traditionnelle de l’art chrétien

JOSEPH LE JUSTE : Matthieu 1 – 2
Commentaire de l’Évangile

Par Daniel Cadrin, o.p.

Le rôle de Joseph ressemble à celui de Jean Baptiste et de Marie : préparer la venue de Jésus le Messie. Mais Joseph n’a pas leur panache et leur verbe. C’est un drôle de saint, du genre discret et effacé, et souvent regardé de haut : il prend comme épouse une femme enceinte, il écoute une voix qui lui parle dans ses rêves, et puis il ne parle pas, nulle part dans les Évangiles! Face au message d’un ange, en Luc, Marie réagit : elle pose des questions, elle est bouleversée, elle médite et répond. Et dans les Évangiles, Jean Baptiste va prêcher, dénoncer, douter, proclamer. En regard de ces personnages prestigieux, Joseph a plutôt l’air d’un faire-valoir.

Mais en Matthieu, au moins, Joseph a droit lui aussi à son annonciation (1,20). Et ce qui est dit de lui est loin d’être négligeable : Joseph, fils de David, homme juste (1,19-20). Comme Jean Baptiste, Joseph sert de pont entre l’ancienne et la nouvelle alliance. Et surtout, c’est lui qui assure à Jésus sa descendance de David, trait essentiel pour un Messie (1,12). C’est Joseph qui donne à Jésus le chapeau de David.

Ce Joseph est un homme juste, expression forte dans les Écritures, qui indique une personne qui vit pleinement l’alliance avec le Dieu vivant et avec son peuple, comme Abraham le juste. Au jugement, les bénis qui ont donné à manger, qui ont accueilli et visité, sont appelés des justes (25,37). Les Béatitudes (Mt 5,6) parlent des affamés de justice. Pour Matthieu, dire de quelqu’un qu’il est juste, c’est le plus grand éloge.

Et si Joseph ne parle pas comme Marie et Jean Baptiste, son rapport à la Parole est pourtant très signifiant : il ne parle pas mais il agit! Il fait ce que le messager de Dieu lui demande (1,24; 2,14.21). Dans ces passages, il met en pratique la parole qui vient de Dieu. Il ne se dit pas: je vais y penser, c’est une possibilité, ou je vais mettre sur pied un comité d’étude des propositions célestes. Non, il réagit autrement : il décide, il prend des risques, il s’engage personnellement.

Un autre aspect important de cette figure discrète et qu’on oublie souvent, c’est le rôle de Joseph par rapport à Jésus, son fils. D’abord, il lui donne son nom, Jésus (1,25). Puis, dans la Galilée du premier siècle, après la petite enfance, un garçon reste avec son père; il ne se tient pas avec sa mère. C’est auprès de son père qu’il est initié à la vie sociale, qu’il apprend un métier; c’est son père qui a le rôle premier pour lui transmettre l’héritage moral et religieux.

Ce qui veut dire que Jésus a été marqué par Joseph beaucoup plus qu’on ne le pense, dans ses valeurs, son rôle social, son approche religieuse, pour forger son identité. La fidélité de Jésus à ses options, jusqu’au bout, ce mélange de sagesse et de courage dans sa mission, son attention aux exclus et aux faibles, sont-elles le seul fruit de sa personnalité propre ou de sa filiation divine? Il serait surprenant que Joseph n’ait pas eu un rôle dans tout cela.

De plus, les Évangiles nous présentent l’expérience religieuse de Jésus comme une relation intime avec Dieu, que Jésus appelle Père, Abba, avec affection et grande confiance. Il y a une intensité et une profondeur dans cette relation unique de Jésus, fils de Dieu, à son Père des cieux. Est-ce que cela lui est venu directement du ciel? Peut-être que Jésus a d’abord développé cette confiance, en a fait l’expérience, dans sa relation première avec cet homme obscur, Joseph, dont on sait seulement qu’il était juste, qu’il était capable d’être attentif à la révélation de Dieu dans les Écritures et dans les songes, et qu’il mettait en pratique la Parole.

Images de Joseph :

Joseph est présent dans l’iconographie surtout à partir de quelques scènes des Évangiles de l’enfance de Jésus: la nativité, la fuite en Égypte, la présentation au temple. Vont s’ajouter deux figures du père : Joseph avec l’enfant dans ses bras ; Joseph à son atelier de travail avec Jésus un peu plus âgé.

Dans ces images, Joseph est toujours en relation avec d’autres personnages, surtout Marie et Jésus. Il y a aussi toute une spiritualité de la Sainte Famille, avec son iconographie, qui a été particulièrement populaire au 17e siècle en France et qui a marqué la dévotion en Nouvelle-France. Elle intègre les figures des grands-parents, Anne et Joachim. Mais le culte de Saint Joseph va finalement lui permettre d’exister par lui-même, comme les autres saints. Et il aura droit à sa sculpture ou à sa peinture sans être entouré d’autres figures ou sans n’être lui-même qu’un figurant.

Le culte de saint Joseph est bien implanté au Québec. Plusieurs générations d’hommes canadiens-français ont Joseph comme un de leurs prénoms. C’est à Montréal que se trouve le plus grand sanctuaire qui lui est dédié, l’Oratoire St-Joseph. Le frère André, c.s.c., canonisé en 2010, en fut l’initiateur. On trouve dans cet Oratoire des œuvres de plusieurs artistes québécois et européens.

Voici quelques œuvres montrant Joseph dans les diverses images mentionnées plus haut :

  1. Pierre Lussier, La nativité, 2016. Peintre de Québec, dont plusieurs œuvres se rapportent aux récits bibliques et à l’histoire du Québec. Dans cette scène de la nativité, située dans une grotte, Marie dort paisiblement et Joseph prend soin de l’enfant Jésus avec tendresse. L’enfant est emmailloté (Lc 2,12).

  1. Cerezo Barredo,1997. Ce clarétain espagnol a vécu dans plusieurs pays d’Amérique latine. Il est considéré comme le peintre de la libération. Joseph, Marie et l’enfant sont ici au milieu du peuple.
  1. Fra Giovanni di Fiesole (surnommé Angelico), miniatures de l’Armadio degli argenti, 1452, Musée San Marco, Florence. Détails de la Fuite en Égypte et de la Présentation au Temple. Joseph y apparaît comme un homme digne et solide.
  1. Sylvia Daoust, 1937, couvent dominicain St-Albert-le-Grand, Montréal. Cette sculptrice québécoise (1902-2004) fut une grande pionnière dans son art. Joseph tient l’enfant avec affection et fierté.
  1. Georges de la Tour, Saint Joseph charpentier, c.1642, Musée du Louvre, Paris. Peintre lorrain réputé pour ses lumières et ombres. Joseph en tablier est au travail, avec des outils sur le sol. La lumière vient de la bougie qui est tenue par Jésus l’enfant.
Tableau
  1. Benjamin Constant, Saint Joseph père nourricier du Christ, 1878, Église St-Martin, Villers-sur-Mer, Normandie. Peintre orientaliste qui a séjourné au Maroc. Voici une scène plus rare : Joseph et Jésus sont à l’extérieur, avec un paysage ; proximité entre le père et le fils, côte à côte, qui regardent au loin. Au sol, deux attributs de Joseph (lys, outil).
  1. James Tissot, c.1886-1894, Brooklyn Museum. Ce peintre français a peint la majorité des scènes des évangiles mais aussi des portraits de plusieurs personnages bibliques. Voici un Joseph sympathique dans son atelier de travail.


Dessins à tracer et à colorier

Nous sommes invités à vivre de l’intérieur le vécu de la relation entre Joseph et Jésus.

D’après notre expérience, une des meilleures façons de se plonger dans le vécu de cette rencontre, c’est de la dessiner. Peu importe la manière, quelques traits et un peu de couleur peuvent suffire. Que l’on copie, trace ou colorie un modèle, l’important est de prendre un temps d’intériorité pour se familiariser avec le sujet. Aucun besoin d’avoir de l’expérience, il n’est pas ici question de performance artistique ni d’habileté. C’est une activité de contemplation à laquelle le dessin nous convie.

Vous pouvez utiliser une des images publiées dans cet article comme source d’inspiration, ou consulter les nombreuses images disponibles sur Internet sur le thème « Joseph et Jésus », ou encore imprimer les modèles simplifiés ci-dessous pour les tracer et les colorier.

Pour vivre pleinement le processus de création et d’appropriation des extraits des évangiles, les participants sont invités à se réunir en ligne en petits groupes. Nous offrons au besoin un soutien à la création de groupes (au moyen de rencontres Zoom).

Partager

Nous sommes toutes et tous, quelque soit l’âge et la culture, invités à témoigner de la façon dont nous percevons et vivons notre rencontre avec Jésus au travers du partage de vie entre Joseph et Jésus!

Nous sommes également conviés à librement partager nos images et témoignages directement sur le groupe Facebook « Rencontres avec Jésus-Christ »:
https://www.facebook.com/groups/1330277570759795

ou à les envoyer par courriel avant le 19 novembre à :
alecoutedesevangiles@gmail.com

Nous écrire à cette même adresse courriel pour tout renseignement additionnel ou pour un appui au démarrage d’un groupe!

N’oubliez pas de vous abonner tout en bas sur cette page pour rester informés de chaque nouvelle invitation à vivre les « Rencontres avec Jésus »!

Rencontres avec Jésus – les bergers

L’adoration des bergers d’après Guido Reni

Nous sommes conviés à une première rencontre avec Jésus, en s’identifiant aux bergers qui ont été parmi les tout premiers à le reconnaître. En s’inspirant des textes et images ci-dessous, imaginons ce que nous aurions vécu si nous avions été à la place des bergers et témoignons-en sous forme d’écrits et d’images!

L’extrait des Évangiles

Évangile de Jésus-Christ selon saint Luc, chapitre 2

01 En ces jours-là, parut un édit de l’empereur Auguste, ordonnant de recenser toute la terre

02 ce premier recensement eut lieu lorsque Quirinius était gouverneur de Syrie.

03 Et tous allaient se faire recenser, chacun dans sa ville d’origine.

04 Joseph, lui aussi, monta de Galilée, depuis la ville de Nazareth, vers la Judée, jusqu’à la ville de David appelée Bethléem. Il était en effet de la maison et de la lignée de David.

05 Il venait se faire recenser avec Marie, qui lui avait été accordée en mariage et qui était enceinte.

06 Or, pendant qu’ils étaient là, le temps où elle devait enfanter fut accompli.

07 Et elle mit au monde son fils premier-né ; elle l’emmaillota et le coucha dans une mangeoire, car il n’y avait pas de place pour eux dans la salle commune.

08 Dans la même région, il y avait des bergers qui vivaient dehors et passaient la nuit dans les champs pour garder leurs troupeaux.

09 L’ange du Seigneur se présenta devant eux, et la gloire du Seigneur les enveloppa de sa lumière. Ils furent saisis d’une grande crainte.

10 Alors l’ange leur dit : « Ne craignez pas, car voici que je vous annonce une bonne nouvelle, qui sera une grande joie pour tout le peuple :

11 Aujourd’hui, dans la ville de David, vous est né un Sauveur qui est le Christ, le Seigneur.

12 Et voici le signe qui vous est donné : vous trouverez un nouveau-né emmailloté et couché dans une mangeoire. »

13 Et soudain, il y eut avec l’ange une troupe céleste innombrable, qui louait Dieu en disant:

14 « Gloire à Dieu au plus haut des cieux, et paix sur la terre aux hommes, qu’Il aime. »

15 Lorsque les anges eurent quitté les bergers pour le ciel, ceux-ci se disaient entre eux : « Allons jusqu’à Bethléem pour voir ce qui est arrivé, l’événement que le Seigneur nous a fait connaître. »

16 Ils se hâtèrent d’y aller, et ils découvrirent Marie et Joseph, avec le nouveau-né couché dans la mangeoire.

17 Après avoir vu, ils racontèrent ce qui leur avait été annoncé au sujet de cet enfant.

18 Et tous ceux qui entendirent s’étonnaient de ce que leur racontaient les bergers.

19 Marie, cependant, retenait tous ces événements et les méditait dans son cœur.

20 Les bergers repartirent ; ils glorifiaient et louaient Dieu pour tout ce qu’ils avaient entendu et vu, selon ce qui leur avait été annoncé.

Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible – © AELF, Paris


L’adoration des bergers d’après Giorgione

Commentaire de l’Évangile sur l’Adoration des bergers : Luc 2, 1-20

Une présentation de Daniel Cadrin, un professeur de théologie ayant développé une grande connaissance de l’art pictural chrétien.

Des bergers dans les champs, la nuit, gardant leurs troupeaux: des gens ordinaires dans leur lieu et temps de travail, occupés à leur tâche. Des bergers: à cette époque, des gens qui n’ont pas socialement de prestige, utiles par leur travail mais peu considérés. Une expérience spirituelle forte leur arrive, qui ressemble à celle des disciples de Jésus, plus tard, sur la montagne de la transfiguration: la gloire de Dieu se révèle et ils sont enveloppés de lumière. Ils sont remués intérieurement et bouleversés, saisis d’une grande crainte, comme toute personne vivant une expérience de transcendance, qui les dépasse.

Cette transfiguration des bergers ne se vit pas dans un lieu rare et sacré, mais en plein cœur de leur vie ordinaire, dans les champs. Le messager est l’Ange du Seigneur: la même figure qui apparut à Moïse, alors qu’il gardait lui aussi son troupeau. Mais le plus important, comme dans tout récit de révélation, c’est la Parole. Les bergers sont appelés à aller plus loin que leur première réaction et à entendre une Parole qui annonce la lumière.

Le message est une Bonne nouvelle, littéralement un Évangile. Par-delà et à travers ce récit que nous trouvons poétique ou charmant, c’est une réalité plus profonde, l’essentiel de la foi chrétienne, le kérygme, qui est transmis aux bergers. Que contient-il? Une nouvelle qui est bonne, qui n’est pas une mauvaise nouvelle: cela est plutôt rare de nos jours. La joie est associée à cette annonce, et non seulement pour quelques uns mais pour tout le peuple. Cet événement réjouissant n’est pas ancien dans le passé ou lointain dans l’avenir, mais advient aujourd’hui, au présent. Il est centré non pas sur une brillante idée, un plan bien organisé, ou une morale détaillée, mais sur une personne, qualifiée de Sauveur, Messie, Seigneur.

On s’attendrait ensuite à être conduit dans un lieu prestigieux, où rencontrer un tel personnage. Mais le messager donne un signe très différent de cette attente: un nouveau-né dans une mangeoire, voilà la Bonne Nouvelle! Et celle-ci n’est pas banale, malgré son apparence, car elle engage Dieu lui-même, le ciel et la terre, avec la gloire et la paix. Quel est le secret ou le mystère qui est ainsi dévoilé? Il est simple et radical, profond et éclairant: le Dieu vivant et glorieux est bienveillant, il aime les humains. Cet enfant en est le visage.

Ces dernières années, en Église, nous parlons de mission et d’évangélisation. Le récit des bergers nous offre des pistes fondamentales, à accueillir, explorer et mettre en œuvre. Que font les bergers suite à leur expérience? Il vaut la peine de compléter le récit. Tout d’abord, ils agissent: ils se déplacent et vont vers l’enfant. Et ils le font en se hâtant, comme Marie pour la visitation. Ils trouvent l’enfant et le regardent, temps d’intériorisation et d’approfondissement. Puis, ils ne se contentent pas de rentrer chez eux. Ils deviennent à leur tour des messagers de la Bonne Nouvelle et suscitent l’étonnement chez d’autres. Et la joie continue de les habiter: ils glorifient Dieu, comme les premiers messagers. Le processus d’évangélisation est ainsi suggéré dans toutes ses étapes.

Images de la Nativité :

(Adapté de : Daniel Cadrin, « La Nativité selon Luc en images », Rencontre, CCCM, décembre 2015, p.8-9)

La Nativité selon Luc (2, 1-20) est peu présente dans l’iconographie de l’antiquité chrétienne. C’est l’Adoration des mages, propre à Matthieu (2,1-12), qui domine; d’ailleurs, la fête de l’Épiphanie est longtemps demeurée plus importante que Noël. C’est au Moyen Âge que la Nativité selon Luc prend son envol. Ce motif va se maintenir jusqu’à maintenant. François d’Assise (13e siècle) y a contribué, en popularisant la crèche. Pour regarder ces images, certains éléments demandent notre attention.

Les personnages

Il y a d’abord ceux qu’on trouve dans l’Évangile: Jésus, Marie, Joseph, les anges, les bergers avec leur brebis. D’autres sont ajoutés: le bœuf et l’âne (qui viennent d’Isaïe 1,3), une aidante (surtout dans l’art médiéval), des curieux, une étoile (qui vient de Matthieu), des saints locaux.

Les postures

Dans les œuvres plus anciennes, jusqu’au 14e siècle, Marie est habituellement étendue; l’enfant est placé près d’elle dans un berceau qui peut ressembler à un tombeau (évoquant la suite de l’histoire); Marie a parfois un contact physique avec l’enfant; Joseph est assis, un peu en retrait, avec un air méditatif. Par la suite, Marie va se retrouver agenouillée près de l’enfant; Joseph à genoux ou debout. Le plus étonnant, c’est que l’art ancien, plus symbolique et religieux, est finalement le plus réaliste! Pour une femme qui vient d’accoucher, la position couchée est plus naturelle. Dans l’art plus récent, on trouve une variété de postures: Marie est parfois assise avec l’enfant sur ses genoux ou dans ses bras.

Le lieu

L’Évangile parle de mangeoire ou de crèche, en lien avec une hôtellerie ou une salle d’hôtes. Dans les œuvres anciennes, la scène se passe habituellement dans un espace ouvert, parfois avec un toit, une sorte d’abri ou d’étable; la grotte aussi est présente ou signifiée par des rochers. Tout cela permet de bien montrer la scène. Par la suite, à partir de la fin du Moyen Âge, le lieu pourra garder ces traits mais ressembler davantage à une maison; les ruines feront aussi leur apparition. Des paysages et des villes au loin viendront situer la scène dans un univers plus vaste. Dans l’art récent, on trouve une diversité d’habitats.

Voici quelques œuvres, variées dans le temps et l’espace.

  1. Giotto di Bondone, fresque, 1304-1306, chapelle des Scrovegni, Padoue. Giotto fut un innovateur par son attention aux personnes dans leur aspect plus naturel; il est marqué par la spiritualité franciscaine. Les bergers, à droite, sont tournés vers l’ange.
  1. Fra Giovanni di Fiesole (surnommé Angelico), une des 35 miniatures de l’Armadio degli argenti, 1452, Musée San Marco, Florence. Ce dominicain est le patron des artistes; son art se situe à la frontière du médiéval et de la Renaissance. Les bergers arrivent, à gauche.
  1. Nicolas Poussin, huile sur toile, c.1653, Alte Pinakothek, Munich. Peintre du classicisme, Poussin fut soucieux d’exactitude historique et de rigueur, mais aussi d’une juste expression des sentiments. Dans cette scène, il n’y a pas de bergers mais on voit des parents heureux.
  1. James Tissot, Brooklyn Museum, c.1886-1894. Tissot est un artiste français qui a vécu en Terre Sainte et qui a peint beaucoup de scènes des Évangiles, en étant attentif au contexte et aux lieux. Ici, les bergers sont très expressifs.
  1. Maurice Denis, huile sur toile, 1894, Musée des Augustins, Toulouse. Denis fut engagé dans le renouveau de l’art sacré chrétien. Ici, la scène est située en contexte contemporain. Les brebis sont à l’avant-plan.
  1. Jésus Mafa, c.1975, Cameroun. Jésus Mafa est un collectif qui a produit, pour la catéchèse, une actualisation des récits bibliques en contexte africain. Les bergers arrivent devant une mère souriante.
  1. Crèche, Collège Jean-de-Brébeuf, 1993. Dans cette œuvre faite par des étudiants, les bergers sont des gens de la rue, de diverses origines.
  1. He Qi, Chine, 21e siècle. He Qi est un artiste chinois chrétien qui intègre des traditions asiatiques et des approches contemporaines. Les bergers sont tournés vers l’ange.

Laissons-nous toucher par ces images aussi parlantes que les paroles. Elles nous invitent, avec les bergers, à la joie et à l’ouverture.

Daniel Cadrin, o.p.


Dessins à tracer et à colorier

Nous sommes invités à vivre de l’intérieur la scène des bergers qui découvrent Jésus.

D’après notre expérience, une des meilleures façons de se plonger dans le vécu de cette rencontre, c’est de la dessiner. Peu importe la manière, quelques traits et un peu de couleur peuvent suffire. Que l’on copie, trace ou colorie un modèle, l’important est de prendre un temps d’intériorité pour se familiariser avec le sujet. Aucun besoin d’avoir de l’expérience, il n’est pas ici question de performance artistique ni d’habileté. C’est une activité de contemplation à laquelle le dessin nous convie.

Vous pouvez utiliser une des images publiées dans cet article comme source d’inspiration, ou consulter les nombreuses images disponibles sur Internet sur le thème « l’adoration des bergers », ou encore imprimer les modèles simplifiés ci-dessous pour les tracer et les colorier.

L’adoration des bergers, modèle simplifié à tracer et à colorier d’après Guido Reni.
Cliquer pour agrandir et sauvegarder!

Pour vivre pleinement le processus de création et d’appropriation des extraits des évangiles, les participants sont invités à se réunir en ligne en petits groupes. Nous offrons au besoin un soutien à la création de groupes (au moyen de rencontres Zoom).

L’adoration des bergers, modèle simplifié à tracer et à colorier d’après Giorgione.
Cliquer pour agrandir et sauvegarder!

Partager

Nous sommes toutes et tous, quelque soit l’âge et la culture, invités à témoigner de la façon dont nous percevons et vivons notre rencontre avec Jésus au travers de l’histoire des bergers!

Nous sommes également conviés à librement partager nos images et témoignages directement sur le groupe Facebook « Rencontres avec Jésus-Christ »:
https://www.facebook.com/groups/1330277570759795

ou à les envoyer par courriel avant le 5 novembre à :
alecoutedesevangiles@gmail.com

Nous écrire à cette même adresse courriel pour tout renseignement additionnel ou pour un appui au démarrage d’un groupe!

N’oubliez pas de vous abonner tout en bas sur cette page pour rester informés de chaque nouvelle invitation à vivre les « Rencontres avec Jésus »!