Une nouvelle invitation à rencontrer Jésus, au travers de son interaction avec les marchands installés dans le temple.
AU TEMPLE, ENTRE MÉNAGE ET MÉMOIRE : JEAN 2, 13-22
Évangile de Jésus-Christ selon saint Jean – Chapitre 2
13 Comme la Pâque juive était proche, Jésus monta à Jérusalem.
14 Dans le Temple, il trouva installés les marchands de bœufs, de brebis et de colombes, et les changeurs.
15 Il fit un fouet avec des cordes, et les chassa tous du Temple, ainsi que les brebis et les bœufs ; il jeta par terre la monnaie des changeurs, renversa leurs comptoirs,
16 et dit aux marchands de colombes : « Enlevez cela d’ici. Cessez de faire de la maison de mon Père une maison de commerce. »
17 Ses disciples se rappelèrent qu’il est écrit : L’amour de ta maison fera mon tourment.
18 Des Juifs l’interpellèrent : « Quel signe peux-tu nous donner pour agir ainsi ? »
19 Jésus leur répondit : « Détruisez ce sanctuaire, et en trois jours je le relèverai. »
20 Les Juifs lui répliquèrent : « Il a fallu quarante-six ans pour bâtir ce sanctuaire, et toi, en trois jours tu le relèverais ! »
21 Mais lui parlait du sanctuaire de son corps.
22 Aussi, quand il se réveilla d’entre les morts, ses disciples se rappelèrent qu’il avait dit cela ; ils crurent à l’Écriture et à la parole que Jésus avait dite.
Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible – © AELF, Paris
Commentaire de l’Évangile
Par Daniel Cadrin, o.p.
Dans les Écritures, certains lieux sont privilégiés pour la rencontre du Dieu vivant: la montagne, le désert, la route, mais aussi et beaucoup le temple, la maison de Dieu. C’est au temple de Jérusalem que Dieu se fait présent à son peuple rassemblé; c’est là que la louange et le culte se passent. Jésus le fréquente. Dans ces chroniques, il y a fait diverses rencontres: Siméon et Anne, des maîtres religieux, l’Adversaire, une veuve pauvre, une femme adultère, des Pharisiens, … Cette fois-ci, c’est plus mouvementé et la fête de Pâque est proche. Plusieurs se rendent à Jérusalem pour célébrer au temple en cette occasion, dont Jésus et ses disciples. Jérusalem, le Temple, la Pâque : nous sommes ainsi en plein coeur de la tradition religieuse, de ses lieux et temps sacrés.
À cette époque, la religion, qu’elle soit juive ou païenne, inclut habituellement et d’abord des sacrifices d’animaux dans les temples. Nous ne connaissons plus cette dimension mais elle était alors primordiale. Aux pèlerins, les marchands vendent des bœufs, des brebis, ou des colombes, selon leurs moyens, pour être sacrifiés par les prêtres au temple. Aux visiteurs venant de divers pays avec leur monnaie, les changeurs offrent celle qui est acceptée pour les échanges. Ce lieu est un centre économique actif et vital pour la ville de Jérusalem.
Mais voici que Jésus vient mettre le désordre dans cet univers bien réglé et codé. Comme les prophètes Isaïe et Jérémie, qui critiquaient un culte sans engagement personnel et faussé, Jésus fait le grand ménage. Il chasse tout ce monde et leurs affaires, comme si ce trafic n’avait pas sa place en un tel lieu saint, lieu de la présence de Dieu avec son peuple. Son geste prophétique en est un de purification, mais aussi il préfigure la fin d’une approche religieuse et le début d’un nouvel accès à Dieu. Dans les évangiles synoptiques (Mt 21,12-17; Mc 11, 15-19; Lc 19, 45-48) ce geste est présenté à la fin du ministère de Jésus et il précède sa Passion. Jean le met plutôt au commencement, juste après le premier signe de Jésus, celui de Cana et du vin de l’Alliance nouvelle. Ainsi, on voit au point de départ les enjeux autour de la personne et de l’action de Jésus. Et la scène au temple annonce déjà la finale de l’Évangile : la passion et la résurrection.
Mais il y a plus encore dans ce récit : il nous parle de l’expérience croyante. La foi n’est pas un regard qui voit immédiatement et directement le sens des événements. Elle requiert de faire un lien avec les Écritures, elle fait appel à une mémoire de la Parole. Les disciples se rappellent une parole de l’Écriture (Ps 69,10), qui les aide à saisir l’événement; une autre parole (Za 14, 21) est suggérée dans les propos de Jésus. Par deux fois (v.17, v.22), les disciples se souviennent de la Parole. Cela les fait entrer dans l’expérience croyante. Jésus accomplit des signes, mais ceux-ci en eux-mêmes ne produisent pas la foi. Ils invitent, ils éveillent, ils ouvrent un espace de signification. Mais une autre étape est nécessaire : le travail de mémoire, de rumination et de connections, qui se passe au cœur de chacun. En Jean (12,16; 14,26), c’est l’Esprit qui anime ce mouvement intérieur. On ne peut mieux dire le rôle fondamental des Écritures de la Première et de la Nouvelle Alliance pour relire les événements de nos vies et y découvrir un sens plus profond. Cette lumière de la Parole ouvre notre regard, le rend croyant.
Dans la deuxième partie (v.18), un débat s’ensuit entre Jésus et des responsables religieux. Ils lui demandent quelle est son autorité pour poser un tel geste. La réponse de Jésus, sur le temple détruit et relevé, les déroute. Ils la comprennent de façon littérale, immédiate. Ce malentendu est fréquent en Jean : on le voit avec Nicodème à propos de la naissance (3,4), avec la Samaritaine à propos de l’eau vive (4,11), avec une foule à propos du pain du ciel (6,34), avec Thomas à propos du chemin (14,5), et bien d’autres. Il y a dans ce procédé une pédagogie qui invite les lecteurs à dépasser leur première réaction et à devenir attentifs au mystère de Jésus, de sa présence et de son don.
Cette réponse de Jésus annonce que le vrai Temple du Dieu vivant, le haut-lieu de sa présence parmi son peuple, n’est plus un édifice mais une personne, dans son corps même, mort et ressuscité. Dieu se fait proche dans la croix et la gloire du Verbe fait chair. Et le Christ vivant, uni à tous ses disciples par son Esprit, nous rassemble avec lui en ce Temple. Cela est proche de l’image du Corps du Christ chez saint Paul. La présence de Dieu n’est plus liée à un lieu sacré mais à une personne, le Verbe de Vie, qui a fait sa demeure parmi nous. L’Église est sacrement de la présence de Dieu au cœur de l’univers. Ce signe n’est pas d’abord fait de pierres mais de visages, toutes ces personnes, aux quatre coins du monde, réunies en communautés fraternelles et engagées sur des chemins de passion et de compassion, de passages et de résurrections.
Cette action de Jésus au temple nous ouvre plusieurs pistes de réflexion. Dans quel bagage de mon expérience religieuse aurais-je besoin de faire un peu de ménage? Quelle Parole m’a aidé-e à comprendre un événement, un signe, dans ma vie? De quelle manière, avec qui, pourrais-je chercher à relire mon existence à sa lumière? Ou encore, en quoi les communautés de foi auxquelles je suis lié-e sont-elles Temple du Dieu vivant? Il vaut la peine de se rendre au temple, lieu de rencontres choquantes ou revigorantes : il est maintenant ouvert en tout temps, pour tous.
Images
Les images de la purification du temple se trouvent à toutes les périodes de l’histoire de l’iconographie chrétienne. C’est un récit avec de l’action et plusieurs figurants, ce qui est plus inspirant au plan visuel; en plus, avec des animaux et un site sacré. Il y a même de l’argent qui virevolte!
Jésus en est le centre, brandissant un fouet : il peut être montré comme un maitre, plus solennel, ou un prophète, plus virulent. Il est en mouvement. En ces circonstances dramatiques, son visage peut exprimer, ou non, divers sentiments, de la colère à la détermination. Plusieurs figures sont présentes dans ce récit : les marchands, les changeurs de monnaie, la foule, les chefs religieux, les disciples. Certaines peuvent être privilégiées et d’autres absentes. Elles sont habitées par des réactions de choc ou de peur. Il y a aussi des animaux, les brebis et les bœufs, ainsi que des oiseaux, les colombes; les artistes peuvent être inégalement doués pour les montrer. Cela fait beaucoup de monde, qui sont tous en mouvement!
Il y a aussi les objets associés aux marchands et aux changeurs : table, comptoir, monnaie, cage, outils divers. Le personnage premier de ce récit, en un sens, est le Temple lui-même, puisqu’il s’agit du passage du temple ancien au nouveau temple, le corps de Jésus. Comme lieu de l’action, avec tous ces personnages, le temple peut être montré de façon plus explicite ou plutôt évoqué par des éléments architecturaux. Parfois, il est complètement absent.
Évidemment, par-delà et à travers l’action vigoureuse de Jésus, il est plus difficile de faire voir des éléments centraux du récit en Jean : l’importance du souvenir, de la Parole qui fait relire les événements; le passage du temple de pierres au nouveau temple. Comment les suggérer? La présence des disciples peut y aider.
Voici des images de la purification du Temple, variées par les courants spirituels et artistiques dont elles témoignent, depuis le 6e siècle jusqu’à 2024.
- Miniature, 6e siècle, Évangéliaire de Rossano (Codex Purpureus Rossanensis), Ms EAB 644, Musée diocésain de Rossano, Calabre, Italie. Ce très ancien manuscrit, écrit en grec sur parchemin pourpre, contient les Évangiles de Matthieu et Marc et plusieurs enluminures, de style byzantin, sur la vie du Christ. Originaire d’Antioche de Syrie, il parvint à Rossano au 9e siècle. On voit ici les marchands, chassés, qui s’en vont avec leurs brebis, bœufs et colombes; l’un porte une cage. Les changeurs ramassent leur table et les monnaies, dont certaines sont répandues sur le sol. Jésus, barbu et nimbé, tenant encore le fouet dans sa main gauche, est en discussion avec les chefs religieux. Le temple est évoqué par les colonnes et le toit. Cette miniature comprend tous les éléments du récit, sauf les disciples.
- Miniature, c.998, Évangéliaire d’Otton III, Ms Clm 4456, fol. 119v, Bayerische Staatsbibliothek, Munich, Allemagne. Ce manuscrit enluminé a été réalisé par le scriptorium de l’Abbaye de Reichenau pour Otton III, jeune empereur du Saint-Empire. La figure de Jésus reprend celle fréquente dans l’Antiquité : le jeune homme imberbe avec un nimbe cruciforme. Le fouet est levé dans sa main droite. Quatre marchands et changeurs sont tournés vers lui et le regardent; l’un d’eux porte une cage de colombes; une table est renversée. Deux autres s’en vont avec un bœuf; il semble que les brebis soient déjà sorties du cadre! Le temple est plus élaboré. Le tout sur fonds doré et diversité des couleurs.
- Mosaïque, c.1180-1190, Cathédrale Santa Maria Nuova, Monreale, Sicile, Italie. Cette église comprend plusieurs mosaïques de style byzantin, dont un cycle sur la vie du Christ. Sur fonds doré, Jésus, en Pantocrator, fouet levé dans la main droite, renverse la table des changeurs de la main gauche. Derrière lui, deux disciples, Pierre et Jean, sont témoins de la scène, pouvant se souvenir et faire des liens avec la Parole. Trois figures, dont l’une tient une cage de colombes, nous regardent plutôt que de regarder Jésus : pour nous faire signe? Sur la table, des monnaies et des vases. Les bœufs et brebis sont là, en bas à droite. À l’arrière, le temple et ses colonnes. Tous les éléments du récit sont présents, sauf les chefs religieux.
- Miniature, Psautier doré de Munich, c.1200, Ms Arundel 157, fol. 6v, British Library, Londres, Angleterre. Ce manuscrit a été fait dans un atelier d’Oxford, comme cadeau pour le mariage d’une noble dame, Margaret de Briouze (Braose). Il comprend un grand nombre de miniatures, avec un fonds doré, dont 91 pleines pages. Il témoigne du passage de l’art roman au gothique. Jésus là aussi est posé en maitre, fouet à la main droite et renversant de la main gauche les monnaies sur la table. L’une des trois figures, regardant Jésus, tient dans son manteau celles qui ont échappé à l’attaque. La troisième, regardant dans l’autre direction, tient en mains un objet dont l’identité m’échappe. Seules les brebis sont présentes, sympathiques; l’une d’elle regarde Jésus avec une tendre attention.
- Jan Sanders van Hemessen, 1556, Musée des Beaux-Arts de Nancy, France. Ce peintre flamand, influencé par la renaissance italienne et le réalisme nordique, a travaillé à Anvers, puis à Haarlem à partir de 1550. Ici, dans l’une de ses dernières œuvres, une impression de chaos et de vivacité émerge, grâce aux contrastes des couleurs et des corps tordus. C’est très composé, avec du mouvement et des personnages du peuple. Il y a vraiment beaucoup de monde au temple! Une colombe est visible au centre; au-dessus, une brebis dans les bras d’un homme; un bœuf se trouve en bas à droite. La scène comprend trois temps : à gauche en petit, Jésus discute avec les chefs religieux; à droite, ceux-ci se retirent; au centre se passe l’action. Jésus, en bleu sur les marches, tenant le fouet et dominant le tableau, est concentré et sans expression visible. L’architecture du temple est précise : c’est celle de la cathédrale d’Anvers.
- El Greco, c.1600-1610, National Gallery, Londres, Angleterre. Le peintre grec d’icônes, Domenikos Theotokopoulos, a vécu en Italie et en Espagne, intégrant les nouveaux courants de l’art occidental. Ses œuvres sont très construites, avec des formes élancées. Entre 1565 et 1615, il a fait plusieurs versions de la purification du temple, où l’on peut noter des continuités et des différences, dans le contenu et le style. Celle-ci est plus tardive. Jésus, au regard intense, en plein centre, est entouré de corps et de couleurs qui s’harmonisent. On ne voit pas les animaux à sacrifier et on distingue peu les vendeurs et changeurs. Certaines figures sont bien calmes et occupées à leurs affaires, dans tout ce mouvement. Pierre et Jean sont proches de Jésus. En arrière-plan du temple, la ville et ses édifices; en haut sur les murs du temple, en grisaille, deux scènes de l’Ancien Testament (Adam et Ève chassés du paradis et une autre, avec un fouet levé).
- Valentin de Boulogne, c.1618-1622, Galerie nationale d’Art antique (Barberini-Corsini), Rome, Italie. Ce peintre français a été formé à l’atelier de son père, puis en Italie chez Simon Vouet. Installé à Rome, à l’évidence il fut fortement influencé par Le Caravage : son clair-obscur, ses personnages issus du peuple, son sens dramatique. Ici, pas d’élément architectural, ni d’objets, ni d’animaux, sauf une colombe en haut à droite. Seulement des visages, dans la lumière et l’ombre. Ils sont tous tournés vers Jésus, le regardant avec effroi ou stupéfaction. Celui-ci, au fouet levé, est résolu dans son action, mais ne montre pas d’expression aisément lisible. Dans une œuvre de 1626, sur le même sujet, on retrouve des éléments semblables, mais avec une intensité dramatique et une obscurité plus soulignées.
- Jean-Baptiste Jouvenet, c.1706, Musée des Beaux-Arts de Lyon, France. Originaire de Rouen, cet artiste fut formé à Paris chez Charles Le Brun. Il a réalisé plusieurs travaux pour les institutions et résidences liées à la royauté. Ses œuvres religieuses ont été très admirées à son époque. Nous avons ici une scène très vivante, marquée par le sens des couleurs, la précision du dessin, et la composition complexe qui relie tous les éléments, figures et lieux. Les brebis, bœufs et colombes participent à ce mouvement. Le temple, les édifices et la rue offrent un contexte favorable. Jésus, au fouet levé, est central mais fait partie de la scène sans la dominer. À sa gauche, Pierre et d’autres disciples sont près de lui.
- James Tissot, c.1886-1894, Brooklyn Museum, États-Unis. Ce peintre français, qui a vécu sur place en Terre sainte, est très attentif à l’environnement dans les récits des Évangiles, dont il a illustré un très grand nombre. Nous voyons ici plusieurs colombes qui s’envolent; les brebis et bœufs sont déjà partis! À droite, une longue colonnade avec plusieurs passants et commerçants qui y circulent. À gauche, la main au front, un changeur s’en va avec sa table de service; à droite, des marchands partent avec leurs boites en mains. Il y a aussi des vendeurs de pains et de fruits, inquiets. Jésus est en blanc, selon la coutume de Tissot; mais ici, cette couleur, présente de plusieurs manières, unifie la scène. Le temple est bien montré, de façon plus détaillée.
- Philippe Lejeune, 1992, site apsp-palaiseau.fr (Rétrospective Philippe Lejeune), France. Ce peintre français, mort en 2014 à 89 ans, a été formé aux Ateliers d’art sacré (Maurice Denis, Georges Desvallières). Il a fait des vitraux dans plusieurs églises et a fondé l’École d’Étampes. Son œuvre, entre figuration et abstraction, ou l’inverse, s’inscrit dans une recherche spirituelle d’inspiration biblique. Ici, dans un espace dépouillé, on voit Jésus en blanc, avec un fouet, le regard tourné vers l’intérieur. Deux corps nus sont étendus, un homme et une femme. Une figure en rouge est debout en mouvement; un jeune homme est assis par terre, mi-nu. L’œuvre s’offre comme une énigme à déchiffrer ou invite à nous laisser toucher, quelque part dans notre quête.
- Andrei Mironov, 2012, site artmiro.ru, Russie. Ce peintre russe, iconographe et ancien soldat, est revenu à quelques reprises dans ces chroniques. Son art montre des figures très expressives et tisse plusieurs liens avec les textes bibliques. Ici, Jésus au centre, tête penchée, a une main dans l’ombre et l’autre dans la lumière. À ses pieds, un marchand ramasse l’argent éparpillé. À gauche, des figures qui évoquent l’Ancien Testament. À droite, comme l’indique l’artiste lui-même dans ses commentaires, voici Zachée le mendiant aveugle et la veuve pauvre qui a tout donné; devant elle, un changeur à genoux devant son argent. Des visages avec des expressions diverses; une brebis et aussi deux boucs, un bœuf et trois colombes. La lumière traverse de moitié le mur intérieur du temple.
- Berna, 2024, site évangile-et-peinture.org, Suisse. Les œuvres de Bernadette Lopez, avec leurs couleurs vives et leur élan, couvrent tout le cycle liturgique des dimanches. Le récit en Jean de la purification du Temple est l’évangile du 3e dimanche du Carême de l’Année B. Voici une oeuvre très récente. Tout est en mouvement : les brebis et colombes, les gens, et Jésus lui-même, ainsi que les couleurs. Je suis quelque part dans ce mouvement, troublé ou excité de ce déplacement. Je m’éloigne de quel temple ancien? Pour me rapprocher de quel nouveau temple?
Daniel Cadrin, o.p.
Dessin à tracer et à colorier
Ci-dessous un dessin simplifié à tracer et à colorier, librement inspiré d’une gravure de Julius Schnorr von Carolsfel.

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