C’est moi qui vous ai choisis

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Illustration inspirée d’une peinture de Duccio di Buoninsegna

Évangile selon Saint-Jean, chapitre 15, de 13 à 27

Il n’y a pas de plus grand amour que de donner sa vie pour ceux qu’on aime.
Vous êtes mes amis si vous faites ce que je vous commande.
Je ne vous appelle plus serviteurs, parce que le serviteur ne sait pas ce que fait son maître; mais je vous appelle mes amis, car tout ce que j’ai entendu de mon Père, je vous l’ai fait connaître.
Ce n’est pas vous qui m’avez choisi, mais c’est moi qui vous ai choisis et qui vous ai établis, pour que vous alliez et que vous portiez du fruit, que votre fruit demeure, et que le Père vous accorde ce que vous lui demanderez en mon nom.
Ce que je vous commande, c’est de vous aimer les uns les autres.
Si le monde vous hait, sachez qu’il m’a pris en haine avant vous.
Si vous étiez du monde, le monde aimerait ce qui lui appartiendrait en propre. Mais parce que vous n’êtes pas du monde, puisque mon choix vous a tirés du monde, à cause de cela, le monde vous hait.
Souvenez-vous de la parole que je vous ai dite; Le serviteur n’est pas plus grand que le maître. S’ils m’ont persécuté, ils vous persécuteront, vous aussi; s’ils ont gardé ma parole, ils garderont aussi la vôtre.
Mais ils vous feront toutes ces choses à cause de mon nom, parce qu’ils ne connaissent pas celui qui m’a envoyé.
Si je n’étais pas venu, si je ne leur avais pas parlé, ils n’auraient pas de péché; mais maintenant leur péché est sans excuse.
Celui qui me hait, hait aussi mon Père.
Si je n’avais pas fait au milieu d’eux ces œuvres que nul autre n’a faites, ils n’auraient pas de péché; mais maintenant ils ont vu, et ils sont remplis de haine contre moi et contre mon Père.
Mais c’est pour que s’accomplisse la parole qui est écrite dans leur Loi : Ils m’ont haï sans raison.
Lorsque viendra le Paraclet que je vous enverrai d’auprès du Père, l’Esprit de vérité qui procède du Père, il me rendra témoignage.
Et vous aussi, vous témoignerez, parce que vous êtes avec moi depuis le commencement.

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 Commentaires

 « C’est moi qui vous ai choisis. » Jean 15, 13-27

Merci Jésus pour nous avoir choisi comme tes amis. Donne nous de rester fidèle à cette amitié.
A Noël tu avais déjà fait de nous tes frères et sœurs. Donne nous de rester dans la même famille. Et puisque nous sommes tes frères, tes sœurs, tes amies et amis, nous voulons porter la croix et te suivre au calvaire pour ressusciter à Pâques avec Toi.

Pierre-Damien

« C’est moi qui vous ai choisis. »  Contempler longuement ce choix durant les jours saints fut pour moi une joie profonde.  Être choisis par le Christ ressucité pour porter du fruit et un fruit qui demeure.  Celui de l’amour qui vient de la présence de son Esprit, son cadeau de Pâques. Et avec Lui, être au cœur du monde, l’instrument de sa tendresse.

Fernande

 » C’est moi qui vous ai choisis  » Seigneur, ça vient confirmer la phrase qui dit, dès le sein de ma mère tu m’avais choisi, et j’aimerais tellement continuer le oui de ma mère qui nous a uni dans la foi. C’est toute la loi de vie qui nous est transmis par « aimez-vous les uns  les autres. » Seigneur comme elle est difficile à appliquer, tu connais ma faiblesse mais tu m’as choisi pareil, t’as surement espéré qu’un jour je te serais agréable afin de partager ton royaume….

Mariette

Choisis, nous le sommes. Amis, vraiment?  Ce n’est pas du jour au lendemain que j’ai accepté de recevoir en profondeur cette affirmation de Jésus. Il aurait été plus facile – en apparence – de ne pas entrer à fond dans cette relation privilégiée. Le serviteur fait bien son travail mais entre-t-il vraiment dans les sentiments de son maître? « Je vous appelle amis ». Quelle affirmation si étonnante, mais si merveilleuse.

En écho à cette parole méditée dans la joie, les Psaumes 21 et 37, proposés le Vendredi- saint, font entendre la plainte du juste méprisé, bafoué, qui dit à son Dieu : « ne sois pas loin de moi », « ne m’abandonne pas ». Jésus a prié avec ces mots-là. Il me les fait entendre encore : amie, ne sois pas loin, reste proche pour comprendre les désirs de mon cœur, pour partager ma soif et mon désir de faire de tous des amis, des gens qui partagent ce que j’entends de mon Père et qui portent du fruit, beaucoup de fruit.

Gisèle

Seigneur, grand est mon désir de faire partie de tes amis; je te demande donc de m’apprendre à faire ce que tu nous commandes. Ne crains pas de prendre les moyens nécessaires pour cela se fasse. Je fais mienne cette prière de Saint-Ignace de Loyola :  » Prenez, Seigneur, ma liberté en plénitude. Mémoire, intelligence et volonté, acceptez en le don total. Tout ce que j’ai et possède me vient de votre largesse. Tout cela je vous le livre pour que vous le gouverniez absolument à votre gré. Donnez-moi seulement l’amour et votre grâce; car alors je suis riche et ne demande rien de plus. »

C’est toi qui nous choisit, c’est vrai. Comment aurais-je pu te choisir avant que tu te fasses connaître et aimer au temps de la détresse ? Tu es bien venu le premier à ma rencontre et c’est toi le fidèle et le patient, lorsque mon regard fuit le tien qui veille dans le regard de mes frères. C’est en eux que je te crains.

Si tu ne t’étais approché lorsque j’étais au loin, si loin que de là-bas, ta Parole était si mal entendue qu’elle n’atteignait pas la terre fertile de mon cœur; je serais maintenant parmi ceux qui  tournent en dérision ta croix, voire qui te haïssent. Par ton amitié, rend-moi digne de porter là-bas ton amour, si discrètement qu’il puisse pénétrer ce qui est impénétrable par un autre que toi qui, seul, délivre l’âme opprimée, même révoltée.

Que l’Esprit de Vérité veille sur tes amis, à fin que nul autre que toi soit glorifié en chaque âme délivrée.

Pierrette


« C’est moi qui vous ai choisis »
dit Jésus. Par ces paroles,  Jésus a dégonflé l’ego de ses disciples en les faisant prendre conscience qu’ils ont été choisis pour une mission bien spéciale et qu’ils ne peuvent rien faire de par eux-mêmes sans l’aide de l’Esprit-Saint. C’est la grâce de l’Esprit qui va s’opérer en eux pour qu’ils puissent rendre témoignage de tous ce qu’ils ont vu et entendu. Il leur dit que la magie s’opère à une condition : c’est de vous aimer les uns les autres. Sans l’Amour nous ne pouvons pas rallumer le feu sacré de Jésus sur la terre.

« C’est moi qui vous ai choisis » dit Jésus.Ces paroles me font frémir intérieurement parce que nous qui avons accepté de suivre le Christ, ne pouvons tirer aucune gloire de sa grâce parce que nous avons été choisis par Lui pour porter la bonne nouvelle aux pauvres et témoigner de l’Amour et de la miséricorde de Dieu. C’est l’Esprit qui nous révèle l’Amour du Père. C’est l’Esprit qui nous révèle les écritures et la connaissance de Dieu. C’est l’Esprit qui nous révèle l’univers visible et invisible. C’est l’Esprit qui enlève le voile de nos yeux pour que nous voyions Dieu en tout et partout. C’est l’Esprit qui nous fait voir la beauté de l’être humain et la beauté du monde.  C’est l’Esprit qui nous fait goûter à la paix et la joie intérieure.  C’est l’Esprit qui nous anime et nous propulse vers les autres. C’est l’Esprit qui fait de nous  les témoins du Christ Ressuscité. Oui, l’Esprit de Dieu nous habite et nous ne pouvons pas nous enorgueillir de cette grâce parce qu’elle nous a été donné par amour pour que nous portions du fruit. C’est une grâce qui nous rend humble et nous ouvre à l’univers entier. Tout don reçu par amour doit être donné gratuitement par amour.

Mon Seigneur et mon Dieu,
Merci de m’avoir choisie telle que je suis pour porter du fruit,
Un fruit qui demeure grâce à ton amour.
Dessaisie moi de mon ego qui me rattache  au monde  de la vanité.
Renouvelle en moi Ton Esprit de sainteté et de lumière.
Ouvre mon cœur à l’amour fraternel et universel.
Fais que je Te voie Seigneur en tout et partout et garde moi dans l’humilité.
Révèle-moi les mystères du monde visible et invisible pour que
Je puisse témoigner de ta résurrection.
Fais-moi demeurer dans Ton amour.

Karine

 

« Ce n’est pas vous qui m’avez choisi, mais c’est moi qui vous ai choisis et qui vous ai établis, pour que vous alliez et que vous portiez du fruit, que votre fruit demeure, et que le Père vous accorde ce que vous lui demanderez en mon nom. »

Je le vois bien, Seigneur, qu’il n’est pas possible de te choisir de nous-même. Je vois aussi que même déjà choisis par toi – puisque tu nous choisis tous à un moment ou un autre – nous nous retrouvons trop souvent à fuir loin de toi et prêts à te renier pour un oui ou pour un non… et cela m’inquiète certaine nuit lorsque je voudrais que tous, nous te suivions envers et contre tout.
Mais tu nous as dit que le Père nous accorde ce que nous demandons en ton nom; alors en ton nom, je demande que chacun de nous réponde résolument présent à ton appel, puisque tu es venu pour nous sauver tous.
Je sais que ma prière est soumise au libre arbitre  de chaque personne qui est respecté par ton amour, mais je sais aussi par expérience que lorsque tu nous envoies ton Esprit Saint, nous ouvrons nos yeux à ta vérité… et nous ouvrons notre cœur à  ton amour transfigurateur. Alors je t’en prie, dans ta miséricorde infinie, envoie sans cesse en chacun de nous ton Esprit Saint, et que tous et chacun nous soyons guéris de la maladie du sommeil. Comme tu l’as fait pour Lazare, je te le demande : « Viens nous réveiller, viens nous sortir de notre tombeau! »

Alors, fort de Ton Amour, nous pourrons nous aimez les uns les autres.

Alors, rempli de Ton Esprit, nous témoignerons de Toi et de Ton Royaume qui – même s’il n’appartient pas à ce monde – est  au cœur de ce monde… et au cœur de chacun.
Alors, espérant contre toute espérance, nous pourrons porter ton œuvre malgré tout ce qui se met au travers du chemin… les vents contraires, les obstacles et autres adversités.

Michaël

« Il n’y a pas de plus grand amour que de donner sa vie pour ceux qu’on aime. »

Quel amour! Je me demande combien de nous serions prêts à donner notre vie pour celui qu’on aime… je ne suis pas sûre…

« Vous êtes mes amis si vous faites ce que je vous commande. »

Combien d’entre nous sommes les amis de Jésus? J’aimerais bien l’être mais je ne crois pas le mériter vraiment…

« Ce que je vous commande, c’est de vous aimer les uns les autres. »

C’est tellement difficile de s’aimer les uns les autres. Le moi est devenu tellement fort qu’aujourd’hui on dit:  » il faut que je pense d’abord en moi et pour les autres après on verra »

Rosa

« Ce que je vous commande, c’est de vous aimer les uns les autres. » J’en reviens sans cesse à ce petit commandement d’amour mutuel, parce qu’il m’apparaît incontournable. Incontournable parce qu’il tellement simple qu’il est impossible de faire semblant qu’on ne l’a pas entendu ou pas compris. L’amour, c’est de l’amour, et non de la haine. Incontournable parce qu’à la pratique il se révèle tellement impossible à véritablement actualiser par notre seule volonté qu’on ne peut plus faire autrement que d’en appeler à Celui qui l’a pleinement incarné pour qu’il vienne à notre aide. Seigneur, apprends nous à aimer, dans le don et le pardon, sans attentes ni calcul, comme tu nous as nous-mêmes aimés!

Nénuphar

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140413-Moi-qui-vous-ai-choisis

Je suis la vraie vigne

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Illustration inspirée d’une icône

Évangile selon Saint-Jean, chapitre 15, de 1 à 12

 Je suis la vraie vigne, et mon Père est le vigneron.
Tout sarment qui, en moi, ne porte pas de fruit, il l’enlève; et tout sarment qui porte du fruit, il l’émonde, afin qu’il en porte davantage. Déjà, vous êtes purs, grâce à la parole que je vous ai dite.
Demeurez en moi, comme moi en vous. De même que le sarment ne peut de lui-même porter du fruit, s’il ne demeure uni à la vigne, ainsi vous ne le pouvez non plus, si vous ne demeurez en moi.  
Je suis la vigne, vous êtes les sarments. Celui qui demeure en moi, et en qui je demeure, celui-là porte beaucoup de fruits; car séparés de moi, vous ne pouvez rien faire.
Si quelqu’un ne demeure pas en moi, il est jeté dehors, comme le sarment, et il se dessèche. Les sarments secs, on les ramasse, on les jette au feu, et ils brûlent.
Si vous demeurez en moi, et que mes paroles demeurent en vous, demandez tout ce que vous voulez, et cela vous sera accordé. 
C’est la gloire de mon Père que vous portiez beaucoup de fruits, et que vous soyez mes disciples.
Comme le Père m’a aimé, moi aussi je vous ai aimés. Demeurez dans mon amour.
Si vous gardez mes commandements, vous demeurerez dans mon amour, comme moi-même j’ai gardé les commandements de mon Père, et comme je demeure dans son amour.

Je vous ai dit cela pour que ma joie soit en vous, et que votre joie soit parfaite. 
Voici mon commandement : Aimez-vous les uns les autres comme je vous ai aimés. 

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Commentaires

« Demeurez en moi, comme  moi en vous. » Le verbe ‘demeurer’ revient neuf fois dans ce court passage de St Jean, comme un écho, une invitation pressante de Jésus: demeurer, demeurez,  demeure, demeurent, demeurez, demeurent, demeurez, demeurerez, demeure.  Un présent, un futur, comme pour nous indiquer la source intérieure d’où jaillit l’amour avec lequel nous pouvons aimer surtout lorsque, comme Jésus dans sa passion, nous vivons le rejet, le mépris, l’humiliation, l’isolement, la trahison, l’abandon, la douleur extrême.  « Demeurez en moi », le secret intime de Jésus.

Fernande

 » Et tout sarment qui porte du fruit, il l’émonde afin qu’il en porte d’avantage  » Seigneur c’est vrai, j’espère porter du fruit autour de moi et en moi mais l’émondage est angoissant. Jeter mes branches qui semblaient mortes fait surgir les parasites d’orgueil, de jalousie, de possession, de  tristesse, qui sont établis depuis longtemps et refusent l’évacuation, ils se cramponnent. Seigneur l’amputation fait mal, mais je te sais amoureux de moi, dépose un baume sur mes plaies béantes afin que le fruit tant attendu s’éclate en cette veille de Pâques…

Mariette    

Ô Seigneur, est-ce l’obéissance à ton commandement : « Aimez-vous les uns les autres, comme je vous ai aimés » qui nous permet de demeurer en toi  et que tu demeures en nous ?   Mais comment pourrai-je obéir à ce commandement si tu ne demeures en moi et moi en toi ? Tu l’as dit : « séparés de moi, vous ne pouvez rien faire ».
Tout t’appartient puisque de ma misère même je ne peux rien faire si ce n’est te l’offrir, ou plutôt te la rendre et qu’à la demande de notre Mère, tu la pares de quelque vertu !

Pierrette

« Je vous ai dit cela pour que ma joie soit en vous, et que votre joie soit parfaite. » Tant de recettes du bonheur nous sont proposées aujourd’hui (comme à toutes les époques, d’ailleurs)! Et il semble de plus en plus en vogue d’explorer et de trouver soi-même sa propre recette, pour « son propre bonheur ». Facile de tomber dans le panneau. Et pourtant! Nous n’avons jamais connu autant de détresses, de solitude de notre côté de la planète qu’en ces jours plutôt sombres. J’ai cette conviction profonde que l’être humain est foncièrement un être social, ne pouvant vivre que pour se fabriquer son propre bonheur!! Merci Seigneur de non seulement nous inviter à vivre une joie parfaite, mais de nous donner aussi le chemin pour y parvenir: « Voici mon commandement : Aimez-vous les uns les autres comme je vous ai aimés. » Seigneur, je te demande la grâce de pouvoir aimer chacun de frères, chacune de mes sœurs comme tu nous as aimés. Merci de me, de nous donner de goûter à Ta Joie!

Solane

Seigneur, à la lecture de cet extrait de l’évangile, je ne puis que confesser que ta Parole est vérité, entière et inaltérable vérité.

Il est vrai que loin de ta vigne je me dessèche et que séparé de toi je ne peux rien faire. Que ma prétention et mon orgueil à croire le contraire se taisent à jamais!

Il est vrai que seule ta Parole, ton verbe, me purifie, mes propres efforts restant vains sans celle-ci!

Il est vrai que seul ton amour porte véritablement fruit, lorsque je trouve refuge en toi et que je te laisse toute la place, t’accueillant tout entier en moi, avec confiance et abandon!

Et il est vrai que ce commandement tout petit, « Aimez-vous les uns les autres comme je vous ai aimés », prêt à porter et à utiliser en toutes circonstances, résume a ce point tous les autres qu’il me devient inexcusable de l’oublier.

Seigneur, fais que je demeure dans ton amour comme tu n’as cessé de demeurer dans celui du Père, et émonde en moi tout ce qui conduit à la mort afin que ma seule joie soit la tienne!

Nénuphar

« Celui qui demeure en moi, et en qui je demeure, celui là porte beaucoup de fruits; car séparés de moi vous ne pouvez rien faire. » Ce que je ressens en lisant ceci c’est que dès que je me sépare de Dieu par la pensée compulsive, le besoin de contrôler, d’imposer ma volonté, de vouloir prévoir, je me sépare de la Source de paix à laquelle je suis connectée. Tous mes efforts sont inutiles. Je me tourmente, je m’absente du moment présent et je peux souvent nuire au cours des choses.  C’est comme si nous devenons vides, inutiles. Tout ce qui m’éloigne de cette Source, doit être identifié en moi afin que je puisse demeurer avec le Christ.

En regardant bien en face les domaines de ma vie, les déclencheurs qui me donnent l’illusion que je peux, « le sarment », faire des fruits seule, je me rapproche du tronc de Vie. La possibilité de briser l’illusion donne le sens à la phrase:  » Déjà, vous êtes purs, grâce à la parole que je vous ai dite.  »

En acceptant de se regarder humblement. En restant proche de Lui, on peut Aimer son prochain comme soi-même, car nous connaissons nos faiblesses et nous reconnaissons que les autres sont aussi parfois dans leurs faiblesses. Et à la fois nous savons qu’Il est la sève qui rend les fruits possibles et qu’Il nous unit tous. Sachant qu’Il nous libère dès qu’on lui cède la place, et à tout moment. Nous pouvons aimer et avoir confiance en cette présence divine en nous et en notre prochain.

Céline

Jésus nous donne la recette du bonheur  pour que notre joie soit parfaite. Il nous dit : « Si vous gardez mes commandements, vous demeurerez dans mon amour. Demeurez en moi et que mes paroles demeurent en vous pour que vous portiez beaucoup de fruits. Demeurez dans mon amour et aimez-vous les uns les autres comme je vous ai aimés. Demandez tout ce que vous voulez et cela vous sera accordé. Je vous ai dit cela pour que ma joie soit en vous et que votre joie soit parfaite. »

Voilà le chemin qui nous conduit au bonheur et à la joie parfaite. Jésus nous propose  un mode de vie si simple mais compliqué pour ceux et celles qui  affectionnent les choses de la terre. En affectionnant les choses de la terre, nous nous éloignons de l’Amour de Dieu et nous fermons la porte à la grâce qui nous est offerte. Si quelqu’un ne demeure pas en moi il se dessèche, nous dit Jésus. En effet, cette personne ne peut goûter la paix et la joie intérieure qu’Il nous donne parce que sa poursuite du bonheur matériel l’entraîne dans un spiral imbibé de son ego,  de colère, d’animosité, de compétition, de cupidité, de calomnie, de mensonge et de toutes les vices qui ne laissent  plus de place dans son cœur pour  une relation d’amour et d’intimité avec Jésus. Cette personne ne compte que sur elle-même, sur les forces de l’ego qui créent le chaos intérieur et une aliénation de l’être spirituel.

Jésus, me voici devant Toi.

Seule, je ne puis rien faire parce que je ne recherche que les biens de la terre.

Ouvre mon cœur à Ta Parole de Vie et aux choses d’en haut.

Viens habiter en mon cœur pour que je recherche ton royaume de justice et de paix.

Unifie-moi à Toi qui es  la Source de Vie, la vraie vigne.

Enlève en moi tout sarment qui me gonfle d’orgueil et m’empêche de Te voir et d’aimer les autres.

Purifie-moi  pour que je puisse porter beaucoup de  fruits.

Prends possession de mon être tout entier et enivre-moi de Ton amour.

Aide-moi à aimer comme Toi avec un regard de compassion et d’amour.

Donne-moi Ta joie, cette joie intérieure qui assouvit ma soif de bonheur.

Karine

Non seulement nous sommes de simples sarments…
qui ne peuvent  être réellement vivants sans être solidement branchés en Jésus-Christ,
qui ne peuvent porter du fruit sans être résolument ouverts à sa vie et à sa grâce,
mais en plus, si nous portons du fruit, nous devons accepter d’être soumis à l’émondage du Père.

À première vue, ce n’est pas vraiment rassurant, et pourtant…

aussitôt que nous participons à la joie de la sève qui circule au travers de chaque sarment,
au miracle du fruit qui se donne et se redonne sans cesse,
à la paix profonde d’être réunis en un seul corps sans rien perdre de son unicité personnelle…
nous sommes les premiers à en appeler à l’émondage du Père, afin d’être plus ouvert à l’incarnation de Son Amour qui est Voie, Vérité et Vie.

Alors en réponse à son commandement qui nous dit : « Aimez-vous les uns les autres comme je vous ai aimés », nous ne voudrons Lui demander rien de plus que Son Amour, lequel ne se reçoit qu’en se donnant inconditionnellement à tous et à chacun sans exception, en Lui, par Lui et avec Lui. Et cela nous sera accordé, assurément.

Michaël

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140406-Je-suis-vraie-vigne

Je ne vous laisserai point orphelins

 

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 Évangile selon Saint-Jean, chapitre 14, de 14 à 29

Si vous me demandez quelque chose en mon nom, je le ferai. 
Si vous m’aimez, vous garderez mes commandements.
Et moi, je prierai le Père, et il vous donnera un autre Paraclet, pour qu’il soit toujours avec vous;
c’est l’Esprit de vérité, que le monde ne peut recevoir, parce qu’il ne le voit point et ne le connaît point; mais vous, vous le connaissez, parce qu’il demeure au milieu de vous; et il sera en vous.
Je ne vous laisserai point orphelins; je viendrai à vous.
Encore un peu de temps, et le monde ne me verra plus; mais vous, vous me verrez vivant, et vous vivrez aussi.
En ce jour-là, vous connaîtrez que je suis en mon Père, et vous en moi, et moi en vous.  Celui qui a mes commandements et qui les garde, c’est celui-là qui m’aime; et celui qui m’aime sera aimé de mon Père; et moi je l’aimerai et je me manifesterai à lui. » 

Judas, non pas l’Iscariote, lui dit : « Seigneur, comment se fait-il que tu doives te manifester à nous, et non au monde? »
Jésus lui répondit : « Si quelqu’un m’aime, il gardera ma parole, et mon Père l’aimera, et nous viendrons à lui, et nous ferons chez lui notre demeure.
Celui qui ne m’aime pas ne garde pas mes paroles. Et la parole que vous entendez n’est pas de moi, mais du Père qui m’a envoyé. 

Je vous ai dit cela pendant que je demeure avec vous.  
Mais le Paraclet, l’Esprit-Saint, que le Père enverra en mon nom, lui, vous enseignera tout et vous rappellera tout ce que je vous ai dit. 
Je vous laisse la paix, je vous donne ma paix; je ne la donne pas comme la donne le monde. Que votre cœur ne se trouble point et ne s’effraie point. 
Vous avez entendu que je vous ai dit : Je m’en vais, et je reviens à vous. Si vous m’aimiez, vous vous réjouiriez de ce que je vais au Père, car le Père est plus grand que moi. 
Je vous ai dit ces choses maintenant, avant qu’elles n’arrivent, pour qu’au moment où elles seront arrivées, vous croyiez.

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Commentaires

 Quelle joie circule au fil de ces versets, une joie à couper le souffle, un bain de vérité et d’amour. Une avalanche de dons qui ne sont conditionnés que par la circulation de l’amour bondissant à travers le monde. Pas de place pour le doute ou la tiédeur tant que la main ne se ferme pas, tentant de garder pour elle ce que rien ne peut contenir mais qui contient tout, l’amour. Tapissons notre cœur avec ces paroles afin qu’elles résonnent dans toutes les parties de notre corps et que tout ce qui est endormi se réveille. Il y a là déjà un parfum de résurrection.

Pierrette

 

 » Si quelqu’un m’aime, il gardera ma parole « . Seigneur ce n’est pas toujours facile de suivre ta parole. Ça demande beaucoup de discernement et je sais bien que j’en ai peu. … pourtant j’ t’aime…  Garder tes commandements, tu devrais entendre ce qui se dit autour de moi, …des commandements, c’est quoi ça? Je sais que le plus grand c’est de s’aimer les uns les autres, même celui-ci aussi ne semble plus tenir la route, Seigneur , tu me dis qu’un jour je te verrai vivant , c’est cette paix que j’attends au nom de  l’Esprit Saint afin de ne plus être effrayée dans le monde ou je vis …

Mariette   

 

Merci seigneur de ton amour si grand, de ton souci constant de ne pas nous laisser seuls ou nous abandonner à notre triste sort… Il est pourtant si facile de l’oublier, et de me croire seul, au milieu de cette noirceur parfois si dense, qui m’entoure ou m’habite ! La solitude et la noirceur sont un des grands fléaux de notre époque !  Stp Seigneur, donne-nous la grâce de t’aimer et de garder ta parole. Fais de nous ta demeure et donne-nous d’incarner et d’apporter ta présence à tous ceux qui croisent notre route!

Solane

 

Miracle : Depuis que l’Esprit de vérité, que nul ne pouvait recevoir ni reconnaitre parce qu’invisible aux yeux de l’homme, depuis que cet Esprit de vérité s’est incarné au beau milieu de nous, de notre collectivité humaine, il demeure aussi en nous, au beau milieu de chacun d’entre-nous. Entièrement présent et disponible sans jamais s’imposer, il prend forme et s’incarne dans le cœur de celui qui l’accueille et l’aime. Trop simple pour la raison, merveille des merveilles pour qui veille! Alléluia!

Nénuphar

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« Si vous me demandez quelque chose en mon nom, je le ferai. »

Si je demande quelque chose en Son Nom, oui, il le fait… à condition donc que ce ne soit  pas en mon nom, pas au nom de mon petit moi, de mes petits besoins personnels, ni même au nom de mes grandes vues sur le bien être de mon prochain… mais bien en Son Nom « Dieu sauve », en adhérant entièrement à Son Amour… au point que c’est Son Amour qui demande au travers de nous, et Son Amour qui répond à la demande comme et quand Il le veut.

« Celui qui a mes commandements et qui les garde, c’est celui-là qui m’aime; et celui qui m’aime sera aimé de mon Père; et moi je l’aimerai et je me manifesterai à lui. »

Si on ne s’ancre solidement à Son Amour, Il ne peut se manifester à nous, puisque sa relation est une relation d’Amour.

L’aimer véritablement, concrètement, c’est aimer sa parole et ses commandements… et les garder comme part de son amour…

L’aimer, c’est ouvrir espace intérieur pour recevoir le Père dans le Fils, et le Fils dans le Père…

L’aimer, c’est déjà recevoir L’Esprit Saint qui est Amour et qui témoigne pour nous sans cesse de l’amour du Père et du Fils…

« …l’Esprit-Saint, que le Père enverra en mon nom, lui, vous enseignera tout et vous rappellera tout ce que je vous ai dit. »

Michaël

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« Je ne vous laisserai pas orphelins. Je viendrai à vous. Je prierai le Père, et il vous donnera un autre Paraclet, pour qu’il soit toujours avec vous; c’est l’Esprit de vérité, que le monde ne peut recevoir… En ce jour-là, vous connaîtrez que je suis en mon Père, et vous en moi, et moi en vous. Celui qui a mes commandements et qui les garde, c’est celui-là qui m’aime; et celui qui m’aime sera aimé de mon Père; et moi je l’aimerai et je me manifesterai à lui. »

Quelle belle promesse de Jésus à ses disciples et à toute personne qui prend le temps de Le connaître et de l’aimer. Il nous demande de garder  en nos cœurs ses commandements : Aimer Dieu de tout son cœur, de toute son âme,  de tout son esprit et de toute sa force; aimer son prochain comme soi-même. L’Amour, voilà la condition sine qua non pour que Jésus se manifeste. Il nous faut cette relation d’amour avec Jésus pour qu’Il se manifeste;une relation personnelle et intime avec Lui. Je ne vous laisserai pas orphelins nous dit-il. Il nous enverra l’Esprit-Saint, l’Esprit de vérité pour réaliser que le Père, le Fils et l’Esprit ne font qu’Un et que cette dimension trinitaire vit en chacun, chacune de nous qui garde sa Parole et la met en pratique. Jésus nous laisse Sa paix non pas comme la donne le monde afin que notre cœur ne se trouble point devant les calamités et les déceptions de la vie. Qui donc est Dieu pour nous aimer ainsi?

Ô Jésus, Fils du Dieu Vivant! Merci.

Merci Jésus de prendre soin  de moi et de  veiller sur moi.

Renouvelle en moi, Ton Esprit.

Enracine-moi dans Ta Parole.

Donne-moi de t’aimer plus que tout.

Fais-moi demeurer dans Ton Amour.

Illumine les chemins qui me conduisent à Toi.

Manifeste-toi, Seigneur, pour que je Te reconnaisse aussi  en mes frères et sœurs.

Aide-moi à  marcher dans Tes pas et

Fais de moi un instrument de paix, d’amour et d’espérance.

Karine

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Celui qui m’a vu a vu le Père

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Illustration inspirée d’une mosaïque de la cathédrale de Cefalù en Sicile

Évangile selon Saint-Jean, chapitre 14, de 1 à 13

« Que votre cœur ne se trouble point! Vous croyez en Dieu, croyez aussi en moi.
Dans la maison de mon Père, il y a de nombreuses demeures; s’il en était autrement, je vous l’aurais dit; je vais vous  préparer une place.
Et lorsque je m’en serai allé et que je vous aurai préparé une place, je reviendrai, et je vous prendrai avec moi, afin que là où je suis, vous aussi, vous soyez.
Et là où je vais, vous en savez le chemin. »
Thomas lui dit : « Seigneur, nous ne savons pas où tu vas. Comment donc en saurions-nous le chemin? »
Jésus lui dit : « Moi, je suis le Chemin, la Vérité et la Vie; nul ne vient au Père sinon par moi.
Si vous me connaissez, vous connaîtrez aussi mon Père. Dès à présent, vous le connaissez et vous l’avez vu. »
Philippe lui dit : « Seigneur, montre-nous le Père, et cela nous suffit. »
Jésus lui répondit : « Il y a si longtemps que je suis avec vous, et tu ne me connais pas, Philippe? Celui qui m’a vu a vu le Père. Comment peux-tu dire : « Montre-nous le Père »?
Ne crois-tu pas que je suis dans le Père, et que le Père est en moi? Les paroles que je vous dis, je ne les dis pas de moi-même : le Père qui demeure en moi fait lui-même ses œuvres.  
Croyez-moi : je suis dans le Père, et le Père est en moi ; si vous ne me croyez pas, croyez du moins à cause des œuvres elles-mêmes.
En vérité, en vérité, je vous le dis, celui qui croit en moi fera, lui aussi, les œuvres que je fais; et il en fera même de plus grandes, parce que je m’en vais au Père,
et tout ce que vous demanderez en mon nom, je le ferai, afin que le Père soit glorifié dans le Fils.

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Commentaires

« Seigneur, montre-nous le Père et cela nous suffit. » Jn 14, 8
Et Jésus de répondre : « Qui m’a vu a vu le Père. » O Jésus, tu es l’image visible de l’Invisible. Te regarder, c’est voir son visage;  te contemple, c’est vivre l’intimité de sa  présence; t’écouter, c’est entendre sa voix. Et au cœur de cette communion, c’est t’entendre me dire : « Ce jour-là, vous comprendrez que je suis en mon Père et vous en moi et moi en vous. » Seigneur, que vienne ce jour où je comprendrai que la source est au dedans.

Fernande

« Dans la maison du Père, il y a de nombreuses demeures », Seigneur il y a longtemps que je me demande dans quelle demeure vas-tu me placer puisqu’il y en a plusieurs? Et peut être, où vais-je me placer selon la démarche de ma vie.  Commencerais-je par la demeure du pardon qui mènerait à la réconciliation, ensuite aller à la demeure du détachement pour ne voir que ta présence, continuer vers la demeure de la fidélité qui m’amènera vers le Père, habiter la demeure de la croissance de ton amour qui sera l’ultime chemin dont je ne connais pas encore la route? Jésus, tu dis que tu demeures en ton Père et que lui demeure en toi, voilà mon chemin. Seigneur il n’y a plus de place dans ma demeure terrestre sinon que pour la joie d’être l’enfant du Père…

Mariette

« Et lorsque je m’en serai allé et que je vous aurai préparé une place, je reviendrai, et je vous prendrai avec moi, afin que là où je suis, vous aussi, vous soyez.
Et là où je vais, vous en savez le chemin. »  Ça fait du bien, si bien!!! Se sentir aimée, protégée, comme si nous étions un bébé dans les bras de sa mère. Et nous sommes dans les bras de notre mère, sauf que nous sommes trop occupés avec notre mental pour nous rendre compte.
« En vérité, en vérité, je vous le dis, celui qui croit en moi fera, lui aussi, les œuvres que je fais. »
Donc, si nous croyons en Jésus, nous aussi œuvrerons comme lui, donc nous avons aussi le Père dans nous. Merci mon Dieu!

Rosa

Dieu, personne ne l’a vu. Il est Esprit. L’incarnation de Jésus nous révèle un Père aimant et miséricordieux.  Jésus nous dit : « Moi, je suis le Chemin, la Vérité et la Vie; nul ne vient au Père sinon par moi. Celui qui m’a vu a vu le Père. Croyez-moi : je suis dans le Père, et le Père est en moi. » Les chercheurs de Dieu ont à taire le bruit sonore de l’intellect pour rentrer dans le silence du cœur et dire en toute humilité comme Philippe : « Seigneur, montre-nous le Père, et cela nous suffit. » Restez dans l’attente de Celui qui vient se révéler et n’ayez pas peur du silence qui vous fera  goûter au plus profond de vous-même Son amour et Sa paix incommensurable.

Karine

« Que votre cœur ne se trouble point! Vous croyez en Dieu, croyez aussi en moi. 
je vais vous  préparer une place. » Merci Seigneur de nous préparer une place, de nous montrer le Chemin. D’être ce chemin, la Vérité et la Vie. Si souvent, nous l’oublions, ou nous ne voulons pas y croire… et nous sommes engloutis par le stress, l’anxiété, la peur, en fait, tout ce qui trouble la paix du cœur.

Ça me touche tellement ce matin de lire, de t’ « entendre » me dire que tu reviendras, que tu nous prendras avec toi, pour que nous demeurions avec toi. Ouf, c’est si bon de relire, comme une lettre d’amour, que tu fais vraiment tout pour nous garder près de toi ! Donne-moi, donne-nous la grâce de la foi, Seigneur. Pour que nous puissions rester près de toi, accomplir tes œuvres, et porter ta présence à tous ceux et celles qui croisent notre route.

Solane

Tout ce que dit Jésus est vérité, je ne peux donc pas le mettre en doute. Or, voici ce qu’Il affirme avant de s’en aller : « Là où je vais, vous en savez le chemin ». Oui, je me souviens, le Père a dit : voici mon fils, suivez-le, écoutez-le; et Jésus lui-même a dit : « Je suis le chemin, la vérité et la vie ». À moi de l’aimer et le suivre au plus près pour ne pas m’égarer.

« Si vous me connaissez vous connaîtrez aussi mon Père. Dès à présent, vous le connaissez et vous l’avez vu ».
Si je ne connais pas le Père, aurais-je suivi Jésus en dormant ? Sans le voir et surtout sans le croire ? Sans l’aimer ?

« Je suis dans le Père et le Père est en moi. Celui qui croit en moi fera, lui aussi, les œuvres que je fais; et il en fera même de plus grandes, parce que je m’en vais au Père, et tout ce que vous demanderez en mon nom, je le ferai, afin que le Père soit glorifié dans le fils ». Il s’agit maintenant du futur, notre acte de foi est pleinement sollicité, la tentation du doute et la folie de demander sans passer par Jésus, le Christ, sont éclairées, mises en évidence.

Sans le feu de la foi, la vérité et l’amour demeurent voilés.

Pierrette

Ce qi me frappe, depuis que tous ensemble nous avons amorcé cette écoute hebdomadaire de passages de l’Évangile, c’est que dans presque chaque extrait, nous retrouvons l’ensemble du message évangélique.

Ici, Jésus réaffirme avec force « Je suis dans le Père, et le Père est en moi », et « Celui qui m’a vu a vu le Père ». Quoi dire d’autre? Tout est dit.

Est-ce que je crois Jésus, acceptant dès lors de l’embrasser tout entier, ou est-ce que je doute, allant inévitablement jusqu’à suggérer qu’il est un imposteur. Il n’y a pas de mi-chemin. Soit il dit la vérité, soit il ne la dit pas.

S’il dit la vérité et que je sous entends par mes pensées, paroles et actes qu’il ne la dit pas irrémédiablement, qu’il faut « en prendre et en laisser », alors je fais de lui un menteur. Et, encore plus grave, je fais du Père un menteur, car comme le dit Jésus, « Les paroles que je vous dis, je ne les dis pas de moi-même : le Père qui demeure en moi fait lui-même ses œuvres. »

Tout réside en fin de compte dans la façon dont j’entends la parole. Si au plus simple, je l’entends avec mon cœur d’enfant et que je la crois entièrement, je m’élance dans les bras de Jésus sans me poser de questions. Béni soit celui qui vit cette grâce de se retrouver dans les bras du Sauveur!

Mais si j’écoute la parole avec ma raison et que j’analyse sa parole, puis-je véritablement croire en un être humain qui prétend que celui qui l’a vu a vu le Père? Comment le Père, qui est au-delà de toutes formes, qui comprend en lui toutes les formes, pourrait se laisser voir dans une seule forme, que celle-ci soit humaine, animale ou autre?

Et comment le Père, dans l’immensité de son amour et de sa miséricorde, pourrait être sélectif et conditionnel au point de n’accorder ses grâces qu’à un seul peuple et de ne donner accès à la vie éternelle qu’aux familiers de son fils bien-aimé? Voilà comment la raison tend à vouloir fonctionner devant une parole comme celle du Messie lorsqu’il affirme : « Moi, je suis le Chemin, la Vérité et la Vie; nul ne vient au Père sinon par moi. »

C’est sans doute pour ces petites oreilles étroites de la raison que Jésus nous rappelle « Que celui qui a des oreilles pour entendre entende ». Quelle parole incontournable!

Le Christ ne parle pas du monde tel que nous le connaissons extérieurement, il ne parle pas directement aux citoyens du monde selon la raison de ce monde. Mais il vient effectivement en ce monde, bien incarné selon les apparences du monde visible, parler d’une dimension qui échappe à ce monde égaré, celui-ci ayant perdu la trace de ses origines.

La parole « Je vous prendrai avec moi, afin que là où je suis, vous aussi, vous soyez » prend dès lors tout son sens.

Nénuphar

« Je suis le Chemin, la Vérité et la Vie; nul ne vient au Père sinon par moi. »

Pour tous les petits sarments que nous sommes, le seul chemin, la seule vérité et la seule vie possible, c’est de faire partie de Lui, La Vigne… car nous ne vivons véritablement que de Sa Vie.

Cela parait simple, mais dans les faits, il semble parfois si difficile de s’y brancher concrètement. Or un sarment ne peut être branché seulement en théorie… parce qu’alors il se dessèche.

Alors comment se remembrer réellement en Jésus… et ainsi pouvoir porter ses fruits et faire ses œuvres?

« En vérité, en vérité, je vous le dis, celui qui croit en moi fera, lui aussi, les œuvres que je fais… »

Évidemment, « croire » en Lui en théorie ne suffit pas à faire ses œuvres… mais « croire » en Lui, en pratique et en vérité, c’est faire acte de foi, de confiance inconditionnelle en remettant tout entre ses mains sans cesse, en adhérant à Lui concrètement par les sacrements, mais aussi en obéissant à ses demandes répétées de  veiller et de prier…

Car comment mettre en pratique le « Aimez-vous les uns les autres comme je vous ai aimés »… si ce n’est en se branchant solidement à Son Amour?

« …et tout ce que vous demanderez en mon nom, je le ferai, afin que le Père soit glorifié dans le Fils. »

Demander en Son Nom, c’est justement adhérer en Sa Vie, en Son Corps, en Son Amour, c’est demander en Lui, par Lui et avec Lui… afin que Lui-même puisse aimer au travers de nous, œuvrer en chacun de nous, par nous, avec nous et pour nous.

Michaël

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