Je suis la vraie vigne

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Illustration inspirée d’une icône

Évangile selon Saint-Jean, chapitre 15, de 1 à 12

 Je suis la vraie vigne, et mon Père est le vigneron.
Tout sarment qui, en moi, ne porte pas de fruit, il l’enlève; et tout sarment qui porte du fruit, il l’émonde, afin qu’il en porte davantage. Déjà, vous êtes purs, grâce à la parole que je vous ai dite.
Demeurez en moi, comme moi en vous. De même que le sarment ne peut de lui-même porter du fruit, s’il ne demeure uni à la vigne, ainsi vous ne le pouvez non plus, si vous ne demeurez en moi.  
Je suis la vigne, vous êtes les sarments. Celui qui demeure en moi, et en qui je demeure, celui-là porte beaucoup de fruits; car séparés de moi, vous ne pouvez rien faire.
Si quelqu’un ne demeure pas en moi, il est jeté dehors, comme le sarment, et il se dessèche. Les sarments secs, on les ramasse, on les jette au feu, et ils brûlent.
Si vous demeurez en moi, et que mes paroles demeurent en vous, demandez tout ce que vous voulez, et cela vous sera accordé. 
C’est la gloire de mon Père que vous portiez beaucoup de fruits, et que vous soyez mes disciples.
Comme le Père m’a aimé, moi aussi je vous ai aimés. Demeurez dans mon amour.
Si vous gardez mes commandements, vous demeurerez dans mon amour, comme moi-même j’ai gardé les commandements de mon Père, et comme je demeure dans son amour.

Je vous ai dit cela pour que ma joie soit en vous, et que votre joie soit parfaite. 
Voici mon commandement : Aimez-vous les uns les autres comme je vous ai aimés. 

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Commentaires

« Demeurez en moi, comme  moi en vous. » Le verbe ‘demeurer’ revient neuf fois dans ce court passage de St Jean, comme un écho, une invitation pressante de Jésus: demeurer, demeurez,  demeure, demeurent, demeurez, demeurent, demeurez, demeurerez, demeure.  Un présent, un futur, comme pour nous indiquer la source intérieure d’où jaillit l’amour avec lequel nous pouvons aimer surtout lorsque, comme Jésus dans sa passion, nous vivons le rejet, le mépris, l’humiliation, l’isolement, la trahison, l’abandon, la douleur extrême.  « Demeurez en moi », le secret intime de Jésus.

Fernande

 » Et tout sarment qui porte du fruit, il l’émonde afin qu’il en porte d’avantage  » Seigneur c’est vrai, j’espère porter du fruit autour de moi et en moi mais l’émondage est angoissant. Jeter mes branches qui semblaient mortes fait surgir les parasites d’orgueil, de jalousie, de possession, de  tristesse, qui sont établis depuis longtemps et refusent l’évacuation, ils se cramponnent. Seigneur l’amputation fait mal, mais je te sais amoureux de moi, dépose un baume sur mes plaies béantes afin que le fruit tant attendu s’éclate en cette veille de Pâques…

Mariette    

Ô Seigneur, est-ce l’obéissance à ton commandement : « Aimez-vous les uns les autres, comme je vous ai aimés » qui nous permet de demeurer en toi  et que tu demeures en nous ?   Mais comment pourrai-je obéir à ce commandement si tu ne demeures en moi et moi en toi ? Tu l’as dit : « séparés de moi, vous ne pouvez rien faire ».
Tout t’appartient puisque de ma misère même je ne peux rien faire si ce n’est te l’offrir, ou plutôt te la rendre et qu’à la demande de notre Mère, tu la pares de quelque vertu !

Pierrette

« Je vous ai dit cela pour que ma joie soit en vous, et que votre joie soit parfaite. » Tant de recettes du bonheur nous sont proposées aujourd’hui (comme à toutes les époques, d’ailleurs)! Et il semble de plus en plus en vogue d’explorer et de trouver soi-même sa propre recette, pour « son propre bonheur ». Facile de tomber dans le panneau. Et pourtant! Nous n’avons jamais connu autant de détresses, de solitude de notre côté de la planète qu’en ces jours plutôt sombres. J’ai cette conviction profonde que l’être humain est foncièrement un être social, ne pouvant vivre que pour se fabriquer son propre bonheur!! Merci Seigneur de non seulement nous inviter à vivre une joie parfaite, mais de nous donner aussi le chemin pour y parvenir: « Voici mon commandement : Aimez-vous les uns les autres comme je vous ai aimés. » Seigneur, je te demande la grâce de pouvoir aimer chacun de frères, chacune de mes sœurs comme tu nous as aimés. Merci de me, de nous donner de goûter à Ta Joie!

Solane

Seigneur, à la lecture de cet extrait de l’évangile, je ne puis que confesser que ta Parole est vérité, entière et inaltérable vérité.

Il est vrai que loin de ta vigne je me dessèche et que séparé de toi je ne peux rien faire. Que ma prétention et mon orgueil à croire le contraire se taisent à jamais!

Il est vrai que seule ta Parole, ton verbe, me purifie, mes propres efforts restant vains sans celle-ci!

Il est vrai que seul ton amour porte véritablement fruit, lorsque je trouve refuge en toi et que je te laisse toute la place, t’accueillant tout entier en moi, avec confiance et abandon!

Et il est vrai que ce commandement tout petit, « Aimez-vous les uns les autres comme je vous ai aimés », prêt à porter et à utiliser en toutes circonstances, résume a ce point tous les autres qu’il me devient inexcusable de l’oublier.

Seigneur, fais que je demeure dans ton amour comme tu n’as cessé de demeurer dans celui du Père, et émonde en moi tout ce qui conduit à la mort afin que ma seule joie soit la tienne!

Nénuphar

« Celui qui demeure en moi, et en qui je demeure, celui là porte beaucoup de fruits; car séparés de moi vous ne pouvez rien faire. » Ce que je ressens en lisant ceci c’est que dès que je me sépare de Dieu par la pensée compulsive, le besoin de contrôler, d’imposer ma volonté, de vouloir prévoir, je me sépare de la Source de paix à laquelle je suis connectée. Tous mes efforts sont inutiles. Je me tourmente, je m’absente du moment présent et je peux souvent nuire au cours des choses.  C’est comme si nous devenons vides, inutiles. Tout ce qui m’éloigne de cette Source, doit être identifié en moi afin que je puisse demeurer avec le Christ.

En regardant bien en face les domaines de ma vie, les déclencheurs qui me donnent l’illusion que je peux, « le sarment », faire des fruits seule, je me rapproche du tronc de Vie. La possibilité de briser l’illusion donne le sens à la phrase:  » Déjà, vous êtes purs, grâce à la parole que je vous ai dite.  »

En acceptant de se regarder humblement. En restant proche de Lui, on peut Aimer son prochain comme soi-même, car nous connaissons nos faiblesses et nous reconnaissons que les autres sont aussi parfois dans leurs faiblesses. Et à la fois nous savons qu’Il est la sève qui rend les fruits possibles et qu’Il nous unit tous. Sachant qu’Il nous libère dès qu’on lui cède la place, et à tout moment. Nous pouvons aimer et avoir confiance en cette présence divine en nous et en notre prochain.

Céline

Jésus nous donne la recette du bonheur  pour que notre joie soit parfaite. Il nous dit : « Si vous gardez mes commandements, vous demeurerez dans mon amour. Demeurez en moi et que mes paroles demeurent en vous pour que vous portiez beaucoup de fruits. Demeurez dans mon amour et aimez-vous les uns les autres comme je vous ai aimés. Demandez tout ce que vous voulez et cela vous sera accordé. Je vous ai dit cela pour que ma joie soit en vous et que votre joie soit parfaite. »

Voilà le chemin qui nous conduit au bonheur et à la joie parfaite. Jésus nous propose  un mode de vie si simple mais compliqué pour ceux et celles qui  affectionnent les choses de la terre. En affectionnant les choses de la terre, nous nous éloignons de l’Amour de Dieu et nous fermons la porte à la grâce qui nous est offerte. Si quelqu’un ne demeure pas en moi il se dessèche, nous dit Jésus. En effet, cette personne ne peut goûter la paix et la joie intérieure qu’Il nous donne parce que sa poursuite du bonheur matériel l’entraîne dans un spiral imbibé de son ego,  de colère, d’animosité, de compétition, de cupidité, de calomnie, de mensonge et de toutes les vices qui ne laissent  plus de place dans son cœur pour  une relation d’amour et d’intimité avec Jésus. Cette personne ne compte que sur elle-même, sur les forces de l’ego qui créent le chaos intérieur et une aliénation de l’être spirituel.

Jésus, me voici devant Toi.

Seule, je ne puis rien faire parce que je ne recherche que les biens de la terre.

Ouvre mon cœur à Ta Parole de Vie et aux choses d’en haut.

Viens habiter en mon cœur pour que je recherche ton royaume de justice et de paix.

Unifie-moi à Toi qui es  la Source de Vie, la vraie vigne.

Enlève en moi tout sarment qui me gonfle d’orgueil et m’empêche de Te voir et d’aimer les autres.

Purifie-moi  pour que je puisse porter beaucoup de  fruits.

Prends possession de mon être tout entier et enivre-moi de Ton amour.

Aide-moi à aimer comme Toi avec un regard de compassion et d’amour.

Donne-moi Ta joie, cette joie intérieure qui assouvit ma soif de bonheur.

Karine

Non seulement nous sommes de simples sarments…
qui ne peuvent  être réellement vivants sans être solidement branchés en Jésus-Christ,
qui ne peuvent porter du fruit sans être résolument ouverts à sa vie et à sa grâce,
mais en plus, si nous portons du fruit, nous devons accepter d’être soumis à l’émondage du Père.

À première vue, ce n’est pas vraiment rassurant, et pourtant…

aussitôt que nous participons à la joie de la sève qui circule au travers de chaque sarment,
au miracle du fruit qui se donne et se redonne sans cesse,
à la paix profonde d’être réunis en un seul corps sans rien perdre de son unicité personnelle…
nous sommes les premiers à en appeler à l’émondage du Père, afin d’être plus ouvert à l’incarnation de Son Amour qui est Voie, Vérité et Vie.

Alors en réponse à son commandement qui nous dit : « Aimez-vous les uns les autres comme je vous ai aimés », nous ne voudrons Lui demander rien de plus que Son Amour, lequel ne se reçoit qu’en se donnant inconditionnellement à tous et à chacun sans exception, en Lui, par Lui et avec Lui. Et cela nous sera accordé, assurément.

Michaël

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Je ne vous laisserai point orphelins

 

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 Évangile selon Saint-Jean, chapitre 14, de 14 à 29

Si vous me demandez quelque chose en mon nom, je le ferai. 
Si vous m’aimez, vous garderez mes commandements.
Et moi, je prierai le Père, et il vous donnera un autre Paraclet, pour qu’il soit toujours avec vous;
c’est l’Esprit de vérité, que le monde ne peut recevoir, parce qu’il ne le voit point et ne le connaît point; mais vous, vous le connaissez, parce qu’il demeure au milieu de vous; et il sera en vous.
Je ne vous laisserai point orphelins; je viendrai à vous.
Encore un peu de temps, et le monde ne me verra plus; mais vous, vous me verrez vivant, et vous vivrez aussi.
En ce jour-là, vous connaîtrez que je suis en mon Père, et vous en moi, et moi en vous.  Celui qui a mes commandements et qui les garde, c’est celui-là qui m’aime; et celui qui m’aime sera aimé de mon Père; et moi je l’aimerai et je me manifesterai à lui. » 

Judas, non pas l’Iscariote, lui dit : « Seigneur, comment se fait-il que tu doives te manifester à nous, et non au monde? »
Jésus lui répondit : « Si quelqu’un m’aime, il gardera ma parole, et mon Père l’aimera, et nous viendrons à lui, et nous ferons chez lui notre demeure.
Celui qui ne m’aime pas ne garde pas mes paroles. Et la parole que vous entendez n’est pas de moi, mais du Père qui m’a envoyé. 

Je vous ai dit cela pendant que je demeure avec vous.  
Mais le Paraclet, l’Esprit-Saint, que le Père enverra en mon nom, lui, vous enseignera tout et vous rappellera tout ce que je vous ai dit. 
Je vous laisse la paix, je vous donne ma paix; je ne la donne pas comme la donne le monde. Que votre cœur ne se trouble point et ne s’effraie point. 
Vous avez entendu que je vous ai dit : Je m’en vais, et je reviens à vous. Si vous m’aimiez, vous vous réjouiriez de ce que je vais au Père, car le Père est plus grand que moi. 
Je vous ai dit ces choses maintenant, avant qu’elles n’arrivent, pour qu’au moment où elles seront arrivées, vous croyiez.

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Commentaires

 Quelle joie circule au fil de ces versets, une joie à couper le souffle, un bain de vérité et d’amour. Une avalanche de dons qui ne sont conditionnés que par la circulation de l’amour bondissant à travers le monde. Pas de place pour le doute ou la tiédeur tant que la main ne se ferme pas, tentant de garder pour elle ce que rien ne peut contenir mais qui contient tout, l’amour. Tapissons notre cœur avec ces paroles afin qu’elles résonnent dans toutes les parties de notre corps et que tout ce qui est endormi se réveille. Il y a là déjà un parfum de résurrection.

Pierrette

 

 » Si quelqu’un m’aime, il gardera ma parole « . Seigneur ce n’est pas toujours facile de suivre ta parole. Ça demande beaucoup de discernement et je sais bien que j’en ai peu. … pourtant j’ t’aime…  Garder tes commandements, tu devrais entendre ce qui se dit autour de moi, …des commandements, c’est quoi ça? Je sais que le plus grand c’est de s’aimer les uns les autres, même celui-ci aussi ne semble plus tenir la route, Seigneur , tu me dis qu’un jour je te verrai vivant , c’est cette paix que j’attends au nom de  l’Esprit Saint afin de ne plus être effrayée dans le monde ou je vis …

Mariette   

 

Merci seigneur de ton amour si grand, de ton souci constant de ne pas nous laisser seuls ou nous abandonner à notre triste sort… Il est pourtant si facile de l’oublier, et de me croire seul, au milieu de cette noirceur parfois si dense, qui m’entoure ou m’habite ! La solitude et la noirceur sont un des grands fléaux de notre époque !  Stp Seigneur, donne-nous la grâce de t’aimer et de garder ta parole. Fais de nous ta demeure et donne-nous d’incarner et d’apporter ta présence à tous ceux qui croisent notre route!

Solane

 

Miracle : Depuis que l’Esprit de vérité, que nul ne pouvait recevoir ni reconnaitre parce qu’invisible aux yeux de l’homme, depuis que cet Esprit de vérité s’est incarné au beau milieu de nous, de notre collectivité humaine, il demeure aussi en nous, au beau milieu de chacun d’entre-nous. Entièrement présent et disponible sans jamais s’imposer, il prend forme et s’incarne dans le cœur de celui qui l’accueille et l’aime. Trop simple pour la raison, merveille des merveilles pour qui veille! Alléluia!

Nénuphar

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« Si vous me demandez quelque chose en mon nom, je le ferai. »

Si je demande quelque chose en Son Nom, oui, il le fait… à condition donc que ce ne soit  pas en mon nom, pas au nom de mon petit moi, de mes petits besoins personnels, ni même au nom de mes grandes vues sur le bien être de mon prochain… mais bien en Son Nom « Dieu sauve », en adhérant entièrement à Son Amour… au point que c’est Son Amour qui demande au travers de nous, et Son Amour qui répond à la demande comme et quand Il le veut.

« Celui qui a mes commandements et qui les garde, c’est celui-là qui m’aime; et celui qui m’aime sera aimé de mon Père; et moi je l’aimerai et je me manifesterai à lui. »

Si on ne s’ancre solidement à Son Amour, Il ne peut se manifester à nous, puisque sa relation est une relation d’Amour.

L’aimer véritablement, concrètement, c’est aimer sa parole et ses commandements… et les garder comme part de son amour…

L’aimer, c’est ouvrir espace intérieur pour recevoir le Père dans le Fils, et le Fils dans le Père…

L’aimer, c’est déjà recevoir L’Esprit Saint qui est Amour et qui témoigne pour nous sans cesse de l’amour du Père et du Fils…

« …l’Esprit-Saint, que le Père enverra en mon nom, lui, vous enseignera tout et vous rappellera tout ce que je vous ai dit. »

Michaël

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« Je ne vous laisserai pas orphelins. Je viendrai à vous. Je prierai le Père, et il vous donnera un autre Paraclet, pour qu’il soit toujours avec vous; c’est l’Esprit de vérité, que le monde ne peut recevoir… En ce jour-là, vous connaîtrez que je suis en mon Père, et vous en moi, et moi en vous. Celui qui a mes commandements et qui les garde, c’est celui-là qui m’aime; et celui qui m’aime sera aimé de mon Père; et moi je l’aimerai et je me manifesterai à lui. »

Quelle belle promesse de Jésus à ses disciples et à toute personne qui prend le temps de Le connaître et de l’aimer. Il nous demande de garder  en nos cœurs ses commandements : Aimer Dieu de tout son cœur, de toute son âme,  de tout son esprit et de toute sa force; aimer son prochain comme soi-même. L’Amour, voilà la condition sine qua non pour que Jésus se manifeste. Il nous faut cette relation d’amour avec Jésus pour qu’Il se manifeste;une relation personnelle et intime avec Lui. Je ne vous laisserai pas orphelins nous dit-il. Il nous enverra l’Esprit-Saint, l’Esprit de vérité pour réaliser que le Père, le Fils et l’Esprit ne font qu’Un et que cette dimension trinitaire vit en chacun, chacune de nous qui garde sa Parole et la met en pratique. Jésus nous laisse Sa paix non pas comme la donne le monde afin que notre cœur ne se trouble point devant les calamités et les déceptions de la vie. Qui donc est Dieu pour nous aimer ainsi?

Ô Jésus, Fils du Dieu Vivant! Merci.

Merci Jésus de prendre soin  de moi et de  veiller sur moi.

Renouvelle en moi, Ton Esprit.

Enracine-moi dans Ta Parole.

Donne-moi de t’aimer plus que tout.

Fais-moi demeurer dans Ton Amour.

Illumine les chemins qui me conduisent à Toi.

Manifeste-toi, Seigneur, pour que je Te reconnaisse aussi  en mes frères et sœurs.

Aide-moi à  marcher dans Tes pas et

Fais de moi un instrument de paix, d’amour et d’espérance.

Karine

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Celui qui m’a vu a vu le Père

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Illustration inspirée d’une mosaïque de la cathédrale de Cefalù en Sicile

Évangile selon Saint-Jean, chapitre 14, de 1 à 13

« Que votre cœur ne se trouble point! Vous croyez en Dieu, croyez aussi en moi.
Dans la maison de mon Père, il y a de nombreuses demeures; s’il en était autrement, je vous l’aurais dit; je vais vous  préparer une place.
Et lorsque je m’en serai allé et que je vous aurai préparé une place, je reviendrai, et je vous prendrai avec moi, afin que là où je suis, vous aussi, vous soyez.
Et là où je vais, vous en savez le chemin. »
Thomas lui dit : « Seigneur, nous ne savons pas où tu vas. Comment donc en saurions-nous le chemin? »
Jésus lui dit : « Moi, je suis le Chemin, la Vérité et la Vie; nul ne vient au Père sinon par moi.
Si vous me connaissez, vous connaîtrez aussi mon Père. Dès à présent, vous le connaissez et vous l’avez vu. »
Philippe lui dit : « Seigneur, montre-nous le Père, et cela nous suffit. »
Jésus lui répondit : « Il y a si longtemps que je suis avec vous, et tu ne me connais pas, Philippe? Celui qui m’a vu a vu le Père. Comment peux-tu dire : « Montre-nous le Père »?
Ne crois-tu pas que je suis dans le Père, et que le Père est en moi? Les paroles que je vous dis, je ne les dis pas de moi-même : le Père qui demeure en moi fait lui-même ses œuvres.  
Croyez-moi : je suis dans le Père, et le Père est en moi ; si vous ne me croyez pas, croyez du moins à cause des œuvres elles-mêmes.
En vérité, en vérité, je vous le dis, celui qui croit en moi fera, lui aussi, les œuvres que je fais; et il en fera même de plus grandes, parce que je m’en vais au Père,
et tout ce que vous demanderez en mon nom, je le ferai, afin que le Père soit glorifié dans le Fils.

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Commentaires

« Seigneur, montre-nous le Père et cela nous suffit. » Jn 14, 8
Et Jésus de répondre : « Qui m’a vu a vu le Père. » O Jésus, tu es l’image visible de l’Invisible. Te regarder, c’est voir son visage;  te contemple, c’est vivre l’intimité de sa  présence; t’écouter, c’est entendre sa voix. Et au cœur de cette communion, c’est t’entendre me dire : « Ce jour-là, vous comprendrez que je suis en mon Père et vous en moi et moi en vous. » Seigneur, que vienne ce jour où je comprendrai que la source est au dedans.

Fernande

« Dans la maison du Père, il y a de nombreuses demeures », Seigneur il y a longtemps que je me demande dans quelle demeure vas-tu me placer puisqu’il y en a plusieurs? Et peut être, où vais-je me placer selon la démarche de ma vie.  Commencerais-je par la demeure du pardon qui mènerait à la réconciliation, ensuite aller à la demeure du détachement pour ne voir que ta présence, continuer vers la demeure de la fidélité qui m’amènera vers le Père, habiter la demeure de la croissance de ton amour qui sera l’ultime chemin dont je ne connais pas encore la route? Jésus, tu dis que tu demeures en ton Père et que lui demeure en toi, voilà mon chemin. Seigneur il n’y a plus de place dans ma demeure terrestre sinon que pour la joie d’être l’enfant du Père…

Mariette

« Et lorsque je m’en serai allé et que je vous aurai préparé une place, je reviendrai, et je vous prendrai avec moi, afin que là où je suis, vous aussi, vous soyez.
Et là où je vais, vous en savez le chemin. »  Ça fait du bien, si bien!!! Se sentir aimée, protégée, comme si nous étions un bébé dans les bras de sa mère. Et nous sommes dans les bras de notre mère, sauf que nous sommes trop occupés avec notre mental pour nous rendre compte.
« En vérité, en vérité, je vous le dis, celui qui croit en moi fera, lui aussi, les œuvres que je fais. »
Donc, si nous croyons en Jésus, nous aussi œuvrerons comme lui, donc nous avons aussi le Père dans nous. Merci mon Dieu!

Rosa

Dieu, personne ne l’a vu. Il est Esprit. L’incarnation de Jésus nous révèle un Père aimant et miséricordieux.  Jésus nous dit : « Moi, je suis le Chemin, la Vérité et la Vie; nul ne vient au Père sinon par moi. Celui qui m’a vu a vu le Père. Croyez-moi : je suis dans le Père, et le Père est en moi. » Les chercheurs de Dieu ont à taire le bruit sonore de l’intellect pour rentrer dans le silence du cœur et dire en toute humilité comme Philippe : « Seigneur, montre-nous le Père, et cela nous suffit. » Restez dans l’attente de Celui qui vient se révéler et n’ayez pas peur du silence qui vous fera  goûter au plus profond de vous-même Son amour et Sa paix incommensurable.

Karine

« Que votre cœur ne se trouble point! Vous croyez en Dieu, croyez aussi en moi. 
je vais vous  préparer une place. » Merci Seigneur de nous préparer une place, de nous montrer le Chemin. D’être ce chemin, la Vérité et la Vie. Si souvent, nous l’oublions, ou nous ne voulons pas y croire… et nous sommes engloutis par le stress, l’anxiété, la peur, en fait, tout ce qui trouble la paix du cœur.

Ça me touche tellement ce matin de lire, de t’ « entendre » me dire que tu reviendras, que tu nous prendras avec toi, pour que nous demeurions avec toi. Ouf, c’est si bon de relire, comme une lettre d’amour, que tu fais vraiment tout pour nous garder près de toi ! Donne-moi, donne-nous la grâce de la foi, Seigneur. Pour que nous puissions rester près de toi, accomplir tes œuvres, et porter ta présence à tous ceux et celles qui croisent notre route.

Solane

Tout ce que dit Jésus est vérité, je ne peux donc pas le mettre en doute. Or, voici ce qu’Il affirme avant de s’en aller : « Là où je vais, vous en savez le chemin ». Oui, je me souviens, le Père a dit : voici mon fils, suivez-le, écoutez-le; et Jésus lui-même a dit : « Je suis le chemin, la vérité et la vie ». À moi de l’aimer et le suivre au plus près pour ne pas m’égarer.

« Si vous me connaissez vous connaîtrez aussi mon Père. Dès à présent, vous le connaissez et vous l’avez vu ».
Si je ne connais pas le Père, aurais-je suivi Jésus en dormant ? Sans le voir et surtout sans le croire ? Sans l’aimer ?

« Je suis dans le Père et le Père est en moi. Celui qui croit en moi fera, lui aussi, les œuvres que je fais; et il en fera même de plus grandes, parce que je m’en vais au Père, et tout ce que vous demanderez en mon nom, je le ferai, afin que le Père soit glorifié dans le fils ». Il s’agit maintenant du futur, notre acte de foi est pleinement sollicité, la tentation du doute et la folie de demander sans passer par Jésus, le Christ, sont éclairées, mises en évidence.

Sans le feu de la foi, la vérité et l’amour demeurent voilés.

Pierrette

Ce qi me frappe, depuis que tous ensemble nous avons amorcé cette écoute hebdomadaire de passages de l’Évangile, c’est que dans presque chaque extrait, nous retrouvons l’ensemble du message évangélique.

Ici, Jésus réaffirme avec force « Je suis dans le Père, et le Père est en moi », et « Celui qui m’a vu a vu le Père ». Quoi dire d’autre? Tout est dit.

Est-ce que je crois Jésus, acceptant dès lors de l’embrasser tout entier, ou est-ce que je doute, allant inévitablement jusqu’à suggérer qu’il est un imposteur. Il n’y a pas de mi-chemin. Soit il dit la vérité, soit il ne la dit pas.

S’il dit la vérité et que je sous entends par mes pensées, paroles et actes qu’il ne la dit pas irrémédiablement, qu’il faut « en prendre et en laisser », alors je fais de lui un menteur. Et, encore plus grave, je fais du Père un menteur, car comme le dit Jésus, « Les paroles que je vous dis, je ne les dis pas de moi-même : le Père qui demeure en moi fait lui-même ses œuvres. »

Tout réside en fin de compte dans la façon dont j’entends la parole. Si au plus simple, je l’entends avec mon cœur d’enfant et que je la crois entièrement, je m’élance dans les bras de Jésus sans me poser de questions. Béni soit celui qui vit cette grâce de se retrouver dans les bras du Sauveur!

Mais si j’écoute la parole avec ma raison et que j’analyse sa parole, puis-je véritablement croire en un être humain qui prétend que celui qui l’a vu a vu le Père? Comment le Père, qui est au-delà de toutes formes, qui comprend en lui toutes les formes, pourrait se laisser voir dans une seule forme, que celle-ci soit humaine, animale ou autre?

Et comment le Père, dans l’immensité de son amour et de sa miséricorde, pourrait être sélectif et conditionnel au point de n’accorder ses grâces qu’à un seul peuple et de ne donner accès à la vie éternelle qu’aux familiers de son fils bien-aimé? Voilà comment la raison tend à vouloir fonctionner devant une parole comme celle du Messie lorsqu’il affirme : « Moi, je suis le Chemin, la Vérité et la Vie; nul ne vient au Père sinon par moi. »

C’est sans doute pour ces petites oreilles étroites de la raison que Jésus nous rappelle « Que celui qui a des oreilles pour entendre entende ». Quelle parole incontournable!

Le Christ ne parle pas du monde tel que nous le connaissons extérieurement, il ne parle pas directement aux citoyens du monde selon la raison de ce monde. Mais il vient effectivement en ce monde, bien incarné selon les apparences du monde visible, parler d’une dimension qui échappe à ce monde égaré, celui-ci ayant perdu la trace de ses origines.

La parole « Je vous prendrai avec moi, afin que là où je suis, vous aussi, vous soyez » prend dès lors tout son sens.

Nénuphar

« Je suis le Chemin, la Vérité et la Vie; nul ne vient au Père sinon par moi. »

Pour tous les petits sarments que nous sommes, le seul chemin, la seule vérité et la seule vie possible, c’est de faire partie de Lui, La Vigne… car nous ne vivons véritablement que de Sa Vie.

Cela parait simple, mais dans les faits, il semble parfois si difficile de s’y brancher concrètement. Or un sarment ne peut être branché seulement en théorie… parce qu’alors il se dessèche.

Alors comment se remembrer réellement en Jésus… et ainsi pouvoir porter ses fruits et faire ses œuvres?

« En vérité, en vérité, je vous le dis, celui qui croit en moi fera, lui aussi, les œuvres que je fais… »

Évidemment, « croire » en Lui en théorie ne suffit pas à faire ses œuvres… mais « croire » en Lui, en pratique et en vérité, c’est faire acte de foi, de confiance inconditionnelle en remettant tout entre ses mains sans cesse, en adhérant à Lui concrètement par les sacrements, mais aussi en obéissant à ses demandes répétées de  veiller et de prier…

Car comment mettre en pratique le « Aimez-vous les uns les autres comme je vous ai aimés »… si ce n’est en se branchant solidement à Son Amour?

« …et tout ce que vous demanderez en mon nom, je le ferai, afin que le Père soit glorifié dans le Fils. »

Demander en Son Nom, c’est justement adhérer en Sa Vie, en Son Corps, en Son Amour, c’est demander en Lui, par Lui et avec Lui… afin que Lui-même puisse aimer au travers de nous, œuvrer en chacun de nous, par nous, avec nous et pour nous.

Michaël

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Aimez-vous les uns les autres

aimez-vous-comme

Illustration inspirée d’une œuvre du peintre italien Duccio di Buoninsegna

Évangile selon Saint-Jean, chapitre 13, de 33 à 38

Petits enfants, c’est pour peu de temps encore que je suis avec vous. Vous me chercherez, et comme j’ai dit aux Juifs : “Là où je vais, vous ne pouvez venir”, je vous le dis maintenant à vous aussi.
Je vous donne un commandement nouveau : vous aimez les uns les autres; comme je vous ai aimés, aimez-vous les uns les autres.
À ceci, tous reconnaîtront que vous êtes mes disciples : si vous avez de l’amour les uns pour les autres. »
Simon-Pierre lui dit : « 
Seigneur, où vas-tu? » Jésus lui répondit : « Là où je vais, tu ne peux me suivre maintenant; mais tu me suivras plus tard. »
Pierre lui dit : « Seigneur, pourquoi ne puis-je pas te suivre à présent? Je donnerai ma vie pour toi! »
Jésus répond : « Tu donneras ta vie pour moi? En vérité, en vérité, je te le dis, le coq ne chantera pas que tu ne m’aies renié trois fois. »

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Commentaires

Pierre dit à Jésus: « Je donnerai ma vie pour toi. » Jean 13, 37
Et ailleurs, Jésus dit: « Il n’y a pas de plus grand amour que de donner sa vie. » Or, donner sa vie, si c’était d’aimer avec tendresse la personne avec qui je vis, ou celle qui se sent moins aimée!  Faire le premier pas. Dire le premier mot.

Fernande

 » Vous aimez les uns les autres «  Aimer comme Lui c’est impassable pour moi, j’ai beau essayer, un peu comme Pierre à voulu lui démontrer, mais moi aussi non seulement le coq, mais toute la basse cour se met à chanter. Alors Seigneur tu vois bien la petitesse de mon amour. Aimer en toute liberté…. il n’y a que Toi.  Jésus, le souvenir de ta passion est à ma porte, tous les textes vont me démontrer la grandeur de ton amour, du pardon, si tu le veux bien, jette un regard de compassion sur mon » je t’aime Seigneur Jésus  » en regard de certaines  personnes de mon entourage, dont j’ai de la difficulté à regarder. Comme dit la chanson  « qu’il est difficile d’aimer, qu’il est difficile d’aimer…

Mariette

« Je vous donne un commandement nouveau : vous aimez les uns les autres; comme je vous ai aimés, aimez-vous les uns les autres. À ceci, tous reconnaîtront que vous êtes mes disciples : si vous avez de l’amour les uns pour les autres. » C’est tout un programme, le défi d’une vie! Qui m’apparaît tellement irréalisable! Ton Amour, Seigneur, est si grand, si inconditionnel et renversant! Jamais intrusif, jaloux, ou contrôlant, il est doux, tendre, accueillant. Merci Seigneur de me donner de m’offrir à toi à chaque instant comme ton instrument. Je suis incapable d’aimer comme tu nous aimes. Je veux t’offrir mon cœur pour que ton Amour puisse l’habiter et passer par moi et envelopper chaque personne qui croise ma route!

Solane

« Comme je vous ai aimés, aimez-vous les uns les autres. »
Une seule phrase, à peine plus d’une dizaine de mots. Aisé à retenir, léger, peu encombrant, facile à emporter avec soi en toutes circonstances et lieux.
Et pourtant, si difficile à véritablement incarner, à pratiquer, à actualiser. Encore, s’il s’agissait de s’aimer les uns les autres à notre manière, selon notre définition du verbe aimer, de cet amour préférentiel et sélectif, peut-être que ce serait un peu plus envisageable. Bien que l’âme de l’être humain se montre rarement fidèle à l’usage. …Mais aimer à la manière dont il nous a aimés, impossible! Ou du moins impossible à l’homme moulé dans l’égarement du péché. Cette conversion de tout mon être n’est réalisable que par Dieu, en ayant la foi que celui-ci m’aime déjà de cet amour disproportionné, parce que là aussi, je sais que je ne pourrais jamais aimer Dieu comme lui, Jésus, l’a aimé.

Nénuphar

Voilà de nouveau Pierre, celui auquel échoit le rôle de dévoiler les faiblesses de l’homme. Toute son ardeur se réveille, neuve, lorsque Jésus annonce que là où il va, Pierre ne peut le suivre maintenant : Il s’élance : « Je donnerai ma vie pour toi! » et il entend cette atterrante réponse : « Tu donneras ta vie pour moi ? en vérité, en vérité, je te le dis, le coq ne chantera pas que tu ne m’aies renié trois fois. » C’est seulement dans la détresse, engendrée par l’accomplissement de cette prophétie, que Pierre puisera l’attachement indéfectible qui le mènera sur les pas de Jésus, sans remise en cause. Le commandement nouveau sera accompli et proclamé à travers lui, sans relâche, aussi loin que possible.

Prions pour que nous soit aussi révélé tout ce qui fait obstacle à la circulation de l’amour intarissable de notre Père. Mises au grand jour, nos lâchetés, nos jalousies, nos mesquineries, nos indignations, nos prétentions, nos vanités ne peuvent survivre. Le regard de l’amour lave et guérit toute chose de que ce qui ne lui appartient pas de toute éternité.

Pierrette

Jésus est venu révéler l’Amour du Père et sceller une nouvelle alliance avec le peuple Dieu. Il est venu nous ramener à la Source de Vie. Il est venu nous faire passer de la mort à la vie, de l’emprise de la loi à l’emprise de l’Esprit et donner la Vie en abondance. Voyant son heure arrivée, Jésus passa le flambeau à ses disciples en ayant soin de leur donner un commandement nouveau: « aimez-vous les uns les autres comme je vous ai aimés. » C’est un mot d’ordre très simple qui nous demande d’être toujours  branché à la Source pour bien mener la mission qu’il nous a confiée. Pour marcher à la suite  de Jésus, il nous faut nous aimer les uns les autres comme Lui nous a aimés, d’un amour plein de bonté et de miséricorde. L’amour que Jésus nous recommande est un amour divin. Un amour qui prend sa source qu’en Lui, en Dieu seul afin de donner la vie en abondance et de  ramener au bercail les brebis perdues. Les disciples du Christ seront visibles et attirant dans le monde que si nous mettons en pratique le commandement de l’amour et si nous devenons Celui que nous contemplons.

Karine

Nul ne peut aller là où Jésus va… s’Il ne nous prépare le chemin.

Nous ne pouvons pas le suivre de nous-même, comme nous ne pouvons pas nous aimer les uns les autre par nous-mêmes… sans être en communion intime avec Lui, l’Amour Incarné. Et comme l’a expérimenté Pierre, nul ne peut de lui-même lui donner sa vie dans l’assurance de sa volonté individuelle.

Le chant du réveil nous révèle providentiellement notre naturel humain qui, par réflexe de survie, se soumet à la dictature de monde aussitôt perdu le lien vivant avec notre véritable Seigneur.

Michaël

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