Il faut qu’il croisse et que je diminue

Ci-dessous le huitième extrait d’Évangile à écouter et commenter…

Évangile selon Saint-Jean, chapitre 3, de 22 à 36

Après cela, Jésus se rendit avec ses disciples au pays de Judée, et il y séjourna avec eux, et il baptisait.

Jean aussi baptisait à Ennon, près de Salim, parce qu’il y avait là beaucoup d’eau, et l’on venait, et l’on était baptisé,

Car Jean n’avait pas encore été jeté en prison.

Or, il s’éleva une discussion entre les disciples de Jean et un Juif touchant la purification.

Et ils vinrent trouver Jean, et lui dirent: « Maître, celui qui était avec vous au delà du Jourdain, et à qui vous avez rendu témoignage, le voilà qui baptise, et tous vont à lui. »

Jean répondit: « Un homme ne peut prendre que ce qui lui a été donné du ciel. »

Vous m’êtes vous-mêmes témoins que j’ai dit: je ne suis point le Christ, mais j’ai été envoyé devant lui.

Celui qui a l’épouse est l’époux; mais l’ami de l’époux qui se tient là et qui l’écoute, est ravi de joie à la voix de l’époux. Or cette joie qui est la mienne, elle est pleinement réalisée.

Il faut qu’il croisse et que je diminue.

Celui qui vient d’en haut est au-dessus de tous; celui qui est de la terre est terrestre, et son langage aussi.

Celui qui vient du ciel est au-dessus de tous;

Et ce qu’il a vu et entendu, il l’atteste; mais personne ne reçoit son témoignage.

Celui qui reçoit son témoignage, certifie que Dieu est véridique.

Car celui que Dieu a envoyé dit les paroles de Dieu, parce que Dieu ne lui donne pas l’Esprit avec mesure.

Le Père aime le Fils, et il lui a tout remis entre les mains.

Celui qui croit au Fils a la vie éternelle; mais celui qui ne croit pas au Fils ne verra pas la vie;
mais la colère de Dieu demeure sur lui. »

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Nous avons reçu trois réponses à propos de ce dernier passage de l’Évangile selon St-Jean :

Michaël pose la question : « Alors… qui diminue pour qu’Il croisse? » Lire la suite sur la page de Michaël

Pierrette partage : « …il me semble que le désarroi dans lequel les disciples de Jean Baptiste sont plongés lorsqu’ils s’aperçoivent que Jésus, à son tour, baptise et que tous vont à lui ; ressemble à l’état où nous sommes soumis lorsque nous disons : « je ne sais plus à quel saint me vouer. » Lire la suite sur la page de Pierrette

Tandis que Nénuphar élabore sur la « Décroissance personnelle et la démesure de l’Esprit. » Lire la suite sur la page de Nénuphar

Tu ne sais d’où il vient, ni où il va

 Ci-dessous le septième extrait d’Évangile à écouter et commenter…

Évangile selon Saint-Jean, chapitre 3, de 1 à 21

Or, il y avait parmi les Pharisiens un homme nommé Nicodème, un des principaux parmi les Juifs.

Il vint de nuit trouver Jésus, et lui dit: « Maître, nous savons que vous êtes venu de la part de Dieu, comme docteur, car personne ne saurait faire les miracles que vous faites, si Dieu n’est pas avec lui. »

Jésus lui répondit: « En vérité, en vérité, je te le dis, nul, s’il ne naît de nouveau, ne peut voir le royaume de Dieu. »

Nicodème lui dit: « Comment un homme, quand il est déjà vieux, peut-il naître? Peut-il entrer une seconde fois dans le sein de sa mère, et naître de nouveau? »

Jésus répondit:  » En vérité, en vérité, je te le dis, nul, s’il ne renaît de l’eau et de l’Esprit, ne peut entrer dans le royaume de Dieu

Car ce qui est né de la chair est chair, et ce qui est né de l’Esprit est esprit.

Ne t’étonne pas de ce que je t’ai dit: il faut que vous naissiez de nouveau.

Le vent souffle où il veut et tu entends sa voix; mais tu ne sais d’où il vient, ni où il va: ainsi en est-il de quiconque est né de l’Esprit. »

Nicodème lui répondit:  » Comment cela se peut-il faire? »

Jésus lui dit: « Tu es le docteur d’Israël, et tu ignores ces choses!

En vérité, en vérité, je te le dis, nous disons ce que nous savons, et nous attestons ce que nous avons vu, mais vous ne recevez point notre témoignage.

Si vous ne croyez pas quand je vous parle des choses qui sont sur la terre, comment croirez-vous si je viens à vous parler de celles qui sont dans le ciel?

Et nul n’est monté au ciel si ce n’est celui qui est descendu du ciel, le Fils de l’homme qui est dans le ciel.

Comme Moïse a élevé le serpent dans le désert, il faut de même que le Fils de l’homme soit élevé,

Afin que tout homme qui croit en lui ne périsse point, mais qu’il ait a vie éternelle. »

En effet, Dieu a tellement aimé le monde, qu’il a donné son Fils unique, afin que quiconque croit en lui ne périsse point mais ait la vie éternelle.

Car Dieu n’a pas envoyé le Fils dans le monde pour juger le monde, mais pour que le monde soit sauvé par lui.

Mais celui qui ne croit pas est déjà jugé, parce qu’il n’a pas cru au nom du Fils unique de Dieu.

Or, voici quel est le jugement: c’est que la lumière est venue dans le monde, et que les hommes ont mieux aimé les ténèbres que la lumière, parce que leurs œuvres étaient mauvaises.

Car quiconque fait le mal, hait la lumière, de peur que ses œuvres ne soient blâmées.

Mais celui qui accomplit la vérité vient à la lumière, de sorte que ses œuvres soient manifestées, parce qu’elles sont faites en Dieu. »

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Nous avons reçu trois réponses à propos de ce dernier passage de l’Évangile selon St-Jean :

II me semble que dès que j’ai lu pour la première fois ce récit de la rencontre entre Nicodème et Jésus, il m’a paru évident que naître à nouveau est une nécessité pour que la conscience humaine cesse d’être une prison.

Lire la suite sur la page de Pierrette

Jésus nous signifie pour qui il prend la parole au moyen d’une seule petite phrase : « Tu es le docteur d’Israël, et tu ignores ces choses!

Lire la suite sur la page de Nénuphar

J’ai toujours eu beaucoup de sympathie pour Nicodème… Peut-être que je me sentais un peu comme lui, attiré par Jésus, voulant le connaître, lui poser des questions… mais sans que l’on me voit. Je voulais « croire » mais je ne voulais pas être étiqueté comme croyant ou crédule; ayant peur d’être ridiculisé aux yeux du monde, je ne voulais pas être associé à lui… ni de près ni de loin.

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Je le relèverai en trois jours

Ci-dessous le sixième extrait d’Évangile à écouter et commenter…

Évangile selon Saint-Jean, deuxième chapitre, de 12 à 22

Après cela, il descendit à Capharnaüm avec sa mère, ses frères et ses disciples, et ils n’y demeurèrent que peu de jours.   

 Or la Pâque des Juifs était proche, et Jésus monta à Jérusalem.

Il trouva dans le temple les marchands de bœufs, de brebis, et de colombes, et les changeurs assis.

Et ayant fait un petit fouet avec des cordes, il les chassa tous du temple, avec les brebis et les bœufs; il jeta par terre l’argent des changeurs et renversa leurs tables.

Et il dit aux vendeurs de colombes:  » Enlevez cela d’ici; ne faites pas de la maison de mon Père une maison de trafic. »

Les disciples se ressouvinrent alors qu’il est écrit: « Le zèle de votre maison me dévore. »

Les Juifs prenant la parole lui dirent: « Quel signe nous montrez-vous pour agir de la sorte? »

Jésus leur répondit: « Détruisez ce temple et je le relèverai en trois jours. »

Les Juifs repartirent:  » C’est en quarante-six ans que ce temple a été bâti, et vous, en trois jours vous le relèverez! »

Mais lui, il parlait du temple de son corps.

Lors donc qu’il fut ressuscité d’entre les morts, ses disciples se souvinrent qu’il avait dit cela, et ils crurent à l’Écriture et à la parole que Jésus avait dite.

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Voici les réponses reçues au sujet du sixième passage de l’Évangile selon St-Jean :

Merci Jésus de venir ainsi dans ma maison pour l’en débarrasser de tout ce qui l’encombre et en expulser tout ce qui m’empêche de t’y accueillir pleinement!

Lire la suite sur la page de Jeanne

La colère unique de Jésus, qui se déploie dans le temple de Jérusalem ne peut être oubliée ni empêchée de provoquer soit des réactions de colère, soit des éclairages sur notre avidité de vampires : De tout objet il faut tirer profit, gloire ou respect; même du temple qui est le lieu du don.

Lire la suite sur la page de Pierrette

Jésus, je t’en prie, viens aussi dans les petits temples de nos corps, pour y chasser tout ce qui les encombre et tout ce qui veut y faire commerce, pour les délivrer de tout ce qui veut prendre la place de Ton Amour… car toi seul le peut!

Lire la suite sur la page de Michaël

C’est difficile de retrouver la paix de la communion… c’est comme si nous avions oublié le chemin, la manière de le faire.

Lire la suite sur la page de Rosa

Nous pouvons assurément pressentir que Jésus ne parle pas comme un simple être humain témoignant de sa réalité individuelle dans un monde extérieur. Il parle selon une autre perspective, beaucoup plus essentielle et profonde, à laquelle nous sommes toutes et tous appelés. Tout en se manifestant au cœur de notre monde, il parle selon le point de vue de Dieu,

Lire la suite sur la page de Nénuphar

Jesus-chasse-marchands

Illustration d’après une ancienne gravure

La scène de Jésus chassant les marchands du temple a été un sujet majeur de représentation artistique dans l’art chrétien occidental. D’une manière générale, on y retrouve le Christ au centre, se tenant droit et le bras levé, entouré du groupe bouleversé et agité des marchands.

Des illustrations plus simples représentent Jésus en interaction avec trois personnages figurant les marchands, les changeurs de monnaie et les vendeurs de colombes. L’illustration ci-dessous s’inspire de l’une d’entre-elles.

Jésus est représenté en avant de la porte du temple, protégeant l’accès du sanctuaire. De la main gauche, il indique fermement aux commerçants de sortir dehors, tandis qu’il maintient en réserve le fouet de cordes dans sa main droite, au cas où il ne serait pas entendu.

En avant du Christ, le marchand est tombé à genoux, lui faisant dos et cherchant à rassembler ses biens renversés à sur le sol. On perçoit que sa bourse est bien remplie mais qu’il demeure dans la peur de perdre. Il maintient son ballot entre ses dents et ses mains avides s’agrippent à ses possessions.

Un peu plus haut, bourse à la main, le changeur tente désespérément d’empêcher sa table de tomber. Replié sur lui-même, il regarde le Christ avec incompréhension et appréhension, tandis qu’en arrière de lui la vendeuse de colombes prend la fuite, protégeant jalousement sa cage

Faites tout ce qu’il vous dira

Ci-dessous le cinquième extrait d’Évangile à écouter et commenter…

Évangile selon Saint-Jean, deuxième chapitre, de 1 à 11

Et le troisième jour, il se fit des noces à Cana en Galilée ; et la mère de Jésus y était.

Jésus fut aussi convié aux noces avec ses disciples.

Le vin étant venu à manquer, la mère de Jésus lui dit : « Ils n’ont plus de vin. »

Jésus lui répondit : « Femme, qu’est-ce que cela pour moi et pour vous ? Mon heure n’est pas encore venue. »

Sa mère dit aux serviteurs : « Faites tout ce qu’il vous dira. »

Or, il y avait là six urnes de pierre destinées aux ablutions des Juifs et contenant chacune deux ou trois mesures.

Jésus leur dit : « Remplissez d’eau ces urnes. » Et ils les remplirent jusqu’au haut.

Et il leur dit : « Puisez maintenant, et portez-en au maître du festin ; et ils en portèrent.

Dès que le maître du festin eut goûté l’eau changée en vin (il ne savait pas d’où venait ce vin, mais les serviteurs qui avaient puisé l’eau le savaient), il interpella l’époux et lui dit :

 « Tout homme sert d’abord le bon vin, et après qu’on a bu abondamment, le moins bon ; mais toi, tu as gardé le bon jusqu’à ce moment. »

Tel fut, à Cana de Galilée, le premier des miracles que fit Jésus, et il manifesta sa gloire, et ses disciples crurent en lui.

Écrivez quelques mots ou plus, afin de partager ce qui vous a touché et ce que vous avez entendu, et envoyez le tout au plus tard dimanche le 5 mai à midi à :

alecoutedesevangiles@gmail.com

Voici les réponses reçues au sujet de ce cinquième passage de l’Évangile selon St-Jean :

Ce qui me touche du Christ est sa simplicité. Il aurait pu répondre à la demande de sa mère en disant: Femme, je ne suis pas venu dans ce monde pour remplir des petits besoins auxquels il n’est même pas nécessaire de répondre, ne me dérange pas pour cela.

Lire le texte complet de Rosa

Le jour de témoigner étant arrivé, je me contenterai de dire que ce qui m’est le plus cher et le plus clair jusqu’à présent est de comprendre par ce récit que Marie, la mère de Jésus est bien notre première médiatrice dans l’œuvre de rédemption apportée par Jésus. C’est par elle que s’ouvre la possibilité qu’advienne un changement dans l’ « ordre des choses » auquel le monde s’est accoutumé.

Lire le texte complet de Pierrette

 « Ils n’ont plus de vin »… Comme c’était des noces, je me dis que c’est aussi, simultanément, « Ils n’ont plus d’amour », de cet amour qui est la joie des nouveaux mariés. Et comme le vin finit par être bu jusqu’à la dernière goutte, l’amour humain aussi s’épuise… à moins d’être ouvert à l’Amour du Fils, Amour Inconditionnel, sans fin ni contraire.

Lire le texte complet de Michaël

Tout le début de l’évangile de St-Jean est marqué par le surgissement de Dieu dans l’humanité, par les circonstances de sa profonde et miraculeuse incarnation au cœur du monde. Et voici qu’au deuxième chapitre, sans même avoir évoqué la naissance et l’enfance du Christ, nous tombons apparemment dans un fait anecdotique de la vie de Jésus et Marie. Ils sont tout deux invités à des noces et les hôtes en viennent à manquer de vin. Quel rapport avec l’histoire sacrée du Verbe qui se fait chair?

Dieu n’est-il pas venu pour infiniment plus grand que pour pourvoir au manque de vin d’une fête on ne peut plus humaine? Qu’est-ce qui peut être si important dans ces « noces de Cana » pour que Marie, la silencieuse, se décide à prendre elle-même la parole.

Lire le texte complet de Nénuphar