Faites tout ce qu’il vous dira

Ci-dessous le cinquième extrait d’Évangile à écouter et commenter…

Évangile selon Saint-Jean, deuxième chapitre, de 1 à 11

Et le troisième jour, il se fit des noces à Cana en Galilée ; et la mère de Jésus y était.

Jésus fut aussi convié aux noces avec ses disciples.

Le vin étant venu à manquer, la mère de Jésus lui dit : « Ils n’ont plus de vin. »

Jésus lui répondit : « Femme, qu’est-ce que cela pour moi et pour vous ? Mon heure n’est pas encore venue. »

Sa mère dit aux serviteurs : « Faites tout ce qu’il vous dira. »

Or, il y avait là six urnes de pierre destinées aux ablutions des Juifs et contenant chacune deux ou trois mesures.

Jésus leur dit : « Remplissez d’eau ces urnes. » Et ils les remplirent jusqu’au haut.

Et il leur dit : « Puisez maintenant, et portez-en au maître du festin ; et ils en portèrent.

Dès que le maître du festin eut goûté l’eau changée en vin (il ne savait pas d’où venait ce vin, mais les serviteurs qui avaient puisé l’eau le savaient), il interpella l’époux et lui dit :

 « Tout homme sert d’abord le bon vin, et après qu’on a bu abondamment, le moins bon ; mais toi, tu as gardé le bon jusqu’à ce moment. »

Tel fut, à Cana de Galilée, le premier des miracles que fit Jésus, et il manifesta sa gloire, et ses disciples crurent en lui.

Écrivez quelques mots ou plus, afin de partager ce qui vous a touché et ce que vous avez entendu, et envoyez le tout au plus tard dimanche le 5 mai à midi à :

alecoutedesevangiles@gmail.com

Voici les réponses reçues au sujet de ce cinquième passage de l’Évangile selon St-Jean :

Ce qui me touche du Christ est sa simplicité. Il aurait pu répondre à la demande de sa mère en disant: Femme, je ne suis pas venu dans ce monde pour remplir des petits besoins auxquels il n’est même pas nécessaire de répondre, ne me dérange pas pour cela.

Lire le texte complet de Rosa

Le jour de témoigner étant arrivé, je me contenterai de dire que ce qui m’est le plus cher et le plus clair jusqu’à présent est de comprendre par ce récit que Marie, la mère de Jésus est bien notre première médiatrice dans l’œuvre de rédemption apportée par Jésus. C’est par elle que s’ouvre la possibilité qu’advienne un changement dans l’ « ordre des choses » auquel le monde s’est accoutumé.

Lire le texte complet de Pierrette

 « Ils n’ont plus de vin »… Comme c’était des noces, je me dis que c’est aussi, simultanément, « Ils n’ont plus d’amour », de cet amour qui est la joie des nouveaux mariés. Et comme le vin finit par être bu jusqu’à la dernière goutte, l’amour humain aussi s’épuise… à moins d’être ouvert à l’Amour du Fils, Amour Inconditionnel, sans fin ni contraire.

Lire le texte complet de Michaël

Tout le début de l’évangile de St-Jean est marqué par le surgissement de Dieu dans l’humanité, par les circonstances de sa profonde et miraculeuse incarnation au cœur du monde. Et voici qu’au deuxième chapitre, sans même avoir évoqué la naissance et l’enfance du Christ, nous tombons apparemment dans un fait anecdotique de la vie de Jésus et Marie. Ils sont tout deux invités à des noces et les hôtes en viennent à manquer de vin. Quel rapport avec l’histoire sacrée du Verbe qui se fait chair?

Dieu n’est-il pas venu pour infiniment plus grand que pour pourvoir au manque de vin d’une fête on ne peut plus humaine? Qu’est-ce qui peut être si important dans ces « noces de Cana » pour que Marie, la silencieuse, se décide à prendre elle-même la parole.

Lire le texte complet de Nénuphar

Venez et vous verrez

venez-et-vous-verrez

Évangile selon Saint-Jean, premier chapitre, de 35 à 51

Le lendemain, Jean se trouvait encore là, avec deux de ses disciples.
Regardant Jésus qui passait, il dit : « Voici l’Agneau de Dieu. »
Les deux disciples entendirent ce qu’il disait, et ils suivirent Jésus.
Jésus se retourna et, voyant qu’ils le suivaient, leur dit : « Que cherchez-vous? » Ils lui répondirent : « Rabbi (ce qui signifie Maître), où demeures-tu? »
Il leur dit : « Venez, et vous verrez. » Ils allèrent donc, ils virent où il demeurait, et ils restèrent auprès de lui ce jour-là. Or c’était environ la dixième heure.
André, le frère de Simon-Pierre, était l’un des deux qui avaient entendu la parole de Jean et qui avaient suivi Jésus.
Il va trouver d’abord son propre frère, Simon, et lui dit : « Nous avons trouvé le Messie (ce qui veut dire Christ). »
Il l’amena à Jésus. Jésus le regarda et dit : « Tu es Simon, fils de Jean; tu seras appelé Céphas (ce qui veut dire Pierre). »
Le lendemain, Jésus résolut d’aller en Galilée. Il trouve Philippe et lui dit : « Suis-moi. »
Philippe était de Bethsaïde, la ville d’André et de Pierre.
Philippe trouve Nathanaël et lui dit : « Celui dont il est écrit dans la loi de Moïse et chez les Prophètes, nous l’avons trouvé : c’est Jésus fils de Joseph, de Nazareth. »
Nathanaël lui dit : « De Nazareth, peut-il sortir quelque chose de bon? » Philippe lui dit : « Viens et vois. »
Jésus vit venir vers lui Nathanaël, et dit en parlant de lui : « Voici vraiment un Israélite, en qui il n’y a nul artifice. »
Nathanaël lui demande : « D’où me connais-tu? » Jésus lui répond : « Avant même que Philippe ne t’appelât, alors que tu étais sous le figuier, je t’ai vu. »
Nathanaël reprit : « Rabbi, tu es le Fils de Dieu, tu es le roi d’Israël. »
Jésus lui répondit : « Parce que je t’ai dit que je t’ai vu sous le figuier, tu crois. Tu verras des choses plus grandes encore. »
Et il ajouta : « En vérité, en vérité, je vous le dis, vous verrez le ciel ouvert et les anges de Dieu monter et descendre au-dessus du Fils de l’homme. »

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COMMENTAIRES

 

Cette Parole, m’incite à être plus à l’écoute du Seigneur à travers les événements et les personnes qui façonnent mon quotidien.

Rita

 

Pourquoi reprendre la lecture de ce texte, Jean 1, 35 à 51,
et ne pouvoir aller plus loin que les deux premiers versets?
Sans doute, le mystère d’une rencontre!
Le lendemain, Jean se tenait encore là…
Fixant les yeux sur Jésus qui passait…
Moi aussi, me tenir encore là devant la Parole
et fixer les yeux sur Jésus.
L’invitation d’un aujourd’hui, d’un lendemain.

Fernande

« De Nazareth peut-il sortir quelque chose de bien  « , si je m’ajuste à cette interrogation,,, de Mariette peut il sortir quelque chose de bien ? Malgré ma pauvreté, oui Seigneur tu peux espérer en moi , je trébuche mais je me relève par ton Eucharistie ,voici l’Agneau de Dieu, je doute, mais l’ espérance  me soutien et me donne la force d’aller  plus loin, que c’est réconfortant . J’anticipe le jour ou je pourrai dire que je suis une chrétienne en qui il n’y   a aucun  artifice, et rajouter avec certitude , Seigneur  » tu est bien le fils de Joseph de Nazareth  » et merci de m’avoir remarqué sous le figuier ….Père je t’implore pour que la paix revienne dans le pays ou Jésus à grandi et visité . A ses apôtres il a dit  » venez et vous verrez  » à moi aussi il renouvelle cette affirmation …amen…

Mariette

Pour moi ce que le Christ veut dire que si nous le trouvons nous « comprendrons »… tout… Tout ce qui est écrit dans l’univers, le lien avec Dieu et avec tout ce qui est vivant, l’amour de Dieu qui vit dans chaque cellule vivante de sa création. Et que pour le trouver nous devons le chercher à l’intérieur de nous mêmes, dans nos cœurs, dans nos âmes. Christ est toujours avec nous, mais nous ne le voyons pas souvent car nous sommes trop occupés à écouter nos têtes qui n’arrêtent pas de parler!!! Nous sommes trop occupés avec les ordinateurs ou cellulaires ou en acquérant des produits qui feront du bien à nos corps. Nous oublions que la réponse au bien-être se trouve à l’intérieur de nous mêmes et pas à l’extérieur.

Rosa

L’Évangile de Jean, souvent nommée Évangile de la Lumière me touche toujours profondément….Jésus invite…ne force pas…respectueux de ma liberté me demande ; Venez et Voyez, aller vers Lui, voir Qui Il Est et connaitre son Amour.
Quel délice pour qui a faim et soif de justice, pour qui a besoin de reconnaissance et d’acception….l’Évangile de Jean parle au cœur de l’humain et qui va et voit Le rencontre ! Gloire à Dieu pour Jésus Christ son Fils Notre Seigneur dans Son Esprit Saint !
Alléluia !

Rachel

 

 « Rabbi (ce qui signifie Maître), où demeures-tu? »
Il leur dit : « Venez, et vous verrez. » 

La poule ou l’oeuf? Trop souvent, j’ai besoin de voir avant d’aller, avant de croire… et pourtant…

Merci tellement, Seigneur, de nous donner la recette, de nous indiquer le chemin vers la Vie !

Chaque fois que j’ose dépasser mes peurs, plonger même sans voir, ou savoir où ça me mène,  je donne une chance à la Vie d’éclore en moi, de circuler, et de fleurir !

Et c’est fou comme c’est facile de l’oublier… et de revenir toujours à ce «besoin» de voir avant d’aller. Seigneur, donne-moi d’encore et encore, et toujours oser faire ce pas, même dans le doute et la noirceur, confiante que la Vie ne se trouve pas dans ce que je perçois, mais dans chaque pas , chaque regard, chaque sourire offert, derrière ou devant chaque peur que je dépasse.

Solane

« Venez, et vous verrez » , l’obéissance à cette première parole ordonnatrice, proférée par Jésus au tout début de son enseignement, va se révéler quotidiennement indispensable. Sans ce premier commandement, comment pourrions-nous obéir à ces deux autres : « Ne jugez point » et « Aimez-vous les uns les autres comme je vous ai aimés » ?

Combien de fois, faute de nous approcher, n’avons-nous pas jugé, classé, étiqueté un ami, un ennemi, un enfant, un parent, une oeuvre, l’Église, une tradition étrangère, une situation, un gouvernement etc…

Si Nathanaël était resté assis dans son objection :  « De Nazareth, peut-il sortir quelque chose de bon? »,  et n’avait pas suivi Philippe, aurait-il pu dire plus tard à Jésus: « Rabbi, tu es le Fils de Dieu, tu es le roi d’Israël. » ?

« Venez, et vous verrez« , ayant vu, vous ne pourrez plus juger, ne pouvant plus juger, la porte de l’amour s’ouvrira et l’amour seul dirigera la pensée, la parole et l’action.

Seigneur, délivre-nous de nos mécanismes de défense, d’arrêt, d’arrogance. Sois celui qui nous approche les uns des autres car cela même, nous ne pouvons pas le faire sans toi.

Tête de linotte

Comment se lasser de ressentir le grand élan de confiance et d’espérance qui se produit dès lors que, ayant regardé Jésus qui passe, Jean-Baptiste prononce clairement
ces mots : « Voici l’agneau de Dieu » !  Parole solennelle qui ouvre l’accès à la voix de Jésus en mettant fin à celle de Jean-Baptiste le Précurseur.

Aussitôt les deux disciples qui accompagnent Jean-Baptiste, sans la moindre hésitation, se mettent en route. Ils suivent Jésus. On peut imaginer la joie de Jean-Baptiste.

Jésus se retourne :
– Que cherchez-vous »?
– « Rabbi, où demeurez-vous » ?
– « Venez et vous verrez »

Ils viennent, ils voient, en eux la surabondance de la joie est telle qu’André, l’un des deux, rencontrant son frère lui affirme « Nous avons trouvé le Messie » et l’amène à Jésus. Ainsi commence la grande floraison des disciples de Jésus. Philippe est appelé par Jésus lui-même et Nathanaël par Philippe. Nathanaël émet un doute devant Philippe mais devant Jésus il se voit connu, il croit, et nomme Jésus : Fils de Dieu.

Par la voix de Jean-Baptiste : « Voici l’agneau de Dieu », l’Esprit saint a sonné l’heure du Messie.

 

Pierrette

De ce passage, voilà ce que je retiens et comprends :

Cette fois-ci, Jean ne témoigne plus seulement pour le monde en général, mais il témoigne de L’Agneau de Dieu devant ses propres disciples; il Le désigne pour chacun de nous, non pour nous commander,  ou même nous inviter à suivre Jésus, mais pour nous donner la liberté de Le reconnaître  nous-mêmes, de cette reconnaissance qui transforme une vie. Pour nous tous, Jean est transition, passation entre l’ancien et le nouveau testament, entre le monde des prophètes et celui du Messie, entre le monde de la Loi et le monde de l’Amour Incarné, entre le monde du Père invisible, innommable, et celui du Fils… Fils de Dieu mais aussi Fils de l’Homme.

À tous ceux qui essaient de Le suivre, Jésus demande : « Que cherchez-vous? », et à ceux qui Le cherchent en vérité, Il invite à sa suite : « Venez et vous verrez. » Car nul ne peut Le voir véritablement – comme Il est, là où Il « demeure » – sans Le suivre.

Ceux qui L’ont alors vraiment « trouvé » –  lui le Messie, le Christ – ne peuvent faire autrement que de vouloir transmettre leur joie à d’autres et de les inviter à Le rencontrer aussi… comme André avec son frère Simon, ou Philippe avec Nathanaël.

Et à tous ceux-là qui vont à sa rencontre, Jésus se révèle en particulier… révélant chacun à son unicité et à son charisme.

Michaël

Ce qui me touche en particulier dans cet extrait, c’est le « Venez et vous verrez ».

Lorsque les deux disciples de Jean-Baptiste demandent « Où demeurez-vous » à celui dont ils viennent d’apprendre qu’il est l’agneau de Dieu, Jésus répond : « Venez et vous verrez ».

Jésus ne répond pas qu’il demeure dans tel lieu ou tel village, l’agneau de Dieu ne répond pas qu’il a les cieux pour demeure, il répond : « Venez et vous verrez ». Le Christ signifie ainsi que pour voir et entrer en sa demeure, il nous faut d’abord venir à lui.

Sans actualiser le geste d’aller vers lui, il nous est impossible de voir d’où il vient, comme il est impossible de découvrir l’intérieur d’une maison sans y entrer.

Essayer de voir et d’évaluer le chemin que Jésus nous indique, sans s’y engager, serait aussi vain que de vouloir se faire une idée de Rome tout en visitant New-York.

Ensuite, ayant rencontré Philippe en Galilée, Jésus résume encore de façon plus concise son invitation : « Suis-moi », invitation qui demeure et demeurera toujours l’une des premières invitations du Christ. Philippe, ayant suivi Jésus, relaye par la suite la même invitation à Nathanaël qui se questionne sur le lieu d’origine du Christ, en lui répondant : « Viens et vois. »

Après s’être reconnu pêcheur et avoir été lavé dans les eaux du baptême, la personne qui aspire à connaitre le Christ est d’abord appelé à suivre Jésus, le suivant il verra effectivement « le ciel ouvert, et les anges de Dieu montant et descendant sur le Fils de l’homme. »

Nénuphar

C’est en entendant Jean dire « voici l’Agneau de Dieu » que André et Simon-Pierre décident de suivre Jésus. C’est leur confiance en Jean qui leur a permis de reconnaitre en Jésus le messie qu’ils attendaient. Philippe et Nathanaël entendent directement l’appel de Jésus et le suivent aussitôt. La foi et la reconnaissance de Nathanaël fait dire à Jésus « Parce que je t’ai dit : Je t’ai vu sous le figuier, tu crois ! Tu verras de plus grandes choses que celle-là. » Je lis dans ce texte d’évangile que Jésus nous appelle constamment. D’ailleurs, qui pouvons-nous suivre si ce n’est Jésus? La seule véritable force motivatrice est Jésus. Il nous appelle et nous invite à le suivre en laissant tout derrière nous et en Lui faisant entièrement confiance. Il est le chemin, donc le seul qui puisse nous appeler véritablement. Le reste de nos vies n’est qu’agitation, Lui seul peut nous inviter à en sortir, à vraiment prendre la route en dehors de nos habitudes. Il nous invite dans son Royaume, il nous promet d’être témoin de la Vérité car il dit:

« En vérité, en vérité, je vous le dis, vous verrez désormais le ciel ouvert, et les anges de Dieu montant et descendant sur le Fils de l’homme. »

 

Mariette-Renée

 

« Que cherchez-vous? »dit Jésus aux disciples de Jean. Ils lui répondirent : « Maître, où demeures-tu? » Jésus leur dit : « Venez, et vous verrez. »  Ils restèrent auprès de Jésus ce jour-là.  Ce passage d’évangile est intéressant parce que ceux qui ont côtoyé Jésus ont fait une expérience qui a changé leur vie. Simon témoigne : « Nous avons trouvé le Messie. » Jésus appelle Philippe et lui dit : « Viens et vois. » Lui aussi témoigne : « Celui dont il est écrit dans la loi de Moïse et chez les Prophètes, nous l’avons trouvé : c’est Jésus fils de Joseph, de Nazareth. » Les nouveaux disciples de Jésus partagent la Bonne Nouvelle aux autres et les invitent à faire route avec Jésus. Jésus a transformé leur curiosité terrestre en une curiosité céleste. Jésus a comblé leur quête spirituelle et leur soif intérieure. Jésus nous fait signe aujourd’hui. Il nous appelle à Le suivre.  Recherchons nous les réalités d’en haut ou celles de la terre ?  Prenons le temps de demeurer avec Jésus dans le silence. Laissons tomber nos préjugés comme Nathanaël et écoutons Sa voix au fond de notre cœur et dans nos frères et sœurs : « Que cherchez-vous? »,  « Venez et vous verrez. », « Suis-moi. »

Que cherchez-vous?

 

  • Mon Seigneur et mon Dieu,

Moi et mes frères et sœurs cherchent la paix du cœur et de l’esprit.
Nous cherchons la paix  que le monde ne peut donner.

 

  • Femme de l’univers

Réjouis-toi!
Je suis le chemin, la vérité et la vie. C’est ma paix que je vous donne.
Soyez des enfants de lumière et que ma paix et ma joie vous habitent.

 

Maître, où demeures-tu?

  • Mon royaume n’est pas de ce monde. 

Ne soyez pas attaché aux biens de la terre.
Ne vous inquiétez pas au sujet du vêtement
Du boire et du manger.
otre Père céleste sait que vous en avez besoin.
Ne vous inquiétez pas du lendemain.
Cherchez d’abord le royaume de justice et de paix. (Mat 6, 24-34)

Venez et vous verrez.

  • Demeurez en moi et je demeurerai en vous.

Si  vous gardez mes commandements vous demeurerez dans mon amour. (Jn 15, 7-11)

 

Toi, suis-moi.

  • Tu aimeras le Seigneur ton Dieu, de tout ton cœur,

de toute ton âme et de toute ta pensée.
Tu aimeras ton prochain comme je vous ai aimés.

 Seigneur et mon Dieu,
Tu es Celui que mon cœur désire.
Celui qui me comble de paix et de joie.
Mon bonheur c’est de t’aimer plus que tout et
De t’aimer dans le service de mes frères et sœurs.
Garde mes pas dans Tes pas et
Sois ma lumière et mon salut.

Karine

Voici l’agneau de Dieu

saint-jean-baptiste

(Saint-Jean-Baptiste, Illustration inspirée d’icônes)

Évangile selon Saint-Jean, premier chapitre, de 29 à 34

Le lendemain, Jean vit Jésus qui venait vers lui, et il dit : « Voici l’Agneau de Dieu qui enlève le péché du monde.
C’est de lui que j’ai dit : L’homme qui vient derrière moi est passé devant moi, car avant moi il était.
Et moi, je ne le connaissais pas, mais c’est afin qu’il fût manifesté à Israël que je suis venu baptiser dans l’eau. »
Et Jean rendit témoignage en disant : « J’ai vu l’Esprit descendre du ciel comme une colombe, et demeurer sur lui.
Et moi je ne le connaissais pas, mais celui qui m’a envoyé baptiser dans l’eau m’a dit : “Celui sur qui tu verras l’Esprit descendre et demeurer, c’est lui qui baptise dans l’Esprit Saint. ”
Et moi j’ai vu et je rends témoignage que celui-là est le Fils de Dieu. »

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COMMENTAIRES

« J’ai vu l’Esprit descendre et demeurer sur Lui. »
Aujourd’hui encore, il est possible de voir l’Esprit descendre sur nos frères et sœurs.  À travers leurs paroles, leurs attitudes, leurs actions, l’Esprit, qui demeura sur Jésus, demeure en eux, en nous, et le projet, pour lequel Jésus a donné sa vie, s’accomplit.   Même dans nos désirs.

Fernande

 » Et moi j’ai vu et je rends témoignage que celui là est le Fils de Dieu  » nous dit Jean
Comment ce fait-il que j’aie encore des doutes qui demeurent après une telle affirmation, La foi, …c’est mon manque de foi qui domine, c’est mon péché qui siphonne la parole de Jésus soutenue dans la bible, c’est pourtant  écrit noir sur blanc, il y a peut être, de vouloir tout comprendre par moi même, je vois bien que mon QI a besoin d’un d’accompagnement quotidien. Père, au nom de ton Fils je veux et ça sans aucun doute proclamer la parole de Jean »  Jésus, FILS de Dieu  » amen…..

Mariette 

En Vérité, En Vérité…

Je suis sourd, aveugle, muet et mort tant que je n’écoute pas, ne vois pas, ne parles pas ou ne me nourris pas la Parole,
Je suis sourd tant que je me distrais dans le bruit, car je n’entendrai pas son appel en moi.
Je suis aveugle tant que je ne je ne m’éclaire pas en lisant l’Évangile, car la Parole guide mes pas, mes actes mes pensées.
Je suis muet tant que je ne fais pas connaître mon Père, celui qui m’a créé, celui qui a tout tout créé.
Je suis mort tant que je ne me nourris pas de sa Parole qui est source de vie.

En vérité…
quand je crois, j’entends, je vois, je parle, et je suis vivant

j’entends son appel si je prends des moment de silences pour prier,
je vois sa lumière cas son Esprit-Saint m’éclaire et me guide
Je parle , je partage je fais connaître comme un disciple mon amour pour Dieu, mon Père.
je suis vivante, pleine de joie car je me nourris chaque jour a la source de vie, sa Parole.

Voilà ce que ce texte me dit,

Dany

Sans le témoignage de Jean : « voici l’Agneau de Dieu qui enlève le péché du monde » et « Et moi j’ai vu et je rends témoignage que celui-là est le Fils de Dieu » ; aurions-nous supporté que Jésus se dise lui-même « Fils de Dieu » ? Malgré ce témoignage nous savons à quel point ce fut difficile et à quel point cette difficulté demeure.
La joie de Jean  c’est de nous montrer Jésus en s’effaçant lui-même, comme la joie de Jésus est de nous montrer le Père en mourant.
Qelle est la nôtre en tant qu’hommes, et en tant que personnes, joie secrète qui meurt au grand jour ?

Tête de linotte

26-grande-joie


Ce témoignage de Saint Jean-Baptiste est pour moi l’irruption réelle de l’Éternel sur la terre et dans le cœur des hommes. C’est une grande joie. Ce qui n’est pas de ce monde vient au monde; ce qui n’est pas soumis au temps entre dans le temps; Celui qui était inconnu se fait connaître : baptisé dans l’eau, Il baptise dans l’Esprit saint.

C’est l’achèvement radieux de l’œuvre de Jean le Baptiste.

Accueillir cet évangile et y adhérer c’est entrer dans l’espérance en sautant au-delà du raisonnable, c’est voir la colombe se poser sur Jésus nommé « agneau de Dieu » et » fils de Dieu »; c’est laisser ces noms résonner en nos cœurs et y prendre tout leur sens, c’est désirer les deux baptêmes

Pierrette

Quelle humilité! Quelle belle voie tu nous a préparée, Jean le baptiste !

Plutôt que de te laisser emporter par la jalousie du « pourquoi lui et pas moi ? », et/ou la tentation de ne pas annoncer Jésus, et reconnaître en lui le Fils de Dieu, tu as plongé tête première, et a fait entièrement tien ce rôle de celui qui prêche dans le désert, et invite à changer de vie.

Nous avons tant besoin d’être rassurés par un frère, par une sœur, et d’être invités à libérer de l’espace dans nos cœurs pour faire de la place au Seigneur !

Et pourtant nous sommes si nombreux à ne pas vouloir le reconnaître, et à vouloir donc à t’écarter et même t’éliminer, toi, ou tous ceux qui de nos jours, osent revêtir ton humilité et relayer ton invitation: que ce soit notre frère, notre sœur, ou même encore tout ce qui est plus laid, petit et vulnérable en soi.

Merci, Jean le Baptiste d’avoir osé proclamer:  » Et moi j’ai vu et je rends témoignage que celui-là est le Fils de Dieu. »,  même si tu ne te sentais pas digne de délier la courroie de ses sandales.

Stp, donne-nous de pouvoir accepter de revêtir ton humilité, et de laisser s’aplanir nos routes pour accueillir et faire de la place à notre Seigneur.

Solane

26-humilite-etre-humain

Je suis touchée par le fait que Jean, par le don de l’humilité absolue, puisse témoigner de l’absolue grâce,  que Jésus est le Fils de Dieu. Il s’agenouille devant un homme qu’il annonce comme l’agneau de Dieu. Mais il dit qu’il ne le connaissait pas, il a obéit à ce qui lui a demandé de baptiser dans l’eau pour devenir le témoin de Celui qui baptise par l’Esprit Saint. Je suis toujours émerveillée de voir que l’humilité d’un être humain, donne une dimension vivante à la Grandeur de Dieu. En fait, l’humilité de Jean dans ce passage-ci est ce qui me bouleverse. Il dit: « c’est afin qu’il fût manifesté à Israël que je suis venu baptiser dans l’eau ». Dans ce passage, celui qui parle de l’Agneau de Dieu me parle de l’Agneau de Dieu par ce qu’il est. Son humilité nous permet de pressentir la beauté rayonnante de son Seigneur.

Il est donné sans limites, il est le témoin parfait du plus grand. Le  » t’es moins » devant ce qui le plus grand.

Mariette-Renée

26-entrer-librement-vie

Agneau de Dieu… C’est celui qui donne sa vie pour nous donner Sa Vie… car nous étions morts, morts par ce péché qui en nous séparant de Dieu nous sépare aussi de cette Vie qui nous vient de Lui seul!

À cause de ce péché de mort, Jean nous est envoyé pour nous baptiser de cette eau qui lave ce que nous mettons entre Dieu et nous, nous préparant à la venue de Celui qui baptise de ce feu qui libère du péché originel, baptême de sang… sang de l’Agneau librement offert par amour.

Jésus est de toute éternité en Dieu, mais dans ce monde Il vient après Jean, après que Jean ait ouvert le chemin; alors Il passe devant – puisqu’avant il était – car c’est Celui-là qui souffle l’Esprit de Vie, de cet Esprit qui RESTE sur lui… alors qu’en chacun de nous Il ne fait que se poser par moments pour repartir l’instant d’après, Souffle dont on ne sait d’où Il vient ni où Il va…

En entrant librement dans notre mort, Jésus nous donne la possibilité d’entrer librement  dans Sa Vie.

Michael

Voici l’Agneau de Dieu qui enlève le péché du monde. L’humanité est marquée du sceau du péché d’Adam et Eve qui ont rompu l’alliance d’amour avec Dieu.  Jean connaît bien la mentalité et la culture du peuple juif qui porte le poids du péché originel.  Il sait ce que représente l’agneau dans l’imaginaire collectif du peuple. C’est pourquoi Jean nous présente Jésus non pas comme un guerrier de la lumière mais bien comme un agneau. Ce symbolisme dégage  de la douceur, de la chaleur et de la tendresse.  Jésus devient cette bonne chair à manger, cette nourriture qui donne VIE. Il est Celui qui enlève LE péché du monde. Celui qui nous ramène au Père malgré nos manquements à l’amour. Il est Celui qui nous fait communier à l’univers visible et invisible. Voici l’Agneau de Dieu qui est riche en miséricorde et plein d’amour, Celui qui nous sauve par la grâce. Voici l’Agneau de Dieu qui nous fait retrouver notre humanité, notre divinité. Nous n’avons pas besoin de sacrifices d’animaux ni de rituels pour expier nos péchés parce que Lui, Jésus, est Celui qui est allé jusqu’au bout de l’Amour pour nous révéler l’Amour de son Père, notre Père. Par Lui et en Lui nous avons reçu le pardon de nos péchés.

Jésus, Toi qui enlève le péché du monde
Prends pitié de nous.
Fais nous goûter à la joie du pardon.

Jésus, Toi l’Agneau immolé pour nos péchés
Donne-nous la paix du cœur et de l’esprit.
Fais nous communier à l’Amour de ton Père, notre Père.

Jésus, Toi l’Agneau si doux
Enveloppe-nous de ta  douceur.
Fais-nous demeurer dans ton Amour.

Jésus, Toi qui donne la vie en abondance
Donne-nous la nourriture de l’âme
Qui nous élève à ton humanité et ta divinité.

Karine

26-renversement

 

Je reconnais encore une fois ici le caractère unique de la Parole des Évangiles, en ce sens que chaque phrase raconte et signifie en même temps un fait historique qui s’est déroulé dans le temps et l’espace, ainsi qu’une vérité universelle qui demeure pleinement effective peu importe le lieu et l’époque.

En six simples phrases, Jean le Baptiste témoigne du fait que Jésus Christ est bel et bien le Messie attendu, l’agneau de Dieu, le fils de Dieu. Il n’en faut pas plus. Et tout homme « intelligent », non au sens de la raison du monde mais bien de l’intelligence du cœur, n’en demandera pas plus pour accorder sa foi à cette Parole.

Jean-Baptiste est le témoin annoncé de la venue du Christ, de la même manière que le plus humble et clair de notre conscience annonce et prépare la venue de Jésus-Christ en chacun d’entre-nous.

En disant « Voici l’agneau de Dieu », Jean-Baptiste dit voici le plus tendre, le plus innocent et le plus donné de Dieu, voici en quoi le Tout-Puissant se sacrifie lui-même, livrant son cœur et sa propre vulnérabilité aux êtres humains qu’il a créé. Ce faisant, il révèle le chemin qui enlève le péché du monde, la voie qui guérit de la coupure d’avec Dieu et de la vie centrée sur nos propres intérêts, asservie par l’empire des peurs et désirs.

En ces quelques mots, il renverse des siècles d’imposture durant lesquels les être humains ont essayé d’imiter Dieu selon l’idée qu’il s’en faisait. Les êtres humains ne peuvent s’empêcher d’adorer sur terre le puissant, le fort, l’invulnérable, l’inaccessible, l’influent, le brillant, le riche, le renommé, le bien établi. Sans doute parce que Dieu est d’une certaine façon tout cela dans le royaume des Cieux. Les hommes ont naturellement tendance à idolâtrer le reflet des qualités divines manifestées sur terre.

Et dans le jeu de la révélation des anciens testaments, ce n’est sans doute pas pour rien que les hébreux subissent la domination et l’asservissement à un puissant dont ils voudraient se libérer, Pharaon dans un premier temps, et César par la suite, signifiant par là que le puissant sur terre n’est que trop rarement le protecteur des plus petits. Ce qui n’empêchait pas les hébreux d’attendre du Messie un puissant dans le monde, un libérateur, un protecteur, un roi. Ce qu’il a manifesté été, mais pas de la façon dont le peuple se l’imaginait.

Le Christ à vaincu le monde et la mort en s’offrant, et non en s’imposant et en dominant. Renversement : le Tout-Puissant n’apparaît plus comme celui qui est en mesure d’anéantir un peuple d’un seul claquement de doigt, mais bien comme celui qui ramène par amour les brebis égarées, fils prodigues et âmes emprisonnées en allant jusqu’à sacrifier le plus tendre de lui-même. Le péché est vaincu par le sacrifice et l’amour, et non par la force.

À deux reprises, Jean-Baptiste dit : « Et moi je ne le connaissais pas »

L’être humain, même dans le renoncement à lui-même, l’humilité complète et l’abnégation la plus parfaite, ne connaît pas encore l’agneau de Dieu, l’infinie tendresse de Dieu.

Chez les hébreux, Jean-Baptiste représente à la perfection l’aboutissement de la loi, la fleur de l’humanité obtenu après des siècles de pétrissement de la pâte humaine entre les deux mains de Dieu, celle de la rigueur et des commandements, et celle du pardon et de la miséricorde. Et pourtant cet homme libéré de l’emprise des peurs et désirs ne connaît pas encore fils de Dieu. Il a en quelque sorte retrouvé sa pureté de nouveau-né, lavé par les eaux du baptême. Il est mort à son ancienne vie de pêcheur, mais il n’a pas encore été libéré de la mort, en renaissant de l’Esprit-Saint.

En Jean-Baptiste, l’homme ancien s’efface progressivement pour faire toute la place à l’homme nouveau.

En ce sens l’homme nouveau, en la personne de Jésus-Christ, vient « après », à la suite de l’aboutissement de l’homme ancien représenté par Jean-Baptiste. Et pourtant, cette condition d’homme nouveau était déjà, avant la chute de l’humanité. Ce qui vient après dans le monde chuté était en fait déjà avant, lorsque que l’être humain ne s’était pas encore coupé de Dieu.

Quand Jean-Baptiste dit : « un homme vient après moi, qui est passé devant moi, parce qu’il était avant moi. », il dit vrai. Il signifie une vérité applicable à tous les plans, à un niveau historique, dans la dimension spirituelle, et en ce qui concerne le devenir de l’humanité.

Nénuphar

 

 

Je suis la voix de celui qui crie dans le désert

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Évangile de Saint-Jean, premier chapitre, de 19 à 28

Et voici le témoignage que rendit Jean, lorsque les Juifs envoyèrent de Jérusalem des prêtres et des lévites pour lui demander : « Qui es-tu? » 
Il confessa, il ne nia pas, il confessa : « Je ne suis pas le Christ. » 
Ils lui demandèrent : « Qui es-tu? Es-tu le prophète Élie? » Il répondit : « Je ne le suis pas. »  – «  Es-tu le Prophète annoncé? » Il répondit : « Non. »
Alors ils lui dirent : « Qui es-tu? Il faut que nous donnions une réponse à ceux qui nous ont envoyés. Que dis-tu de toi-même? » 
Il répondit : « Je suis la voix de celui qui crie dans le désert : Aplanissez le chemin du Seigneur, comme l’a dit le prophète Isaïe. »
Or ceux qu’on lui avait envoyés étaient des Pharisiens.
Et ils l’interrogèrent, et lui dirent : « Pourquoi donc baptises-tu, si tu n’es ni le Christ, ni Élie, ni le Prophète? »

Jean leur répondit : « Moi, je baptise dans l’eau. Au milieu de vous se tient celui que vous ne connaissez pas; 
il vient après moi et je ne suis pas digne de délier la courroie de sa sandale. »
Cela se passait à Béthanie, au-delà du Jourdain, où Jean baptisait.

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COMMENTAIRES

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« Je suis la voix  de celui qui crie dans le désert. » La voix entendue du dedans, qui appelle, qui transforme, qui éclaire, qui réjouit.  Cette voix de l’Esprit du Christ en nous qui nous permet de témoigner du grand Amour dont nous sommes aimés et avec lequel nous pouvons aimer.

Fernande

Moi ce qui m’émeut c’est la simplicité de Jean-Baptiste. Est-ce que j’aurais pu être aussi simple et humble si j’avais été à sa place? Me connaissant, j’aurais essayé de raisonner, d’expliquer et même de parlementer. C’est un homme qui connait le silence du désert, moi je ne connais que le bruit de la ville. Peut-être bien que si j’acceptais de me plonger dans l’eau du Jourdain, il y aurait un peu plus de silence dans ma tête.

Claire

Qu’est-ce que cela veut dire « Aplanissez le chemin du Seigneur »? Qu’est-ce qu’il faut aplanir? Je n’avais jamais compris cette phrase, ni essayé de la comprendre avant aujourd’hui.

Maintenant que je m’y arrête, je me dis qu’il doit bien y avoir des montagnes qui bloquent le chemin. Qu’est ce qui est massif, escarpé et rend périlleux le parcours?

La dureté de mon cœur, les fausses hauteurs de ma prétention à tout savoir et à vouloir contrôler, les remparts derrière lesquels je me protège? Quoi d’autre encore à aplanir pour lui céder la place?

Marc

25-merci-humilite

Je suis la voix de celui qui crie dans le désert..

Le désert est un endroit tellement grand et vaste …que si on est seul perdu en plein milieu, personne ne pourras nous entendre si on crie… Il n’y a pas d’eau, pas de nourriture pas de chemin…

On se sent ainsi, en nous, comme un désert,
quand Dieu n’est pas dans notre vie.

Jean est venu préparer la venue, la voie pour celui qui va venir après …Jésus.

Jean est la voie, la voix…
de celui qui vient,
de celui qui crie…

Jean nous demande de croire au fils de Dieu
Il nous dit que Jésus nous entendra car
celui qui croit, est entendu quand il crie (prie), et, même s’il était au milieu du désert.

Celui qui croit, trouvera son chemin, même s’il est au milieu du désert.. son chemin sera éclairé, sa route sera belle …(aplanie) car le Seigneur en prendra soin.

Quitte ton désert, par le chemin que Dieu te montrera.
Bois à la source de vie qui ôte la soif et qui apaise.
Écoute la voix de celui qui crie dans le désert
va vers des verts pâturages…

Dany

25-qui-es-tu

Merci, Jean le baptiste, d’avoir osé crier dans le désert. Loin de Jérusalem, dans un lieu qui semble si aride et dépourvu de toute vie !

Oui, j’ai tant besoin qu’on ose encore et encore venir jusqu’au plus profond de mes sécheresses du cœur, et qu’on m’invite à aplanir mes chemins si rocailleux !

Non pour plaire ou répondre à un quelconque système de règles, ou pour entrer dans le moule de la ‘normalité’, de la performance, ou de tout autre exigence d’un jugement ou d’un regard extérieur.

Mais plutôt pour justement être libérée de ces chaînes, de toutes ces fausses idoles qui m’enferment et m’empêchent de reconnaître et d’embrasser mon Seigneur, bien présent, ici, aujourd’hui, dans chaque être vivant. Au cœur de ma vie.

Oui, merci pour cette humilité, qui m’invite, à ta suite, à oser approcher, et pénétrer dans les déserts les plus arides, pour partager cette espérance. En paroles ou même simplement par une présence, un réconfort, une invitation à goûter la joie du don.

Solane

Dieu le Père, désespéré de nous voir obstinés à tenter de transformer en paradis la prison que nous avons bâtie au sein de son Royaume, songe à nous envoyer son fils
pour nous rendre à l’évidence : nous sommes prisonniers, esclaves de nos propres idées. Toutefois, « il sait de quoi nous sommes pétris », durs à apprivoiser. Il décide alors d’envoyer d’abord Jean pour qu’il nous appelle, qu’il nous prépare à entendre ce que nous ne voulons pas entendre. Jean s’en va au désert sous l’inspiration du Saint-Esprit, il lui prête sa voix et se charge de plonger, dans l’eau courante du Jourdain, tous ceux qui viennent à lui. C’est ainsi, par les mains de Jean, que les oreilles, les yeux, l’intelligence, le goût, le toucher, l’odorat sont nettoyés et préparés à entendre la Parole du Fils « qui vient après ».
Et c’est ainsi que nous a été révélé par quel processus, en l’absence de Jean Baptiste, nous sommes amenés à saisir la main tendue pour sortir du cachot et de la torture.
Puissions-nous nous méfier(ne pas nous fier) des conclusions que nous tirons de ce que nos yeux voient, nos oreilles entendent, etc… !

Tête de linotte

 

Qui es-tu? Que dis-tu de toi-même? Jean répondit : « Je suis la voix de celui qui crie dans le désert…Moi, je baptise dans l’eau… » Jean devait se définir auprès des prêtres et des lévites. Il se définit à partir de sa mission. Il reconnait qu’il n’est pas le Christ mais celui qui doit préparer son chemin. Quelle humilité! Il reconnait que le baptême d’eau n’est qu’un rituel de purification mais celui qui doit venir baptisera avec le Saint-Esprit et le feu.

Ce passage m’interpelle parce que nous vivons dans une société qui valorise beaucoup le savoir, l’avoir, le pouvoir et le paraître. Quand nous sommes confrontés à cette question : « qui es-tu? » tout de suite nous sommes portés à répondre par ce que nous faisons, le poste que nous occupons etc. mais jamais par la mission qui nous habite. La culture de notre société ne nous a pas habitué à vivre à partir de notre mission d’être parce qu’il faut faire rouler l’économie du marché, vivre pour la consommation et passer à côté de notre mission première. Nous laissons parfois les autres nous définir et nous fléchissons aux valeurs du marché pour se créer un chemin de réussite sociale au détriment de notre vie spirituelle. Nous devons consciemment nous redéfinir et répondre à cette question qui vient nous chercher de l’intérieur : Qui es-tu? Que dis-tu de toi-même? C’est peut-être aller à contre-courant de répondre : « Je suis la voix de Jésus qui marche avec les pauvres, la voix des sans voix, la voix des chômeurs, la voix des sans abris, la voix des prisonniers,  la voix de la planète Terre etc.

Ô Jésus, trace-moi mon chemin de liberté
Qui me conduit à Toi et à ma mission d’être.

Ô Jésus, donne-moi Ton regard
Qui  vient chercher  le meilleur en chaque être humain.

Ô Jésus, façonne-moi à Ton écoute du cœur
Qui transcende les préjugés et valorise l’âme en peine.

Ô Jésus, prête-moi Ta voix
Qui  libère et sécurise les personnes en détresse.

Ô Jésus, insuffle-moi  Ton Esprit-Saint
Qui donne la vie en abondance.

Ô Jésus, revêt-moi de Ton humanité
Qui m’unit au cosmos et à tous les êtres humains.

Karine

 

Jean-Baptiste est un homme envoyé de Dieu (Jean 1, 6) qui vient annoncer que le Logos de Dieu s’est fait chair en la personne de Jésus. Il est un prophète qui a su discerner la présence de Dieu parmi les humains. Il a vu et il rend témoignage : Jésus est le Fils de Dieu (Jean 1, 34). Il exhorte les gens à se convertir. Puis il s’efface pour laisser toute la place à la Lumière qu’est Jésus. « Jean est présenté comme le témoin idéal du Christ et, davan­tage, comme le modèle du prédicateur, de l’apôtre et du mission­naire chrétien, dont la défense et la confession de foi rendent possible pour d’autres l’accès à la foi au Christ johannique, et qui accepte de s’effacer lui-même, de renoncer à lui-même de­vant la vérité confiée à sa parole (cf. 3, 30; 5, 35s.) ». Christian PAYOT, « L’interprétation johannique du ministère de Jean-Baptiste », Foi et vie 68 (1969) p. 36.

Fabrique St-Samuel

 

Saint Jean Baptiste, lorsqu’il crie dans le désert, crie dans ma conscience « inhabitée », endormie sous quantité de préceptes et d’idoles « sans vie ». Ce cri me réveille et me propose de me débarrasser de tout ce « fatras » en m’immergeant dans « l’eau du fleuve, eau courante « qui emporte ce qui est mort. Ce faisant, il « aplanit le chemin » dans ma conscience pour que Celui qui vient, qui est Vie et Vérité, puisse passer et œuvrer.

Qui est Jean le Baptiste ? Il dit précisément : « Je suis « la Voix » de celui qui crie dans le désert ». Il n’est pas celui qui crie. Il donne sa voix à Celui qui vient après lui, cet inconnu dont la discrète majesté est telle que Jean Baptiste ne s’accorderait même pas la dignité de dénouer sa sandale, sa joie est d’ouvrir le chemin à l’Opérateur en avertissant : « préparez-vous ». Il klaxonne dans la « ville encombrée » pour que puisse passer celui qui vient annoncer la Vérité que la raison humaine ne peut comprendre, à moins qu’elle ne commence par croire et s’ouvrir à l’incroyable. Ce faisant, l’homme accède à une nouvelle vie, illimitée.

Pierrette

 

En Jean, Dieu fait Grâce… en Marie, lorsque lui-même (Jean) est encore à l’intérieur des eaux matricielles de sa mère Élisabeth.

Lors de la visitation de Marie à sa cousine Élisabeth enceinte de Jean, ce dernier est à la fois comblé de la Grâce de Marie et éveillé de la présence de Jésus en Marie. Dès cet instant, Jean devient le témoin de Jésus; Il prépare le chemin pour que Jésus puisse trouver une ouverture sur la terre, dans les cœurs; il témoigne de Celui qui Est; il Le reconnaît et Le fait connaître.
Pourtant il est dit un peu plus loin qu’il ne Le connaissait pas, et effectivement il ne Le connaissait pas selon le monde, selon une connaissance extérieure… mais il Le connaît par l’intérieur, de l’intérieur de cette matrice où il l’a rencontré.

En Jean, Dieu fait grâce à tous et chacun… en Marie, dans les eaux du baptême.

Comme Jean, dans les eaux matricielles, reçoit véritablement Vie de la présence de Jésus incarné en Marie, il (Jean) baptise dans les eaux du Jourdain afin que tous s’ouvrent à Celui qui baptise dans  l’Esprit Saint, de cet Esprit qui donne Vie à la vie, Vie sans ombres ni contraire, Vie qui fait enfant de Dieu.

Jourdain, en son sens étymologique, voudrait dire « descendre »… comme les eaux matricielles qui sont les eaux de la descente, de l’incarnation, de la naissance. À Nicodème, qui vient Le voir dans la nuit (de l’intérieur?), Jésus dit :
« En vérité, en vérité, je te le dis, nul, s’il ne renaît de l’eau et de l’Esprit, ne peut entrer dans le royaume de Dieu… » (Jn 3,5)

Cela se passait à Béthanie, dont la racine « Beth », espace intérieur, maison, évoque aussi la matrice qui donne naissance… ou renaissance.

Michaël

« Qui êtes-vous ? » C’est cette question, venant des prêtres et des lévites venus de Jérusalem, qui me questionne.

Comment se fait-il que ce soit les prêtres, les hommes de connaissance, les hommes chargés de transmettre la parole de Dieu, les hommes qui indiquent les balises du chemin, les bâtisseurs du temple, qui posent cette question à Jean-Baptiste.

Ne leur revenait-il pas, justement à eux, les guides du peuple, de reconnaître en Jean le Baptiste un serviteur sincère de Dieu, à l’égal de tous les prophètes qui ont annoncé sa Vérité et dont ils transmettent la Parole?

Pourquoi les docteurs de loi, scribes et prêtres ne sont-ils pas d’abord venus écouter ce que Jean-Baptiste avait à dire? Les habitants de Ninive n’avaient-ils pas écouté et accueilli le message de Jonas le jour même où il est entré dans la ville, un parfait inconnu à leurs yeux, parce qu’ils avaient reconnu la parole de Dieu?

Jean-Baptiste prêchait jour après jour et beaucoup le suivaient. Pourquoi les prêtres n’ont-ils pas pris la peine de venir l’écouter avant de le questionner? Pourquoi viennent-ils demander à Jean le Baptiste ce qu’il dit de lui-même, plutôt que d’interroger Dieu ou les Saintes Écritures à son sujet?

Cela me donne l’impression que les prêtres de Jérusalem n’étaient pas attentifs au Dieu présent, au Dieu qui inspire les prophètes, continuant à agir à chaque instant. Ils se reposent sur ce qu’ils connaissent des écritures et de l’histoire du peuple hébreux en demandant si Jean-Baptiste en est une des figures connues tel qu’Elie.

Puis les « représentants officiels » de Dieu viennent demander au serviteur de Dieu ce qu’il dit de lui-même. Et  le serviteur de Dieu, Jean-Baptiste, répond en serviteur, non en se définissant selon son propre point de vue, mais bien en transmettant ce qu’il a appris de Dieu lui-même à son sujet : « Je suis la voix de celui qui crie dans le désert ».

Et par la-même il vient révéler la vérité de l’humanité : la voix de Dieu n’est pas entendue, elle est pareille à la voix qui « crie dans le désert », c’est-à-dire qu’elle annonce l’appel à la véritable conversion mais que presque personne ne semble là pour l’entendre, parce que les hommes ont déserté l’espace de cet appel. C’est comme si l’amphithéâtre de la Parole de Dieu est devenu vide, désertique. Et puisque la Parole de Dieu est vérité sur tous les plans, non seulement Jean-Baptiste est la voix de celui qui crie dans le désert d’une humanité ayant déserté la fécondité de la Parole, mais il est également au sens littéral et physique la voix de celui qui crie dans le désert puisqu’il vivait seul et qu’il prêchait dans des contrées désertiques.

Jean-Baptiste répète bien, à la suite le prophète Isaïe, « Je suis la voix de celui qui crie dans le désert », et non « je suis celui qui crie dans le désert », confirmant ainsi son rôle de serviteur, sa fonction de prête-voix, d’annonceur public au service de la Vérité qui cherche à se faire entendre.

Quand Jean-Baptiste dit « Moi je baptise dans l’eau », J’entends qu’il indique que son modeste rôle est d’inviter chacun à reconnaître sa condition de pêcheur (dans le sens de l’ignorance de la présence de Dieu et de l’Esprit). Pour moi, en s’immergeant complètement dans l’eau, tel que baptisait Jean-Baptiste, le baptisé vit l’expérience de la non-respiration, les eaux le séparant de la libre respiration. Il se reconnait dès lors comme non encore né à la Vérité de Dieu, en appel à cette nouvelle naissance.

Jean-Baptiste affirme implicitement qu’il ne baptise que dans l’eau, et sous-entend que celui qui imposera les mains pour libérer des eaux de l’inconscience et de la condition de pêcheur, celui qui baptisera de l’Esprit et du Souffle vivant en est un autre, qui « vient après lui ». Annonçant ainsi que, sur le chemin de la nouvelle vie, la première étape est d’abord de se reconnaître non vivant, non né à Dieu, pour en arriver ensuite, dans un deuxième temps, à appeler et recevoir le souffle vivant qui réunit et libère de l’enferment sur soi et nous fait renaître à la vérité.

Nénuphar