Prenez confiance, j’ai vaincu le monde

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Évangile selon Saint-Jean, chapitre 16, de 24 à 33

Jusqu’à présent vous n’avez rien demandé en mon nom; demandez, et vous recevrez, afin que votre joie soit parfaite.
En disant cela, je vous ai parlé en images. L’heure vient où je vous parlerai sans images, et vous annoncerai ouvertement ce qui concerne le Père.
Ce jour-là, vous demanderez en mon nom, et je ne vous dis point que je prierai le Père pour vous,
car le Père lui-même vous aime,
parce que vous m’avez aimé et vous avez cru que c’est de Dieu que je suis sorti.
Je suis sorti du Père, et je suis venu dans le monde; maintenant je quitte le monde et je vais au Père. »
Ses disciples lui disent : « Voici que tu parles ouvertement et non plus en images.
Maintenant nous savons que tu sais toutes choses, et tu n’as pas besoin qu’on t’interroge : voilà pourquoi nous croyons que tu es sorti de Dieu. »
Jésus leur répondit : « Vous croyez à présent… »
Voici que l’heure vient, et déjà elle est venue, où vous serez dispersés, chacun de son côté, et vous me laisserez seul; pourtant je ne suis pas seul, parce que le Père est avec moi.
Je vous ai dit ces choses, afin que vous ayez la paix en moi. Vous avez des tribulations dans le monde, mais prenez confiance, j’ai vaincu le monde.

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Commentaires

 

Tôt ou tard, dans notre vie, nous vivrons la solitude.  Comme Jésus, nous dirons: « Vous me laisserez seul.«   L’abandon, surtout de la part de nos intimes, est probablement l’une des plus grandes souffrances.  Or, comment la vivre?  Jésus nous en donne le secret: la certitude que le Père est avec lui, avec nous.  Son secret, il nous le livre parce qu’il veut que nous ayons la paix.
Toi, le Christ, aide-moi à vivre en ta présence,
toi le compagnon de nos routes.

Fernande

 

 » Jusqu’a présent vous n’avez rien demandé en mon nom «  mais voyons donc, je passe mon temps à t’implorer Seigneur Jésus, j’en deviens surement exaspérante, mais voilà que  je viens de réaliser que je m’adresse toujours à Jésus directement et non au Père en son nom,  va falloir modifier mes formules de prières. Toi Jésus, tu as tous les outils nécessaires avec ta relation au Père, mais moi je suis tellement préoccupée à ce que mes prières soient exaucées (demandez et vous recevrez) que j’en oublie la direction. Père je t’en prie, au nom de Jésus, donne moi la grâce d’accepter que mes demandes se réalisent que pour mon bien …

Mariette

 

« Je vous ai dit ces choses, afin que vous ayez la paix en moi. Vous avez des tribulations dans le monde, mais prenez confiance, j’ai vaincu le monde. »

Seigneur, les tribulations dans le monde sont parfois si fortes!! Celles du monde extérieur, qui peut sembler lointain, loin de nous. Et pourtant, combien notre, mon monde intérieur peut être fragile et prêt à chambouler à la moindre vague, à s’écrouler tel un château de cartes au premier coup de vent.

Ce qui me rappelle l’histoire des trois petits cochons. Et surtout la parabole de l’Évangile où Jésus dit que celui qui écoute ce qu’il nous dit et le met en pratique est comme celui qui construit sa maison sur le roc. La pluie, les tempêtes les tremblements de terre, rien n’arrive à jeter la maison par terre.

Jusqu’à présent vous n’avez rien demandé en mon nom; demandez, et vous recevrez, afin que votre joie soit parfaite.

Seigneur, de tout cœur je te demande de m’aider de nous aider à construire notre maison, nos vies sur ton roc. Pour que jamais plus les tribulations du monde ne viennent nous ébranler, et nous faire nous écrouler. Mais que notre monde, notre demeure puisse devenir ta maison. Qu’elle puisse être empreinte de ta présence, et aussi être un refuge pour tous ceux et celle qui sont ébranlés par les tribulations, et qui ont soif de ta paix. Et pour que notre joie soit parfaite.

Solane

 

Les disciples de Jésus lui disent : « Voici que tu parles ouvertement et non plus en images. Maintenant nous savons que tu sais toutes choses, et tu n’as pas besoin qu’on t’interroge : voilà pourquoi nous croyons que tu es sorti de Dieu. » Jésus leur répondit : « Vous croyez à présent… »

Oui, nous croyons. Mais nous, Seigneur, nous avons besoin de t’interroger. C’est du moins mon cas, car si je ne fais pas l’effort de te poser une question ou une demande adaptée à mon indigence, ce que tu sèmes est vite dispersé. Mon interrogation est comme un petit entonnoir adapté au conduit de mon oreille.  C’est alors que, ne fut-ce qu’un seul mot venu de Toi, a des chances d’entrer dans mon cœur et de lui rendre la fertilité perdue « afin que ma joie soit parfaite », comme est parfaite la joie de tous ceux qui demandent en ton nom.

Et le fil du verbe aimer, Seigneur, que tu tisses sans fin sur la trame de la vérité, ne nous permet pas de le pervertir en le tissant sur nos « menteries ».  Ainsi, lorsque tu dis «  le Père lui-même vous aime, parce que vous m’avez aimé et vous avez cru que c’est de Dieu que je suis sorti », nous ne te ferons pas mentiret, même dispersés, nous serons rappelés à ton unique commandement.

« prenez confiance, j’ai vaincu le monde », que ce mystère nous soit révélé selon nos capacités. L’as-tu déjà vaincu en et pour chacun de nous, pécheurs ? Toute notre vigilance doit-elle être en « prenez confiance » :  laissez-moi agir, vous déranger, vous unir à moi en toutes choses, mangez-moi ?

Plus tu me déconcertes et plus je t’aime.

Pierrette

 

Seigneur, tu nous dis de demander en ton nom, afin que notre joie soit parfaite… et tu nous dis aussi de prendre confiance face aux tribulations dans le monde, parce que tu as vaincu le monde.

Alors en ton nom, Jésus, je demande que je puisse te donner toute ma confiance!

Moi qui suis né sous le signe de la peur, avec une nature désordonnée, une âme divisée dans une humanité déchirée… je demande de garder confiance en ton amour.

Ton amour, je sais que tu nous le donnes sans cesse, mais je sais aussi que sans notre confiance inconditionnelle, ton amour ne peut agir; il est comme prisonnier de nos remparts, enchainé par nos méfiances et autres défiances.

Michaël

 

Voyant son heure arrivée, Jésus essaie de préparer ses disciples à cette période de turbulence qui va bouleverser leur vie et mettre leur foi à l’épreuve. Son message se fait rassurant. Il leur dit quoi faire pour passer à travers ces tribulations à venir. En tout premier lieu, Il leur dit : « demandez, et vous recevrez, afin que votre joie soit parfaite. »  En d’autres mots, ayez une attitude d’abandon, de confiance envers Dieu parce qu’Il vous aime comme un père  qui prend soin de ses enfants. Il ne vous laissera jamais seul. Ne vous inquiétez pas, demandez en mon nom parce que vous m’avez aimé et avez cru que c’est de Dieu que je suis sorti. Pour que votre joie soit parfaite, ayez un regard de foi. Soyez comme un enfant qui attend tout de son père et qui sait qu’il est en sécurité malgré les grandes bourrasques de la vie parce qu’il est toujours là, présent, tout proche dans le quotidien de sa vie. Deuxièmement, Jésus leur dit : «  prenez confiance, j’ai vaincu le monde. » Ne vous découragez pas car j’ai vaincu le monde.  Jésus n’a pas vaincu le monde par les armes ni avec un esprit vengeur mais il a vaincu le monde avec un esprit libérateur, un esprit d’amour. Il a vaincu le monde parce qu’Il ne s’est pas laissé tenter par l’esprit du monde qui voulait l’enfermer dans les limites du pouvoir, de l’avoir et de la gloire. Il était un homme libre intérieurement. Sa nourriture était de faire la volonté de Celui qui l’a envoyé et de révéler son amour et sa compassion à tous les êtres humains. De toute son existence Il s’est effacé pour glorifier son Père. Finalement, Jésus dit à ses disciples : « Je vous ai dit ces choses, afin que vous ayez la paix en moi. »  Pour passer à travers les tribulations de la vie, il faut miser sur le Seigneur. C’est Lui qui donne la Paix, une paix et une joie que le monde ne peut donner.

 

Mon Seigneur et mon Dieu,

Je m’abandonne à Toi.

Fais que je Te voie Seigneur et augmente ma foi.

Habite mes moments de solitude et de tribulations.

Garde ma main dans ta main et

Conduis-moi dans les sentiers qui mènent à Toi.

Donne-moi la sécurité et la liberté intérieure

Que Toi seul peut donner.

Habille-moi de Ta lumière, de Ta paix et de Ta joie.

Karine

 

Quel testament d’amour! Existe-t-il un plus beau legs de confiance que celui-ci? Jésus remet, à ses disciples devenus ses amis intimes, le présent de tout ce qu’il a : sa relation d’amour unique avec Dieu le Père. Comme Jésus est dans le Père et le Père est en Lui, Jésus offre à qui lui ouvre son cœur, cette même communion intime, lui étant en nous, et nous étant en lui.

Dieu le Père, comme tout père aimant, du plus loin de la création, a toujours cherché à tendre discrètement la main à ses enfants égarés ou en révolte.

Notre Créateur paternel a certainement inventé, au travers du don de ce Fils qu’il a directement engendré de son Verbe au travers de la Toute comblée de grâces, l’un des plus lumineux et respectueux stratagème d’amour qui ait jamais été conçu.

Loin de s’imposer, loin de nous forcer la main ou de chercher à nous corriger, avec le Fils qu’il nous envoie pour ramener l’ensemble de ses enfants égarés  à son infinie tendresse, Dieu nous décline le verbe Aimer de mille et une façons.

Jamais  notre cœur endurci n’a été interpellé aussi directement et avec autant de douceur par Notre Créateur. C’est comme s’il disait à chacun d’entre-nous : « Vois, une première fois, je t’ai tout donné, la vie, la conscience, ainsi que toute la création que j’ai mise à tes pieds. Et maintenant, alors que tu persistes à m’ignorer et à me tourner le dos depuis si longtemps, je te donne à nouveau tout, je t’offre ce qui m’est le plus précieux, je m’incarne moi-même au travers de mon Fils, en mon propre Verbe Aimer, dans le monde visible parmi tes semblables, afin que tu puisses toi-même le voir, l’entendre, le toucher le reconnaître et l’aimer. Et je vais jusqu’au bout de Mon Amour fait chair, afin que cette offrande complète  et sans conditions de ma Présence ne se démentisse pas, même après les pires sévices et insultes, même après les fuites et reniements, même après les pertes de foi et les égarements, je suis encore là, pour toi : demande en mon nom, et tu recevras.

Comprends : je t’ai nourri à mon sein, de mon lait maternel et maternant, je t’ai nourri en douceur d’images pour que tes yeux et ton cœur puissent s’ouvrir progressivement à la Véritable Vie, et maintenant que tu as grandi dans la foi et l’amour, je te donne ma Véritable Nourriture, Celle de la communion directe à mon corps et à mon sang, ainsi tu seras un avec mon Fils et Moi-même, comme mon Fils ne fait qu’un avec Moi et le Saint-Esprit! »

Nénuphar

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Vous vous lamenterez

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Évangile selon Saint-Jean, chapitre 16, de 16 à 23

Encore un peu de temps, et vous ne me verrez plus; et encore un peu de temps, et vous me verrez. »
Quelques-uns de ses disciples se dirent entre eux : « Qu’est-ce qu’il nous dit là :
Encore un peu de temps, et vous ne me verrez plus; et encore un peu de temps, et vous me verrez, et puis : “Je m’en vais auprès du Père” ? »
Ils disaient : «  Que signifie cet « encore un peu de temps »? Nous ne savons ce qu’il veut dire. »
Jésus connut qu’ils voulaient l’interroger et leur dit : « Vous vous questionnez entre vous sur ce que j’ai dit :
Encore un peu de temps et vous ne me verrez plus; et encore un peu de temps, et vous me verrez.
En vérité, en vérité, je vous le dis, vous pleurerez et vous vous lamenterez, tandis que le monde se réjouira; vous serez affligés, mais votre affliction se changera en joie.
La femme, lorsqu’elle enfante, est dans la souffrance parce que son heure est venue. Mais lorsqu’elle a donné le jour à l’enfant, elle ne se souvient plus de ses douleurs, dans la joie qu’elle a de ce qu’un homme est né dans le monde.
Vous aussi, vous êtes maintenant dans l’affliction; mais je vous reverrai, et votre cœur se réjouira, et nul ne vous ravira votre joie.
En ce jour-là, vous ne m’interrogerez plus sur rien. En vérité, en vérité je vous le dis, tout ce que vous demanderez à mon Père, il vous le donnera en mon nom.

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Commentaires

« Encore un peu de temps vous me verrez et encore un peu de temps vous ne me verrez plus« ….  Seigneur c’est comme si tu voulais jouer à la cachette avec moi. Je ressens l’intensité de ta présence et soudain plus rien, une douleur s’empare de moi, tel un accouchement,  je m’inquiète, reviendra-t-il dans la joie d’une naissance qui fait grandir mon âme dans la sérénité et la vérité, avec la promesse que nul ne ravira ta présence Seigneur?….

Mariette 

 

« Tout ce que vous demanderez à mon Père, il vous le donnera en mon nom. » Est-ce que tu crois cela mon âme? Crois-tu cela que cet homme venant de Dieu et entièrement donné à Dieu a réparé par le don de son propre corps, de sa propre vie, ce lien brisé de filiation à notre propre Père? Crois-tu cela que par la grâce de son seul nom, ta propre demande et celle du Père se trouvent à nouveau réunies, en un même amour, en une même volonté?

Nénuphar

 

« Encore un peu de temps, et vous ne me verrez plus; et encore un peu de temps, et vous me verrez. »
Cette annonce,faite par Jésus à ses disciples avant sa mort sur la croix, ne la vivons-nous pas sans cesse au long de nos vies de pécheurs?

Combien de fois l’affamé que je suis n’a-t-il pas préféré libérer Barrabas et laissé crucifier, disparaître Jésus ?
Combien de fois Jésus n’est-il pas revenu vers l’affamé que je suis pour m’offrir l’amour passionné de la croix ?

« Vous serez affligés, mais votre affliction se changera en joie »

Combien de fois, avant d’être affligé, ai-je reculé, fermé les yeux et les oreilles devant la Passion de Jésus ?
Combien de fois pourtant, m’a-t-il fait goûter à sa joie ?

Que le brigandage de Barrabas perde son panache, son attrait, sa séduction.
Que nos yeux s’ouvrent sur la paix qu’offre la croix.

Pierrette

 

« Nul ne ravira votre joie. En ce jour-là, vous ne m’interrogerez plus sur rien. » En effet, quand le Seigneur se fait Présence en notre cœur et dans notre vie, nous connaissons une paix et une joie profonde. Nul ne peut ravir notre joie parce que nous avons l’assurance qu’Il est toujours avec nous même dans nos moments de sécheresse et de grande tempête. Nous devenons adultes dans la foi. Nous ne posons plus de questions qui suscitent un débat intellectuel parce que nous expérimentons sa Présence de l’intérieur. Notre joie ne dépend plus de gratifications extérieures, de ce que nous possédons ou de notre statut social. Jésus nous dit : «Je vous reverrai, et votre cœur se réjouira, et nul ne ravira votre joie ».  Cette  promesse est véridique et devient une réalité dans notre vie quand nous faisons la rencontre avec Jésus, le Christ Ressuscité. La grâce de Sa rencontre  transforme toute notre vie. Il nous  fait goûter à l’unification de tout notre être avec l’univers entier. Il nous  rassasie de son Amour et nous fait connaître une nouvelle liberté intérieure. Jésus est vraiment ressuscité et bien vivant en nous et dans notre monde. L’Esprit du Seigneur nous conduit quand nous faisons appel à lui et nous savons intuitivement comment répondre à des situations qui, autrefois, nous engageraient vers des chemins ténébreux. Ressuscité avec le Christ nous devenons des enfants de lumière.

Karine

 

Je suis incontestablement de ceux qui aimeraient que l’enfantement ne se fasse pas nécessairement dans la souffrance… non seulement pour la première naissance, mais aussi pour la deuxième, celle-là où il nous faut renaitre de l’Eau et de l’Esprit.

Cela dit…

Je reconnais cette  « chute »  qui me fait verser – ou plutôt m’inverser – dans le gouffre de l’égocentrisme, trou noir sans fond qui absorbe et consomme sans cesse, à jamais insatisfait.

Je reconnais qu’en cet affaissement en soi-même, il est impossible d’en sortir par soi-même.

Je reconnais que, séparé du Dieu Vivant, il n’y a plus que survie dans la peur de perdre et de se perdre.

Je reconnais que je ne peux être sauvé de mon enfermement sans l’Incarnation – et donc la Croix – de Celui qui prend corps dans notre humanité effondrée.

Je reconnais que notre retournement entre les bras de l’Amour Vivant ne peut s’actualiser sans renoncement au petit moi qui se veut pour lui-même en tant qu’entité séparée… en tant que sarment séparé de la vigne. Et c’est précisément là que les douleurs de l’enfantement se logent. Les contractions sont à la mesure de nos résistances, réticences, attachements…

Comme le dit très bien Joseph Ratzinger dans son livre L’enfance de Jésus :

« Dieu est amour. Mais l’amour peut être haï, quand il exige que l’on sorte de soi-même pour aller au-delà de soi. L’amour n’est pas une sensation romantique de bien-être. La rédemption n’est pas wellness, un bain d’auto-complaisance, mais une libération de l’être compressé dans son propre moi. Cette libération a pour prix la souffrance de la Croix. »

Ô mon Dieu, je t’en prie, libère-nous de l’emprise de la peur de perdre cela même qui nous fait nous perdre! Que Ton Amour qui ouvre et dé-couvre nous libère de cette peur qui ferme et enferme! Que par le mystère de Ta Trinité bénie, chaque personne réalise dans la foi que c’est en se donnant inconditionnellement que, loin de se perdre, chacun se retrouve pleinement en son unicité irremplaçable et éternelle. Amen

Michaël

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Je vous l’enverrai

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Illustration inspirée d’une peinture de Duccio di Buoninsegna

Évangile selon Saint-Jean, chapitre 16, de 1 à 15

Je vous ai dit ces choses, afin que vous ne soyez pas scandalisés.
On vous exclura des synagogues. Bien plus, l’heure vient où quiconque vous fera mourir croira faire à Dieu un sacrifice agréable.
Et ils agiront ainsi, parce qu’ils n’ont connu ni mon Père, ni moi.
Mais je vous ai dit cela afin que, lorsque l’heure sera venue, vous vous souveniez que je vous l’ai annoncé. Je ne vous l’ai pas dit dès le commencement, parce que j’étais avec vous.
Je m’en vais maintenant auprès de Celui qui m’a envoyé, et aucun de vous ne me demande : “Où vas-tu ?”
Mais parce que je vous ai dit cela, la tristesse a rempli votre cœur.
Cependant je vous dis la vérité : il vaut mieux pour vous que je m’en aille, car, si je ne m’en vais pas, le Paraclet ne viendra pas en vous; mais si je m’en vais, je vous l’enverrai.
Et quand il sera venu, il confondra le monde en matière de péché, de justice et de jugement:
En matière de péché, puisqu’on ne croit pas en moi.
En matière de justice, puisque je m’en vais auprès du Père, et que vous ne me verrez plus.
En matière de jugement, puisque le prince de ce monde est déjà jugé. 
J’ai encore beaucoup de choses à vous dire, mais vous ne pouvez les porter à présent. 
Quand il viendra, lui, l’Esprit de vérité, il vous conduira dans la vérité tout entière. Car il ne parlera pas de lui-même, mais il dira tout ce qu’il aura entendu, et il vous annoncera les choses à venir.
Lui me glorifiera, car il recevra ce qui vient de moi, et il vous l’annoncera.
Tout ce qu’a le Père est à moi. C’est pourquoi j’ai dit qu’il recevra ce qui vient de moi, et qu’il vous l’annoncera.

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Commentaires

Seigneur, j’ai lu ce texte à plusieurs reprises, mais rien ne  se présente clairement, le Paraclet semble lui aussi impuissant devant ma page blanche …., je retourne au texte…  toujours rien. Il est dit « l’Esprit de vérité vous conduira dans la vérité tout entière« , donc  j’attends cette grâce  avec impatience…

Mariette

« J’ai encore beaucoup de choses à vous dire, mais vous ne pouvez les porter à présent. » Seigneur, tu es comme une mère attentive pour nous, d’une infinie patience. Jamais tu ne nous écrases, jamais tu ne nous forces. Faisant un avec Dieu, tu connais toute l’immensité et les mystères de l’univers, et pourtant tu n’as jamais cherché à faire de nous des connaissants. Tu nous as préférés petits, simples et aimants, semant juste ce qu’il faut en nos cœurs pour que ceux-ci bourgeonnent, fleurissent, portent fruits et sèment ta joie à tout vent.

Nénuphar

Oh! oui , Seigneur, délivre-nous de l’ignorance, voire de la mécréance, en envoyant vers nous le Paraclet. Écrasés sous les décombres des savoirs profanes qui s’écroulent sans cesse, bientôt nous serons séduits par tes persécuteurs. Alors, à notre tour, nous ne verrons plus l’amour qui est dans les cieux et nous n’aurons plus d’oreille pour entendre son messager.
Oui, envoie-nous Celui qui agit dans le coeur de l’homme et rend-lui la lumière perdue, celle qui met le Mal en fuite.
Oui, par l’Esprit de vérité, étanche notre soif infinie et fait de nous des messagers prêts à prendre sur eux la dérision ou la persécution.
Peut-être vaut-il mieux que je parle au singulier pour appeler la guérison sur mon âme abîmée mais quel mal peut-il advenir si chacun de nous l’appelle pour tous ?
Oui, que l’Esprit de justice réordonne le chaos de nos âmes et les rendent invulnérables aux suggestions du Prince de ce monde, le séducteur. Car c’est d’âme à âme que, finalement, il dirige la foule contre Toi, Seigneur.

Grâce te soit rendue de nous avoir donné Marie pour mère car c’est au sein de sa virginité et en ses mains que nous supportons la révélation de notre indignité et la purification qu’elle demande

 Pierrette

« Cependant je vous dis la vérité : il vaut mieux pour vous que je m’en aille, car, si je ne m’en vais pas, le Paraclet ne viendra pas en vous; mais si je m’en vais, je vous l’enverrai. »

Pourquoi est-ce qu’il vaut mieux que Jésus s’en aille… et qu’il nous envoie le Paraclet?

Je crois bien que c’est la seule façon que nous réalisions réellement en nous-mêmes notre nature d’enfant de Dieu. Tant que Jésus-Christ rayonne dans notre monde extérieur,  dans l’espace et le temps, nous ne pouvons véritablement actualiser Son Amour Transfigurateur en nous-mêmes… tandis que l’Esprit Saint qu’Il envoie nous vient par l’intérieur pour révéler et réaliser l’Amour Christique en nous.

L’Amour nous veut libre,  Il nous veut enfant héritier à part entière… et non seulement marionnettes forcées d’accomplir  sa volonté ou  papillons de nuit irrésistiblement aimantés sur sa lumière. Pour cela, son œuvre est appelée à s’accomplir en nous, par nous, avec nous et pour nous… ce qui par ailleurs nous est possible que du moment que nous œuvrions par Lui, avec Lui et en Lui.

De la même manière que Dieu a demandé à Marie, une fois pour toute et pour tous, d’Incarner Son Amour dans l’histoire, le temps, l’espace et la matière, Il demande maintenant à chacun de nous – en Marie, par elle, avec elle et pour elle – d’actualiser sans cesse l’incarnation de Son Amour, et pour cela il faut qu’Il nous envoie Son Esprit comme Il l’a envoyé à Marie.

Dieu nous veut  participant, en toute conscience,  à Sa Divine Trinité. Pour cela, le Père nous envoie le Fils qui descend au plus creux de nos cristallisations… épousant notre condition humaine jusque dans notre mort, avant de remonter vers le Père, nous reliant ainsi nous-mêmes au Père, nous guérissant de toute séparation, puis Il nous envoie L’Esprit Saint afin de nous inclure dans la circulation d’Amour Éternelle de Sa Divine Trinité.

Michaël

L’Esprit de vérité vous conduira dans la vérité tout entière. En effet, il nous donne une nouvelle connaissance sur Dieu. Il fait tomber le voile de nos yeux pour que nous puissions voir dérouler, en toute honnêteté, le film de notre vie qui est rempli de nous-mêmes, de déni, de mensonge, de fausseté, de contradiction,  de ruse, de colère, d’envie, de jalousie, de haine et d’amertume. L’Esprit de vérité nous secoue intérieurement pour nous faire confesser notre rupture à Dieu, nos manquements à l’Amour et implorer le pardon du Seigneur. Il  nous fait crier : Abba, Père. Il nous fait  voir Jésus, la Lumière du monde, et ressentir l’Amour  et la miséricorde du Père.  Il nous fait prendre conscience que nous sommes tous membre d’une même famille et ne faisons qu’UN  avec le Père, le Fils et l’Esprit et aussi avec tout l’Univers visible et invisible.  L’Esprit de vérité nous  transforme de l’intérieur et nous fait voir le monde avec des yeux tout neuf. Il nous fait voir la beauté de la création et  reconnaître que nous sommes créés à l’image et à la ressemblance de Dieu. L’Esprit de vérité nous garde dans l’humilité et nous remplit de compassion et de bonté.  Il nous comble de  paix, de joie et d’amour et nous habille du manteau de Service.  L’Esprit de vérité nous révèle les mystères divins et nous annonce les choses à venir.

Ô Esprit de vérité,
Conduis-moi à Jésus pour la gloire du Père.
Ouvre mon cœur à  Sa Parole de Vie.

Esprit de vérité,
Viens éveiller en moi l’intelligence et l’écoute du cœur.
Transforme-moi de l’intérieur pour que j’annonce la Bonne Nouvelle.

Esprit de vérité,
Guide-moi sur les pas de Jésus et éclaire-moi en tout temps.
Garde moi dans l’humilité et revêt-moi du manteau de Service.

Esprit de vérité,
Viens raffermir mon identité de fille/fils de Dieu.
Fais-moi toucher mon humanité pour que je sois un porteur de lumière.
Renouvelle et illumine la face de notre monde.

Karine

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C’est moi qui vous ai choisis

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Illustration inspirée d’une peinture de Duccio di Buoninsegna

Évangile selon Saint-Jean, chapitre 15, de 13 à 27

Il n’y a pas de plus grand amour que de donner sa vie pour ceux qu’on aime.
Vous êtes mes amis si vous faites ce que je vous commande.
Je ne vous appelle plus serviteurs, parce que le serviteur ne sait pas ce que fait son maître; mais je vous appelle mes amis, car tout ce que j’ai entendu de mon Père, je vous l’ai fait connaître.
Ce n’est pas vous qui m’avez choisi, mais c’est moi qui vous ai choisis et qui vous ai établis, pour que vous alliez et que vous portiez du fruit, que votre fruit demeure, et que le Père vous accorde ce que vous lui demanderez en mon nom.
Ce que je vous commande, c’est de vous aimer les uns les autres.
Si le monde vous hait, sachez qu’il m’a pris en haine avant vous.
Si vous étiez du monde, le monde aimerait ce qui lui appartiendrait en propre. Mais parce que vous n’êtes pas du monde, puisque mon choix vous a tirés du monde, à cause de cela, le monde vous hait.
Souvenez-vous de la parole que je vous ai dite; Le serviteur n’est pas plus grand que le maître. S’ils m’ont persécuté, ils vous persécuteront, vous aussi; s’ils ont gardé ma parole, ils garderont aussi la vôtre.
Mais ils vous feront toutes ces choses à cause de mon nom, parce qu’ils ne connaissent pas celui qui m’a envoyé.
Si je n’étais pas venu, si je ne leur avais pas parlé, ils n’auraient pas de péché; mais maintenant leur péché est sans excuse.
Celui qui me hait, hait aussi mon Père.
Si je n’avais pas fait au milieu d’eux ces œuvres que nul autre n’a faites, ils n’auraient pas de péché; mais maintenant ils ont vu, et ils sont remplis de haine contre moi et contre mon Père.
Mais c’est pour que s’accomplisse la parole qui est écrite dans leur Loi : Ils m’ont haï sans raison.
Lorsque viendra le Paraclet que je vous enverrai d’auprès du Père, l’Esprit de vérité qui procède du Père, il me rendra témoignage.
Et vous aussi, vous témoignerez, parce que vous êtes avec moi depuis le commencement.

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 Commentaires

 « C’est moi qui vous ai choisis. » Jean 15, 13-27

Merci Jésus pour nous avoir choisi comme tes amis. Donne nous de rester fidèle à cette amitié.
A Noël tu avais déjà fait de nous tes frères et sœurs. Donne nous de rester dans la même famille. Et puisque nous sommes tes frères, tes sœurs, tes amies et amis, nous voulons porter la croix et te suivre au calvaire pour ressusciter à Pâques avec Toi.

Pierre-Damien

« C’est moi qui vous ai choisis. »  Contempler longuement ce choix durant les jours saints fut pour moi une joie profonde.  Être choisis par le Christ ressucité pour porter du fruit et un fruit qui demeure.  Celui de l’amour qui vient de la présence de son Esprit, son cadeau de Pâques. Et avec Lui, être au cœur du monde, l’instrument de sa tendresse.

Fernande

 » C’est moi qui vous ai choisis  » Seigneur, ça vient confirmer la phrase qui dit, dès le sein de ma mère tu m’avais choisi, et j’aimerais tellement continuer le oui de ma mère qui nous a uni dans la foi. C’est toute la loi de vie qui nous est transmis par « aimez-vous les uns  les autres. » Seigneur comme elle est difficile à appliquer, tu connais ma faiblesse mais tu m’as choisi pareil, t’as surement espéré qu’un jour je te serais agréable afin de partager ton royaume….

Mariette

Choisis, nous le sommes. Amis, vraiment?  Ce n’est pas du jour au lendemain que j’ai accepté de recevoir en profondeur cette affirmation de Jésus. Il aurait été plus facile – en apparence – de ne pas entrer à fond dans cette relation privilégiée. Le serviteur fait bien son travail mais entre-t-il vraiment dans les sentiments de son maître? « Je vous appelle amis ». Quelle affirmation si étonnante, mais si merveilleuse.

En écho à cette parole méditée dans la joie, les Psaumes 21 et 37, proposés le Vendredi- saint, font entendre la plainte du juste méprisé, bafoué, qui dit à son Dieu : « ne sois pas loin de moi », « ne m’abandonne pas ». Jésus a prié avec ces mots-là. Il me les fait entendre encore : amie, ne sois pas loin, reste proche pour comprendre les désirs de mon cœur, pour partager ma soif et mon désir de faire de tous des amis, des gens qui partagent ce que j’entends de mon Père et qui portent du fruit, beaucoup de fruit.

Gisèle

Seigneur, grand est mon désir de faire partie de tes amis; je te demande donc de m’apprendre à faire ce que tu nous commandes. Ne crains pas de prendre les moyens nécessaires pour cela se fasse. Je fais mienne cette prière de Saint-Ignace de Loyola :  » Prenez, Seigneur, ma liberté en plénitude. Mémoire, intelligence et volonté, acceptez en le don total. Tout ce que j’ai et possède me vient de votre largesse. Tout cela je vous le livre pour que vous le gouverniez absolument à votre gré. Donnez-moi seulement l’amour et votre grâce; car alors je suis riche et ne demande rien de plus. »

C’est toi qui nous choisit, c’est vrai. Comment aurais-je pu te choisir avant que tu te fasses connaître et aimer au temps de la détresse ? Tu es bien venu le premier à ma rencontre et c’est toi le fidèle et le patient, lorsque mon regard fuit le tien qui veille dans le regard de mes frères. C’est en eux que je te crains.

Si tu ne t’étais approché lorsque j’étais au loin, si loin que de là-bas, ta Parole était si mal entendue qu’elle n’atteignait pas la terre fertile de mon cœur; je serais maintenant parmi ceux qui  tournent en dérision ta croix, voire qui te haïssent. Par ton amitié, rend-moi digne de porter là-bas ton amour, si discrètement qu’il puisse pénétrer ce qui est impénétrable par un autre que toi qui, seul, délivre l’âme opprimée, même révoltée.

Que l’Esprit de Vérité veille sur tes amis, à fin que nul autre que toi soit glorifié en chaque âme délivrée.

Pierrette


« C’est moi qui vous ai choisis »
dit Jésus. Par ces paroles,  Jésus a dégonflé l’ego de ses disciples en les faisant prendre conscience qu’ils ont été choisis pour une mission bien spéciale et qu’ils ne peuvent rien faire de par eux-mêmes sans l’aide de l’Esprit-Saint. C’est la grâce de l’Esprit qui va s’opérer en eux pour qu’ils puissent rendre témoignage de tous ce qu’ils ont vu et entendu. Il leur dit que la magie s’opère à une condition : c’est de vous aimer les uns les autres. Sans l’Amour nous ne pouvons pas rallumer le feu sacré de Jésus sur la terre.

« C’est moi qui vous ai choisis » dit Jésus.Ces paroles me font frémir intérieurement parce que nous qui avons accepté de suivre le Christ, ne pouvons tirer aucune gloire de sa grâce parce que nous avons été choisis par Lui pour porter la bonne nouvelle aux pauvres et témoigner de l’Amour et de la miséricorde de Dieu. C’est l’Esprit qui nous révèle l’Amour du Père. C’est l’Esprit qui nous révèle les écritures et la connaissance de Dieu. C’est l’Esprit qui nous révèle l’univers visible et invisible. C’est l’Esprit qui enlève le voile de nos yeux pour que nous voyions Dieu en tout et partout. C’est l’Esprit qui nous fait voir la beauté de l’être humain et la beauté du monde.  C’est l’Esprit qui nous fait goûter à la paix et la joie intérieure.  C’est l’Esprit qui nous anime et nous propulse vers les autres. C’est l’Esprit qui fait de nous  les témoins du Christ Ressuscité. Oui, l’Esprit de Dieu nous habite et nous ne pouvons pas nous enorgueillir de cette grâce parce qu’elle nous a été donné par amour pour que nous portions du fruit. C’est une grâce qui nous rend humble et nous ouvre à l’univers entier. Tout don reçu par amour doit être donné gratuitement par amour.

Mon Seigneur et mon Dieu,
Merci de m’avoir choisie telle que je suis pour porter du fruit,
Un fruit qui demeure grâce à ton amour.
Dessaisie moi de mon ego qui me rattache  au monde  de la vanité.
Renouvelle en moi Ton Esprit de sainteté et de lumière.
Ouvre mon cœur à l’amour fraternel et universel.
Fais que je Te voie Seigneur en tout et partout et garde moi dans l’humilité.
Révèle-moi les mystères du monde visible et invisible pour que
Je puisse témoigner de ta résurrection.
Fais-moi demeurer dans Ton amour.

Karine

 

« Ce n’est pas vous qui m’avez choisi, mais c’est moi qui vous ai choisis et qui vous ai établis, pour que vous alliez et que vous portiez du fruit, que votre fruit demeure, et que le Père vous accorde ce que vous lui demanderez en mon nom. »

Je le vois bien, Seigneur, qu’il n’est pas possible de te choisir de nous-même. Je vois aussi que même déjà choisis par toi – puisque tu nous choisis tous à un moment ou un autre – nous nous retrouvons trop souvent à fuir loin de toi et prêts à te renier pour un oui ou pour un non… et cela m’inquiète certaine nuit lorsque je voudrais que tous, nous te suivions envers et contre tout.
Mais tu nous as dit que le Père nous accorde ce que nous demandons en ton nom; alors en ton nom, je demande que chacun de nous réponde résolument présent à ton appel, puisque tu es venu pour nous sauver tous.
Je sais que ma prière est soumise au libre arbitre  de chaque personne qui est respecté par ton amour, mais je sais aussi par expérience que lorsque tu nous envoies ton Esprit Saint, nous ouvrons nos yeux à ta vérité… et nous ouvrons notre cœur à  ton amour transfigurateur. Alors je t’en prie, dans ta miséricorde infinie, envoie sans cesse en chacun de nous ton Esprit Saint, et que tous et chacun nous soyons guéris de la maladie du sommeil. Comme tu l’as fait pour Lazare, je te le demande : « Viens nous réveiller, viens nous sortir de notre tombeau! »

Alors, fort de Ton Amour, nous pourrons nous aimez les uns les autres.

Alors, rempli de Ton Esprit, nous témoignerons de Toi et de Ton Royaume qui – même s’il n’appartient pas à ce monde – est  au cœur de ce monde… et au cœur de chacun.
Alors, espérant contre toute espérance, nous pourrons porter ton œuvre malgré tout ce qui se met au travers du chemin… les vents contraires, les obstacles et autres adversités.

Michaël

« Il n’y a pas de plus grand amour que de donner sa vie pour ceux qu’on aime. »

Quel amour! Je me demande combien de nous serions prêts à donner notre vie pour celui qu’on aime… je ne suis pas sûre…

« Vous êtes mes amis si vous faites ce que je vous commande. »

Combien d’entre nous sommes les amis de Jésus? J’aimerais bien l’être mais je ne crois pas le mériter vraiment…

« Ce que je vous commande, c’est de vous aimer les uns les autres. »

C’est tellement difficile de s’aimer les uns les autres. Le moi est devenu tellement fort qu’aujourd’hui on dit:  » il faut que je pense d’abord en moi et pour les autres après on verra »

Rosa

« Ce que je vous commande, c’est de vous aimer les uns les autres. » J’en reviens sans cesse à ce petit commandement d’amour mutuel, parce qu’il m’apparaît incontournable. Incontournable parce qu’il tellement simple qu’il est impossible de faire semblant qu’on ne l’a pas entendu ou pas compris. L’amour, c’est de l’amour, et non de la haine. Incontournable parce qu’à la pratique il se révèle tellement impossible à véritablement actualiser par notre seule volonté qu’on ne peut plus faire autrement que d’en appeler à Celui qui l’a pleinement incarné pour qu’il vienne à notre aide. Seigneur, apprends nous à aimer, dans le don et le pardon, sans attentes ni calcul, comme tu nous as nous-mêmes aimés!

Nénuphar

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140413-Moi-qui-vous-ai-choisis