Celui qui n’honore pas le Fils n’honore pas le Père

Ci-dessous le nouvel extrait d’Évangile à écouter et commenter…

Évangile selon Saint-Jean, chapitre 5, de 10 à 23

Les Juifs dirent donc à celui qui avait été guéri: « C’est le sabbat, il ne t’est pas permis d’emporter ton grabat. »

Il leur répondit:  » Celui qui m’a guéri m’a dit: Prends ton grabat et marche. »

Ils lui demandèrent: « Qui est l’homme qui t’a dit: Prends ton grabat et marche? »

Mais celui qui avait été guéri ne savait pas qui c’était; car Jésus s’était esquivé, grâce à la foule qui était en cet endroit.

Plus tard, Jésus le trouva dans le temple et lui dit: « Te voilà guéri; ne pèche plus, de peur qu’il ne t’arrive quelque chose de pire. »

Cet homme s’en alla, et annonça aux Juifs que c’était Jésus qui l’avait guéri.

C’est pourquoi ils persécutaient Jésus, parce qu’il faisait ces choses le jour du sabbat.

Mais Jésus leur dit: « Mon Père agit jusqu’à présent, et moi aussi j’agis. »

Sur quoi les Juifs cherchaient encore avec plus d’ardeur à le faire mourir, parce que non content de violer le sabbat, il disait encore que Dieu était son père, se faisant égal à Dieu. Jésus reprit donc la parole et leur dit:

En vérité, en vérité, je vous le dis, le Fils ne peut rien faire de lui-même, mais seulement ce qu’il voit faire au Père; et tout ce que fait le Père, le Fils aussi le fait pareillement.

Car le Père aime le Fils, et lui montre tout ce qu’il fait; et il lui montrera des œuvres plus grandes que celles-ci, qui vous jetteront dans l’étonnement.

Car comme le Père ressuscite les morts et donne la vie, aussi le Fils donne la vie à qui il veut.

Le Père lui-même ne juge personne, mais il a donné au Fils le jugement tout entier,

afin que tous honorent le Fils comme ils honorent le Père. Celui qui n’honore pas le Fils n’honore pas le Père qui l’a envoyé.

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Merci, vous avez généreux dans vos réponses, nous en avons reçu une dizaine suite à la publication de ce dernier passage de l’Évangile!

Pour commencer, quelques courtes interventions de nouveaux participants :

Prend ton grabat, ce qui fait ta misère humaine. Ce qui te met a l’écart des autres humain. Jésus nous guéri de tous nos enfermements. Prend ta vie en main, il n’y a pas un temps défini pour appeler l’homme à la vie. Ses hommes de culte ne savaient plus, leur culte bien organisé en avait oublié la vie l’amour. J’aime beaucoup la relation Père et Fils. Ce qui me frappe. Ce lien d’amour et de confiance suscite la vie et l’amour à travers toutes nos blessures. Suis-je au travail pour susciter la vie?

Angélo (France)

j’aimerais bien me départir de mon grabat car il est lourd à porter mais sécurisant tout à la fois.

Il renferme toutes sortes de contradictions que j’ai peine à évaluer,  le doute et la certitude se côtoient et j’en « arrache  » comme disaient les vieux.  Je vais relire les extraits de l’évangile proposé pour l’intégrer davantage, ça va m’éclairer…………….

Mariette

L’être humain en situation de besoin ou non est plus grand que le sabbat.

L’attention à l’autre qui est proche et qui a besoin de mon assistance ou de mon encouragement peut sembler plus difficile que de pratiquer le sabbat.

Bon sabbat tout de même!

France

Honorer le Fils, c’est honorer le Père. Qui est ce Jésus qui ose  guérir un homme le jour du sabbat?   Les gens  ont en tête le respect de la loi qui est gravé  dans l’intellect. Jésus par son approche nous renvoie à notre cœur.  Il nous ouvre à la Vie, à l’Esprit. Jésus a dit : Je suis la Vie. Nous ne pouvons pas arrêter l’énergie de la Vie. Ce qui est le plus important c’est de donner la Vie. La seule Loi qui doit dicter notre conduite c’est  l’amour du prochain.

Si on honore Jésus qui donne la Vie comment ne pas honorer le Père qui a créé l’univers visible et invisible. Par Jésus, nous connaissons le Père qui est  Amour, Vie, Paix et Joie. A chaque fois que nous vivons d’amour et transmettons cette énergie d’amour, de vie, de paix et de joie nous honorons le Fils, le Père et l’Esprit qui ne font qu’Un.

Karine

Ci-dessous quatre extraits de textes plus longs de personnes qui se sont engagées à participer d’une manière régulière au processus d’écoute des Évangiles (cliquez sur les liens pour lire l’ensemble du texte)  

Voici comment la miséricorde, apportée par Jésus au nom de son Père, est montrée du doigt comme une insulte au Seigneur et comme un danger pour l’ordre apporté par la loi révélée à Moïse. La mise en croix est déjà à l’horizon : Le grabataire qui, sur l’ordre de Jésus, s’est levé, a pris son grabat et s’est mis en marche, est maintenant accusé par les docteurs de la loi : « C’est le Sabbat, il ne t’est pas permis d’emporter ton grabat » !

Lire la suite sur la page de Pierrette

…Mais au fond, ce que je veux dire c’est que Jésus parle le langage du cœur et de l’amour. Il est parfois difficile de le comprendre avec les notions de bien et de mal, les notions de dualité que nous avons intégrées avec le mental ordinaire. On ne peut l’entendre qu’avec le cœur, avec la certitude que Dieu nous aime et qu’il nous veut et qu’il cherche à nous libérer.

Lire la suite sur la page de Mariette-Renée

Le Père a aussi toute liberté de donner fonction entière au Fils… et si le Père donne le jugement tout entier au Fils, c’est parce qu’en Lui-même, en tant que Père, Il ne juge personne, tous faisant partie intégrante de Son Amour infini et inconditionnel… mais en Son Fils le jugement est donné afin de sortir le monde de son inconscience, de sa confusion et de son mensonge. Et en ce sens le Fils devient effectivement signe de division…

Lire la suite sur la page de Michaël

Quoi dire?

Comme les autres passages de cet évangile, ces quelques lignes sont si riches que l’on pourrait passer des jours à les lire, à les méditer et à les contempler, sans que la floraison de sens ne s’atténue, les nouvelle révélations y bourgeonnant,  éclatant les unes après les autres dans toute leur luminosité. Devant une telle prodigalité de signifiance, je me retrouve immanquablement coi, réduit au silence, paralysé, incapable du moindre mot.

Lire la suite sur la page de Nénuphar

Lire aussi ci-dessous les contributions qui nous sont parvenues sous forme de commentaires (Si vous ne les voyez pas apparaitre, veuillez cliquer ici) :

Lève-toi, prends ton grabat et marche

Ci-dessous le nouvel extrait d’Évangile à écouter et commenter…

Évangile selon Saint-Jean, chapitre 5, de 1 à 9

Après cela, il y eut une fête des Juifs, et Jésus monta à Jérusalem.

Or, à Jérusalem, près de la porte des Brebis, il y a une piscine qui s’appelle en hébreu Béthesda, et qui a cinq portiques.

Sous ces portiques étaient couchés un grand nombre de malades, d’aveugles, de boiteux et de paralytiques. Ils attendaient le bouillonnement de l’eau.

Car un ange du Seigneur descendait à certains temps dans la piscine, et agitait l’eau. Et celui qui y descendait le premier après l’agitation de l’eau, était guéri de son infirmité quelle qu’elle fut.

Là se trouvait un homme malade depuis trente huit ans.

Jésus l’ayant vu gisant et sachant qu’il était malade depuis longtemps, lui dit:

« Veux-tu être guéri? » Le malade lui répondit: « Seigneur, je n’ai personne pour me jeter dans la piscine dès que l’eau est agitée, et pendant que j’y vais, un autre descend avant moi. »

Jésus lui dit  » Lève-toi, prends ton grabat et marche. »

Et à l’instant cet homme fut guéri; il prit son grabat et se mit à marcher. C’était un jour de sabbat.

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Voici les réponses de Pierrette, Michaël et Nénuphar que nous avons reçues à propos de ce dernier passage de l’Évangile selon St-Jean :

Dis seulement une Parole…

La guérison accomplie par Jésus à la piscine de Béthsada attire notre attention sur l’espérance maintenue avec une incroyable persévérance par l’infirme qui, depuis 38 ans, attend d’être plongé dans l’eau agitée par l’ange du Seigneur.

Il n’est pas dit que cet homme appelle à l’aide. C’est Jésus qui, le « voyant gisant et sachant qu’il était malade depuis longtemps » lui pose la question  : « Veux-tu être guéri? » et, à sa réponse, « Je n’ai personne pour me jeter à l’eau », il reçoit cet ordre immédiat : « Lève-toi, prends ton grabat et marche », ordre aussitôt suivi d’obéissance.

Cet infirme est donc guéri par la Parole. Depuis 38 ans il s’est vu debout et marchant en sortant de l’eau et maintenant il marche sur Parole. On imagine sa stupéfaction.

Nos paralysies, aveuglements, surdités, toutes désolations et faiblesses intérieures ne peuvent-elles, avant même le baptême d’eau, être guéries par la Parole ?

« Seigneur, je ne suis pas digne de te recevoir mais dit seulement une Parole et je serai guéri ».  Faudrait-il même attendre cette Parole pendant 38 ans ?

Pierrette

l’Amour qui relève

La guérison dans la piscine dont il est question ici n’est pas en contradiction avec l’Esprit de Dieu (puisqu’il est dit que c’est un ange du Seigneur qui œuvre)… mais elle semble impersonnelle, étant offerte à qui saura en saisir l’occasion, entrainant même une sorte de compétition… (?)

Jésus, au contraire, ouvre lien de personne à personne… dans une relation d’amour incarnée qui transcende notre monde naturel. Cela ne veut pas dire que la providence du Seigneur ne peut guérir au travers de moyens intermédiaires offerts au monde… comme par cette piscine de Jérusalem. Cependant lorsque c’est Jésus qui guérit, l’être en est transcendé à tous les niveaux… ce qui n’enlève en rien le libre arbitre et d’ailleurs, avant d’agir, Jésus demande au malade s’il veut être guéri… non pas d’une guérison par des moyens prévisibles offerts à notre portée, mais d’une guérison qui transcende et redresse. Et par après la personne guérie reste toujours libre de se détourner de Jésus…

 » Lève-toi, prends ton grabat et marche. »

Pourquoi cette parole que l’on retrouve ailleurs dans l’Évangile?

Justement parce que l’Amour qui guérit est Verbe Incarné qui relève, redresse, redonne verticale :

« Lève-toi »

Jésus nous convie aussi à ne pas délaisser – et même à embrasser – notre partie horizontale, notre « grabat » qui nous tenait « allongés » :

« Prends ton grabat »

Autrement dit, il nous demande de « porter notre croix »…

…puis Il nous envoie en avant, en Son Œuvre… en Son Nom :

« Et marche! »

Michaël

Pourquoi prendre son grabat?

La première chose qui m’interpelle dans ce passage, c’est à quel point la raison, que l’on pourrait aussi appeler l’esprit du monde, et de l’autre côté le souffle de l’Esprit venant de Dieu, ne « pensent » pas de la même manière.

Jésus, voyant un malade et sachant toute l’ampleur de sa misère, lui demande : « Veux-tu être guéri? ». Question dont il connait très bien la réponse mais qui semble formulée précisément pour que le malade puisse exprimer quels sont, selon lui, les conditions de sa guérison.

Le malade répond donc que les conditions qu’il rencontre ne lui permettent pas de guérir. Il ne répond pas directement à la question que le Christ lui pose, ce qu’il aurait pu faire tout simplement en disant : Oui, je veux guérir. Il explique plutôt les raisons pour laquelle la guérison ne lui est pas accessible. Il se présente ainsi comme étant doublement victime, victime de sa maladie d’une part, et également victime du fait qu’il ne peut accéder à la guérison en raison de son handicap : « je n’ai personne pour me jeter dans la piscine dès que l’eau est agitée, et pendant que j’y vais, un autre descend avant moi ».

Selon la compassion humaine, le bon Samaritain passant par là se serait sans doute arrangé pour accompagner le malade afin de l’aider à le jeter dans la piscine réparatrice au moment opportun.

La miséricorde divine incarnée en Jésus-Christ procède ici autrement. Elle ne guérit pas le mal en lui attribuant un remède, même si ce remède peut être d’origine divine et offert dans la compassion.

Elle guérit en rebranchant l’humanité malade et chutée à sa véritable raison d’être, en ramenant chaque être humain à son unique Source de Vie. Puisque c’est le verbe de Dieu qui est à l’origine véritable de toute existence, et non l’apparente cause à effet du monde. Dieu crée le monde par un seul et unique verbe en disant « sois! ». Dieu, Celui qui dit de Lui-même « Je suis celui qui suis » manifeste toute la plénitude de son Verbe Être en ordonnant : « Sois! ».

À l’origine de toute manifestation et par la suite de toute cause à effet, il y a la volonté de Dieu de donner la vie au travers de son ordre divin : « Sois! ». C’est un peu comme si Dieu nous disait à chacun d’entre-nous en particulier, Moi qui suis Celui qui suis, je te demande d’Être! Aucune cause à effet de ce monde ne peut passer avant cet ordre divin, celui-ci est antérieur à toute cause.

Pour revenir au dialogue entre le malade et Jésus, il se résume tout entier à une question et à deux réponses, l’une selon la perspective du monde et l’autre selon le regard de Dieu.

Au travers du Christ, Dieu demande au malade ce que celui-ci veut.

Le malade répond qu’il cherche à guérir mais qu’il ne le peut à cause du fait que l’état de sa maladie l’empêche d’avoir accès au remède, révélant ainsi son enchainement à la conditionnalité de la guérison, et à l’illusion de son apparente cause à effet.

Le Verbe incarné de Dieu répond à son tour en faisant disparaître toute condition et tout enchainement au moyen d’un seul mot : « Lève-toi ».

Dieu lui signifie  : Je suis Celui qui suis, Je suis ton véritable Père par lequel tu es à chaque seconde de ton existence. Relève-toi de la fausse vision qui t’enchaine au grabat, au lit de misère et de souffrance, ce mauvais lit de sangles qui t’attache à la perspective horizontale de la cause à effet visible dans le monde. Retrouve la verticalité dans laquelle je t’ai créé et qui te ramène à Moi, cette verticalité en laquelle tu te reconnais comme étant mon enfant bien aimé, et accède ainsi à l’origine de toute manifestation et action dans le monde : lève-toi et marche!

lève-toi et marche! C’est vrai Seigneur. J’étais indigne de te recevoir, enchainé à mon lit de misère et incapable de me jeter dans les eaux réparatrices de la piscine par moi-même, et voilà que d’un seul mot tu me guéris! Loué sois-tu!

Mais dis-moi Seigneur, …pourquoi me demandes-tu de prendre mon grabat? N’en ai-je pas fini avec ce témoin de mon infortune? Ne serait-ce pas une façon de vouloir me retourner par en arrière, de m’attacher à ce qui a été ma condition passée?

 » Lève-toi, prends ton grabat et marche. »

Lève-toi, – c’est fait Seigneur, je suis relevé par ta Grâce.

Marche, – oui Seigneur, je le veux bien, ne fût-ce que te rendre gloire. Mais…

Prends ton grabat, – pourquoi Seigneur?

Pourquoi? Parce que Dieu sauve. Dieu sauve, non pas en nous retranchant de notre condition chutée, mais en nous retournant à l’intérieur même de cette condition de pécheur.

Jésus ne s’est pas retranché de la mort en se dématérialisant et en retournant dans le sein du Père avant d’être crucifié. Le fils de Dieu à vaincu la mort en la convertissant en Vie à l’intérieur même de l’emprise mortelle de celle-ci. Il a fait de la croix, instrument d’enchainement et de mort dans le monde, un instrument de libération et de Vie pour l’éternité.

La croix fait partie du chemin qui mène à la libération, comme le grabat fait partie du chemin qui mène à la guérison.

La première question de Jésus prend dès lors tout son sens :

« Veux-tu être guéri? »

Le Christ répond lui-même à la question qu’il vient de poser :

 » Lève-toi, prends ton grabat et marche. »

Autrement dit, si tu veux réellement guérir, cesse d’attendre que les circonstances soient favorables, cesse d’attendre l’intervention qui soustraira de toi ta condition de malade et pécheur. Relève toi, porte ton grabat comme je porte ma croix, et marche, va de l’avant dans la foi!

Nénuphar

Va, ton enfant est plein de vie

Ci-dessous un nouvel extrait d’Évangile à écouter et commenter…

Évangile selon Saint-Jean, chapitre 4, de 43 à 54

Après ces deux jours, Jésus partit de là pour se rendre en Galilée.

Car Jésus avait déclaré lui-même qu’un prophète n’est point honoré dans sa patrie.

Lorsqu’il fut arrivé en Galilée, les Galiléens l’accueillirent, ayant vu tout ce qu’il avait fait à Jérusalem pendant la fête;

Car eux aussi étaient allés à la fête. Il retourna donc à Cana en Galilée, où il avait changé l’eau en vin. Or, il y avait un officier du roi dont le fils était malade à Capharnaüm.

Ayant appris que Jésus arrivait de Judée en Galilée, il alla vers lui, et le pria de descendre, pour guérir son fils qui était à la mort.

Jésus lui dit; « Si vous ne voyez des signes et des prodiges, vous ne croyez point. »

L’officier du roi lui dit: « Seigneur, venez avant que mon enfant ne meure »

Va, lui répondit Jésus, ton enfant est plein de vie. » Cet homme crut à la parole que Jésus lui avait dite et partit.

Comme il s’en retournait, ses serviteurs vinrent à sa rencontre, et lui apprirent que son enfant vivait.

Il leur demanda à quelle heure il s’était trouvé mieux, et ils lui dirent: « Hier, à la septième heure, la fièvre l’a quitté. »

Le père reconnut que c’était l’heure à laquelle Jésus lui avait dit: « Ton fils est plein de vie », et il crut, lui et toute sa maison.

Ce fut le second miracle que fit Jésus en revenant de Judée en Galilée.

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Nous avons reçu des réponses de Pierrette, Rosa, Michaël et Nénuphar à propos de ce dernier passage de l’Évangile selon St-Jean :

La foi qui sauve

Il nous est rapporté que les Galiléens, qui avaient vu Jésus grandir parmi eux, avaient de la peine à croire qu’il put être le Messie. Jésus revient cependant parmi eux, à Cana .

C’est là qu’en une prière et une réponse, toute l’autorité de la Parole émise par Jésus est de nouveau mise en lumière :

— « Seigneur, venez avant que mon enfant ne meure ».

— « Ton enfant est plein de vie ».

Aussitôt, pas le moindre doute ne peut entrer dans l’esprit de celui qui a prié, la réponse est vérité avant toute possibilité de la vérifier. Le prieur « sait » que ce qui est prononcé  par Jésus  « est » vérité . Une journée de marche le sépare cependant de sa demeure où l’enfant était mourant.

La foi ainsi semée va se répandre au loin. La foi qui sauve.

Pierrette

La force de la foi

Comment c’est merveilleux la force de la foi. C’est si dommage que nous en manquions. Nous disons: « j’ai la foi » mais dès que quelque chose que nous croyons « mauvais » arrive nous perdons la foi car nous tombons dans nos blessures et nous oublions que Dieu est parfait et que tout ce qui arrive est parfait.

Rosa

Va, répond Jésus, ton enfant est plein de vie

…Jésus avait déclaré lui-même qu’un prophète n’est point honoré dans sa patrie.

Sauf que nous sommes tous la patrie de Jésus… ce qui veut dire que souvent… trop souvent… Jésus n’est pas honoré en nous…

Et lorsque nous l’accueillons tout de même, ce n’est pas tant pour Lui-même que pour ce qu’il fait…

Lorsqu’il fut arrivé en Galilée, les Galiléens l’accueillirent, ayant vu tout ce qu’il avait fait à Jérusalem pendant la fête;

« Si vous ne voyez des signes et des prodiges, vous ne croyez point. »

Mais l’enfant se meurt… partout… si nous n’en appelons au Vivant qui seul donne et redonne vie véritable.

« Seigneur, viens avant que mon enfant ne meure »

Alors Jésus répond à cet appel… car il est venu pour donner Vie à ce qui se meurt.

« Va, répond Jésus, ton enfant est plein de vie. »

Michaël

Seigneur, viens avant que mon enfant ne meure!

En lisant ce nouveau passage de l’Évangile, c’est la parole qui m’interpelle le plus directement.

L’enfant sur terre, c’est la promesse, c’est le surgeon par lequel la vie se perpétue.

Aucune vie en ce monde sans l’enfant. Notre propre vie et force d’adulte ont fleuri aux racines de notre enfance. Or l’enfant est en danger :

Seigneur, viens avant que l’Enfant ne meure!

L’agneau de Dieu, l’Enfant de Vie né du Père en la Vierge, cet enfant est à chaque minute en danger d’être à nouveau nié, méprisé, persécuté et crucifié, à la fois à l’intérieur de nous et autour de nous.

Seigneur Dieu, viens avant que ton Enfant ne meure en moi!

Seigneur Dieu, viens avant que ton Enfant ne meure en moi, parce que je l’ai mis à l’écart, parce que je ne l’ai pas nourri, ni protégé, et encore moins aimé, parce que je l’ai tout simplement oublié, soumis aux bêtes féroces ou enterré vivant. Celui que tu m’as offert, cet Enfant en qui tu t’es toi-même entièrement donné dans la vulnérabilité, je ne l’ai pas reconnu, je ne l’ai pas accueilli.

En niant le droit à la vie à l’Enfant en moi, je le nie aussi à tous les enfants, car ceux-ci me dérangent dans mes propres aspirations, projets et plans.

L’officier du Roi qui vient requérir l’aide de Jésus est au service du puissant sur terre, et jouit tout probablement d’une certaine abondance et protection. L’enfant de l’officier n’est pas orphelin, il ne fait pas partie des plus démunis, il a à manger, à boire, et dort sous un toit.

Et pourtant le fils du fort est à la mort.

« Seigneur, viens avant que mon enfant ne meure! »

Ce à quoi Jésus nous répond :

« Si vous ne voyez des signes et des prodiges, vous ne croyez point. »

C’est comme si le Christ nous donnait la clé en en signifiant : si vous ne voyez des preuves extérieures, preuves visibles même en ce monde soumis à la mort, vous ne croyez pas à la vie sans limites, à la vie éternelle, parce que votre esprit lui-même est enchainé à ce monde dominé par le désir, la peur et la mort. Étant dominés par l’esprit du monde mortel, vous assistez impuissant à la fatalité de la mort.

Cela, il l’a dit pour nous tous, afin que nous l’entendions. L’officier du Roi était déjà dans l’espérance de vie, il avait déjà placé sa foi en Jésus, comme en témoigne la parole : « il alla vers lui, et le pria de descendre, pour guérir son fils qui était à la mort. »

Ce que l’on pourrait traduire par Il se tourna et s’éleva vers le fils bien aimé de Dieu, et le pria de « descendre » dans l’enfer du monde dominé par la mort, afin de le guérir, de libérer son fils, lui-même et toute sa famille du péché et de la non-communion avec Dieu.

Cette guérison se signe à l’instant même par la parole : « Va, ton enfant est plein de vie », parole qui, comme toutes les autres paroles de notre Sauveur, s’adressent à nous tous, et plus personnellement à chacun d’entre-nous!

Nénuphar

 

Je le suis, moi qui vous parle

Ci-dessous le troisième épisode le la Samaritaine, un autre extrait d’Évangile à écouter et commenter…

Évangile selon Saint-Jean, chapitre 4, de 25 à 42

La femme lui répondit: « Je sais que le Messie (celui qu’on appelle Christ) va venir; lorsqu’il sera venu, il nous instruira de toutes choses. »

Jésus lui dit:  » Je le suis, moi qui vous parle. »

Et à ce moment arrivèrent ses disciples, et ils s’étonnèrent de ce qu’il parlait avec une femme;
néanmoins, aucun ne dit: « Que demandez-vous? » ou: « Pourquoi parlez-vous avec elle? »

La femme, alors, laissant là sa cruche, s’en alla dans la ville, et dit aux habitants:

« Venez voir un homme qui m’a dit ce que j’ai fait; ne serait-ce point le Christ? »

Ils sortirent de la ville, et vinrent à lui.

Pendant l’intervalle, ses disciples le pressaient, en disant: « Maître, mangez. »

Mais il leur dit: « J’ai à manger une nourriture que vous ne connaissez pas. »

Et les disciples se disaient les uns aux autres: « Quelqu’un lui aurait-il apporté à manger? »

Jésus leur dit: « Ma nourriture est de faire la volonté de celui qui m’a envoyé et d’accomplir son œuvre.

Ne dites-vous pas vous-mêmes: Encore quatre mois, et ce sera la moisson? Moi, je vous dis: Levez les yeux, et voyez les champs qui déjà blanchissent pour la moisson.

Le moissonneur reçoit son salaire et recueille du fruit pour la vie éternelle, afin que le semeur et le moissonneur se réjouissent ensemble.

Car ici s’applique l’adage: Autre est le semeur et autre le moissonneur.

Je vous ai envoyés moissonner ce que vous n’avez pas travaillé; d’autres ont travaillé et vous, vous êtes entrés dans leur travail. »

Or, beaucoup de Samaritains de cette ville crurent en Jésus sur la parole de la femme qui avait rendu ce témoignage: « Il m’a dit tout ce que j’ai fait. »

Les Samaritains étant donc venus vers lui, le prièrent de rester chez eux, et il y demeura deux jours.

Et un plus grand nombre crurent en lui pour l’avoir entendu lui-même.

Et ils disaient à la femme: « Maintenant ce n’est plus à cause de ce que vous avez dit que nous croyons; car nous l’avons entendu nous-mêmes, et nous savons qu’il est vraiment le Sauveur du monde. »

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Nous avons reçu trois réponses à propos de ce troisième passage de l’Évangile selon St-Jean :

Grâce à la foi de la Samaritaine…

…beaucoup de personnes à travers les siècles ont ouvert cœur à cette foi qui déplace les montagnes.

Lire la suite sur la page de Michaël

En entendant cette incroyable parole : « Je le suis (le Messie), moi qui vous parle », la Samaritaine « laisse là sa cruche » et se précipite en ville pour que les habitants viennent voir Jésus :  Partageront-ils avec elle son émoi, la joyeuse espérance qui l’anime subitement ?

Lire la suite sur la page de Pierrette

Dans le prolongement de la réflexion amorcée la semaine dernière, je continue à m’émerveiller de la façon dont Jésus parle aux personnes qui l’accompagnent et l’entourent. Ce n’est pas un langage savant, un langage de spécialiste ou d’érudit, ni même d’enseignant. Aucun terme sophistiqué, aucun mot hermétique, aucune phrase complexe. Toute son expression est ramenée à l’essentiel et s’ancre dans les images les plus simples de la vie quotidienne.

Lire la suite sur la page de Nénuphar