Je suis la lumière du monde

jesus-lumiere-mondeIllustration inspirée d’une peinture de James Jacques Joseph Tissot

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Évangile selon Saint-Jean, chapitre 8, de 12 à 20

Jésus leur parla de nouveau, disant : « Moi, je suis la lumière du monde. Celui qui me suit ne marchera pas dans les ténèbres, mais il aura la lumière de la vie. »
Les Pharisiens lui dirent alors : « Tu te rends témoignage à toi-même; ton témoignage n’est pas digne de foi. »
Jésus leur répondit: « Quoique je rende témoignage de moi-même, mon témoignage est véridique, parce que je sais d’où je suis venu et où je vais; mais vous, vous ne savez ni d’où je viens ni ou je vais.
Vous, vous jugez selon la chair; moi, je ne juge personne.
Et si je juge, mon jugement est véridique, car je ne suis pas seul;  mais il y a moi, et le Père qui m’a envoyé.
Il est écrit dans votre Loi que le témoignage de deux hommes est digne de foi.
Or, je rends témoignage de moi-même, et le Père qui m’a envoyé rend aussi témoignage de moi. »
Ils lui dirent donc: « Où est ton Père? » Jésus répondit : « Vous ne connaissez ni moi, ni mon Père; si vous me connaissiez, vous connaîtriez aussi mon Père. »
Jésus prononça ces paroles au lieu dit du Trésor, alors qu’il enseignait dans le temple; et personne ne mit la main sur lui, parce que son heure n’était pas encore venue.

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Voici les extraits des commentaires reçus à propos de ce dernier passage des évangiles.

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 » Moi je suis la lumière du monde dit Jésus,  celui qui me suit ne marchera pas dans les ténèbres » Quelle espérance il a eu à notre égard, à savoir que l’on devait transmettre cette lumière de vie. D’une veilleuse à un lampadaire l’intensité est démesurée, mais ça donne à chacun la joie de répandre la lumière du moment présent. Jésus prononça ces paroles au lieu dit, du Trésor…. étais-ce au trésor de mon cœur qu’il s’adressait ? ….

Mariette

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Oui, c’est vrai, avec le Christ je ne suis pas seule. Il est la Lumière du monde, la Lumière de la Vie, qui est venu pour que je puisse me tourner vers Celui qui donne Vie. Car Lui n’est pas seul mais avec le Père. Merci pour la Lumière, merci pour la Vie.

Violette

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« Moi, je suis la lumière du monde. Celui qui me suit ne marchera pas dans les ténèbres, mais il aura la lumière de la vie. » Aille, je ne sais tellement pas comment il aurait pu m’être possible de croire ces paroles, si j’étais un pharisien… Et pourtant… Les pharisiens, tout comme nous, 2000 ans plus tard, n’avons-nous pas tous pas une soif profonde de paix, de lumière de la vie ? En cette année de la foi, merci Seigneur de nous donner la grâce de croire que tu es la lumière du monde. Merci de nous donner de te suivre, et d’inviter nos frères et sœurs à marcher avec nous à ta suite, vers la lumière de la vie.

Solane

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Si nous n’avons pas encore entendu cette parole : « Que ceux qui ont des oreilles pour entendre, entendent », et si nous ne sommes pas convertis, devenus de vrais croyants et, en conséquence, patients; la moutarde va nous monter au nez. Comment un esprit qui se contente du sens commun peut-il éviter de perdre patience en écoutant l’apparente arrogance des paroles de Jésus ?

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Nous sommes invités à marcher dans les pas de Jésus pour connaître le Père et notre identité de fille et fils de Dieu. Nous avons une réponse à notre quête identitaire. Qui suis-je? Moi, je suis la lumière du monde.

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Avec Jésus, nous avançons dans la lumière. Il nous éclaire par sa présence faite d’amour. Sur la route, il y a des difficultés et des obstacles. Nous pouvons tomber et nous blesser. Mais tant que Jésus est à nos côtés, nous n’avons rien à craindre.

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Dans ce passage, Jésus affirme de nouveau qu’il ne juge personne… « Vous, vous jugez selon la chair; moi, je ne juge personne. » …mais tout de suite après, il ajoute : « Et si je juge, mon jugement est véridique, car je ne suis pas seul;  mais il y a moi, et le Père qui m’a envoyé. » Il juge ou il ne juge pas? Pourquoi cette contradiction apparente…sinon pour insister sur le fait, notamment, qu’il y a jugement et jugement. Il y a le jugement du monde, et en ce sens Jésus ne juge personne… et il y a le jugement de Dieu – Amour remis entre les mains du Fils.

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Quel être humain peut-il dire de lui-même « Moi, je suis la lumière du monde »? Tout le monde peut croire en ses capacités d’éclairer temporairement son prochain lors d’un  passage particulièrement obscur. Mais qui peut dire : « Moi, je suis la lumière du monde »? Le fou? L’insensé? Ou la grenouille gonflée de suffisance et de prétention, et qui essaye d’égaler l’astre du jour?

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Où sont ceux qui t’accusent ?

Voici le nouvel extrait d’Évangile à écouter et commenter…

qui-est-sans-pecheIllustration réalisée d’après une peinture de Lucas Cranach le jeune
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Évangile selon Saint-Jean, chapitre 8, de 3 à 11

Alors les Scribes et les Pharisiens lui amenèrent une femme surprise en adultère, et l’ayant fait avancer, ils dirent à Jésus :
« Maître, cette femme a été surprise en flagrant délit d’adultère. »
Or Moïse, dans la Loi, nous a ordonné de lapider de telles personnes. Et toi, qu’en dis-tu?
C’était pour l’éprouver qu’ils l’interrogeaient ainsi, afin de pouvoir l’accuser. Mais Jésus, s’étant baissé, traçait sur la terre des traits avec son doigt.
Comme ils continuaient à l’interroger, il se releva et leur dit : « Que celui d’entre vous qui est sans péché lui jette la première pierre. »
Et s’étant baissé de nouveau, il se remit à tracer des traits sur la terre.
Ayant entendu cette parole, ils se retirèrent l’un après l’autre, en commençant par les plus âgés, de sorte que Jésus resta seul avec la femme qui était toujours là, au
milieu.
Alors Jésus s’étant relevé, lui dit : « Femme, où sont ceux qui t’accusent? Personne ne t’a condamnée? »
Elle répondit: « Personne, Seigneur. » Et Jésus lui dit : « Moi non plus, je ne te condamne pas. Va, et désormais ne pèche plus. »

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Ici, dans l’équipe de À l’écoute des évangiles, nous nous considérons privilégiés de recevoir à chaque semaine les petites perles de réflexion inspirées par la parole. Voici quelques extraits des commentaires reçus à propos du passage des Évangiles :

‘ Moi non plus ‘ Trois mots simples et doux, profondément aimants. ‘ Je ne te condamne pas. ‘ Quelle est grande la force du pardon prononcé par Celui qui a pris sur Lui toutes les fautes. Il ouvre la porte à la rédemption, ce qui paraît inconcevable au juge intérieur.  ‘ Va, et désormais ne pèche plus. ‘ Voilà, la porte est ouverte, la voie est tracée, annoncée et manifestée par Celui qui Est la Vérité, le Chemin et la Vie.

Violette

Cette parole me touche en plein cœur! Tant de douceur, d’accueil inconditionnel et de pardon, offert avec l’innocence de l’enfant qui dessine sur le sol, et ne verrait seulement que le cœur… Cette parole tranche tellement avec la force si vive du jugement que l’on reçoit, mais aussi et surtout que l’on exerce envers soi-même. Le jugement paralyse, et vient sournoisement nous éloigner de la vie, voire même nous l’enlever. Ces mots : « Moi non plus, je ne te condamne pas. Va, et désormais ne pèche plus » donnent tellement le goût de se lancer dans ses bras, et de changer. Ça me donne le goût d’oser une vie nouvelle, à la suite de celui qui dessine au sol, et qui nous invite à ne plus pécher!

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Solane

Mettre à l’épreuve quelqu’un à la place de demander à son propre cœur et âme la réponse. La réponse réside toujours dans l’amour. Si nous aimons notre prochain nous ne le jugerons pas ni n’essaierons pas de le prendre en défaut.

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Jésus n’a pas condamné la femme ni non plus l’a reproché de sa conduite. Un cœur compatissant ne fait pas de reproche. Il accueille la personne blessé au plus profond d’elle-même dans son corps et dans son esprit. Quand quelqu’un a goûté à la miséricorde de Dieu et à notre pardon spirituel son être tout entier retrouve la paix intérieure pour changer ce qui doit être changé.

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Ainsi nous sommes appelés à ne pas juger sévèrement ceux que nous considérons comme pécheurs et pécheresses. Examinons d’abord, de notre côté, nos responsabilités de pécheurs. Ensuite regardons, à la manière de Jésus, toutes personnes que nous serions portés à juger sévèrement, nous-mêmes en premier. Enfin agissons dans le sens de redonner vie et élan à nous-mêmes et à ceux et celles que nous pourrions dénigrer.

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Nouvel échec des scribes et des pharisiens. Cherchant désespérément à accuser Jésus d’être hors la loi, ils se trouvent accusés eux-mêmes, sans violence, par la mise en lumière de leur propre conscience : Pris les mains dans le sac de pierres, les voilà rappelés à la vérité. Avec Jésus la loi est vivante et le jugement est réservé à Dieu qui seul sonde les cœurs…

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 « Va, et désormais ne pèche plus. » C’était comme si ces paroles gâchaient ce qui précédait. J’aurais préféré que Jésus lui dise : « Va, et peu importe tes péchés, tu ne seras jamais coupé de Mon Amour qui est plus fort que tout, tellement fort, en fait, que le péché n’existe même pas! » J’aurais probablement voulu qu’en nous libérant de tout jugement, Jésus nous libère aussi de la notion de péché… qui me paraissait être une petite morale sans rapport avec la vraie vie, avec la vraie de vraie vérité… jusqu’à ce que…

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« Que celui d’entre vous qui est sans péché lui jette la première pierre. » Une toute petite parole, prononcée il y a bien longtemps dans un pays lointain, par une seule personne. Et pourtant, cette minuscule phrase, bravant l’implacable loi du monde, a fait le tour de la planète des millions de fois, sans renfort médiatique, sans campagne publicitaire, simplement partagée d’un cœur à l’autre.

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Ne jugez point sur l’apparence

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Évangile selon Saint-Jean, chapitre 7, de 1 à 24 (Traduction du Chanoine Crampon)

Après cela, Jésus parcourut la Galilée, ne voulant pas aller en Judée, parce que les Juifs cherchaient à le faire mourir.

Or, la fête des Juifs, celle des Tabernacles, était proche.

Ses frères lui dirent donc: « Partez d’ici, et allez en Judée, afin que vos disciples aussi voient les œuvres que vous faites;

Car personne ne fait une chose en secret, lorsqu’il désire qu’elle paraisse. Si vous faites ces choses, montrez-vous au monde. »

Car ses frères mêmes ne croyaient pas en lui.

Jésus leur dit: « Mon temps n’est pas encore venu; mais votre temps à vous est toujours prêt.

Le monde ne saurait vous haïr; moi, il me hait, parce que je rends de lui ce témoignage, que ses œuvres sont mauvaises.

Montez, vous, à cette fête; pour moi, je n’y vais point, parce que mon temps n’est pas encore venu. »

Après avoir dit cela, il resta en Galilée.

Mais lorsque ses frères furent partis, lui-même monta aussi à la fête, non publiquement, mais en secret.

Les Juifs donc le cherchaient durant la fête, et disaient « Où est-il? »

Et il y avait dans la foule une grande rumeur à son sujet. Les uns disaient « C’est un homme de bien; Non, disaient les autres, il trompe le peuple. »

Cependant personne ne s’exprimait librement sur son compte, par crainte des Juifs.

On était déjà au milieu de la fête, lorsque Jésus monta au temple, et il se mit à enseigner.

Les Juifs étonnés disaient: « Comment connaît-il les Ecritures, lui qui n’a point fréquenté les écoles? »

Jésus leur répondit: « Ma doctrine n’est pas de moi, mais de celui qui m’a envoyé.

Si quelqu’un veut faire la volonté de Dieu, il saura si ma doctrine est de Dieu ou si je parle de moi-même.

Celui qui parle de soi-même, cherche sa propre gloire; mais celui qui cherche la gloire de celui qui l’a envoyé, est véridique, et il n’y a point en lui d’imposture.

Est-ce que Moïse ne vous a point donné la Loi? Et nul de vous n’accomplit la loi.

Pourquoi cherchez-vous à me faire mourir? » La foule répondit: « Vous êtes possédé du démon; qui est-ce qui cherche à vous faire mourir? »

Jésus leur dit: « J’ai fait une seule œuvre, et vous voilà tous hors de vous-mêmes?

Moïse vous a donné la circoncision (non qu’elle vienne de Moïse, mais des Patriarches),

Et vous la pratiquez le jour du sabbat. Que si, pour ne pas violer la loi de Moïse, on circoncit le jour du sabbat, comment vous indignez-vous contre moi, parce que, le jour du sabbat, j’ai guéri un homme dans tout son corps?

Ne jugez point sur l’apparence, mais jugez selon la justice. »

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Ce dernier passage de l’évangile a suscité toute une richesse de questionnements et réflexions. En voici quelques exemples et extraits :

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Comment ne pas juger selon les apparences dans un monde en perte de sens?  Probablement que seule la conversion est la réponse. Merci à Celui qui montre le Chemin, et à ceux qui Le suivent. Cela donne espoir aux autres.

Violette

 » Montez, vous, à cette fête, pour moi mon temps n’est pas encore venu « .  Ça me dit qu’il m’invite à monter à la fête de ma « Galilée « . Peu importe les questions qu’on me posera, avoir l’assurance  qu’il me suit en secret. Les Juifs le cherchaient et disaient « ou est-il « ?

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Moi  je le cherche dans ma démarche de vie, le savoir dans ma joie …facile, mais dans la Judée de mes déceptions, je crie OU ES-TU? Comme  je suis, plus qu’au milieu de la fête, Jésus est patient et continue  à enseigner au cœur  de mon temple……

Mariette     

Pourquoi cette propension naturelle à juger selon les apparences? Pourquoi cette difficulté à voir tout de suite directement le cœur, la vérité, la réalité telle qu’elle est? Seigneur, aide-nous à voir ta présence en chaque personne, chaque être, chaque situation, chaque chose. Aide-nous à ne pas nous arrêter à l’habit, qui ne fait pas le moine. Stp, prête-nous tes lunettes!

Solane

Qui étaient ces frères qui ne croyaient pas en Jésus… sinon ceux-là qui ne sont frères que par le monde extérieur, qui ne se sont pas convertis, qui ne se sont pas retournés de l’intérieur pour ouvrir leur cœur à Sa Vérité… à Son Royaume… lequel sans être de ce monde est au cœur de ce monde.

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«Car ses frères mêmes ne croyaient pas en lui.»
En effet, la plupart du temps je ne crois pas en ma partie divine, en mon intériorité, en ma partie fondamentale. En effet, je ne crois pas en la partie la plus intime de mon être.

Et il y avait dans la foule une grande rumeur à son sujet. Les uns disaient « C’est un homme de bien; Non, disaient les autres, il trompe le peuple. »
En effet, je cherche la plupart du temps à déceler si une personne est «bien» ou non, si une situation semble bonne ou trompeuse.
En effet, le tyran qui en moi-même trompe, a lui-même très peur d’être trompé.

« Pourquoi cherchez-vous à me faire mourir? »
En effet, la plupart du temps, je fais en moi-même mourir celui qui me sauve.
En effet, celui qui me domine est bien à son aise, et celui qui me sauve est condamné.

Amandine

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Aujourd’hui encore  nous fixons nos regards sur l’apparence, les origines de la personne et  les études qu’elle a faites pour nous faire une idée de ce que nous devons croire ou pas. Nous cherchons un expert, une école de pensée pour nous dire quoi penser et quoi dire sur les Écritures et ce dans tous les domaines. Mais Jésus nous étonne, Il nous émerveille en disant : Ne jugez point sur l’apparence, mais selon la justice.

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Jésus remplit sa mission reçue du Père. Il accomplit les œuvres selon la volonté du Père qui veut établir son Royaume parmi nous. Cependant les chefs des Juifs et les Pharisiens refusent de croire en sa Parole. Jésus leur dit: « Si vous ne croyez pas mes Paroles, croyez à cause de mes œuvres ! »

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Aujourd’hui, la présence de Jésus parmi les siens révèle notre tenace prétention au droit de nous juger les uns les autres. Plus nous sommes proches et plus cette prétention prend de la force. Jésus n’échappe pas à cet aveuglement de la part de ses frères et voisins. Ils n’entendent pas que Sa Parole allume dans le monde un feu qui met l’autorité des puissants en péril. Jésus seul sait qu’il doit œuvrer encore un peu de temps avant de se laisser juger, effacer, mettre en croix par l’esprit du monde. Il n’obéit qu’à son Père. Prenons là une nouvelle leçon de prudence et d’attention à porter lorsque le jugement d’autrui monte en nous devant tout homme qui nous dérange, qui n’est pas conforme à ce que, indûment sans doute, nous idolâtrons.

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« Ne jugez point sur l’apparence, mais jugez selon la justice. » Cette toute petite phrase retient mon attention, au-delà de tout le dialogue qui vient de se faire entre Jésus et les nombreux incrédules qui déjà se préparent à le faire mourir. Parce que d’une certaine façon, ces quelques mots résument tout le drame qui se signe entre Jésus-Christ, œuvrant à la gloire de Celui qui l’a envoyé, et le monde des hommes qui lui ne cesse de rechercher sa propre gloire, niant par le même fait celle de Dieu.

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Celui qui mange de ce pain vivra

Évangile selon Saint-Jean, chapitre 6, de 57 à 71 (Traduction du Chanoine Crampon)

Comme le Père qui est vivant m’a envoyé, et que je vis par le Père, ainsi celui qui me mange vivra aussi par moi.

C’est là le pain qui est descendu du ciel: il n’en est point comme de vos pères qui ont mangé la manne et qui sont morts; celui qui mange de ce pain vivra éternellement.

Jésus dit ces choses, enseignant dans la synagogue à Capharnaüm.

Beaucoup de ses disciples l’ayant entendu dirent: « Cette parole est dure, et qui peut l’écouter? »

Jésus, sachant en lui-même que ses disciples murmuraient à ce sujet, leur dit: « Cela vous scandalise?

Et quand vous verrez le Fils de l’Homme monter où il était auparavant?…

C’est l’Esprit qui vivifie; la chair ne sert de rien. Les paroles que je vous ai dites sont esprit et vie.

Mais il y en a parmi vous quelques-uns qui ne croient point. » Car Jésus savait, dès le commencement, qui étaient ceux qui ne croyaient point, et qui était celui qui le trahirait.

Et il ajouta: « C’est pourquoi je vous ai dit que nul ne peut venir à moi si cela ne lui a été donné par mon Père. »

Dès ce moment, beaucoup de ses disciples se retirèrent, et ils n’allaient plus avec lui.

Jésus donc dit aux Douze: « Et vous, ne voulez-vous pas aussi vous en aller? »

Simon-Pierre lui répondit: « Seigneur, à qui irions-nous? Vous avez les paroles de la vie éternelle.

Et nous, nous avons cru et nous avons connu que vous êtes le Saint de Dieu. »

Jésus leur répondit: « N’est-ce pas moi qui vous ai choisis, vous les Douze? Et l’un de vous est un démon. »

Il parlait de Judas, fils de Simon Iscariote, car c’était lui qui devait le trahir, lui, l’un des Douze.

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Pour commencer, voici quelques courts commentaires reçus à propos de ce passage de l’Évangile. Nous saluons au passage l’audace de deux nouveaux participants qui ont osé se jeter à l’eau.

La phrase « beaucoup de disciples se retirèrent et ils n’allaient plus avec lui  » c’est du tellement présent,  suivre Jésus aujourd’hui c’est difficile à cause du ridicule qu’on reçoit, ex. tu crois encore à ça ces vielles affaires là, pourtant les autres religions ne sont pas moins exigeantes, j’oserais dire qu’elles le sont plus. Ça me dépasse, et avec tout ce qui s’en vient comme loi, va falloir s’affirmer davantage comme chrétien catholique. « Seigneur, à qui irions-nous? » Vous avez les paroles de la vie éternelle…

Mariette 

Il ne suffirait pas de croire que Jésus est le Fils de Dieu, il faut lui faire confiance, particulièrement dans ses enseignements. Le doute que nous pouvons avoir devant la réalité de l’Eucharistie pourrait être motivé par un manque de confiance. Ceux qui n’ont pu surmonter leur doute sont partis, comme c’est le cas en notre temps. Espérons qu’ils reviennent au Christ (réf. v.65).

Gilles

Oui, vers qui d’autre irions-nous? Lu ainsi, il apparait clair que Jésus a les paroles de vie éternelle… Or comme il m’est facile de l’oublier…  et de chercher ailleurs, me cassant la tête pour 1001 préoccupations… Trop souvent liées au futur. Puis il est réconfortant de lire que la foi permet de reconnaitre que Jésus est le Saint de Dieu. Plus encore, c’est tellement doux de réentendre, quand je crois avoir perdu la foi : « N’est-ce pas moi qui vous ai choisis. ..? »

Solane

Après avoir écouté le Christ, beaucoup de disciples sont partis et ne l’ont plus suivi, car ils avaient écouté avec leur tête et pas avec leur cœur. Ils l’ont jugé. De la même manière Judas l’a jugé plus tard et l’a vendu pour de l’argent. C’est ce qu’il se passe quand on commence à calculer tout avec nos têtes pour voir ce qui est le mieux pour nous, et nous oublions l’amour universel, l’amour du sacrifice du Christ et l’amour du Père. Merci mon Dieu.

Rosa

Et voici les extraits des réflexions approfondies que nous ont livrées nos collaboratrices et collaborateurs réguliers, toujours à propos du même passage des Évangiles :

Certains jours je vois mes mécanismes de fermeture se mettre en marche quand je ne comprends pas la parole. Je me durcis et m’impatiente: «je ne comprends rien, je m’en vais». Dans quoi cette irritation prend-elle racine? Pourquoi est-ce que ça m’agresse que l’on frappe à ma porte? Pourquoi cette envie subite de fermer à double tour? Je m’isole plutôt que de risquer l’inconnu.

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Premièrement : Le Père est « vivant »! Jésus nous le dit, sachant bien que, à première vue pour nous, c’est nous qui sommes vivants. Voilà que le sens du mot « vie »est à re-voir, à re-contempler. Deuxièmement Jésus le Fils vit « par le Père ». Troisièmement, celui qui mange Jésus vivra aussi, « par Jésus lui-même ». Alors actuellement, nous, »créés » à l’image du Père, par quoi sommes-nous donc animés si ce n’est par toute une série d’appétits qui, d’insatisfactions en insatisfactions nous amènent à chercher satisfaction en ce Dieu que nous avons, jusqu’à maintenant, crucifié.

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Nous avons besoin du pain pour se nourrir le corps mais la chair ne sert de rien. C’est l’Esprit qui vivifie, le pain spirituel en la personne de Jésus qui donne la vie éternelle. En effet, se nourrir de la Parole de Dieu qui est Esprit et Vie et communier à son corps devenu pain de vie à l’eucharistie nous donne la vie éternelle puisque l’Esprit ne meurt pas. De par mon expérience extrasensorielle avec mon père décédé, j’ai la certitude que le corps retourne à la terre mais l’âme, l’esprit est en vie.

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S’il te plait, que j’accepte ce pain offert – ton corps donné – pour vivre par toi comme toi tu vis par le Père… éternellement. Ne me laisse pas me retirer moi aussi, je t’en prie… devant ces paroles qui nous confrontent. Je sais que nous ne pouvons aller vers toi de nous-mêmes, alors je t’en prie, que le Père nous donne d’aller vers toi!

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Jésus nous dit aussi: « C’est l’Esprit qui vivifie. » Voilà la boucle que Jésus fait à la suite de sa révélation: c’est grâce à son Esprit que nous devenons ses disciples, remplis de sa Vie en plénitude. Cet Esprit Saint réalise dans notre monde des transformations où s’établit l’amour, reflet de celui que vit la Trinité très sainte. « Dieu est Amour. » L’Esprit Saint agit comme une sève qui irrigue le tronc d’un arbre et atteint toutes les branches qui s’ouvrent à son action.

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« …beaucoup de ses disciples se retirèrent, et ils n’allaient plus avec lui. » À ces paroles, mon cœur vit une tristesse familière. Combien de fois Seigneur, nous nous retirons et n’allons plus avec toi…. Pourquoi? Parce que cela nous demande de passer de la logique de la raison à la folie de l’irrationnel, et que nous avons peur de passer de l’une à l’autre, nous accrochant à ce que nous connaissons et nous écartant des chemins impénétrables pour la raison humaine.

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