Celui qui vient à moi, je ne vais pas le jeter dehors

Un nouveau passage des Évangiles à entendre et à commenter

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Illustration inspirée de la statue du Christ à Rio de Janeiro

Évangile de Jésus Christ selon saint Jean 6,37-40.

Tous ceux que me donne le Père viendront jusqu’à moi ; et celui qui vient à moi, je ne vais pas le jeter dehors.
Car je suis descendu du ciel pour faire non pas ma volonté, mais la volonté de Celui qui m’a envoyé.
Or, telle est la volonté de Celui qui m’a envoyé : que je ne perde aucun de ceux qu’il m’a donnés, mais que je les ressuscite au dernier jour.
Telle est la volonté de mon Père : que celui qui voit le Fils et croit en lui ait la vie éternelle ; et moi, je le ressusciterai au dernier jour.

Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible – © AELF, Paris

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COMMENTAIRES

Pour commencer, un commentaire d’une participante sur cette activité d’écoute des Évangiles,  à « l’école de la Parole » :

J’aime bien cette activité pour l’avoir expérimenté en groupe, de toutes les couches de la société, et vraiment dans ce domaine les plus petits de connaissance sont bien parmi les plus doués. Et des fruits de notre recherche mutuelle, juste de s’être mis à l’école de la Parole, et partagé comme du bon pain, elle se voit multipliée, et encore, elle continue de nous parler encore.

Sylvie

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Voici les commentaires à propos de la parole de la semaine :

7-quelle-promesse

« Que celui qui voit le Fils ait en lui la vie éternelle »
Quelle promesse! Reconnaître et louer dans l’ici/maintenant, le Fils de la Vie accueilli au cœur des jours, c’est vraiment « entrer en vie », vivre de sa Vie: ce mouvement-là me sauve de mes errances, littéralement.

Marie-Hélène

7-plus-fort-que-la-mort

Jésus est plus fort que la mort, Il est vraiment le Maître du temps. Avec lui je suis certain de voir mes frères et sœurs des temps passés et à venir. Merci Mon Doux Jésus pour cette parole de vie.

Awizoba

Seigneur, je te prie pour tous ceux que nous aimons, pour que tu les donne à ton Fils, afin qu’ils puissent aller à Lui.

Seigneur, je voudrais te prier aussi pour tous nos dirigeants, civils et religieux, de même que pour toute personne n’ayant pas encore fait l’expérience de ton Amour. Fais nous aller à ton Fils Seigneur. Papa!  Donnes-nous à Lui!

Sylvie

Dans la réalité déchirante que nous avons vécue et que nous continuons à vivre, je veux entendre avec un cœur tout neuf tes paroles, Jésus : « La volonté du Père est que je ne perde aucun de ceux qu’il m’a donnés. »  Aide-moi, Seigneur, à ne jamais oublier qu’au plus profond de toute personne, il y a ta présence, en quête de notre amour.

Alors, au cœur même de la nuit et de la haine, je peux encore croire au jour et au triomphe de l’amour.

Fernande

7-tu-connais-tout-de-moi

 » Que je ne perde aucun de ceux qu’il m’a donnés   » C’est une grande mission que le Père a donné à son Fils et à chaque jour cette demande se renouvelle dans ma vie, de m’offrir à aider Jésus à récupérer tous les gens de bonne volonté  avec espoir de ne pas être jetée dehors. La Résurrection que tu me propose est la plus belle promesse que la vie m’ait donné .Seigneur tu connais tout de moi, mes faiblesses, mon manque d’énergie pour aller au delà de mes déceptions. Ouvrir  la porte à l’Esprit, tout en  essayant de m’abandonner à l’espace temps, Père que ta volonté soit faite pour que je puisse aller jusqu’a Lui avec confiance et amour et lui dire : voici le peuple immense de ceux qui t’ont cherché…

Mariette  

7-pas-tres-tendance

Car je suis descendu du ciel pour faire non pas ma volonté, mais la volonté de Celui qui m’a envoyé. 
Or, telle est la volonté de Celui qui m’a envoyé : que je ne perde aucun de ceux qu’il m’a donnés, mais que je les ressuscite au dernier jour. 

Quand même pas tout à fait dans notre culture, de chercher à faire autre chose que sa propre volonté. Surtout pas très tendance de chercher à faire la volonté de Celui qui nous a créé avec tant d’Amour, et dans un dessein d’Amour si grand, qui tient de la pure folie!

Et pourtant! Si nous percevions comme première mission de notre vie, et cherchions d’abord en tout à faire la volonté de notre créateur, nous permettrions à ce plan d’Amour de prendre vie dans notre monde qui en a tant besoin! … et aussi de s’incarner d’abord dans nos propres vies!!

Stp Seigneur, donne-moi de chercher à chaque instant à accomplir Ta volonté!

Solane

 « … et celui qui vient à moi, je ne vais pas le jeter dehors ». J’entends dans ces quelques mots une confirmation de l’unité fondamentale entre le Fils et le Père, et que, tel que Jésus l’a lui-même affirmé, le Père est en lui, comme il est lui-même dans le Père, n’ayant ensemble qu’une seule volonté. Au travers de cette parole du Fils, c’est aussi l’amour du Père de l’enfant prodigue qui s’exprime. Et c’est ce que Jésus spécifie clairement dans les lignes suivantes, répétant à trois reprises qu’il est venu accomplir la volonté de Celui qui l’a envoyé, volonté du Père aimant qui ne veut qu’aucun de ceux qu’il remet à son fils ne se perdent et qu’ils soient ressuscités au dernier jour.

Quand le Christ dit « celui qui vient à moi », il parle à la fois en son nom propre et au nom du Père, la volonté propre et l’identité personnelle de Jésus s’estompant pour laisser toute la place à la volonté,  à la « personne » et à l’amour infini du Père. Et miracle des miracles, incompréhensible pour la raison, celui qui voit le Fils (de Dieu) voit Celui qui par sa nature et son incommensurable grandeur reste invisible et insaisissable, le Père.

Nénuphar

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Ô mes frères, nous sommes donc tous appelés par le Père. Appelés un à un et donnés à Jésus Christ lorsque que nous sommes aptes à l’écouter, à croire en sa Parole et à « faire tout ce qu’il dit », comme nous le demande Marie.
C’est donc bien Dieu le Père qui nous appelle le premier, Celui dont Saint Paul dit qu’il est  » un seul Dieu et Père de tous, qui règne au-dessus de tous, par tous et en tous. »

Toutefois, Seigneur, lorsque tu dis : Telle est la volonté de mon Père : que celui qui voit le Fils et croit en lui ait la vie éternelle ; et moi, je le ressusciterai au dernier jour, je vois que j’ignore encore si je te vois et si je crois en Toi alors que je ne fais pas tout ce que tu dis. Comment se peut-il que, croyant fermement que la volonté du Père est telle que tu l’annonces et que tu accomplis Sa volonté,  je demeure faible devant ce qui me tient en esclavage ? Ce que je  crois c’est que Toi seul peut opérer en moi le redressement car Toi seul possède la clé de l’amour et de la mort. C’est pourquoi nous sommes tous donnés à Toi par le Père.

Ta Parole seule me fait espérer l’exubérante fraternité à laquelle j’aspire de tout mon cœur. Pour cette Parole je te rends grâce.

Pierrette

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« Celui qui vient à moi, je ne vais pas le jeter dehors.  Car je suis descendu du ciel pour faire non pas ma volonté, mais la volonté de Celui qui m’a envoyé. Or sa volonté c’est que je ne perde aucun de ceux qu’il m’a donnés… »

Tout au long de sa mission, Jésus a rencontré les petites gens de la société, les exclus, les étrangers, les malades, les pécheurs, ceux et celles qui ne sont pas considérés par les autorités religieuses. Pour Lui, faire la volonté de son Père c’est de révéler son visage de miséricorde et d’amour. Faire la volonté de son Père c’est de ne perdre aucun de ceux qui se laissent toucher par son message libérateur et qui acceptent dans un acte de foi de faire route avec Lui. Nous, témoins du Christ, les disciples du temps moderne, nous sommes appelés à continuer la mission de Jésus. Quel est le visage de notre Dieu? Allons-nous jeter dehors ou fermer la porte à ceux et celles qui veulent venir rencontrer le Christ et communier à sa table? Que voulons-nous révéler dans nos Églises, nos paroisses et nos milieux de vie? À la suite de Jésus, ne perdons pas ceux et celles que le Père nous envoie? Suivons les traces de Jésus. Il est venu non pas pour les justes mais pour les pécheurs, les exclus de la société.  À l’exemple du Petit Prince,  apprivoisons-les et soyons tous responsables de ceux et celles qui ont été apprivoisé par la Parole de Dieu, par notre rencontre et notre témoignage de vie et d’espérance.  Laissons la porte de notre cœur, de nos Églises grande ouverte pour accueillir les marginaux, les tous petits du royaume afin qu’ils puissent goûter l’amour et la miséricorde de notre Seigneur Jésus, le Christ.

Ô Jésus, prends pitié du pécheur que je suis.
Combien de fois je t’ai repoussé, mis à part,
En érigeant la doctrine de la loi de l’Église.
Ne permets pas que je perde ceux et celles qui me sont envoyés.

Ô Jésus, tu es venu pour appeler les pécheurs, les exclus de notre monde.
Aide-moi à faire la volonté de Ton Père, notre Père
Afin que je puisse révéler Ton visage de miséricorde et d’amour.

Ô Jésus, tu as les Paroles de la vie éternelle,
Fais que je proclame Ton évangile, Ta Parole vivante
Qui libère les cœurs et rassemble tous tes enfants dispersés
Sous la bannière de la paix, la justice et l’amour.

Ô Jésus, accompagne les autorités et les pasteurs de nos Églises.
Envoie ton Esprit de lumière sur chacun d’eux
Afin qu’ils puissent marcher dans Tes pas et aider le peuple de Dieu
À découvrir un Dieu miséricordieux et plein d’amour.

Karine

Le Père nous donne Son Fils par Marie… et si nous recevons nous aussi Son Fils en Marie, il nous donne alors à Son Fils afin que par lui, avec lui et en lui nous ayons la Vie qui ne meurt pas.

Jésus nous dit :

Or, telle est la volonté de Celui qui m’a envoyé : que je ne perde aucun de ceux qu’il m’a donnés, mais que je les ressuscite au dernier jour.

Il est clair qu’il ne nous est pas possible de nous donner de nous-même à Jésus… mais le Père peut-Il nous donner au Fils sans notre oui, Lui qui dans Son Amour nous a voulu libre et conscient?

Jésus nous dit encore :

Telle est la volonté de mon Père : que celui qui voit le Fils et croit en lui ait la vie éternelle ; et moi, je le ressusciterai au dernier jour.

Autrement dit, c’est la volonté du Père qui nous fait rencontrer Son Fils – directement, intérieurement ou par personne interposée – mais c’est à nous de faire l’acte de foi, de lui offrir notre adhésion en confiance et en vérité.

Si par grâce du Oui libre de Marie en l’Esprit Saint, le Père donne Son Fils à toute l’humanité, c’est par grâce de notre petit oui – en ce même Esprit – que nous sommes donnés librement au Fils pour être à part entière enfants de Son Père. Ainsi s’actualise l’Amour… par grâce du Dieu Trinité.

Michaël

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Dessin à copier, à tracer ou à colorier
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Tu aimeras le Seigneur ton Dieu de tout ton cœur…

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Comment illustrer le double commandement d’amour de Jésus? Nous avons tenté de créer un dessin dans le style des anciennes enluminures, assez simple pour que les enfants puissent le comprendre et le colorier (Utiliser le fichier à imprimer à la fin de cet article)

Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu 22,34-40.

Les pharisiens, apprenant que Jésus avait fermé la bouche aux sadducéens, se réunirent,
et l’un d’entre eux, un docteur de la Loi, posa une question à Jésus pour le mettre à l’épreuve :
« Maître, dans la Loi, quel est le grand commandement ? »
Jésus lui répondit : « Tu aimeras le Seigneur ton Dieu de tout ton cœur, de toute ton âme et de tout ton esprit.
Voilà le grand, le premier commandement.
Et voici le second, qui lui est semblable : Tu aimeras ton prochain comme toi-même.
Tout ce qu’il y a dans l’Écriture – dans la Loi et les Prophètes – dépend de ces deux commandements. »

Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible – © AELF, Paris

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 COMMENTAIRES

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Aimer les autres comme soi même… Il y a des autres pour qui cette parole me demande plus d’effort. Seigneur aide-moi à aimer cet autre comme moi.

Marcel

Quel est le plus grand des commandements?  Jésus pour répondre, prend ceux qui résument, et qui redonnent l’ordre vers lequel diriger nos efforts.  La grandeur n’est pas tant la lettre de la loi, mais a ceux à qui cela sert.  L’Amour de Dieu pardessus tout, et du prochain comme pour soi.

Sylvie

Ce sont des préceptes admirables. Pas faciles à mettre en pratique. Pourtant principes d’une paix sociale extraordinaire si on réussissait à les vivre. Et dire que le Christ va encore plus loin, (aimer ses ennemis)  … à partir de cette base qu’il est déjà difficile d’appliquer dans la société en bloc. Cela peut se mettre en pratique dans une cellule réduite. Pourtant, il doit exister des exemples vécus où ces principes de l’amour de Dieu et l’amour du prochain sont exemplaires.

Gilles

 » MAITRE, QUEL EST LE PLUS GRAND COMMANDEMENT  » le Seigneur s’adresse à mon cœur, mon âme et mon esprit. L’amour fait toujours appel  au cœur et l’expression qui dit :  « cette personne à le cœur sur la main »  veut dire aimer  s’occuper  de son entourage,  et reconnaitre  Dieu dans toute les personnes que je côtoie. Mon âme se repose dans l’action qui fait suite et en m’associant à l’amour de Dieu, je partage ce désir qui m’est suggéré pour la plus grande gloire du Seigneur. Comme c’est un idéal à atteindre d’aimer Dieu et mon prochain, je demande à l’Esprit Saint de commencer  par découvrir l’amour qui m’habite,  ensuite je pourrai découvrir que tout le reste me sera donné de surcroit. Père au nom de ton Fils Jésus, regarde avec amour tous les gestes qui se font dans le monde pour te reconnaitre dans l’humain, mon voisin…

Mariette  

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Pendant longtemps, chaque fois que j’entendais ou que je lisais ce passage, ça sonnait dur à mon oreille : trop loin de ce que je suis, je me sens un peu comme si c’est pour moi inaccessible, comme si je devais performer, être comme Jésus, alors que je suis si loin!! Pourtant, ce commandement reflète tout ce à quoi j’ai toujours aspiré, du plus profond de mon cœur !

Mais en fait, n’était-ce pas notre nature profonde, à chacun?

Si cet amour si  grand, si total, de notre Seigneur, et de nos frères et sœurs était la clé de notre bonheur,  plutôt qu’un commandement qui vise à juger et faire peur?

Seigneur, merci d’avoir déposé en moi et en chacun, les germes de cet Amour, même si on peut mettre une vie entière à le découvrir ! Merci de nous donner ce commandement comme lampe, pour éclairer notre route !

Oui, merci de nous rappeler avec ce commandement que c’est LE chemin qui conduit au Bonheur dans sa plénitude !

Solane

À ceux qui veulent le mettre à l’épreuve, à tous ceux qui veulent le prendre en défaut, aux docteurs de la loi qui rusent en quête de la faille pécheresse, Jésus répond avec cette parole centrale et incontournable, pierre d’angle sur laquelle reposent toutes les écritures et révélations. Le double commandement se résume en un seul, en un seul et unique verbe : Aime! Verbe que Jésus incarne intégralement pour nous, sans le moindre écart, du début à la fin!

Plus rien à dire. Jésus avait fermé la bouche aux sadducéens, il boucle la boucle, et la ferme aux vaines discussions de l’ensemble des pharisiens du monde, aussi présents autour de nous qu’à l’intérieur de nous. Les pensées sont traversées d’une flèche de lumière et d’amour, la langue est désarçonnée, et moi-même je ne peux plus que me taire.

Amen

Nénuphar

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Comme il est difficile à l’âme pharisienne de concevoir que la loi tombe en poussière, inutile, là où l’amour s’incarne, se fait entendre, voir et obéir ! Le moraliste et le légaliste en nous, s’insurgent contre cette vérité, faute de l’avoir approchée suffisamment pour connaître la magnifique et libre exigence qu’elle demande. Jésus effraie celui qui trouve sa place dans le cadre rigide de la loi, autant que celui qui la transgresse. Les premiers par attachement à l’ordre établi, les seconds séduits et esclaves de la loi du plus fort, des rivalités et des plaisirs jamais satisfaits.
Dans ce passage de l’évangile de Saint Mathieu, les pharisiens, que l’attitude de Jésus empêche sans doute de dormir en paix, tentent de nouveau de le prendre en défaut publiquement ou de le faire entrer dans leur cadre.

À la question :   » Maître, dans la Loi, quel est le grand commandement? »
La réponse de Jésus est ce double commandement d’amour qui n’en fait qu’un seul et qu’aucune flèche ne peut blesser ni amoindrir :
« Tu aimeras le Seigneur ton Dieu de tout ton cœur, de toute ton âme et de tout ton esprit.
Voilà le grand, le premier commandement.
Et voici le second, qui lui est semblable : Tu aimeras ton prochain comme toi-même.
Tout ce qu’il y a dans l’Écriture – dans la Loi et les Prophètes – dépend de ces deux commandements. »

Obéir à ce commandement s’est être blessé de l’heureuse blessure, la blessure du grain qui meurt. Puisse-t-elle nous être infligée !

Pierrette 

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Encore et toujours vouloir mettre à l’épreuve Jésus… qui par le fait même nous révèle, non seulement qu’il a les paroles de la vie éternelle… mais aussi qu’il est lui-même Parole de Vie Éternelle.

Est-ce que moi aussi j’essaie encore et toujours de mettre Jésus à l’épreuve… en mettant en doute le fait qu’il est lui-même Verbe Incarné, que Sa Parole est  Vie, Voie et Vérité?

Est-ce que comme les pharisiens, je tends à réduire Jésus à ma propre dimension…  en me donnant le droit de l’évaluer selon mes petites mesures, non pour apprendre ou comprendre, mais pour me faire juge de celui qui seul peut pour juger de par sa démesure?

Et comment juger avec ma petite tête celui qui juge par le simple fait d’être lui-même l’Amour Incarné?

Et comment même songer à évaluer l’Amour avec un esprit qui ne peut saisir Son Esprit?

La réponse que Jésus donne au docteur de la Loi pour nous tous est pourtant la seule qui peut remettre sur la voie les petits esprits perdus dans les labyrinthes  des questions théoriques :

« Tu aimeras le Seigneur ton Dieu de tout ton cœur, de toute ton âme et de tout ton esprit.
Voilà le grand, le premier commandement.
Et voici le second, qui lui est semblable : Tu aimeras ton prochain comme toi-même.
Tout ce qu’il y a dans l’Écriture – dans la Loi et les Prophètes – dépend de ces deux commandements. »

Michaël

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« Tu aimeras le Seigneur ton Dieu de tout ton cœur, de toute ton âme et de tout ton esprit et tu aimeras ton prochain comme toi-même. » Ce commandement de Dieu semble si facile à mettre en pratique mais en réalité il est si complexe et si difficile parce que nous sommes des êtres blessés qui ont besoin d’aimé et d’être aimé en retour.  Comment aimer son prochain quand nous sommes habités par le « vieil homme », c’est-à-dire quand l’orgueil, la convoitise, la jalousie, la rivalité,  la colère, la haine, la vengeance… dictent notre comportement. Comment aimer son prochain quand nous avons été blessés au plus profond de notre être où le cœur a été déçu, bafoué, humilié, abusé, jugé, anéanti et que nous ne savons même plus comment nous aimer nous-mêmes sans nous détruire et sans étouffer l’autre. Comment vraiment aimer son prochain quand nous cherchons nos propres intérêts et quand il doit mériter notre amour. Comment vivre la gratuité de l’amour non seulement avec ceux et celles que nous aimons tout naturellement ou choisissons d’aimer mais  aussi avec ceux et celles que  nous avons la difficulté à aimer. Comment vivre la gratuité de l’amour si nous n’avons pas goûté l’Amour et le pardon de Dieu au plus profond de notre être.

« Tu aimeras le Seigneur ton Dieu de tout ton cœur, de toute ton âme et de tout ton esprit et tu aimeras ton prochain comme toi-même. » N’est-ce pas une grâce à demander au Seigneur? Jésus ne nous parle pas de l’amour humain qui se donne et se reprend mais bien de l’amour divin. Un amour gratuit qui se donne à cœur joie, qui ne connait pas de frontières et qui ne disparaît jamais. C’est si bon d’aimer le Seigneur de tout son cœur et d’aimer son prochain comme il nous a aimés mais c’est seulement avec  sa grâce qu’il est possible de vivre cet amour divin une journée à la fois. Nous n’avons rien fait pour mériter l’Amour de Dieu puisqu’Il nous accueille tels que nous sommes. Nous nous avons du prix à ses yeux et c’est merveilleux. Demandons au Seigneur de nous dépouiller du « vieil homme » pour que nous puissions l’aimer plus que tout et d’aimer nos prochains avec tendresse et compassion.

Mon Seigneur et mon Dieu,
Viens guérir nos blessures intérieures, nos insécurités
Qui nous empêchent de t’aimer plus que tout.

Ô Jésus, Fils du Dieu vivant,
Donne-nous la grâce de l’Amour divin,
Ce regard divin qui ne connaît pas de frontières.

Ô Esprit du Dieu vivant,
Embrase-nous du feu sacré de ton amour et
Fais vibrer nos cœurs au rythme du cœur de Dieu.

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Rendez donc à César ce qui est à César, et à Dieu ce qui est à Dieu

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Illustration d’après une œuvre de James Tissot

Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu 22,15-21.

Les pharisiens se concertèrent pour voir comment prendre en faute Jésus en le faisant parler.
Ils lui envoient leurs disciples, accompagnés des partisans d’Hérode : « Maître, lui disent-ils, nous le savons : tu es toujours vrai et tu enseignes le vrai chemin de Dieu ; tu ne te laisses influencer par personne, car tu ne fais pas de différence entre les gens.
Donne-nous ton avis : Est-il permis, oui ou non, de payer l’impôt à l’empereur ? »
Mais Jésus, connaissant leur perversité, riposta : « Hypocrites ! pourquoi voulez-vous me mettre à l’épreuve ?
Montrez-moi la monnaie de l’impôt. » Ils lui présentèrent une pièce d’argent.
Il leur dit : « Cette effigie et cette légende, de qui sont-elles ?
– De l’empereur César », répondirent-ils. Alors il leur dit : « Rendez donc à César ce qui est à César, et à Dieu ce qui est à Dieu. »

Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible – © AELF, Paris

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COMMENTAIRES

« Montrez-moi la monnaie de l’impôt. Ils lui présentèrent une pièce d’argent.  »
Jésus est aussi très pragmatique…Il revient aux choses même : quel chemin de sagesse pour dénouer les impasses de tous ordres!

Marie-Hélène

Quel beau portrait de Jésus:  « Tu es toujours vrai;  tu enseignes le vrai chemin de Dieu;  tu ne te laisses influencer par personne;  tu ne fais pas de différence entre les gens. » Seigneur Jésus, donne-nous de te regarder longuement dans ta transparence pour pouvoir nous maintenir, dans une harmonie créative, entre nos devoirs envers l’État et envers Dieu.

Fernande

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Que répondre à des gens qui cherchent à vous prendre au piège? Jésus respecte la réalité de la situation mais surtout il lit dans les cœurs.

Cœur de Jésus, vous voyez le cœur de chacun, avec douceur et dans la vérité. Vous reconnaissez nos échappatoires, notre besoin de manipuler pour nous rassurer, mais vous savez aussi notre besoin d’être libérés de toutes ces attaches qui retiennent l’élan de la vie. Vous êtes toujours branché sur notre soif de vivre plus librement. C’est ainsi que vous touchez les cœurs. Vous leur faites entrevoir que la bonté est plus efficace que le calcul, la vérité plus libératrice que le mensonge, et le geste fraternel plus fécond que la rigueur et l’intolérance.

Gisèle

 » Est-il permis oui ou non  »  Je ne veux pas le mettre à l’épreuve mais il m’arrive souvent  de dire au Seigneur, montrez-moi donc la pièce de monnaie qui intriguait les pharisiens du temps, en d’autres mots montrez-moi donc la parole de la bible qui correspond à mon inquiétude et m’indique la marche à suivre  devant un événement. Il y a tellement de paroles à monnayer dans la vie courante, je me dois de te consulter pour être à l’affût des échanges en vivant connecté à ta source inépuisable . Seigneur je ne veux pas t’imposer mon manque de confiance, mais dans ta grande générosité accorde moi les grâces nécessaires afin de parvenir à l’effigie de la « monnaie » que tu attends de moi…

Mariette 

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Rendez donc à César ce qui est à César, et à Dieu ce qui est à Dieu.

C’est très bien dit et c’est très clair, sauf que… ce n’est pas si évident de le mettre en pratique dans la vie de tous les jours.

Dans les grandes lignes, je m’y retrouve plus ou moins. Oui je peux payer mes impôts…

Mais dans les petites lignes, comment  faire la part des choses? Qu’est-ce qui est à César et qu’est-ce qui est à Dieu? À priori tout est à Dieu… sauf que Dieu Lui-même nous donne cette liberté de Le rejeter en dehors de nous-même et même de Le nier… jusqu’à se croire Dieu à la place de Dieu. Et c’est la chute dans l’inversion. Et c’est la création d’un monde dont l’esprit n’est pas l’Esprit de Dieu.

Cela repose la question des deux maîtres : à qui est-ce que j’obéis? À Dieu ou à César? De qui est-ce que je me reconnais : de l’Esprit de Dieu ou de l’esprit du monde qui se veut pour lui-même?

Quelle est la part de mon être qui se laisse séduire par l’esprit du monde? Cet esprit du monde qui en se voulant libre de Dieu devient esclave d’idoles en tout genre… que ce soit une idée, un idéal ou une idéologie, un individu ou un groupe à qui l’on s’identifie, une pensée, un sentiment, une émotion ou une passion, les grandes causes, la santé, la sagesse, la science, l’art pour l’art, le plaisir d’un désir, etc.

En fait, tout ce que j’ai acquis de par cet esprit du monde, je dois en payer le prix… ou le rendre : La gloire ou tout autre notoriété, ne fut-ce que celle de la gloire d’être pauvre et sans gloire; toute sagesse ou science qui se veut maître à bord ;  toute richesse qui n’est pas donnée et redonnée à Dieu et à mon prochain d’une manière ou d’une autre, que ce soit richesse de biens matérielles ou spirituelles, richesse de talents, de vertus ou autres valeurs.

Tout ce qui m’attache à l’esprit du monde et à sa lumière fait écran à L’Esprit de Dieu et à Sa Lumière.

Et c’est de cet esprit du monde que…

Les pharisiens se concertèrent pour voir comment prendre en faute Jésus en le faisant parler.

Michaël

5-avons-besoin-de-toi

« Rendez à César  ce qui est à César, et à Dieu  ce qui est à Dieu. » Deux plans d’un même monde : le plan matériel et le plan spirituel. À chaque plan sa mission.  Dieu est à l’origine du monde et Jésus par sa réponse vient nous concilier avec ces deux plans. Si nous restons au niveau de cette dualité nous passons à côté du message de Jésus. Nous sommes l’expression de la matière dans le monde physique. César représente ce monde par lequel l’homme et la femme sont responsables de son  devenir, du bien commun et Dieu représente la Source qui nourrit son  peuple tant au niveau physique que spirituel. Accepter le pouvoir de César, c’est reconnaître que nous sommes les bâtisseurs de ce monde. Accepter  le pouvoir de Dieu, c’est reconnaître que le monde est sacré. Cette réalité divine n’est pas divisible. Nous ne formons qu’un seul corps, un seul esprit avec Dieu, notre Créateur. Tout nous vient de Dieu. Tout fut créé par Lui et en Lui.  Il nous a remis le monde entre les mains pour bâtir son royaume de justice et de paix. Jésus est venu dans le monde pour nous révéler l’Amour de Dieu et nous montrer comment demeurer dans son amour. Il nous montre la voie à suivre pour transcender les lois injustes qui nous déshumanisent et qui nous empêchent à révéler notre humanité et  notre divinité.

Ô Toi, Source de paix et de joie,
Ouvre nos yeux à la dimension de Ton cœur.

Ô Toi, Source d’amour et de miséricorde
Viens étancher notre soif d’aimer et d’être aimé.

Ô Toi, Source de Lumière
Rempli-nous de ta lumière qui nous unifie au cosmos.

Ô Toi, Source de l’univers visible et invisible
Nous avons besoin de Toi.
Aide-nous à bâtir ton royaume de justice et de paix.

Karine

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Tenter de prendre en défaut celui dont la parole ébranle l’enceinte de « ma » petite cité est une réaction presqu’inconsciente parmi les hommes. Qui renonce facilement au monde qu’il s’est construit, au sein duquel il a pris ses habitudes de confort et les justifie ?

Les pharisiens et les partisans d’Hérode aimeraient bien, en accusant Jésus, soulager le malaise qu’Il provoque lorsqu’Il guérit les pêcheurs en leur révélant qu’ils sont aimés du Père, tout pécheurs qu’ils sont. Les pharisiens, ne reconnaissent que les commandements et les préceptes qui conditionnent la guérison de nos cœurs et de nos âmes. Le salut par la voie de l’amour les effraie, comme si l’amour manquait de direction, de sens. Quant aux partisans d’Hérode ils devinent bien que l’amour ordonné par Jésus n’autorise ni l’abus de pouvoir ni l’abus des plaisirs charnels, ni la fourberie, toutes attitudes qu’ils tentent de s’autoriser ou de justifier. Par contre celui qui, en larmes, se reconnait porteur de malheur pour soi et pour autrui, est pardonné, redressé, redirigé.

Où prendre pied face à Jésus ?

Les pharisiens tendent leur piège par la bouche de leurs disciples et, dans ce cas-ci au moins, avant de mettre Jésus sous la question, ils commencent par le flatter. En somme ils lui disent : toi qui est parfait , «  Donne-nous ton avis : Est-il permis, oui ou non, de payer l’impôt à l’empereur ? » D’après eux, s’il dit oui il se met en faute vis-à-vis des autorités juives et s’il dit non il se met sous le jugement de César.

La lumineuse réponse de Jésus nous aurait-elle été révélée sans cet acharnement, de la part des pharisiens et partisans d’Hérode, à le classer parmi les hors la loi ?
Notre discernement est éveillé, l’homme qui craint son Seigneur, et mieux encore celui qui L’aime, ne trouve nulle part la permission ni le désir d’être un citoyen tortueux.

Pierrette

Une autre parole de lumière et de vérité de Jésus-Christ, à la fois tranchante comme un couteau et tendre comme la main d’une mère! Devant ceux qui veulent le confondre, en réponse à ceux qui cherchent à semer la confusion pour édicter leurs propres lois et chemins, Jésus vient remettre chaque chose à sa place, clarifier ce qui était confondu, et ce au moyen de quelques simples mots.

Où se situe cette confusion en moi? Que je cherche à idéaliser ce qui ressort de ce monde, ou que je veuille « mondaniser » ce qui est du domaine de l’Esprit, c’est vrai qu’il m’est difficile de réellement distinguer ce qui appartient à Dieu et ce  qui appartient à « César ».

Les incessants questionnements en moi apparaissent souvent lorsque ces deux dimensions sont  mêlées, embrouillées, mélangées, et que je ne distingue plus l’appel de Dieu de ce qui m’apparait raisonnable et souhaitable dans le monde. Et manifestement les volontés de Dieu ne sont pas celles que j’aurais tendance à privilégier en fonction de mon propre confort ou « bien-être » selon mes perceptions d’ici bas.

Qui est ce « César » en moi? Certainement celui qui veut se bâtir un empire, même si cet « empire » se cantonne dans des proportions très modestes entre les frontières du fief de mes besoins personnels. Qu’il s’agisse du besoin de sécurité, du besoin d’être reconnu ou de celui de  performer selon mes propres valeurs et idéaux. Dès que je cherche à maîtriser une situation ou à dominer une impasse, ou même à rayonner dans mon entourage, l’aspirant empereur en moi pointe le bout de son nez. Et s’il parvient moindrement à consolider son empire, cela se fera inévitablement en bout de ligne au détriment des autres, en empiétant sur leur liberté et leurs biens. À ce que je sache, aucun empereur de ce monde n’a bâti sa domination en se dépossédant au service de son prochain.

Pour moi, bien avant la question de l’impôt à remettre ou à garder, le « rendre à César ou à Dieu ce qui lui appartient » m’invite à reconnaître en moi ce qui d’une part vient de l’Esprit, et d’autre part ce qui encore est sous l’emprise des peurs et des désirs, sous le contrôle de ce petit tyran égocentrique qui cherche à me dominer et à m’éloigner de la communion avec mon Seigneur.

N’est-ce pas là que le malin cherche encore à nous mettre à l’épreuve, en faisant en sorte que la démarcation entre nos intérêts personnels et ceux de Dieu devienne de plus en plus floue?

Ce qui m’émerveille au-delà de tout ça, c’est que ce qui s’oppose à Dieu, ce qui lui résiste et il lui tient tête, le fait (inconsciemment) en fin de compte pour la plus grande gloire de Dieu.

Le Fils bien aimé de Dieu n’est-il pas sorti entièrement glorifié de toutes les manigances de ceux qui s’opposaient à lui et cherchaient à le faire mourir?

L’empire de César et de Rome n’a-t-il pas ultimement servi à faire rayonner la chrétienté bien au-delà des murs de Jérusalem?

Et à plus petite échelle dans le passage des Évangiles qui nous intéresse, les pharisiens et partisans d’Hérode n’ont-ils pas involontairement suscité, en cherchant à mettre Jésus à l’épreuve, une de ses paroles les plus incontournables?

Nénuphar

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Tous ceux que vous rencontrerez, invitez-les au repas de noce

parabole-invites-noces

Pour les enfants

Certaines paroisses impriment le dessin de la semaine et invitent les enfants à le colorier. Cette semaine, nous avons expressément créé un dessin à leur intention pour illustrer la parabole des invités à la noce. Utilisez le fichier pdf des contours en noir et blanc disponible à la fin de l’article pour l’imprimer.

Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu 22,1-14. 

Jésus disait en paraboles :
« Le Royaume des cieux est comparable à un roi qui célébrait les noces de son fils. 
Il envoya ses serviteurs pour appeler à la noce les invités, mais ceux-ci ne voulaient pas venir. 
Il envoya encore d’autres serviteurs dire aux invités : ‘Voilà : mon repas est prêt, mes bœufs et mes bêtes grasses sont égorgés ; tout est prêt : venez au repas de noce. ‘
Mais ils n’en tinrent aucun compte et s’en allèrent, l’un à son champ, l’autre à son commerce ; 
les autres empoignèrent les serviteurs, les maltraitèrent et les tuèrent. 
Le roi se mit en colère, il envoya ses troupes, fit périr les meurtriers et brûla leur ville. 
Alors il dit à ses serviteurs : ‘Le repas de noce est prêt, mais les invités n’en étaient pas dignes. 
Allez donc aux croisées des chemins : tous ceux que vous rencontrerez, invitez-les au repas de noce. ‘
Les serviteurs allèrent sur les chemins, rassemblèrent tous ceux qu’ils rencontrèrent, les mauvais comme les bons, et la salle de noce fut remplie de convives. 
Le roi entra pour voir les convives. Il vit un homme qui ne portait pas le vêtement de noce, 
et lui dit : ‘Mon ami, comment es-tu entré ici, sans avoir le vêtement de noce ? ‘ L’autre garda le silence. 
Alors le roi dit aux serviteurs : ‘Jetez-le, pieds et poings liés, dehors dans les ténèbres ; là il y aura des pleurs et des grincements de dents. ‘
Certes, la multitude des hommes est appelée, mais les élus sont peu nombreux. » 

Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible – © AELF, Paris

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COMMENTAIRES

Le Père nous invite au repas de noces, à cette intimité avec Jésus dont l’amour seul peut combler notre soif d’aimer. Qui que nous soyons, les mauvais comme les bons, l’AMOUR nous attend.  Et si notre vocation était d’aller aux croisées des chemins, rappeler à tous ceux que nous rencontrons, l’AMOUR qui les attend au dedans.

Fernande

Dans cette parabole des invités au repas de noces, la grande majorité d’entre nous avons été touchés, frappés, ou à tout le moins intrigués, par l’histoire de l’homme qui ne portait pas le vêtement de noce. Les commentaires suivant livrent une belle réflexion de l’ensemble des participants sur le  même sujet.
À lire!

4-demande-amitie

…Et lui dit : ‘Mon ami, comment es-tu entré ici, sans avoir le vêtement de noce ? ‘ L’autre garda le silence.

Face à la demande d’amitié du Seigneur, qu’elle est ma réponse?  Es-ce que je garde le silence,  ou si je suis prêt à entrer en dialogue avec Lui?  Comment entrer dans la noce, sans nous laisser revêtir dans un cœur à cœur, sans communion, sans relation d’amitié avec Lui?

Sylvie

Ce texte aux premiers abords semble dur. Mais moi j’y vois là une incitation à revoir les manières dont je réponds à des invitations. Est-ce que j’y vais parce que je ne peux faire autrement? Est-ce que j’y vais sans me préparer pour (en guenilles) le cœur en lambeaux? Est-ce que j’ai à cœur de répondre à une invitation en tenant compte de la personne qui invite. En respectant sa culture, ses manières de faire, ses attentes  de m’avoir gentiment invitée?

Jocelyne

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   » Voila mon repas est prêt nous dit le roi  « les invitations se font mais personnes n’a le temps d’y aller. Moi aussi je suis  tellement occupé, que souvent je décline des invitations parce que ma salle intérieure est occupée avec des passants de rue, mauvais ou bons peu importe, ils s’en trouvent aussi qui ne sont pas digne…Mais moi, suis-je digne de m’approcher au repas offert par le Roi ? C’est évident qu’il n’y avait aucun d’entre eux vêtu convenablement pour le repas de noce, comment se fait-il que celui qui était sans vêtement de noce aie été sorti violemment? Est-ce de la même violence que nous  sortons  Jésus de notre vie, des salles publiques, sans égard à ce qu’il est?  J’ai vraiment  de la difficulté à comprendre le message, comment faut-il que je sois vêtu pour être admise à la noce, faut-il être dépouillé de tout…tout…tout, ai-je bien saisi? Seigneur donne- moi un vêtement qui t’appartient, je le porterai avec amour…!

Mariette     

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!!! Le déroulement de cette parabole apparait clair et logique jusqu’à l’apparition de « l’homme qui ne portait pas le vêtement de noce » et qui, interrogé, garde le silence.
Qui est-il ? Il ne fait pas partie des nantis, premiers invités qui, attachés à leurs pouvoirs et à leurs biens, s’imaginent indépendants de leur roi; ni des envieux qui maltraitent les serviteurs, ni de la masse des derniers invités reconnaissants et vêtus de l’habit de noce.
Il est l’imposture qui a fait un pas de trop : dans le royaume ses proies sont hors de sa portée, elle ne fait plus illusion, « les pleurs et les grincements de dents » l’attendent ! ? Sous l’imposture démasquée, y a-t-il encore quelqu’un pour grincer des dents et pleurer ?

« Certes, la multitude des hommes est appelée, mais les élus sont peu nombreux. » Est-ce dire que les volontaires sont peu nombreux ?

Pierrette

4-et-si-j-osais

Qui donc, n’aurait pas le goût d’aller au repas de noces ?

Sommes-nous à ce point préoccupé, et stressés et perdus dans nos préoccupations, nos peurs et nos pensées, que nous avons même oublié l’essentiel, et même le goût de joindre la fête, de participer à la Joie des époux ?

Comment puis-je passer tout à côté, perdue que je suis, hantée par mes pensées, peur et désirs, par le passé, le futur, et tout le brouhaha du quotidien ?

Et si je me réveille, et que je me rends à la noce, quel est ce vêtement que je n’ai pas revêtu ? Seraient-ce toutes ces préoccupations que j’ai emportées, incapable de m’en séparer le temps de la fête, par peur qu’elles ne disparaissent, qu’elles se résolvent d’elles-mêmes, à leur façon, ou simplement, par peur de perdre le contrôle ?

Et si j’osais le vêtement blanc tout simple ?  Si j’osais dire oui, Seigneur, je veux venir au repas de noces, et laisser à la porte tous mes bijoux, toutes ces parures qui m’encombrent tant, pour me revêtir de l’essentiel, et prendre part à Ta Joie, et la laisser m’emplir le cœur et me nourrir !

Merci Seigneur de m’aider à tout t’abandonner ce qui m’encombre et prendre part à ton festin.

Solane

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Comme dans cette parabole, je reconnais malheureusement que moi aussi je donne priorité à toutes sortes de choses qui m’empêchent trop souvent de répondre à l’invitation de participer aux noces divines.

Et lorsque j’y réponds, j’ai bien peur d’être comme l’homme qui ne porte pas l’habit de noce, en ce sens que je me retrouve là comme en étant ailleurs, ni vraiment présent, ni vraiment recueilli, vêtu de tous mes vieux vêtements habituels –  tissés de mes divisions – plutôt que du vêtement de noce de l’union avec le Fils, de la communion à Son Corps Glorieux.

Et que répondre à Celui qui m’appelle « mon ami » en me demandant  comment es-tu entré ici, sans avoir le vêtement de noce?  …puisque n’étant à l’écoute que de moi-même, je ne L’entends tout simplement pas.

Alors oui, je me retrouve aussitôt pieds et poings liés, dehors dans les ténèbres… non parce que Dieu me punit en me fermant sa porte, mais parce que moi-même je n’entre pas vraiment. Or il n’y a pas d’entre-deux : ou je lui donne mon cœur et ma vie et donc je suis enfin libéré, délié, paré de mon habit de noce pour m’unir à Lui, ou je ferme la porte à Son Amour… et à la vraie liberté. C’est l’un ou c’est l’autre!

Les noces se font en totale conscience, présence et liberté… ou ne se font pas. Je ne peux m’unir à Lui inconsciemment, comme malgré moi.

Ce n’est ni le mérite ni aucune autre de nos qualités qui font que nous sommes partie intégrante de la noce… mais c’est notre oui, entier, authentique et fidèle.

Il y a ceux qui refusent carrément l’invitation et il y a ceux qui, à la croisée des chemins, entrent dans la grâce de ce oui marial… mais pour celui qui dit oui à l’invitation, mais sans amour, c’est-à-dire sans son habit de noce, il ne peut rester dans l’intimité de l’intérieur, et se jette lui-même dans ce monde du dehors où il n’y a que « des pleurs et des grincements de dents ».

Michaël

Dans cette parabole, Jésus nous dit que le  royaume des cieux est comparable à un roi qui célébrait les noces de son fils. J’imagine que les premières invitations sont lancées d’abord à ceux qui partagent le même rang social que le roi. Ils ont refusé de venir au repas de noce. L’invitation du roi est lancée plusieurs fois mais les invités s’inventent toujours des excuses pour ne pas venir aux noces de son fils. Ils ne veulent tout simplement pas rencontrer le roi ni célébrer les noces.  Alors le roi demande à ses serviteurs d’inviter tous ceux qu’ils vont rencontrer sur leur chemin, les mauvais et les bons, pour le repas de noce. Ces personnes devraient être surprises d’une telle invitation et sont sûrement excités de rencontrer le roi. Ils ne vont pas manquer cette occasion unique de rencontrer le roi pour célébrer les noces de son fils. Ils sont invités au repas de noce et c’est tout un honneur d’être considéré digne de prendre part à cette fête.

Dire oui à cette invitation c’est d’abord accepter de s’habiller le cœur pour rencontrer le roi et son fils, communier à l’esprit des noces, partager et faire partie des convives qui seront là pour manger et  festoyer ensemble.  Les convives réunis, le roi entra pour les voir, les saluer à tour de rôle. Mais voilà qu’il rencontre un homme qui ne portait pas le vêtement de noce. Il lui dit : « Mais comment es-tu entré ici sans avoir le vêtement de noce mon ami? »

L’homme ne put répondre, il garda le silence. Cet homme m’intrigue parce qu’il me fait penser à Judas, le traitre. Il est là mais le cœur n’y est pas.  Cet intrus est peut-être là juste  pour se faire voir ou défendre ses intérêts, pour espionner ou médire du roi et de son fils. Il représente tous ceux et celles qui viennent au repas de noce pour des motifs autre que  la rencontre, le partage, la communion des cœurs. Dieu nous invite au repas de noce, est-ce que le cœur est au rendez-vous? N’avons-nous pas une obligation d’inviter tout le monde, sans exception, à ce repas de noce? Sommes-nous prêts à rencontrer le Roi et son Fils? Voulons-nous vivre la communion des cœurs, être une présence vivifiante pour partager ensemble ce repas de noce?

Père très bon,
Tu nous invites tous à Ta table.
Quelle bénédiction!
Revêt-nous du vêtement de noce
Qui habille nos cœurs pour aller à Ta Rencontre.

Père très bon,
Tu nous invites chaque jour au repas de noce.
Montre-nous le visage de ton fils Jésus et
Fais-nous communier à son esprit de partage et de paix.

Père très bon,
Tu nous connais et tu pénètres nos pensées.
Délivre-nous de tout mal et
Saisi-nous de ta Présence
Quand le cœur n’est  plus au  rendez-vous.

Karine

Que peut vouloir bien dire « porter le vêtement de noces »?

En écoutant à l’intérieur de moi, j’ai l’impression que porter le vêtement de noces, dans ce cas-ci, c’est de prendre entièrement part aux épousailles de son fils.

Il est dit au début de la parabole : « Le Royaume des cieux est comparable à un roi qui célébrait les noces de son fils. » Mais il ne nous est pas dit avec qui le fils se marie. Il est bien l’époux, mais qui est l’épouse?

Et si l’épouse, c’était moi, et aussi mon frère, ma sœur, mon prochain, toute l’assemblée des invités qui est conviée à reconnaître dans le Fils de Dieu l’époux? Alors la parabole prendrait un tout autre sens

Jésus ne se présente-t-il pas lui-même comme étant « l’époux », cet époux que l’on célèbre et en compagnie duquel ses amis n’ont point besoin de jeûner?

« Porter le vêtement de noces » signifierait dès lors beaucoup plus qu’assister aux noces de quelqu’un d’autre. Cela signifierait de participer aux repas des noces à part entière, c’est-à-dire en tant qu’épousée et à titre de premier invité au banquet de l’amour. Car quel serait le sens de ces noces et de ce banquet d’abondance si ce n’est pas pour y célébrer un grand mariage, par amour et pour l’amour? Par amour pour l’époux et par amour pour le Père, puisque come nous le dit son fils : « celui qui m’aime sera aimé de mon Père ; moi aussi, je l’aimerai, et je me manifesterai à lui. »

Quand est-ce que je ne porte pas l’habit de noces? Il me semble que c’est chaque fois que je me crois tout seul, étant dès lors convaincu que je ne peux compter que sur moi-même pour assurer ma propre survie.  Dès cet instant, je ne perçois plus que ma propre personne et mes propres intérêts. Je ne me reconnais plus comme invité au banquet. J’arrive presqu’en voleur à la table, remplissant mes bras de tout ce dont je peux m’emparer et puis je m’enfuis à toutes jambes.

Pour me rendre compte un jour que ces bras et ces jambes ne me servent plus à rien, qu’en dehors de la communion libératrice avec l’époux, je suis paralysé, les « pieds et poings liés » par mes propres peurs et convoitises. Dans la colère de me sentir pris à mon propre piège, je « grince des dents » et je pleure sur mon infortune.  Je suis comme un sarment qui voudrait ne vivre que par et pour lui-même, en dehors du Cep qui donne vie à l’ensemble de la vigne. Je me dessèche sans porter de fruits.

Nénuphar

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