« Il guérit beaucoup de gens atteints de toutes sortes de maladies » (Mc 1, 29-39)

Un nouvel extrait d’Évangile à écouter et à commenter…

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Évangile selon Saint-Marc, chapitre 1, de 29 à 39

En ce temps-là,
aussitôt sortis de la synagogue de Capharnaüm,
Jésus et ses disciples allèrent, avec Jacques et Jean,
dans la maison de Simon et d’André.
Or, la belle-mère de Simon était au lit,
elle avait de la fièvre.
Aussitôt, on parla à Jésus de la malade.
Jésus s’approcha,
la saisit par la main
et la fit lever.
La fièvre la quitta,
et elle les servait.

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Le soir venu, après le coucher du soleil,
on lui amenait tous ceux qui étaient atteints d’un mal
ou possédés par des démons.
La ville entière se pressait à la porte.
Il guérit beaucoup de gens atteints de toutes sortes de maladies,
et il expulsa beaucoup de démons ;
il empêchait les démons de parler,
parce qu’ils savaient, eux, qui il était.

Le lendemain, Jésus se leva, bien avant l’aube.
Il sortit et se rendit dans un endroit désert,
et là il priait.
Simon et ceux qui étaient avec lui partirent à sa recherche.
Ils le trouvent et lui disent :
« Tout le monde te cherche. »
Jésus leur dit :
« Allons ailleurs, dans les villages voisins,
afin que là aussi je proclame l’Évangile ;
car c’est pour cela que je suis sorti. »

Et il parcourut toute la Galilée,
proclamant l’Évangile dans leurs synagogues,
et expulsant les démons.

Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible – © AELF, Paris

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COMMENTAIRES

Nous avons ici quelqu’un de malade, et à l’arrivée de Jésus, aussitôt on lui en parle, alors Jésus s’approche de celle-ci, la saisit par la main, et la fait lever.

Et nous, lorsque nous avons des malades, est-ce que nous en parlons aussitôt à Jésus?  Je constate ici que la malade ne peut rien faire d’elle-même, ni demander pour elle-même, mais Jésus agit à la demande des gens, s’approche lui-même et la fait lever, la remet en service.

Sylvie

Amène-moi avec Toi
pour m’apprendre à vivre en gratitude
tout au long de ma vie

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Ce texte me frappe tout particulièrement aujourd’hui car je viens de vivre une partie de cet  évangile.

J’ai commencé l’année par une forte fièvre qui m’a fait perdre tout contact avec l’extérieur, et

moi-même, je vous dirais que c’est traumatisant : j’ai pris conscience, après quinze jours de confusion, que je venais de faire une encéphalite aigüe à cause du virus de l’influenza. Le personnel hospitalier est émerveillé de ma réhabilitation. Je suis de retour à la maison sans  aucune séquelle.

Des groupes de prière ont intercédé pour moi au nom de Jésus afin que je retrouve la santé. Le récit de l’évangile continue en nous disant : « Le lendemain Jésus se leva tôt et alla prier au désert».  Amène-moi avec Toi pour m’apprendre à vivre en gratitude tout au long de ma vie à la suite de cet évènement…

Mariette

jesus

Tu apportes la vraie guérison…

Quand on est malade, qu’on reçoit un diagnostic quelconque ou que l’on traverse une épreuve, vite, les gens nous disent de prendre soin de soi, de se reposer, de se chouchouter, de penser à soi et se gâter, pour recouvrer la santé, et surtout une qualité de vie…

C’est drôle, toi Jésus, tu guéris non pas pour permettre aux gens de trouver ou retrouver le confort et pouvoir poursuivre la course folle à la poursuite de rêves et paradis instantanés, et artificiels.

Tu apportes la vraie guérison, celle qui permet de venir offrir ce que l’on a de meilleur, sans éclat. Merci de nous guérir et de nous aider à simplement partager notre cœur et cette face unique de nous qui est à Ton image.

Pour notre plus grand bonheur!

Solane

Aussitôt… aussitôt…
Il y a de ces mots qui expriment l’empressement de l’amour.
Jésus sort.  Il s’approche.  Il saisit.  Il guérit.  Il se lève.  Il s’isole.  Il prie.
Et lorsque le monde cherche à le retenir, il dit: allons ailleurs.
Pourquoi?  Pour proclamer l’Évangile.  Cette réalité d’un amour personnel
qui nous devance et nous accompagne.  Et aujourd’hui, nous en sommes les témoins.

Fernande

À chaque fois que nous servons les autres avec une bonne intention, avec le cœur le  plus pur possible, nous servons Dieu. Et même si celui ou celle qui reçoit ne semble pas apprécier notre don, dans son cœur il y a un espace qui est touché par ce don et cela devient de la bonne semence. Ce don peut être un pardon, un service, un bon mot d’appréciation, enfin tout ce qui vient du cœur. Et Dieu complètera notre don en temps et lieu.

Avons-nous souvent apprécié un don de notre père, de notre mère, d’un parent, d’un de nos professeurs, d’un prêtre ou d’un religieux? Sommes-nous prêts à servir même s’il ne semble pas y avoir d’avantage ou de retour immédiat?

Léopold

Jésus n’est pas venu pour impressionner le monde par ses miracles… ni même pour nous guérir malgré nous, mais il est venu nous appeler à la conversion par notre oui, notre foi et notre ouverture à l’Esprit Saint.

Et quand il nous guérit, c’est pour nous relever du gouffre-origine de toute maladie : il nous guérit de nos replis, de nos divisions, de nos esclavages.

Il est donc « sorti » – sorti du Père – pour proclamer l’Évangile, qui signifie la bonne nouvelle…

Jésus leur dit :
« Allons ailleurs, dans les villages voisins,
afin que là aussi je proclame l’Évangile ;
car c’est pour cela que je suis sorti. »

… pour proclamer la bonne nouvelle de cette conversion qui nous libère de tout usurpateur et nous ouvre à l’Amour rédempteur… car il est sorti du Père, non pour Le quitter, mais pour nous y ramener, pour être le pont vivant entre nous et Notre Père.

Pour cela il se retire souvent en lui-même pour prier…

Il sortit et se rendit dans un endroit désert, et là il priait.

… afin de s’ancrer solidement au Père – en lien vivant – en cette nature humaine qu’il a endossée pour nous ouvrir la Voie, la Vie et la Vérité.

Michaël

La belle-mère de Simon était malade,
(Comment je vis, de silence en silence, le récit décrit par ces versets)

« Jésus s’approcha, la saisit par la main et la fit lever. » Pas une parole n’est prononcée.
« La fièvre la quitta, et elle les servait. »  Celle qui était malade, couchée, et avait de la fièvre, est simplement prise par « la main », levée et rendue à sa tâche, dotée d’un grand silence, qui s’impose alors dans les cœurs voisins. Un silence fécond qui vient jusqu’à nous, lecteurs. La fièvre est éteinte, chacun est remis en veille.
Toutefois, la nouvelle se répand et, dans la soirée, parmi les malades qui accourent vers la guérison, se trouvaient des démons auxquels Jésus « ordonnait » le silence avant de les expulser. Ce n’est plus un silence d’ouverture mais un silence de fermeture imposé aux bavards que sont les démons qui sèment la confusion dans nos esprits.

Le lendemain, Jésus sortit bien avant l’aube, et se rendit dans un endroit désert, et là il priait, au lieu de rencontre entre le Père, le Fils et le Saint-Esprit, silence encore, d’où jaillissent toutes les premières fécondités. À peine cette arche s’offre-t-elle à nos attentions, que le bruit du monde s’approche à nouveau : « Tout le monde te cherche » disent les disciples à Jésus. Car nous, les êtres humains sommes vite avides de miracles. Nous nous enlisons volontiers dans une quête répétitive de grâces gratuites. Jésus leur dit : « Allons ailleurs, dans les villages voisins, afin que là aussi je proclame l’Évangile ; car c’est pour cela que je suis sorti ». Après les guérisons du corps, qu’il suffit d’accueillir, vient l’Évangile qui demande notre adhésion, notre totale conversion, notre mise en pratique, notre amour du Verbe fait chair, notre volonté plongée dans celle du Père. Où cela peut-il se faire si ce n’est dans le silence révélateur du coeur de Marie, Mère de Dieu? Là où toute vanité meurt d’inanition.

Pierrette

….

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J’étais couchée, incapable de me lever.
Les fièvres avaient pris possession de mon corps

Pour mieux vivre cette scène, de la guérison de la belle-mère de Simon-Pierre par Jésus, je me suis permis de prendre la plume en son nom :

J’étais couchée, incapable de me lever. Les fièvres avaient pris possession de mon corps, j’étais dans une extrême faiblesse. Mon esprit était tourmenté, j’étais égarée, comme si les douleurs de la maladie prenaient un malin plaisir à m’éloigner loin de moi-même. Ce n’est qu’au travers de denses brumes que j’entendis qu’il y avait du monde à la porte.

En temps normal, j’aurais accouru à la rencontre des visiteurs pour les accueillir. Mais là, c’est comme si je n’étais déjà plus de ce monde, comme si j’aurais presque préféré être morte plutôt que de subir ce tourment.

J’entendis un léger frôlement dans la pièce. Quelqu’un était rentré.

Ce n’était pas la présence de Simon que je connais bien, il est assez vif et on sait tout de suite qu’il est là. Non, c’était quelqu’un d’autre, ou plutôt une autre sorte de présence qui avait de par son seul surgissement changé toute l’atmosphère de la chambre. Un silence s’était créé, comme lorsque l’on s’apprête à écouter quelqu’un dans une assemblée publique. Il me semblait que chaque poussière, et en dedans de moi chaque partie de mon corps, retenait son souffle.

Intriguée, malgré l’étau de mon mal de tête, je ne pus m’empêcher d’ouvrir les yeux. Il devait être quelque part, dans l’ombre de la pièce ou en arrière de moi. C’est alors que, sans l’avoir vraiment décidé, je sentis mon corps se tourner doucement de lui-même vers celui qui était rentré, un peu de façon similaire à la fleur du tournesol lorsqu’elle se tourne vers le soleil.

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Je le vis s’approcher, sortir de l’ombre et me tendre la main sans un mot. Ma propre main partit à la rencontre de la sienne. C’est alors que je sentis un puissant souffle se diriger vers moi. Ce souffle, intangible à mes sens, mais omniprésent dans sa tendre miséricorde, me traversa le corps et en fit sortir des nuages de poussières, de pleurs, de peurs.

J’hésitai un instant. La maladie s’était évaporée comme la rosée au lever du soleil.

Il me prit la main, et sans le moindre effort, mon corps se redressa. J’eus la nette perception d’être libérée, comme si d’immémoriales chaines qui me maintenaient en esclavage, qui me gardaient captive à l’intérieur de mon propre cachot, venaient de sauter.

Je le suivis. J’avais l’impression de revenir de très loin, des limbes ou de quelque labyrinthe souterrain ravagé par la dispersion et la mort. Même mes vêtements semblaient avoir été  lessivés et blanchis. Il me ramena aux miens et je revins tout naturellement à mes fonctions d’hôtesse de la maison, à la différence que, ce n’était plus moi qui servait, mais bien, j’en eus la certitude, sa propre présence au travers de mes mains.

C’est ainsi que je fus guérie, et sauvée, par celui que mon beau-fils Simon me présenta sous le nom de Jésus.

(tel que rapporté par) Nénuphar

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Qui est cet homme qui à son seul toucher,
par sa seule présence, sa seule parole
est capable de guérir tous les maux? 

Cet évangile de Marc nous révèle un visage de Jésus que j’aime beaucoup. Qui est cet homme qui à son seul toucher, par sa seule présence, sa seule parole est capable de guérir tous les maux?  Qui est cet homme qui émane une énergie libératrice autour de lui? Qui est cet homme qui ne se laisse pas faire par les démons et qui les expulse par sa voix? Marc nous le dit clairement dans son évangile. Cet homme, c’est Jésus, le Saint de Dieu. Il est un guérisseur qui n’agit pas de lui-même et ne parle pas en son nom. Son énergie guérissante, sa force  ne vient pas de lui-même mais de Dieu, son Père, notre Père. C’est un homme de prière qui prend le temps de se retirer à l’écart pour prier et se laisser habiter par l’Amour et l’Esprit de son Père. Jésus, le Saint de Dieu, le guérisseur, ne se laisse pas mener ni par la foule ni par ses disciples. Il rappelle à ses disciples le but de sa mission : « Je suis sorti pour proclamer l’Évangile. » Un  évangile qui libère les cœurs et transcende les mœurs, les mentalités, les structures qui aliènent tous ceux et celles qui se laissent toucher par son Évangile, sa Parole de vie. Jésus redonne Vie à tous ceux et celles qui  s’approchent de Lui parce qu’Il communique l’Amour divin. Toute la personne se trouve engagée dans un processus de guérison parce qu’Il libère le cœur, le corps et l’esprit de tout mal. Ce Jésus guérisseur défie toute logique scientifique et médicale. La médecine fait des miracles corporels extraordinaires mais il y a encore une seule chose qu’elle ne nous donne pas : la Paix intérieure. Cette paix que Jésus donne à tous ceux et celles qui ont Foi en Lui, en sa Parole de vie, en sa Miséricorde et son Amour. Jésus guérit notre âme et apaise notre être tout entier. Lui seul peut vraiment nous donner une guérison intérieure. Prenons un temps d’arrêt pour goûter son amour infini et sa miséricorde. Laissons-nous toucher par son Amour afin de lui ressembler et de communiquer cet amour divin qui guérit l’âme et apaise les cœurs. Revêtons-nous de son esprit d’humilité.

Ô Jésus, mon amour,
Enveloppe-moi de Ta présence
Qui m’unifie à l’Esprit de Ton Père.

Ô Jésus, Toi, le Saint de Dieu,
Mets ta main dans ma main et relève-moi.
Donne-moi ton regard d’amour qui sécurise et réconforte.

Ô Jésus, Toi, le guérisseur par excellence,
Embrase-moi de ton feu sacré
Qui pacifie les cœurs et les esprits tourmentés.

Ô Jésus, Toi, la force de vie universelle,
Renouvelle en moi cette énergie de cœur
Pour que je proclame ton Évangile d’amour et de  paix.

Karine

Que nous veux-tu, Jésus de Nazareth ?

 

Marc_1_ 21-28Évangile selon Saint-Marc, chapitre 1, de 21 à 28

 

Jésus et ses disciples entrèrent à Capharnaüm.
Aussitôt, le jour du sabbat,
il se rendit à la synagogue, et là, il enseignait.
On était frappé par son enseignement,
car il enseignait en homme qui a autorité,
et non pas comme les scribes.
Or, il y avait dans leur synagogue
un homme tourmenté par un esprit impur,
qui se mit à crier :
« Que nous veux-tu, Jésus de Nazareth ?
Es-tu venu pour nous perdre ?
Je sais qui tu es :
tu es le Saint de Dieu. »
Jésus l’interpella vivement :
« Tais-toi ! Sors de cet homme. »
L’esprit impur le fit entrer en convulsions,
puis, poussant un grand cri, sortit de lui.
Ils furent tous frappés de stupeur
et se demandaient entre eux :
« Qu’est-ce que cela veut dire ?
Voilà un enseignement nouveau, donné avec autorité !
Il commande même aux esprits impurs,
et ils lui obéissent. »
Sa renommée se répandit aussitôt partout,
dans toute la région de la Galilée.

Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible – © AELF, Paris

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COMMENTAIRES

Délivre-moi, Seigneur, de l’esprit impur qui m’habite et fais de moi un témoin de ton amour.

Paul

Seigneur,

Aide-moi à repousser avec fermeté la partie en moi qui me garde totalement dans la peur, dans la non-confiance et dans la tentation. Offre-moi ce pas assuré, des plus engagé vers ce que je choisis de bon, vivant et connecté à Dieu. Une énergie flamboyante et heureuse. Que chacun d’entre nous entende l’appel profond de Dieu et ressente sa protection.

Patricia

Il rejoint, il touche, il rassemble

Jésus enseigne d’un lieu tout intérieur, habité de Dieu, son Père. Il rejoint, il touche, il rassemble, il unifie les forces vives de chacunE au fil de sa Parole; il reconnaît, nomme puis éloigne tout ce qui divise. Son autorité est un feu agissant de l’intérieur comme à l’extérieur…

N’oublions pas qu’il vient et agit ainsi dans le sanctuaire de nos cœurs, unifiant nos forces vives en vue de la Mission et dispersant tout ce qui s’y oppose…

Nous portons un trésor, c’est à nous de contacter Jésus notre Maître Intérieur, de nous déposer souvent en sa présence: il ne manquera pas de nous délivrer chaque jour de ce qui peut mener à la dispersion.

Car Il nous aime et il nous veut « Un/ifiéE, chacunE pour nous accorder à sa Vie abondante.

Marie-Hélène

jesus

« Qu’est-ce que cela veut dire ?
Voilà un enseignement nouveau, donné avec autorité !
Il commande même aux esprits impurs,
et ils lui obéissent. »

L’autorité, c’est Jésus qui l’a.  Ça me fait penser au saint curé d’Ars, car ayant écouté dernièrement le film de sa vie sur YouTube, je lui ai entendu dire que les miracles, ce ne serait pas lui qui les ferait, mais Jésus, et aussi sa petite patronne, sainte Philomène.   Et nous qu’en est-il de notre confiance en Jésus, de son autorité sur nos vies, sur ce qui nous arrive? ou le connaissons-nous si mal, que nous croyons qu’il est venu pour nous faire souffrir ou pour nous perdre.  Sommes-nous prêts à lui remettre la gouverne de nos vies, à lui remettre tout pouvoir et toute autorité sur nos vies, en lui disant: Jésus, j’ai confiance en Toi?

Sylvie

Qu’est-ce qui a bien pu tant piquer le malin,
pour qu’il hurle à Jésus:
« Que nous veux-tu, Jésus de Nazareth ?
Es-tu venu pour nous perdre ? »

temoins

C’est fou à quel point encore aujourd’hui, notre regard est vite brouillé, et on ne voit plus tout l’Amour, la Tendresse qui nous habite et nous entoure, tout cet Amour inconditionnel de Celui qui nous a donné les paroles de vie, a tout donné, jusqu’à sa vie pour nous sauver. Merci, Jésus, d’être venu révéler ce qui, en nous, et en notre monde, détourne notre regard, notre cœur et tout notre être de son essence, de son sens, de ce qui nous fait vivre!

S’il te plait, reste avec nous et permets-nous de toujours nous rendre compte quand le malin veut s’établir en roi et maître. Et surtout, donne-moi la force de t’abandonner mon impuissance, mon incapacité totale de le chasser, et de retrouver Ta paix,  Ton amour, et la joie  du don.

Solane

Nous sommes tous des pêcheurs d’hommes

Nous sommes tous des pêcheurs d’hommes en tant que chrétiens. Et nous interpellons par notre vie, par ce que nous sommes. Nous voulons ouvrir à la vraie vie et certains pensent que  nous voulons les diminuer, enlever ce qu’ils ont alors que nous voulons les aider à enlever ce qui les empêche de vivre vraiment, en toute liberté. Nous aimerions qu’ils aient plus de vie, qu’ils soient fiers de leur dignité humaine voulue par Dieu.

Nous prions qu’ils soient en communion avec nous, avec tous leurs frères et sœurs, avec leur grand-frère, Jésus le Christ. Nous savons que la noirceur ne l’emportera pas parce que c’est la volonté de Dieu que nous  vivions dans l’amour.

Léopold

PAROLES et ACTIONS traversées par le même souffle, celui de l’Amour.

Encore aujourd’hui, ce souffle de Dieu veut traverser notre vie pour que nos paroles et nos actions fassent vivre « de tous les côtés ».

Alors, pourra surgir l’émerveillement ou l’étonnement.

Fernande

Dans le récit de Saint Marc,
Jésus ne confond pas l’homme tourmenté
avec l’esprit qui le tourmente

Chaque fois que l’autorité de Jésus nous est montrée en acte, grande est la joie dans mon coeur. Ce qu’il ordonne ne peut qu’être exécuté car rien n’est caché à son regard et il ne peut donner un ordre qui ne convient pas â la situation où il se trouve. Ses ordres ne sont pas le fruit de longues réflexions, ils émergent de sa constante clairvoyance.
Dans le récit de Saint Marc, Jésus ne confond pas l’homme tourmenté avec l’esprit qui le tourmente. Il ne dit rien à cet homme mais il ordonne à l’esprit impur de sortir de l’homme et de se taire. Pas de longs discours.
C’est à cette autorité que nous nous adressons lorsqu`à la fin de la messe nous demandons à Jésus de dire un seul mot pour notre guérison.
C’est également à cette autorité que nous faisons appel dans le silence de nos chambres.

Pierrette

Le cœur sait reconnaître une voix qui parle vrai

Le cœur sait reconnaître une voix qui parle vrai, c’est ce qui arrive aux membres de la synagogue de Capharnaüm. Le discours de Jésus tranche sur les propos qu’ils ont l’habitude d’entendre, ils en veulent plus… mais voilà le perturbateur à l’œuvre, cet esprit mauvais qui vient détourner l’attention d’une Parole que des croyants essaient d’entendre.

Oh! Que cela ressemble à ce qui se passe en moi lorsque je me laisse entraîner par le fil de mes distractions en apparence anodines, ou lorsque je fais taire une voix qui me dérange. Je suis le terrain d’un combat réel entre le mauvais esprit qui me décentre de mes aspirations profondes, et le bon esprit qui m’attire du côté d’une vie simplifiée, prête à écouter la voix du Seigneur.

Se peut-il que ce combat traverse aussi nos milieux de vie et nos communautés chrétiennes? Lorsque les intérêts particuliers créent des malentendus, des clans, le bien commun est compromis et les initiatives sont paralysées. Comment faire entendre la voix de Celui qui a le pouvoir d’ordonner aux esprits perturbateurs de se soumettre à la Parole qui rassemble?

À la synagogue, Jésus de Nazareth, tu as imposé à un mauvais esprit de faire silence, de « sortir de cet homme » tourmenté. Ta parole a été efficace, elle a mené les témoins de ton geste à se poser des questions. Ton pouvoir de guérison est égal à ton pouvoir de prononcer une parole qui libère, qui ouvre de nouveaux espaces. Apprends-nous à discerner comment agir avec nos  propres démons intérieurs, à compatir avec celles et ceux qui mènent un combat difficile pour se libérer de ce qui les tient captifs.  Toi l’enseignant qui joint la parole aux actes, apprends-nous à intervenir dans nos communautés tiraillées par l’esprit mondain. Toi qui as le pouvoir d’écarter les forces obscures, viens au secours des chrétiens persécutés dans le monde afin qu’ils puissent te célébrer en paix.

Gisèle

esprit-impurOr, il y avait dans leur synagogue
un homme tourmenté par un esprit impur,
qui se mit à crier :
« Que nous veux-tu, Jésus de Nazareth ?
Es-tu venu pour nous perdre ?
Je sais qui tu es :
tu es le Saint de Dieu. »

On pourrait penser que si on avait la confirmation que ce que dit Jésus est vérité, on aurait foi en lui… et on le suivrait joyeusement. Or ici – et ailleurs dans les Évangiles – il semble bien que l’esprit impur sache très bien qui est Dieu et qui est Jésus… et pourtant  il n’a pas foi en lui, en ce sens qu’il ne lui donne pas sa confiance, son adhésion joyeuse, totale et inconditionnelle.

En fait, il semble que l’esprit impur n’est pas déchu par ignorance, et c’est bien là le drame de l’inversion angélique: refuser l’Amour en toute connaissance, choisir en toute lucidité la séparation, le non-amour, et donc l’enfer de l’enfermement… de la division… et cela, au nom de quoi?

Savoir la vérité ne suffit-il donc pas à vivre la vérité?

En fait, peut-être que cette incertitude de la raison humaine pour ce qui est du domaine spirituel est une grâce… et que de ne pas savoir la vérité de façon certaine, avec notre tête, nous force à ouvrir notre cœur pour la reconnaitre – nous faisant alors renaitre avec elle – et ce faisant nous remembre en cœur à cœur au Corps du Christ, à Sa Présence, Son Amour, Son Agir… (?)

Michaël

Quels sont les chemins de Dieu, quels sont ses mystères?

Voilà que les anciens, les prêtres et les scribes, gardiens de cette parole qui annonce précisément la venue du messie, ne le reconnaissent pas en la personne de Jésus. Et voici que les esprits impurs, qui viennent égarer l’être humain et le détourner de la conversion, reconnaissent triplement Jésus : « Que nous veux-tu, Jésus de Nazareth ? Es-tu venu pour nous perdre ? Je sais qui tu es : tu es le Saint de Dieu. »

Une première fois ils le reconnaissent dans sa dimension humaine en l’identifiant par son nom et son lieu d’origine sur terre : « Que nous veux-tu, Jésus de Nazareth ? »

Une deuxième fois, ils reconnaissent sa fonction de salut qui vient libérer l’être humain du péché, de « l’esprit impur », cet esprit dominé par la convoitise et opposant sa propre volonté à celle de Dieu : « Es-tu venu pour nous perdre ? », ou en d’autres mots Es-tu venu pour dissiper les brumes obscures qui s’opposent au salut de Dieu?

Une troisième fois, ils reconnaissent son unique divinité directement issue du Père, ainsi que sa sainteté : Je sais qui tu es : « tu es le Saint de Dieu. »  Ils ne disent pas qu’il est un Saint parmi d’autres, mais bien qu’il est le Saint de Dieu.

Quel être humain, du vivant de Jésus-Christ, même parmi les plus sages et éclairés, a confessé tout cela : Tu es Jésus de Nazareth, celui qui vient nous libérer du péché, le Saint de Dieu.

Pourquoi est-ce que ce sont les esprits impurs et les démons qui crient d’emblée cette vérité à la rencontre de Jésus? « Il empêchait les démons de parler, parce qu’ils savaient, eux, qui il était » Mc 1, 29-39. Peut-être est-ce parce que l’obscurité ne peut que reconnaitre la lumière, puisqu’elle ne peut s’opposer à celle-ci, toute obscurité disparaissant au lever du soleil. Mais les fausses lumières détournées de l’être humain, elles, cherchent à maintenir leur illusoire brillance, même en plein jour.

Seigneur, garde-nous de ces lumières détournées, par trop humaines, qui nous égarent encore plus sûrement que la nuit obscure en manque de ta présence!

Nénuphar

« Que nous veux-tu, Jésus de Nazareth ? »

Le jour du sabbat, Jésus enseignait avec autorité. L’homme tourmenté par  un esprit impur était déstabilisé par la présence de Jésus. Ce qui est intéressant dans ce passage d’évangile c’est que ce possédé a reconnu la sainteté de Jésus. Il savait qui Il était puisqu’il se sentait menacé, démasqué : «  Que nous veux-tu Jésus de Nazareth?  Es-tu venu pour nous perdre? »  La réaction de cet homme n’est pas bien différente des personnes qui font de la corruption un modèle de gestion. En présence de personnes intègres, désintéressés et compatissantes les gens corrompus se sentent menacés. Ils ont  la difficulté à agir en leur présence par peur d’être démasqués, dénoncés, de changer leur comportement et de retrouver la vue spirituelle. Ils veulent rester dans les ténèbres pour continuer leurs magouilles parce qu’ils agissent sans conscience et veulent rester sous la domination de cet esprit impur. Il en est de même pour les personnes qui ont un comportement non évangélique dans notre entourage et qui se sentent menacées par l’enseignement libérateur de Jésus. L’enseignement de Jésus est nouveau parce qu’il parle avec autorité. L’autorité de Jésus est libératrice. Elle met en lumière la personne soumise à un esprit impur. Sa présence, Sa voix ont le pouvoir d’extirper de toute personne qui s’approche de Lui de tout cœur le malin, la servitude, la détresse, le vide existentiel. Cet évangile de Marc nous invite à nous laisser approcher par Jésus. Laissons-Le nous enseigner, nous imprégner de sa présence, nous pénétrer de sa voix libératrice.

Ô Jésus, Toi, le Saint de Dieu,
Celui qui nous enlève tout esprit impur
Prends pitié de nous pécheurs.

Ô Jésus, Toi, le Saint de Dieu,
Celui qui nous enlève tout esprit impur
Donne-nous Ta paix.

Ô Jésus, Toi, le Saint de Dieu,
Celui qui nous enlève tout esprit impur
Renouvelle-nous de l’intérieur.

Ô Jésus, Toi, le Saint de Dieu,
Celui qui nous enlève tout esprit impur
Montre-nous Ta face de lumière.

Karine

Recueil de témoignages à partager durant l’Avent et la période des fêtes

couverture-publication

L’activité À l’écoute de la Parole du dimanche fera relâche durant l’Avent et la période des fêtes, de façon à permettre à chacun de vivre pleinement ces temps privilégiés d’intériorité, de communion et de partage.

À propos de partage, nous vous avons préparé un petit recueil des témoignages publiés durant les trois derniers mois, sous forme de fichier pdf. Près d’une centaine de pages de paroles, d’illustrations et de commentaires à offrir aux personnes intéressées, ou à imprimer pour relire tranquillement durant les fêtes!

Veillez cliquer sur le lien ci-dessous pour visionner et sauvegarder le fichier pdf.

Écoute-Parole-Dimanche-Automne-2014   

94 pages – 11 366 Ko

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Ne manquez pas de lire la belle récolte de commentaires partagés au sujet de la parole Ce que je vous dis là, je le dis à tous : Veillez !

Ce que je vous dis là, je le dis à tous : Veillez ! 

Un nouveau passage des Évangiles à entendre et à commenter

veillez

(Une autre illustration réalisée à l’intention des enfants afin de les faire participer plus directement au sens de la parole. Imprimer le dessin à colorier à la fin de l’article.)

Évangile de Jésus Christ selon saint Marc 13,33-37.

Jésus parlait à ses disciples de sa venue : « Prenez garde, veillez : car vous ne savez pas quand viendra le moment.
Il en est comme d’un homme parti en voyage : en quittant sa maison, il a donné tout pouvoir à ses serviteurs, fixé à chacun son travail, et recommandé au portier de veiller.
Veillez donc, car vous ne savez pas quand le maître de la maison reviendra, le soir ou à minuit, au chant du coq ou le matin.
Il peut arriver à l’improviste et vous trouver endormis.
Ce que je vous dis là, je le dis à tous : Veillez ! »

Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible – © AELF, Paris

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COMMENTAIRES

Le MOMENT,  de chaque instant, où discrètement, Seigneur, tu m’invites à être porteur de ton amour pour les autres.
Oui, VEILLER,  pour entendre  ton invitation à faire de mes paroles, de mes attitudes, de mes actions des étincelles de lumière où passe ton amour pour le bonheur de l’humanité.

Fernande

11-merci-seigneur

Merci, Seigneur, de nous inviter à veiller… je crois que j’ai aussi d’abord besoin de me ré-veiller, pour chaque jour être vivante et remplie de gratitude! J’ai tant besoin d’être pleinement consciente de Ta présence en chaque être, en toute circonstance, et de sentir l’urgence d’offrir Tes mains, ton Amour, Ta présence, Ton écoute, Ton soutien, Ta parole qui réconforte et réchauffe le coeur !

Et stp Seigneur, aide-moi à veiller, et garder en moi Ta flamme allumée.

Solane

À quatre reprises Jésus invite, recommande, enjoint, ordonne: « Veillez! »

C’est bien à nous tous qu’il s’adresse:

« Car vous ne savez pas… »

« Il est comme un homme parti en voyage… »

« Il a fixé à chacun son travail… »

« Il peut arriver à l’improviste… »

C’est au portier de l’histoire toutefois que Jésus assigne la tâche de veiller pour ne pas que le Maître en rentrant, trouve tout son monde endormi.

Car l’enjeu ici est clair pour qui accueille sa Parole en disciple:

soit je m’anesthésie, soit je vis consciemment en mode « veille » jusqu’à son retour, portierE de ceux qu’Il m’a confiés…

Avec quel mode d’emploi?

Au jour le jour, des signes de Sa Présence à décrypter. Ils sont partout, nous convoquant à vivre en « éveillés ».

Marie-Hélène

« Il en est comme d’un homme parti en voyage : en quittant sa maison, il a donné tout pouvoir à ses serviteurs, fixé à chacun son travail, et recommandé au portier de veiller. »

À chacun de nous, le Seigneur, par son Saint-Esprit, a donné des dons et charismes pour aller moissonner où il nous le demande. Comme on doit toujours être prêt, veiller, à son éventuel retour, nous avons tous chacun une mission par ces dons et charismes pour éveiller ceux qui sont encore endormis, pas encore prêts pour ce retour du Seigneur dans la gloire. Ceci se fera avec chacun nos talents, soit par notre témoignage, la musique, l’accueil, l’écoute, l’enseignement ou toute autre force qui a été mis en nous pour la réalisation de l’œuvre du Seigneur.

Michel

« Veillez donc, car vous ne savez pas quand le maître de la maison reviendra, le soir ou à minuit, au chant du coq ou le matin. »

Quel est ce maître que nous attendons, qu’est-ce que nous attendons de Lui?  Est-ce qu’on attend un maître fouettard,  ou est-ce qu’on attend notre Seigneur et Maître, notre Seigneur tout Amour, celui qui viens combler nos cœurs.

Suite à ce que je viens d’écrire encore me vient une autre question de motivation à l’attente:

Qu’est-ce qu’on attend de Lui?  Et un autre verset est alors monté en moi en réponse: « Nous attendons notre vie du Seigneur. »

Suite encore à ce que je viens d’écrire une autre chose me vient au travers de ce qui nous est donné de vivre, et qui peut-être nous ennuie, et si nous y veillions spécialement pour voir ce que Dieu veut nous y offrir?

Sylvie

« Prenez garde, veillez : car vous ne savez pas quand viendra le moment »

C’est vrai qu’on ne sait pas quand viendra le moment… de bonnes choses ou de moins bonnes. Comme quand les jeunes filles attendaient d’être invitées à la noce, et que la moitié d’entre elles n’ont pu entrer ayant manqué d’huile pour leur lampe, comme quand la maladie arrive elle aussi sans aviser. Il faut toujours être prêt, car si on l’est on peut se reposer en paix en attendant sans être préoccupé de ce qu’il manque à préparer (ou simplement accepter les conséquences à l’avance).

Rosa

 » QUE VA-T’IL ME RESTER EN QUITTANT LA MAISON?  »

À la fin du mois d’août j’ai eu la grâce de veiller et d’assister ma sœur à quitter sa maison, ce fut un grand moment pour saisir la profondeur d’une vie nouvelle qui venait au devant d’elle. Je voulais la rassurer durant son agonie en lui tenant la main, voir même pousser sur son âme pour la libérer de ce corps sans souvenir apparent. Le doute a frappé à la porte de mes convictions, eh si…. l’angoisse de cette séparation m’a rejoint à la récitation du « Je vous salue Marie, » …maintenant et à l’heure de ma mort. » On y était  Seigneur, et tu l’as dis : « veillez car vous ne savez l’heure ». Le soir ou à minuit, à 86 ans, elle était au soir de sa vie. Seigneur, tiens-moi éveillée par le travail que tu me confies tous les jours. Moi aussi je vois  la « brunante » se rapprocher lentement de ma maison et par conséquent je me prépare, « remarque qu’il n’y a rien qui presse « , à entrer dans Ta maison d’amour, de paix et de joie…

Mariette

Seigneur,

Merci de cette confiance que Tu me m’offres, quel honneur, quel cadeau sacré.

Aide-moi s’il Te plait maintenant à veiller par la joie, plutôt que dans la tristesse; par l’amour plutôt que dans la frustration; par la totale guérison du deuil plutôt que dans la dépression. Que cette lumière de cette chandelle m’inspire l’impulsion de vie, et aussi m’indique dans quel sens marcher… à chaque instant. Puis, que la persévérance, par la conviction de cette demande de veiller que Tu me fais, me vienne de façon constante. Je sais que Tu m’accueilles toute entière, c’est ce qui me permet de plus rapidement revenir à ce geste que Tu me demandes, bien que par moment je suis affligée en m’éloignant de ce bonheur que de Te suivre. Debout, je veille, à tes côtés. Pour cela, je T’en rends grâce Seigneur. Je demande et je crée de veiller dans le silence de Ta présence.

Patricia

« Ce que je vous dis là, je le dis à tous : Veillez ! » C’est vrai Seigneur, tellement vrai que sans veille il n’y a ni présence, ni communion. Mais c’est tellement difficile à mettre en œuvre!

Si quelqu’un doute des forces adverses mobilisées par le Prince de ce monde, qu’il essaie sincèrement de veiller, et il verra qu’une armée de pensées et de distractions tentera de se mettre dans le chemin de la veille et de la communion avec la Présence aimée.

C’est là qu’on comprend mieux la raison d’être de l’ensemble des moyens mis en œuvre par les personnes qui cherchent à se consacrer à cette veille, à commencer par les moines. De même qu’un artiste consacre toute sa vie à son art pour que celui-ci puisse pleinement fleurir, certains orants et orantes offrent la totalité de leur existence pour ré-ouvrir les chemins de la veille dans un monde qui en a presque perdu les clés et la pratique. Nous leur en sommes toutes et tous profondément redevables. Sans ces veilleuses et veilleurs qui s’acharnent à garder la flamme de la veille allumée au cœur de la nuit spirituelle, nous serions sans doute entièrement réduits à l’état de somnambules morts-vivant en asphyxie de souffle et de présence.

Nénuphar

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Qui peut veiller s’il n’est pas enflammé par l’amour de Celui qu’il attend ?
Ces versets suscitent en moi une demeure pleine de joie, dans laquelle chaque serviteur reçoit de son maître la tâche exacte pour laquelle il est qualifié, la tâche qui donne satisfaction à « tout son être ».  Quand le maître est là, les serviteurs, appuyés sur sa présence ordonnatrice et bienveillante, vivent sans inquiétude : Il est là.

Lorsque le maître s’absente de cette maison, chacun se souvient de Lui et répond seul de sa tâche en attendant son retour qui sera « jour de fête ». Dans cette maison, pas un seul serviteur n’a peur du retour du maître. Chacun veille avec amour sur ce qui lui est confié et le jour où le portier s’écrie  « Il est là », pas un seul serviteur ne s’est endormi, tous accourent au-devant de lui pour l’accueillir, l’honorer et lui offrir, débordants de joie, ce qu’ils ont de plus précieux.

Soyons de cette maison et nous veillerons sans peine. Pas moyen de faire autrement que de veiller lorsqu’on attend l’Aimé, lorsque l’on vit sous l’impératif: « Je veux être là quand Il arrive ».
Ou soyons cette maisonnée toute entière, toujours attentive aux allées et venues de l’Esprit Saint, celui qui souffle où, quand, et comme Il veut.

Pierrette

Veillez, en Marc 13, 33-37

Veiller en attendant qu’il vienne. Bien que ces textes d’allure apocalyptique me paraissent toujours un peu difficiles à situer à notre époque, je sens bien qu’il y a là un appel à ne pas négliger. Appel à une vigilance qui n’est pas tellement ou pas seulement d’ordre moral, pour ne pas entrer en tentation, pour ne pas se laisser emporter par des passions grossières, mais un appel à veiller sur mon cœur, un cœur exposé à la distraction, à l’appétit de vivre au détriment de l’autre, au besoin de s’affirmer, etc…. Pendant ce temps-là, je suis en état de veille mais surtout  pour mon intérêt personnel, et je suis loin du Christ et de son Esprit.

Comment et sur quoi veiller alors?

Quand j’ai entendu le message du prophète Ézéchiel, à la fête du Christ Roi, j’ai mieux compris cet appel à veiller : « Comme un berger veille sur les brebis de son troupeau quand elles sont dispersées, ainsi je veillerai sur mes brebis, et j’irai les délivrer de tous les endroits où elles ont été dispersées un jour de brouillard et d’obscurité. » (Ézéchiel, 3, 12)

Veiller comme un berger suppose un amour capable de faire passer la vie de l’autre avant la mienne, quel qu’en soit le prix. Cela m’expose à marcher sur des sentiers inconnus pour le rejoindre, pour créer un espace de compréhension mutuelle, de réciprocité. C’est souvent  porter  l’inquiétude et prendre patience lorsque l’autre s’est égaré sur des chemins qui me semblent erronés…, par exemple, attendre que son enfant revienne alors qu’il s’est enrôlé comme soldat, voire comme djihadiste. Veiller sur le monde plein de conflits sur lesquels nous n’avons apparemment aucun pouvoir, et le porter en soi comme on porte le souci d’une famille bien-aimée exposée à la douleur d’une déchirure.

Pour veiller ainsi à ta manière, toi Jésus, le bon Pasteur, j’ai grand besoin de me disposer à dépasser mes propres limites, mon sentiment d’incapacité, mon égoïsme, mon seuil de  tolérance. Je te prie de m’aider à ne pas renoncer à veiller, parce que ce serait trop exigeant, parce que cela me demanderait trop de renoncement. Fais-moi surtout communier à ton zèle pour aller à la recherche de tous ceux et celles que tu m’invites à porter avec toi, dans la joie et la bienveillance, comme un berger porte la brebis retrouvée sur ses épaules.

Gisèle

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« Ce que je vous dis là, je le dis à tous : Veillez ! »

Et ce qu’Il nous dit là, à tous, je l’entends comme une urgence profonde, comme une question de vie ou de mort. Je ne peux pas vraiment expliquer pourquoi, mais je sais qu’en moi, il y va de ma vie. Cela n’est cependant pas tout à fait évident de savoir comment répondre à cet appel de veiller, mais je crois que tous les moyens sont bons du moment que nous sommes présents à Sa Présence; et Sa Présence – même invisible et intangible, en soi-même et en l’autre – est déjà cette Vie sans laquelle je ne peux respirer.

Veiller, c’est ne pas laisser le sarment se refermer sur lui-même, car coupé de la vie de la vigne, il se dessèche et meurt.

Veiller, c’est aussi attendre activement de cette attente qui nous habite déjà de sa présence, même quand Il se fait attendre. Et pourquoi se fait-Il attendre si ce n’est pour nous pousser à creuser en nous – plus profondément et plus largement – la chambre nuptiale de l’union divine?

Veiller, c’est Lui maintenir ouverte la porte du cœur, car Il ne la force jamais. Et si je ne veille pas, la porte se referme, et je ne vois plus que les lumières d’un monde de reflets… et je n’entends plus que les bruits de son absence.

Veiller n’est jamais passif; veiller est un acte confiant, patient, attentif… mais qui appelle aussi parfois à une certaine violence pour combattre le sommeil de la dispersion. L’acte de Veiller réunit inévitablement en lui l’acte de Foi, l’acte d’Espérance et l’acte d’Amour.

Mais pourquoi veiller de cette Veille est-il si difficile? Nous avons pourtant une bonne expérience des veilles de ce monde : veilles de fête, veilles de travail, veilles auprès d’un enfant malade, veilles pour attendre l’être aimé…

Je t’en prie Seigneur, toi l’être aimé et aimant en chacun de nous, aide-nous à veiller comme tu nous le demandes, ici et maintenant, partout et toujours, car si nous ne sommes présents à Ta Présence, en nous-mêmes et en l’autre, le véritable Amour est impossible. Pour cela tu as dit que tes disciples seront reconnus par l’amour qu’ils ont les uns pour les autres… pour tous les autres.

Michaël

Cet évangile m’apporte beaucoup de joie parce que Jésus nous annonce à tous  sa venue. Il dit à ses disciples: « Prenez garde, veillez : car vous ne savez pas quand viendra le moment…Ce que je vous dis là, je le dis à tous : Veillez! » Jésus est venu dans le monde pour accomplir sa mission et avant de partir en voyage pour l’au-delà, Il a pris soin de  choisir ses disciples pour continuer son œuvre de résurrection. Il leur a donné tout pouvoir pour faire fructifier la mission avec l’aide de l’Esprit-Saint. Il leur a demandé d’aller en mission partout sur la terre pour annoncer la Bonne Nouvelle, de s’aimer comme Il les a aimés  et finalement a recommandé à Pierre de veiller sur son Église. Il nous dit qu’il peut arriver à l’improviste et nous trouver endormis alors pour que cela ne se produise pas, Il nous met en état d’alerte : « Veillez ». Quelle consolation de savoir que Jésus peut se manifester à nous au moment où nous l’attendions le moins comme Il l’a fait avec  les disciples d’Emmaüs. Jésus est venu et Il vient encore dans le quotidien de nos vies. Étions-nous endormis quand Il est venu frapper à la porte de nos cœurs? L’avons-nous reconnu comme les disciples d’Emmaüs? Réveillez-vous mes frères, réveillez-vous mes sœurs, Jésus est déjà là à l’entrée de nos maisons. Il veut demeurer chez nous. Ouvrons grands  les yeux de nos cœurs et  nos oreilles pour que Jésus ne passe pas inaperçu sur nos chemins de vie.  Soyons tous les veilleurs de Dieu.

Mon doux Jésus,
Je guette ta venue chaque jour.
Je cherche ton regard, ton sourire comme un enfant.
Dès le matin, quand la nature se réveille et s’endort le soir
Tu es toujours  là pour m’offrir l’immensité de ton amour.
Ne permets pas que je passe à côté de toi sans te voir.
Prends ma main dans la tienne et marche avec moi.
Viens, entre chez moi pour y faire ta demeure.

 

Prenez garde, veillez!

À  la croisée des chemins
Le veilleur attend celui qui doit venir.
Il ne sait ni l’heure, ni le jour,
Le veilleur attend. Il attend son maître.
À  sa grande surprise, dans son attente,
Il comprit que  Dieu prend corps à travers
Les hommes et les femmes de ce monde.

Le veilleur ne s’endorme pas.
Il  doit garder les yeux ouverts sur le monde et
Être prêt à  Rencontrer  le Christ  sur son chemin d’humanité.

Seul un second regard,
Un réveil spirituel, une nouvelle naissance lui permettent
De  reconnaître  le visage du Christ.

Le veilleur change son regard sur la vie
Pour entrer dans la mouvance d’un esprit d’humanité et de divinité.
Il voit les pulsions de mort et de vie et se laisse porter

Par un courant de vie pour susciter la Vie, l’espoir,
La paix, la joie et l’amour.

Être veilleur, n’est-ce pas
Avoir un cœur disponible et ouvert
Pour accueillir et écouter la voix de Dieu au cœur du monde?

Être veilleur, n’est-ce pas
Aller à la rencontre de cet étranger
Qui dérange mes schèmes de pensées et mes habitudes de vie?

Être veilleur, n’est-ce pas
Revêtir l’habit de service, ce vêtement de lumière et
Guetter les pas de Dieu pour suivre sa trace?

Être veilleur, n’est-ce pas
Rester dans un accueil inconditionnel, toujours en état d’alerte
Pour participer à un combat d’humanité afin de reconstruire une vie?

Être veilleur, n’est-ce pas
Guetter les germes d’espérance et de nouvelles naissances
Pour s’élever à la grandeur de Dieu?

Être veilleur, n’est-ce pas
Redonner la dignité aux exclus de ce monde,
Regarder sa sœur, son frère dans les yeux
Pour enfin y voir le visage du Christ?

Être veilleur, c’est tout simplement
Tenir sa lampe allumée pour aimer nos prochains
Comme Jésus  nous a aimés avec un regard compatissant.
Soyons  les Veilleurs de Dieu et faisons route avec ceux et celles
Qui sont sur le chemin de Gethsémani, ce passage obligé,
Dans l’attente d’une nouvelle naissance et d’une résurrection.

Karine

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