Vivre le vendredi saint aux côtés de Jésus

Prendre le temps de vivre la passion de Jésus intérieurement,
comme si nous étions présent, à côté de lui…

Nous vous invitons à actualiser la parole des évangiles en exprimant ce qu’elle suscite en vous, au moyen de l’écrit ou de l’image.

Les illustrations qui accompagnent cet article sont inspirées de peintures traditionnelles réalisées pour la plupart par l’artiste italien Duccio Di Buoninsegna durant le treizième et quatorzième siècle.

Vous trouverez ci-dessous le fichier pdf à imprimer des mêmes illustrations au trait prêtes à être copiées, tracées ou coloriées.
PassionChrist-Inspiration

Évangile selon Saint-Jean, chapitre 18 et 19

Ayant ainsi parlé, Jésus sortit avec ses disciples et traversa le torrent du Cédron ; il y avait là un jardin, dans lequel il entra avec ses disciples.
Judas, qui le livrait, connaissait l’endroit, lui aussi, car Jésus et ses disciples s’y étaient souvent réunis.
Judas, avec un détachement de soldats ainsi que des gardes envoyés par les grands prêtres et les pharisiens, arrive à cet endroit. Ils avaient des lanternes, des torches et des armes.
Alors Jésus, sachant tout ce qui allait lui arriver, s’avança et leur dit : « Qui cherchez-vous ? »
Ils lui répondirent : « Jésus le Nazaréen. » Il leur dit : « C’est moi, je le suis. » Judas, qui le livrait, se tenait avec eux.
Quand Jésus leur répondit : « C’est moi, je le suis », ils reculèrent, et ils tombèrent à terre.
Il leur demanda de nouveau : « Qui cherchez-vous ? » Ils dirent : « Jésus le Nazaréen. »
Jésus répondit : « Je vous l’ai dit : c’est moi, je le suis. Si c’est bien moi que vous cherchez, ceux-là, laissez-les partir. »
Ainsi s’accomplissait la parole qu’il avait dite : « Je n’ai perdu aucun de ceux que tu m’as donnés ».
Or Simon-Pierre avait une épée ; il la tira, frappa le serviteur du grand prêtre et lui coupa l’oreille droite. Le nom de ce serviteur était Malcus.

Jésus dit à Pierre : « Remets ton épée au fourreau. La coupe que m’a donnée le Père, vais-je refuser de la boire ? »
Alors la troupe, le commandant et les gardes juifs se saisirent de Jésus et le ligotèrent.
Ils l’emmenèrent d’abord chez Hanne, beau-père de Caïphe qui était grand prêtre cette année-là.
Caïphe était celui qui avait donné aux Juifs ce conseil : « Il vaut mieux qu’un seul homme meure pour le peuple. »
Or Simon-Pierre, ainsi qu’un autre disciple, suivait Jésus. Comme ce disciple était connu du grand prêtre, il entra avec Jésus dans le palais du grand prêtre.
Pierre se tenait près de la porte, dehors. Alors l’autre disciple – celui qui était connu du grand prêtre – sortit, dit un mot à la servante qui gardait la porte, et fit entrer Pierre.
Cette jeune servante dit alors à Pierre : « N’es-tu pas, toi aussi, l’un des disciples de cet homme ? » Il répondit : « Non, je ne le suis pas ! »
Les serviteurs et les gardes se tenaient là ; comme il faisait froid, ils avaient fait un feu de braise pour se réchauffer. Pierre était avec eux, en train de se chauffer.
Le grand prêtre interrogea Jésus sur ses disciples et sur son enseignement.
Jésus lui répondit : « Moi, j’ai parlé au monde ouvertement. J’ai toujours enseigné à la synagogue et dans le Temple, là où tous les Juifs se réunissent, et je n’ai jamais parlé en cachette.
Pourquoi m’interroges-tu ? Ce que je leur ai dit, demande-le à ceux qui m’ont entendu. Eux savent ce que j’ai dit. »

À ces mots, un des gardes, qui était à côté de Jésus, lui donna une gifle en disant : « C’est ainsi que tu réponds au grand prêtre ! »
Jésus lui répliqua : « Si j’ai mal parlé, montre ce que j’ai dit de mal ? Mais si j’ai bien parlé, pourquoi me frappes-tu ? »
Hanne l’envoya, toujours ligoté, au grand prêtre Caïphe.
Simon-Pierre était donc en train de se chauffer. On lui dit : « N’es-tu pas, toi aussi, l’un de ses disciples ? » Pierre le nia et dit : « Non, je ne le suis pas ! »
Un des serviteurs du grand prêtre, parent de celui à qui Pierre avait coupé l’oreille, insista : « Est-ce que moi, je ne t’ai pas vu dans le jardin avec lui ? »
Encore une fois, Pierre le nia. Et aussitôt un coq chanta.
Alors on emmène Jésus de chez Caïphe au Prétoire. C’était le matin. Ceux qui l’avaient amené n’entrèrent pas dans le Prétoire, pour éviter une souillure et pouvoir manger l’agneau pascal.
Pilate sortit donc à leur rencontre et demanda : « Quelle accusation portez-vous contre cet homme ? »
Ils lui répondirent : « S’il n’était pas un malfaiteur, nous ne t’aurions pas livré cet homme. »
Pilate leur dit : « Prenez-le vous-mêmes et jugez-le suivant votre loi. » Les Juifs lui dirent : « Nous n’avons pas le droit de mettre quelqu’un à mort. »
Ainsi s’accomplissait la parole que Jésus avait dite pour signifier de quel genre de mort il allait mourir.
Alors Pilate rentra dans le Prétoire ; il appela Jésus et lui dit : « Es-tu le roi des Juifs ? »
Jésus lui demanda : « Dis-tu cela de toi-même, ou bien d’autres te l’ont dit à mon sujet ? »
Pilate répondit : « Est-ce que je suis juif, moi ? Ta nation et les grands prêtres t’ont livré à moi : qu’as-tu donc fait ? »

Jésus déclara : « Ma royauté n’est pas de ce monde ; si ma royauté était de ce monde, j’aurais des gardes qui se seraient battus pour que je ne sois pas livré aux Juifs. En fait, ma royauté n’est pas d’ici. »
Pilate lui dit : « Alors, tu es roi ? » Jésus répondit : « C’est toi-même qui dis que je suis roi. Moi, je suis né, je suis venu dans le monde pour ceci : rendre témoignage à la vérité. Quiconque appartient à la vérité écoute ma voix. »
Pilate lui dit : « Qu’est-ce que la vérité ? » Ayant dit cela, il sortit de nouveau à la rencontre des Juifs, et il leur déclara : « Moi, je ne trouve en lui aucun motif de condamnation.
Mais, chez vous, c’est la coutume que je vous relâche quelqu’un pour la Pâque : voulez-vous donc que je vous relâche le roi des Juifs ? »
Alors ils répliquèrent en criant : « Pas lui ! Mais Barabbas ! » Or ce Barabbas était un bandit.

Alors Pilate fit saisir Jésus pour qu’il soit flagellé.
Les soldats tressèrent avec des épines une couronne qu’ils lui posèrent sur la tête ; puis ils le revêtirent d’un manteau pourpre.
Ils s’avançaient vers lui et ils disaient : « Salut à toi, roi des Juifs ! » Et ils le giflaient.

Pilate, de nouveau, sortit dehors et leur dit : « Voyez, je vous l’amène dehors pour que vous sachiez que je ne trouve en lui aucun motif de condamnation. »
Jésus donc sortit dehors, portant la couronne d’épines et le manteau pourpre. Et Pilate leur déclara : « Voici l’homme. »
Quand ils le virent, les grands prêtres et les gardes se mirent à crier : « Crucifie-le ! Crucifie-le ! » Pilate leur dit : « Prenez-le vous-mêmes, et crucifiez-le ; moi, je ne trouve en lui aucun motif de condamnation. »
Ils lui répondirent : « Nous avons une Loi, et suivant la Loi il doit mourir, parce qu’il s’est fait Fils de Dieu. »
Quand Pilate entendit ces paroles, il redoubla de crainte.
Il rentra dans le Prétoire, et dit à Jésus : « D’où es-tu ? » Jésus ne lui fit aucune réponse.
Pilate lui dit alors : « Tu refuses de me parler, à moi ? Ne sais-tu pas que j’ai pouvoir de te relâcher, et pouvoir de te crucifier ? »
Jésus répondit : « Tu n’aurais aucun pouvoir sur moi si tu ne l’avais reçu d’en haut ; c’est pourquoi celui qui m’a livré à toi porte un péché plus grand. »
Dès lors, Pilate cherchait à le relâcher ; mais des Juifs se mirent à crier : « Si tu le relâches, tu n’es pas un ami de l’empereur. Quiconque se fait roi s’oppose à l’empereur. »
En entendant ces paroles, Pilate amena Jésus au-dehors ; il le fit asseoir sur une estrade au lieu dit le Dallage – en hébreu : Gabbatha.
C’était le jour de la Préparation de la Pâque, vers la sixième heure, environ midi. Pilate dit aux Juifs : « Voici votre roi. »
Alors ils crièrent : « À mort ! À mort ! Crucifie-le ! » Pilate leur dit : « Vais-je crucifier votre roi ? » Les grands prêtres répondirent : « Nous n’avons pas d’autre roi que l’empereur. »
Alors, il leur livra Jésus pour qu’il soit crucifié. Ils se saisirent de Jésus.
Et lui-même, portant sa croix, sortit en direction du lieu dit Le Crâne (ou Calvaire), qui se dit en hébreu Golgotha.
C’est là qu’ils le crucifièrent, et deux autres avec lui, un de chaque côté, et Jésus au milieu.
Pilate avait rédigé un écriteau qu’il fit placer sur la croix ; il était écrit : « Jésus le Nazaréen, roi des Juifs. »
Beaucoup de Juifs lurent cet écriteau, parce que l’endroit où l’on avait crucifié Jésus était proche de la ville, et que c’était écrit en hébreu, en latin et en grec.
Alors les grands prêtres des Juifs dirent à Pilate : « N’écris pas : “Roi des Juifs” ; mais : “Cet homme a dit : Je suis le roi des Juifs”. »
Pilate répondit : « Ce que j’ai écrit, je l’ai écrit. »
Quand les soldats eurent crucifié Jésus, ils prirent ses habits ; ils en firent quatre parts, une pour chaque soldat. Ils prirent aussi la tunique ; c’était une tunique sans couture, tissée tout d’une pièce de haut en bas.
Alors ils se dirent entre eux : « Ne la déchirons pas, désignons par le sort celui qui l’aura. » Ainsi s’accomplissait la parole de l’Écriture : Ils se sont partagé mes habits ; ils ont tiré au sort mon vêtement. C’est bien ce que firent les soldats.

Or, près de la croix de Jésus se tenaient sa mère et la sœur de sa mère, Marie, femme de Cléophas, et Marie Madeleine.
Jésus, voyant sa mère, et près d’elle le disciple qu’il aimait, dit à sa mère : « Femme, voici ton fils. »
Puis il dit au disciple : « Voici ta mère. » Et à partir de cette heure-là, le disciple la prit chez lui.
Après cela, sachant que tout, désormais, était achevé pour que l’Écriture s’accomplisse jusqu’au bout, Jésus dit : « J’ai soif. »
Il y avait là un récipient plein d’une boisson vinaigrée. On fixa donc une éponge remplie de ce vinaigre à une branche d’hysope, et on l’approcha de sa bouche.
Quand il eut pris le vinaigre, Jésus dit : « Tout est accompli. » Puis, inclinant la tête, il remit l’esprit.
Comme c’était le jour de la Préparation (c’est-à-dire le vendredi), il ne fallait pas laisser les corps en croix durant le sabbat, d’autant plus que ce sabbat était le grand jour de la Pâque. Aussi les Juifs demandèrent à Pilate qu’on enlève les corps après leur avoir brisé les jambes.
Les soldats allèrent donc briser les jambes du premier, puis de l’autre homme crucifié avec Jésus.
Quand ils arrivèrent à Jésus, voyant qu’il était déjà mort, ils ne lui brisèrent pas les jambes,
mais un des soldats avec sa lance lui perça le côté ; et aussitôt, il en sortit du sang et de l’eau.
Celui qui a vu rend témoignage, et son témoignage est véridique ; et celui-là sait qu’il dit vrai afin que vous aussi, vous croyiez.
Cela, en effet, arriva pour que s’accomplisse l’Écriture : Aucun de ses os ne sera brisé.
Un autre passage de l’Écriture dit encore : Ils lèveront les yeux vers celui qu’ils ont transpercé.
Après cela, Joseph d’Arimathie, qui était disciple de Jésus, mais en secret par crainte des Juifs, demanda à Pilate de pouvoir enlever le corps de Jésus. Et Pilate le permit. Joseph vint donc enlever le corps de Jésus.
Nicodème – celui qui, au début, était venu trouver Jésus pendant la nuit – vint lui aussi ; il apportait un mélange de myrrhe et d’aloès pesant environ cent livres.

Ils prirent donc le corps de Jésus, qu’ils lièrent de linges, en employant les aromates selon la coutume juive d’ensevelir les morts.
À l’endroit où Jésus avait été crucifié, il y avait un jardin et, dans ce jardin, un tombeau neuf dans lequel on n’avait encore déposé personne.
À cause de la Préparation de la Pâque juive, et comme ce tombeau était proche, c’est là qu’ils déposèrent Jésus.

Envoyez-nous vos témoignages, images ou autres créations à :

participer@alecoutedesevangiles.mobi

 

Hosanna ! Béni soit celui qui vient au nom du Seigneur ! (Mc 11, 01-10)

Qu’est-ce que cet extrait des évangiles de vous inspire? Qu’entendez-vous?

Évangile de Jésus Christ selon saint Marc, chapitre 11, 01-10

Lorsqu’ils approchent de Jérusalem, vers Bethphagé et Béthanie, près du mont des Oliviers, Jésus envoie deux de ses disciples

et leur dit : « Allez au village qui est en face de vous. Dès que vous y entrerez, vous trouverez un petit âne attaché, sur lequel personne ne s’est encore assis. Détachez-le et amenez-le.

Si l’on vous dit : “Que faites-vous là ?”, répondez : “Le Seigneur en a besoin, mais il vous le renverra aussitôt.” »

Ils partirent, trouvèrent un petit âne attaché près d’une porte, dehors, dans la rue, et ils le détachèrent.

Des gens qui se trouvaient là leur demandaient : « Qu’avez-vous à détacher cet ânon ? »

Ils répondirent ce que Jésus leur avait dit, et on les laissa faire.

Ils amenèrent le petit âne à Jésus, le couvrirent de leurs manteaux, et Jésus s’assit dessus.

Alors, beaucoup de gens étendirent leurs manteaux sur le chemin, d’autres, des feuillages coupés dans les champs.

Ceux qui marchaient devant et ceux qui suivaient criaient : « Hosanna ! Béni soit celui qui vient au nom du Seigneur !

Béni soit le Règne qui vient, celui de David, notre père. Hosanna au plus haut des cieux ! »

Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible – © AELF, Paris

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Une façon efficace d’intérioriser et de méditer une scène des évangiles est de la dessiner. Tracer, copier ou colorier, sans aucun souci de performance, c’est prendre un temps de contemplation pour vivre plus profondément le sujet.

 

Vous pouvez utiliser l’image ci-dessous, inspirée de peintures traditionnelles de Giotto et de Lorenzetti ou en chercher d’autres sur le même sujet sur Internet.

Pour une plus grande qualité d’impression, ouvrir et imprimer le fichier PDF ci-dessous.

jesus-rameaux

Un autre façon d’approfondir la lecture des évangiles, c’est de partager vos réflexions en petit groupe, à distance, avec quelques autres personnes. Et si le cœur vous en dit, que ce soit à titre individuel ou en groupe, partagez-nous vos témoignages et images à l’adresse :
participer@alecoutedesevangiles.mobi
nous les publierons sur le site « À l’écoute des Évangiles »

« Ne craignez pas, car voici que je vous annonce une bonne nouvelle » (Lc 2, 1-20)

Un nouvel extrait de la Parole des Évangiles pour l’Avent, à écouter, à entendre et à commenter!

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Illustration inspirée d’une icône de l’école d’André Roublev, Russie, début Xve s.

Évangile de Jésus Christ selon saint Luc, chapitre 2, 1-20

En ces jours-là, parut un édit de l’empereur Auguste, ordonnant de recenser toute la terre –
ce premier recensement eut lieu lorsque Quirinius était gouverneur de Syrie. –
Et tous allaient se faire recenser, chacun dans sa ville d’origine.
Joseph, lui aussi, monta de Galilée, depuis la ville de Nazareth, vers la Judée, jusqu’à la ville de David appelée Bethléem. Il était en effet de la maison et de la lignée de David.
Il venait se faire recenser avec Marie, qui lui avait été accordée en mariage et qui était enceinte.
Or, pendant qu’ils étaient là, le temps où elle devait enfanter fut accompli.
Et elle mit au monde son fils premier-né ; elle l’emmaillota et le coucha dans une mangeoire, car il n’y avait pas de place pour eux dans la salle commune.
Dans la même région, il y avait des bergers qui vivaient dehors et passaient la nuit dans les champs pour garder leurs troupeaux.
L’ange du Seigneur se présenta devant eux, et la gloire du Seigneur les enveloppa de sa lumière. Ils furent saisis d’une grande crainte.
Alors l’ange leur dit : « Ne craignez pas, car voici que je vous annonce une bonne nouvelle, qui sera une grande joie pour tout le peuple :
Aujourd’hui, dans la ville de David, vous est né un Sauveur qui est le Christ, le Seigneur.
Et voici le signe qui vous est donné : vous trouverez un nouveau-né emmailloté et couché dans une mangeoire. »
Et soudain, il y eut avec l’ange une troupe céleste innombrable, qui louait Dieu en disant :
« Gloire à Dieu au plus haut des cieux, et paix sur la terre aux hommes, qu’Il aime. »
Lorsque les anges eurent quitté les bergers pour le ciel, ceux-ci se disaient entre eux : « Allons jusqu’à Bethléem pour voir ce qui est arrivé, l’événement que le Seigneur nous a fait connaître. »
Ils se hâtèrent d’y aller, et ils découvrirent Marie et Joseph, avec le nouveau-né couché dans la mangeoire.
Après avoir vu, ils racontèrent ce qui leur avait été annoncé au sujet de cet enfant.
Et tous ceux qui entendirent s’étonnaient de ce que leur racontaient les bergers.
Marie, cependant, retenait tous ces événements et les méditait dans son cœur.
Les bergers repartirent ; ils glorifiaient et louaient Dieu pour tout ce qu’ils avaient entendu et vu, selon ce qui leur avait été annoncé.

Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible – © AELF, Paris

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COMMENTAIRES

Et si la venue de Dieu se faisait simplement au coeur de notre quotidien:
… aller se faire recenser.
… vivre dehors et passer la nuit dans les champs pour garder nos troupeaux.
Au coeur de nos réalités, l’ange nous dit:  « Ne crains pas.  Dieu est avec toi. »
De cette confiance toute simple naît une joie intérieure qui nous permet d’aller « en hâte » vers….
Témoin de la tendresse d’un enfant qui naît en nous.

Fernande

La naissance d’un nouveau-né dans la vulnérabilité est chaque fois un miracle. Mais le miracle des miracles, c’est que Dieu lui-même vienne s’incarner dans la chair pour sauver l’humanité!

Nénuphar

Et si j’allais me faite recenser, de quelle maison serais-je? Ai-je perdu mon identité de chrétienne, baptisée, pratiquante, en suivant tout ce qui s’offre de facilité? Comme diraient les vieux du  temps : « y avait un mot d’ordre donner  et il semblait important de suivre même si on ne savais pas ou ça menait »

Moi aussi j’ai un troupeaux qui me regarde et que je regarde vivre nous éprouvons peut être de la crainte

mais il nous dit  » PAIX AUX HOMMES QU’IL AIME « .  A la manière de Marie j’aimerais enfanter d’une vie de

pardon, de miséricorde, et de compassion.. si elle le veut bien, m’emmailloter et me coucher dans son cœur

de Mère et qui sera une grande joie pour ma bergerie ………..

Mariette

 …

 « Voici que je vous annonce une bonne nouvelle, qui sera une grande joie pour tout le peuple »

Non, ne craignez pas ce Dieu aussi vulnérable qu’ adorable… « vous trouverez un nouveau-né emmailloté et couché dans une mangeoire. »

Il vient à nous de toute éternité…

La bonne nouvelle… Il apporte la Paix, Il n’est pas menaçant:

« Paix sur la terre aux
hommes, qu’Il aime »

De cette scène, je retiens l’attitude de Marie, mère si présente, si calme et accueillante de tous ceux et celles qui arrivent et adorent son petit enfant :  « Marie, cependant, retenait tous ces événements et les méditait dans son cœur. »

il y a là une « sagesse » qui m’interpelle …. Je m’en inspire, pour vivre comme elle les temps qui viennent en 2016…

Marie-Hélène 

« Et elle mit au monde son fils premier-né ; elle l’emmaillota et le coucha dans une mangeoire, car il n’y avait pas de place pour eux dans la salle commune. »

Ce verset résonne en moi… que notre espace intérieur est souvent trop saturé pour faire place à l’enfant…

« Lorsque les anges eurent quitté les bergers pour le ciel, ceux-ci se disaient entre eux : « Allons jusqu’à Bethléem pour voir ce qui est arrivé, l’événement que le Seigneur nous a fait connaître. »
Ils se hâtèrent d’y aller, et ils découvrirent Marie et Joseph, avec le nouveau-né couché dans la mangeoire.
Après avoir vu, ils racontèrent ce qui leur avait été annoncé au sujet de cet enfant. »

…alors que les bergers – ceux qui n’ont rien, vivant au jour le jour sous la providence divine – ont encore en eux la voie libre pour entendre et pour voir, pour répondre librement à l’appel, ainsi que pour transmettre ce qu’ils ont vu et entendu…

« Marie, cependant, retenait tous ces événements et les méditait dans son cœur. »

…alors que Marie contient en son cœur cet espace vierge… assez grand pour contenir l’univers… assez ouvert pour redonner à chacun son espace perdu… assez vivant pour incarner l’Enfant… Emmanuel… Dieu avec nous

Michaël

Simplicité

Simplicité. C’est la marque de ce récit. Pas de drame : on se rend au recensement, même enceinte. Il n’y a pas de place confortable? On s’accommodera de l’abri des animaux et de leur chaleur. Avec les moyens du bord, Joseph tâche de se rendre utile à l’enfant et à la mère. Les bergers ont perçu une joyeuse agitation; pourquoi ne pas aller voir de ses propres yeux l’enfant qui fait la nouvelle dans le bourg.

Marie, elle, est arrivée à son heure. Rien n’est dit des douleurs de l’enfantement. L’enfant est là. Elle apprend son rôle de mère loin de son foyer, dans des circonstances inattendues; peu importe c’est l’enfant qui compte. Luc mentionne qu’elle méditait toutes ces choses dans son cœur.

Notre foi nous dit que dans la simplicité du couple Marie-Joseph qui accueille un nouveau-né, Dieu est en train de changer le cours du monde. Le plus grand dans le plus petit, c’est son mode opératoire. L’extraordinaire prend racine et forme dans une vie humaine en apparence semblable à toutes les autres. C’est le Dieu très bas dont parle l’auteur Christian Bobin, lui-même père de famille, qui voit dans la maternité la plus belle expression du divin au jour le jour.

Plus je m’approche de cet enfant couché dans la mangeoire, plus je m’émerveille de ce que fait notre Dieu : si humain, si proche, si tendre. Il n’a rien d’un justicier ou d’un vainqueur. Il a plutôt l’allure de quelqu’un qui se dépouille de ses titres de noblesse pour ne pas inspirer de crainte ni  tenir les autres à distance. Parmi nous il vient, il se tient, il demeure tout simplement.

Tout de même, je perçois que Marie vit une expérience singulière. L’ange lui a bel et bien annoncé qu’elle est bénie de Dieu, que son enfant sera le sauveur d’Israël. C’est ce qu’elle a compris du message; comment cela se fera-t-il? Elle n’a qu’une solution : faire totalement confiance à Dieu en toute simplicité, s’en remettre à lui comme elle l’a dit à Gabriel : qu’il me soit fait selon ta parole. Même si rien n’est évident.

Cette expérience me rappelle les mots de Marie Gérin-Lajoie affirmant que même « sans aucun signe évident de la volonté de Dieu » elle voyait la nécessité de fonder un nouvel institut religieux pour répondre à de nouveaux besoins. Elle avait appris à reconnaître les mouvements intérieurs qui lui révélaient le chemin à prendre en toute simplicité, sans attendre des signes exceptionnels.

Dans notre société qui valorise les apparences, Noël nous rappelle fort heureusement que Dieu agit à contre-courant, dans la simplicité qui libère des espaces de vie et de libération.

Gisèle

….

Dieu ne cesse de nous surprendre. Sa logique nous désarme et nous met en route à partir de notre centre intérieur. Il choisit Marie, une femme très humble et simple pour s’incarner dans notre monde. Il fait sa demeure dans une mangeoire en toute humilité et Il annonce la bonne nouvelle de sa naissance non pas aux grands prêtres mais aux bergers, des hommes sans demeure fixe qui passent la nuit dans les champs pour garder leurs troupeaux. Dieu se révèle dans des avenues où l’Homme ne voit pas d’éclat ni de gloire pour s’y attarder. Dieu se manifeste et se fait Présent dans les cœurs humbles. Il s’est rabaissé pour que nous  puissions baisser nos yeux et chercher son regard d’amour et miséricordieux  non pas dans le spectacle de la gloire mondaine mais dans le quotidien ordinaire de nos vies.  Dieu nous conduit vers son Fils Jésus par Marie, une femme bien ordinaire qui, par son humilité, a gardé et médité tous ces événements dans son cœur. Le silence de Marie nous renverse parce qu’elle n’a pas claironné sous tous les toits qu’elle serait la mère de notre Sauveur. Elle n’a pas attiré la gloire sur sa personne tout en sachant l’ampleur de cette bonne nouvelle  dans la vie de son peuple. Les bergers ont quitté leurs troupeaux pour aller voir l’Enfant-Dieu, le Sauveur du monde. Eux non plus n’ont pas attiré la gloire sur leur personne puisqu’ils  repartirent joyeux en glorifiant le Seigneur et en racontant à tous  ce qu’ils ont vu et entendu. La venue de notre Seigneur Jésus est une bonne nouvelle pour toute l’humanité. C’est une bonne nouvelle parce que la venue de notre Sauveur vient changer notre mode de vie et de pensée. Elle vient nous libérer de tout ce qui nous enlise dans la spirale de la mort. Jésus, le Sauveur du monde, nous apporte la Vie en abondance et nous réconcilie avec le Père pour qu’on puisse demeurer dans son amour. Tous ceux et celles qui croient en la bonne nouvelle du Salut ont vu la gloire de Dieu et goûtent à la joie d’être la fille, le fils bien-aimé d’un Père qui nous unis tous dans le même Amour.

En ce temps de Noël, laissons Dieu nous mettre dans la Lumière de sa Parole de vérité. Laissons-Le illuminer les nuits de notre vie  pour qu’Il puisse  se révéler dans le silence de notre cœur. Comme les bergers à l’annonce de la Bonne Nouvelle, allons voir  dans nos Églises l’événement que le Seigneur nous a fait connaître. Prenons le temps de  visiter ce petit enfant de  la crèche emmailloté dans sa pauvreté, Lui qui est riche en miséricorde. Demandons à Jésus de voir son visage de lumière et d’amour à travers le décor de Noël. Prenons le temps d’écouter la bonne nouvelle du Salut et chantons avec les anges : « Gloire à Dieu au plus haut des cieux, et paix sur la terre aux hommes, qu’Il aime. »

Ô Esprit du Dieu Vivant,
Ouvre nos cœurs à la grâce de Noël.
Fais-nous goûter à l’Amour et  à  la Joie de Noël
Afin que nous puissions chanter les merveilles de Dieu et
Témoigner à tous la joie de  la Bonne Nouvelle du Salut.

Marie, toi la Vierge du Silence,
Apprends-nous à garder et à méditer dans le silence
Les Paroles du Seigneur dans nos cœurs.

Jésus, toi, le Sauveur du monde,
Viens dans notre cœur pour y faire ta demeure.
assemble-nous dans l’Esprit de Noël qui apporte
Joie, Paix et Amour dans les cœurs.

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naissance-jesusQuelques mots sur l’illustration de la nativité peinte d’après une icône de l’école de André Roublev, Russie, début Xve s. Composée selon le modèle épique, la crèche avec la Vierge se trouve au centre et autour les autres personnages mentionnés par la Bible, anges, bergers, rois mages. En bas, deux scènes provenant des Apocryphes : Saint Joseph en proie au doute et les servantes en train de baigner l’enfant. Source : Egon Sendler

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« Tu es bénie entre toutes les femmes» (Lc 1, 39-56)

 

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Illustration inspirée d’un vitrail de la cathédrale Notre Dame à Laon, en France

Évangile de Jésus Christ selon saint Luc, chapitre 1, 39-56

En ces jours-là, Marie se mit en route et se rendit avec empressement vers la région montagneuse, dans une ville de Judée.
Elle entra dans la maison de Zacharie et salua Élisabeth.
Or, quand Élisabeth entendit la salutation de Marie, l’enfant tressaillit en elle. Alors, Élisabeth fut remplie d’Esprit Saint,
et s’écria d’une voix forte : « Tu es bénie entre toutes les femmes, et le fruit de tes entrailles est béni.
D’où m’est-il donné que la mère de mon Seigneur vienne jusqu’à moi ?
Car, lorsque tes paroles de salutation sont parvenues à mes oreilles, l’enfant a tressailli d’allégresse en moi.
Heureuse celle qui a cru à l’accomplissement des paroles qui lui furent dites de la part du Seigneur. »
Marie dit alors : « Mon âme exalte le Seigneur,
exulte mon esprit en Dieu, mon Sauveur !
Il s’est penché sur son humble servante ; désormais tous les âges me diront bienheureuse.
Le Puissant fit pour moi des merveilles ; Saint est son nom !
Sa miséricorde s’étend d’âge en âge sur ceux qui le craignent.
Déployant la force de son bras, il disperse les superbes.
Il renverse les puissants de leurs trônes, il élève les humbles.
Il comble de biens les affamés, renvoie les riches les mains vides.
Il relève Israël son serviteur, il se souvient de son amour,
de la promesse faite à nos pères, en faveur d’Abraham et sa descendance à jamais. »
Marie resta avec Élisabeth environ trois mois, puis elle s’en retourna chez elle.

Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible – © AELF, Paris

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Commentaires

Puissions-nous tous, comme Élisabeth, laisser entrer  Marie chez nous, en nous…

Michaël

Ça me touche que même en tant que cousine, Élisabeth reconnaît l’accomplissement des écritures en Marie qui va vers elle avec « empressement » et qu’en plus, elle y reste durant 3 mois! Comme le Seigneur vient vers les humbles, je me dit qu’en moi aussi, Marie peut venir à ma rencontre. Pour autant que je sois attentive à sa présence.

Nini

Tel que l’a été Marie, nous sommes tous appelés à suivre Jésus pour un monde plus fraternel et plus tolérant, ces périodes de troubles ne sont là que pour le confirmer. Appliquons ces valeurs de paix qui nous sauvent.

Pascale

 » MARIE SE MIT EN ROUTE , » quel geste spontané et engageant devant l’évènement mystérieux qui s’en vient et à la suite de ce que je viens de comprendre sur la grande foi et l’abandon de Marie. Une mise en route m’appartient aussi pour faire redécouvrir cette naissance d’un homme appelé Jésus, venu nous apporter l’amour. Et faire connaitre à ceux qui vivent autour de moi, ce qui pourrait l’identifier à travers toutes les publicités qui portent à confusion. Je tolère le père Noël pour  » une couleur de la fête « , mais  pour la révélation du geste d’amour, de paix , de pureté, je reconnais  ce Jésus divin conçu dans le ventre  de Marie et déposé dans cette crèche il y a deux milles ans . A chacun de se dire  » SI MA JOIE, MA PAIX , MON CŒUR, ALLUME MA FAMILLE,  MON VOISIN, on peut remiser les fusils …

Mariette

Merveille des merveilles, une seule rencontre entre deux parentes, toutes les deux données à Dieu, a fait germer l’une des plus belles prières récitées quotidiennement partout dans le monde. « Tu es bénie entre toutes les femmes, et le fruit de tes entrailles est béni, » la prière à Marie est certainement l’une des plus tendres et aimantes intercessions qu’il est possible d’invoquer dans les tourmentes et souffrances. Car c’est un cœur de mère qui répond, un cœur plein de sollicitude, et qui, à titre de « Mère de notre Seigneur », ré-enfante en chacun de nous Jésus, ce « Dieu-qui-sauve », et nous refait naître à notre véritable dimension de filles et fils du Père céleste.

Nénuphar

Déjà quand une femme porte dans son ventre un bébé elle se sent comblé, bénie et en communion avec la vie, avec l’amour. Je n’oublierai jamais le sourire qu’habillait le visage de ma fille pendant sa grossesse. Alors je ne peut pas imaginer comment plus grand encore peut être de porter le Seigneur dans ses entrailles… « Tu es bénie entre toutes les femmes, et le fruit de tes entrailles est béni. »

« …désormais tous les âges me diront bienheureuse… » Soit bienheureuse Marie car tu es la mère de Jésus notre Seigneur. MERCI!!!

Rosa

Marie ne peut contenir sa joie. Elle s’empresse de rejoindre sa cousine Élisabeth pour partager avec elle la joie du salut. Marie est celle que Dieu a choisie entre toutes les femmes  pour s’incarner dans son peuple. Remplie de l’Esprit-Saint, Élisabeth nous le confirme : « Tu es bénie entre toutes les femmes, et le fruit de tes entrailles est béni. D’où m’est-il donné que la mère de mon Seigneur vienne jusqu’à moi?  Heureuse celle qui a cru à l’accomplissement des paroles du Seigneur. » Quelle salutation! Quelle révélation!

La visitation joyeuse de Marie à Élisabeth nous entraîne nous aussi dans la joie du salut. Marie reconnaît dans son magnificat que tous les âges verront le salut et la grâce qu’elle a eu de porter  et de donner Jésus, le sauveur du monde, à toute l’humanité. Heureuse celle qui a cru en les paroles de notre Seigneur. Marie et Élisabeth sont dans la joie parce qu’elles ont goûté à l’Amour du Seigneur. Elles ont cru à l’effusion de l’Amour pour le donner au monde. De générations en générations les disciples du Seigneur se mettent à l’écoute de Sa Parole et chantent avec Marie le Magnificat. Comme Marie nous avons reconnu l’Amour que Dieu a pour nous et nous y avons cru (1Jn 4,16). Frères et sœurs bien-aimé continuons de porter Jésus au monde lors de nos petites visites. Demandons à Jésus par l’intercession de Marie de nous habiter afin que notre salutation et nos visites fassent tressaillir de joie tous ceux et celles qui se trouvent sur nos chemins.

Marie, toi qui a cru en l’amour de notre Seigneur,
Apprends-nous à demeurer dans le silence
Pour accueillir Sa Parole dans nos cœurs.

Marie, toi qui s’est empressée de visiter Élisabeth,
Accompagne-nous dans nos visites afin que ton fils Jésus
Puisse se révéler par notre qualité de présence, notre écoute,
Nos regards et nos paroles.

Marie, toi qui a su rester humble dans la grâce,
Montre-nous le chemin de l’humilité qui conduit à
La joie, la paix et l’amour.

Karine

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Et si les personnages des œuvres d’art se mettaient à bouger?

Parfois, les œuvres d’art chrétiennes sont tellement présentes qu’on a l’impression que les personnages vont se mettre à vivre. C’est un peu ce que nous avons voulu illustrer ici en permettant à Marie et Élisabeth, telles que représentées sur un vitrail, d’aller à la rencontre l’une de l’autre en quelques images. En hommage à une inspirante scène de la Visitation apparaissant sur un vitrail de la cathédrale Notre Dame, à Laon, en France.

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Noël, avec ou sans la Sainte-Famille?

noel-avec-ou-sansRéponses à notre quatrième et dernière question de la saison : Noël, avec ou sans la Sainte-Famille? Quel est le sens de la fête de Noël avec ou sans la crèche, avec ou sans Marie, Joseph et Marie, avec ou sans Dieu? Une grande partie du monde fête Noël sans plus aucune référence à la naissance du sauveur, l’échange de cadeaux s’étant substitué à la messe de minuit. Quelle est la différence pour vous  entre ces deux façons de célébrer Noël?

Réponses reçues

Avec bien sûr ! Sans l’enfant Jésus, Noël n’a aucun sens.

Lise Ethier

Noël c’est l’Amour ! La famille c’est aussi nos frères et sœurs dans l’Église…

Eliane Beaudry

Noël sans L’Enfant est comme un corps sans âme, vide de sens, vide de vie…

Faire de Noël une fête de partage de cadeaux en niant Le Cadeau reçu en cette divine naissance, c’est un peu comme offrir un contenant avec un bel emballage… sans contenu.

On pourrait dire qu’à l’origine Noël n’était pas une fête chrétienne, et que même en admettant l’incarnation du Christ, il n’est pas prouvé qu’Il soit né en cette nuit de Noël. Cependant, si cette fête a pris tant d’importance dans les cœurs, c’est justement parce que cette nuit de Noël – fête de la lumière naissante – est maintenant associée providentiellement  à la célébration de la naissance de Jésus-Christ.

Fêter Noël sans la crèche au grand complet a quelque chose de profondément désespérant,  car même pour ceux qui sont bien entourés pendant cette fête – ce qui n’est malheureusement pas le cas pour tous, il y a alors un vide très difficile à combler; c’est le vide infini d’un présent sans présence…

…sans présence de l’Enfant qui ouvre à la Vie

…sans présence de Marie qui ouvre au mystère de la dimension intérieure

…sans présence de Joseph qui ouvre à la mise en œuvre sacrée

…sans présence des anges qui ouvrent à la louange de la gloire divine

…sans  présence du bœuf et de l’âne qui ouvrent espace  à la présence de  l’Enfant

…sans présence des bergers qui ouvrent à l’esprit d’enfance qui entend l’Appel et y répond

…sans présence des rois mages qui ouvrent à l’esprit de sagesse dont la grandeur est dans l’humilité et la soumission à l’Enfant qui transcende toute leur sagesse.

Michaël

Noël avec la Sainte Famille

 Fêter Noël dans  la tradition religieuse est source d’amour et de joie profonde. C’est en Église que la fête a un sens profond puisque Dieu nous a donné Jésus pour nous réconcilier dans son Amour.  Marie et Joseph font partie de la fête puisqu’ils ont permis l’incarnation du fils de Dieu.  C’est en famille que nous sommes renouvelés dans l’amour. Jésus a une histoire familiale très humaine pour embrasser notre humanité blessée. Donc Noël se fête dans la grande famille de l’Église universelle pour nous réconcilier avec les membres de notre famille et ouvrir nos cœurs à l’amour universel.  Noël nous permet d’entrer dans une aventure d’amour avec Jésus, l’enfant-Dieu, afin de  nous laisser pétrir par l’innocence de son amour tout en honorant  sa mère Marie et son père adoptif Joseph. La Sainte Famille nous met en marche vers un chemin spirituel qui nous fait  découvrir tout au long de notre voyage intérieur la Présence d’un Dieu Amour et miséricordieux. Dieu s’est incarné dans notre histoire humaine pour nous sauver de notre aveuglement et  nos égarements qui sont en  rupture avec l’Amour divin.  Nous ne pouvons adorer Jésus sans honorer Marie et Joseph que Dieu a choisi pour transcender notre humanité. Dieu a besoin de nous pour réaliser son plan d’amour et bâtir son royaume de justice et de paix. Fêter Noël sans Jésus et sa famille humaine c’est ne pas reconnaître que nous sommes enracinés dans l’Amour de Dieu bien avant notre naissance. Noël sans la Sainte Famille c’est refuser de faire un voyage intérieur qui nous fait découvrir que nous sommes nous aussi les enfants de Dieu et que chacun, chacune a du prix à ses yeux. Si nous accueillons la Sainte Famille nous pouvons  mieux comprendre le dessein de Dieu pour l’humanité et aussi comprendre notre histoire familiale qui nous a façonnés tout au long de notre parcours de vie. Notre mission prend souvent racine dans notre famille imparfaite qui a sa source dans une histoire sacrée.  Nous pouvons déplorer le fait que  Noël soit devenu une fête commerciale où tout le monde se stress pour acheter des cadeaux par générosité.  Par contre, Noël permet l’ouverture du cœur et met un peu d’amour dans les cœurs même chez les non-croyants. Les chrétiens doivent être fiers de voir les non croyants fêter Noël même en refusant la présence de  Jésus dans leur party de Noël puisque ce que les gens veulent fêter c’est l’amour. J’ai déjà vu des non pratiquants  ou non-croyants tout  triste à Noël parce qu’ils sont seuls ou en chicane avec leur famille. Ils voudraient eux aussi être en famille à l’occasion de Noël pour fêter ensemble dans l’amour.  Ils reconnaissent inconsciemment que Noël, c’est la fête de l’amour. Notre mission à Noël c’est de partager notre amour et notre joie avec tout le monde et de laisser la trace indélébile de notre Seigneur dans le cœur du monde. Jésus est Amour et si les gens ne connaissent pas Jésus ou refuse de l’accepter dans leur vie, nous avons comme mission de Le faire connaître par notre témoignage d’amour, de joie et de paix. C’est comme cela qu’ils vont reconnaître Jésus et adhérer à notre foi chrétienne et aux valeurs que Jésus nous a enseignées. Comme l’ange Gabriel,  soyons des envoyés de Dieu pour annoncer la venue de notre Seigneur dans le cœur de l’être humain. Disons à chacun, chacune en ce temps  de l’Avent et de  Noël : « Je te salue mon frère… Le Seigneur est avec toi. Il te donne Sa paix. »

Marie, toi qui a donné naissance à l’Amour
Aide-nous à dire oui à l’Amour tous les jours de notre vie.

Joseph, toi qui a su être présent dans la vie de Jésus
Aide-nous à accueillir la présence de Jésus dans la joie.

Jésus, Toi, le fils du Dieu vivant qui a pris chair de notre chair
Apprend-nous à grandir dans l’Amour véritable qui donne la Vie.

L’innocence de l’Enfant-Dieu

Au commencement était le verbe et
Le verbe était avec Dieu et
Le verbe était Dieu.
Tout fut par lui, et sans lui rien ne fut. Jn1, 1-3

Dieu PRÉSENT en toute création.
En ce petit enfant de la crèche de Bethléem
Dieu nous révèle son visage.
Un visage qui reflète l’innocence de l’AMOUR.

Dieu, présent en cet enfant de la crèche,
Nous désarme et nous ouvre le cœur.
Un cœur prêt à sourire et à aimer
Toute l’humanité et  toutes ses créatures.

L’Enfant-Dieu, dans son humanité, bouscule nos schèmes de pensée.
Il a pris chair en la Vierge Marie et
Fait de Joseph, un père adoptif et aimant
Pour accueillir la Vie dans toute son incompréhension.

L’Enfant-Dieu, emmailloté dans sa pauvreté,
Nous ouvre un chemin de liberté.
Une liberté intérieure qui transcende notre attachementAux biens matériels, au pouvoir et à la gloire.

L’Enfant-Dieu, par son regard d’amour, transforme notre regard.
Un regard plein de tendresse et de compassion.
Un regard qui transperce les cœurs endurcis par
Les blessures et les déceptions de la vie.

L’Enfant-Dieu,  dans son innocence, est tout Accueil.
Il sourit au monde  et élargie l’espace de nos cœurs.
Il nous invite à accueillir le don  de chaque continent et
De chaque peuple qui est l’expression de son amour pour l’humanité.

L’Enfant-Dieu, dans son humilité, nous ouvre les bras.
Il nous rassemble en un seul corps afin que
Nous puissions embrasser nos frères et sœurs  qui  œuvrent
À  établir son royaume de justice et de paix.

L’Enfant-Dieu, dans sa vulnérabilité, nous apporte la paix et la joie.
Une paix et une joie intérieure que le monde ne peut donner.
Comme les oiseaux du ciel et les fleurs des champs
Accueillons l’Enfant-Dieu qui est la Vie  dans toute sa création et
Honorons le divin en chacun, chacune dans la joie, l’amour et la paix.

JOYEUX NOEL ET SAINTE PAIX EN CETTE ANNÉE 2016

Karine